Avant de cartonner cette BD, je tiens à préciser que j'ai beaucoup aimé Soon et son ambiance sombre à la Alien, son climat pré-post apocalyptique, sa force spirituelle, ses choix graphiques audacieux... C'est un ouvrage très original qui vaut la lecture, une histoire dense. Et puis aussi UOS de Benjamin Adam seul : bel objet, sorte de spin off poétique de Soon que savoureront les fans de cet univers...
Mais là ? Qu'est-ce qui s'est passé les gars ? OK, le dessin il est chouettos, mais le reste ? Punaise, je crois que je n'ai strictement rien compris. Ca commence avec cette histoire d'expérience homosexuelle féminine, mais après ?... Ben après une dizaine de pages où je ne parvenais à saisir ni à qui appartenaient les répliques, ni le sens global, ni même un semblant de fil conducteur, j'ai tout simplement abandonné ma lecture en cours de route, ce qui est extrêmement rare...
J'ai hésité avant de publier cette critique, préférant généralement ne rien dire que de tirer à vue, mais comme je trouve que ce sont des auteurs à suivre, je me permets de leur sonner un peu les cloches. Ben ouaih, je sais, ce n'est facile de se faire cartonner par des trouducs tels que moi qui n'ont pas écrit le moindre mot ni tracer le plus petit trait, mais bon, j'achète aussi des BDs, et beaucoup, alors quand tu trouves un truc nullissime, t'as un peu l'impression de t'être fait détroussé aussi. Alors ? Mauvais choix de l'éditeur ? Possible...
Voilà un certain temps que je voulais explorer le monde de Gabriel Delmas.
J'ai choisi cet album suite aux excellents avis ci-dessous. Et surtout, il est aux commandes, du scénario au dessin en passant par les couleurs.
Cela fait deux mois que j'ai commencé la lecture. J'ai dû l'arrêter en plusieurs occasions, je ne suis jamais entré dans le délire de Delmas. Ma lecture fût un supplice du début à la fin, mais j'ai mis un point d'honneur à la terminer. Ouf.
Ce que j'en retiens : ça parle de vampires, d'amour et de mort. Avec Satan en toile de fond. L'histoire de Néron l'apostat et dix-huitième antechrist. Le tout dans un univers gothique et psychédélique.
Une narration tortueuse, nombriliste et rébarbative.
Delmas et son nihilisme ne me procure qu'une Indigestion.
Peut être que sous stupéfiants....
Par contre j'ai apprécié son dessin torturé et noir, le tout dans des tons mauves, rouges et bleus du plus bel effet. Un mélange de styles, du réaliste au simpliste.
Mais un découpage chaotique qui n'aide pas à la lecture.
Une mauvaise expérience, ce n'est vraiment pas fait pour moi.
Note réelle : 1,5.
Pour le dessin.
"Tu pues la mort" est le premier tome d'un spin off de Umbrella Academy, série que j'apprécie énormément. Comics dévorés, série Netflix bingwatché... bref je suis en terrain conquis. Et c'est avec curiosité que je me suis lancé dans cet album qui se focalise sur Numéro 4, autrement dit Klaus, le personnage qui a la capacité de parler avec les morts et qui a un certain penchant pour la défonce et les substances illicites.
Ici tout commence par le jour où, alors qu'il n'a que 18 ans, il se fait virer de l'académie. Son premier réflexe ? Se défoncer.... Et probablement que pour apprécier et comprendre cette histoire il aurait fallu se mettre dans le même état. Là où on espère une histoire qui va se recouper avec la série principale, là où on espère en apprendre plus sur le personnage, son passé, là où on aimerait une aventure surprenante qui pourrait justifier des évènements ultérieurs, nous n'auront absolument rien de tout ça. A la place, un récit un peu lent de 150 pages où Klauss échangera ses services contre quelques amphètes, et où il croisera une actrice sur le déclin, un singe vampire, des fantômes, des dieux et où ils se promènera dans le ciel au milieu de vieux meubles qui volent. Normal, tout va bien.
La narration est décousue, on saute d'une scène à l'autre de manière abrupte sans tout comprendre. Le fond est de toute façon bien mince et surtout les recoupements avec la série principale inexistants. Au final l'histoire est sans intérêt, le dessin ne rattrape pas l'ensemble. J'ai beau chercher du positif, je n'en vois hélas pas. Le fan que je suis est déçu, déçu, déçu...
Voilà un album qui, publié par un obscur éditeur et diffusé par Dargaud, obéit aux sirènes du mercantilisme le plus brut. En effet, nous avons ici un album publicitaire, mettant en avant toutes les marques du groupe Accor. Marques dont les logos occupent la quatrième de couverture, et qui sont citées – à coups de panneaux publicitaires apparaissant opportunément au détour d’une case, ou de citations ou jeux de mots les rappelant.
Quant à l’histoire, elle est des plus basiques et manque cruellement d’originalité et de talent narratif. Un détective (Alexandre de la Mareneuve) et son chien (Evry Cédex) se lancent, à la demande des dirigeants d’Accor, à la recherche de mystérieuses figures de bernaches.
Disons-le rapidement, l’intrigue se révèle sans intérêt, et la narration d’une platitude et d’une lourdeur pénibles.
Le dessin laisse lui aussi grandement à désirer. C’est une ligne claire rigide, le tout s’inspirant de l’école du Journal Tintin, Jacobs, mais surtout Hergé (de la Mareneuve dans le rôle de Tintin, Cédex dans celui de Milou – comme lui c’est un chien blanc qui parle et philosophe avec son maitre).
Hautement dispensable, mais je rentre la série pour compléter la base du site.
Je m’aperçois d’ailleurs, suite à quelques recherches pour compléter sa fiche, que la série a connu un second tome (je n’ai lu que « La marque bleue », et je m'en contenterai).
Ah Ah Ah ! je vais commencer par citer Philippe Etchebest dans une célèbre émission culinaire … « parce que là c’est moche, je veux dire, je suis désolé de le dire mais cela ne ressemble à rien ! M’en voulez pas, mais je vais manger ailleurs». Je suis navré mais avec cette série, je peux utiliser les mêmes mots ! Et pour rester dans le thème gastronomique, c’est une daube !
Il y a un public qui va adorer cet humour pipi caca prout … sans doute des adolescents pré pubères boutonneux. Et encore.
Cela ne m’a pas fait rire du tout. Je n’ai même pas esquissé le moindre sourire. C’est un flop total ces deux albums me concernant. Le dessin est pauvre et pas assez travaillé. Et oui Laetitia Coryn n’est pas de la même trempe que la bande des auteurs de fluide glacial.
Je passe mon tour allégrement. Je préfère encore les blagues de Toto !
Cette histoire m'a particulièrement agacé. Soit les philosophes, grâce au déterminisme, réussissent à prévoir l'avenir et dans ce cas quel est l'outil qu'ils utilisent pour cela et surtout cela veut dire qu'ils n'ont aucune espèce d'influence sur cet avenir. Il y a déterminisme ou pas. Soit les philosophes enclenchent un processus pour diriger l'avenir, mais encore une fois on sait pas quel est ce processus, pas le moindre indice. Comment font-ils pour que l'histoire suive la trajectoire qu'ils ont voulu mettre en place et enfin pourquoi des philosophes qui ont connu la première forme de démocratie ne trouvent-ils pas d'autre solution pour l'humanité que de sombrer dans le despotisme le plus noir avec des millions de morts à la clé?
L'auteur nous met l'eau à la bouche en nous expliquant que des hommes ont trouvé le moyen d'être les maîtres du destin de l'humanité, mais finalement on s'aperçoit, que derrière ça, il n'y a rien, rien du tout. Très décevant ... Quand on manque d'imagination on s'abstient de faire croire qu'on en a et surtout on ne s'attaque pas à des sujets trop ambitieux.
Un point positif malgré tout: le graphisme est très bon.
86 avis pour Atalante, alors que quelques chefs-d'œuvre n'en n'ont que 2 ou 3 .....
Vous allez me rétorquer : tu fais le 87ème. Ben .... woui.
Je possède les quatre premiers tomes, un cadeau d'un ami qui connaît mon amour pour la mythologie et la bd.
J'ai poussé le vice jusqu'à emprunter les 3 tomes suivants. Je n'ai pas eu la force d'aller plus loin.
Crisse revisite la mythologie grecque.
Je reviens sur l'avis d'Agecanonix, dans la version Arcadienne, Atalante accompagne bien Jason et les argonautes, elle sera la seule femme présente. Mais point d'Atalante dans la version Béotienne.
Pour clarifier la complexité de ce personnage.
Un scénario qui prend quelques raccourcis avec les récits originels et une héroïne très bimbo qui ne colle pas vraiment à l'idée que je m'en faisais.
Le dessin de Crisse ou de Grey tout en rondeur est beau, mais sans âme, avec une colorisation très flashy que je n'apprécie pas.
Bref, pas une réussite.
Note réelle : 1,5.
Suite de Borgia, utilisant les mêmes recettes, je vais plus ou moins reprendre ma critique
BD se voulant historique nous narrant le règne du pape Jules II, personnage inhabituel s'il en est.
Devant un excellent graphisme, on pouvait s'attendre à quelque chose de savoureux.
Hélas hélas, c' est Alejandro Jodorowsky qui est au scenario. Jodorowsky est un artiste authentique, mais c'est aussi un personnage très excessif, et qui a la mauvaise habitude de s'asseoir sur le matériau de base pour en tirer un délire sous acide. Que ce soit une œuvre littéraire (Dune), ou tout simplement la grande Histoire, rien n'est a l'abri des réécritures du personnage.
Jules II est entré dans l'Histoire à la fois comme mécène, mais aussi comme étant un pape guerrier, surnommé sous le manteau "Jules César" par ses contemporains, profondément sournois et trahissant ses alliés d'hier selon les circonstances.
Jodorowsky fait de Jules II un homosexuel pervers et sadique passant son temps à sodomiser tout ce qui bouge, y compris Michel Ange et Raphael, le tout mâtiné de sorcellerie quand son mignon lui fait boire un philtre d' amour pour le contraindre à l'épouser et à le nommer papesse…
Dans le vrai monde, il est plus ou moins établi que Jules II n'était justement pas homosexuel pour un sou, ce qui ne l'empêchera pas pour autant d'avoir une vision du célibat presque aussi personnelle que son prédécesseur Borgia, Jules II ayant eu une fille illégitime Felice qui deviendra une des femmes les plus puissantes et cultivées de la renaissance italienne.
Pour Jules II, la priorité était d'étendre la sphère d'influence des Etats pontificaux, pour faire du Saint-Siège une puissance politique, militaire, économique et artistique (d'où son activité de mécène pour attirer les artistes les plus brillants de son temps)
Rien de tout cela dans la BD de Jodo malheureusement. La fille de Jules II est aux abonnés absents (elle devient une nièce lubrique et cupide qui n'apparait que 2 cases), le mécénat n' est vu que comme un prétexte pour Jules II afin de pouvoir tringler les artistes, ses guerres un moyen d'assouvir son sadisme et sa perversité (il utilise un jésus automate en métal pour tuer un prince de guerre, qui en vrai finira en prison), et au passage la garde vaticane n' est rien d' autre qu'un harem homosexuel....Bref, Jodo est encore plus excessif que dans Borgia, encore plus délirant, et a abandonné toute velléité historique. Mais ici, il semble en plus sombrer dans le sexisme : les femmes brillantes de la renaissance ayant côtoyé Jules II sont soit des putains lubriques (Felice), soit des monstres obeses (Isabelle d'Este). En fait les femmes qu'on voit sont avant tout des prostituées obeses avec lesquelles Machiavel passe ses nuits.
Ouch...que c'est mauvais!
Limite caricatural...
Alors certes, je ne suis pas friand de ce genre de bd mais tout de même.
La fille qui se laisse violer à répétition, ça fait vraiment cliché du scénariste frustré.
Le dessin est plutôt moyen voire moche (je trouve les visages vraiment ratés) et les physiques des femmes stéréotypés. Le scénario quant à lui est quasi inexistant.
Passez votre chemin, rien à voir ici !
Je pensais avoir dégoté un récit intéressant sur la guerre de Sécession, heureusement que j'ai eu cet album en très bel état, pour un prix dérisoire car c'est une grande déception.
Pourtant l'histoire partait plutôt bien, le choix d'aborder ce conflit sous un angle romanesque, mais aussi à travers un point de vue plus politique que guerrier constitué de faits d'armes, semblait judicieux. D'où le fait que j'ai préféré classer cette Bd en historique plutôt qu'en western. Mais le traitement est anarchique, maladroit, détourné et surtout totalement bordélique. On a des scènes inutiles comme cette séquence du bordel à New York qui ne sert à rien, et des scènes de bataille dans les tranchées qui sont entrecoupées par des scènes de dialogues sans intérêt, d'où une grande confusion, la narration s'en trouvant morcelée et hachée.
Mais aussi et surtout, ce récit souffre d'un dessin hideux, inesthétique et calamiteux, avec des personnages qui changent de tête à chaque case, si bien qu'il est très difficile de les identifier d'une page à l'autre, et ce malgré une mise en page et des cadrages corrects ; même les nus de bonnes femmes dans la scène du bordel, sont affreux... Je ne sais pas comment Glénat a pu accepter un tel projet, il est vrai qu'à une époque, les grands éditeurs, et peut-être plus Glénat que d'autres, validaient des Bd qui de nos jours seraient systématiquement refusées, mais quand même, là ils ont fait fort ; il n'est donc pas étonnant que cette série ait été vite abandonnée.
C'est dommage parce que l'intention était bonne, l'angle choisi pour aborder cette guerre de Sécession semblait original, car tout est vu à travers cet officier français un peu dandy, encore que je ne sais pas vraiment si des Français ont participé à cette guerre, ça me parait improbable, mais pourquoi pas ? il faudrait chercher. Mais ce qui me rebute avant tout dans cette bande, c'est le dessin (d'un auteur inconnu dans le monde de la BD), qui indéniablement ajoute à la confusion dans la compréhension de ce récit.
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Fluide
Avant de cartonner cette BD, je tiens à préciser que j'ai beaucoup aimé Soon et son ambiance sombre à la Alien, son climat pré-post apocalyptique, sa force spirituelle, ses choix graphiques audacieux... C'est un ouvrage très original qui vaut la lecture, une histoire dense. Et puis aussi UOS de Benjamin Adam seul : bel objet, sorte de spin off poétique de Soon que savoureront les fans de cet univers... Mais là ? Qu'est-ce qui s'est passé les gars ? OK, le dessin il est chouettos, mais le reste ? Punaise, je crois que je n'ai strictement rien compris. Ca commence avec cette histoire d'expérience homosexuelle féminine, mais après ?... Ben après une dizaine de pages où je ne parvenais à saisir ni à qui appartenaient les répliques, ni le sens global, ni même un semblant de fil conducteur, j'ai tout simplement abandonné ma lecture en cours de route, ce qui est extrêmement rare... J'ai hésité avant de publier cette critique, préférant généralement ne rien dire que de tirer à vue, mais comme je trouve que ce sont des auteurs à suivre, je me permets de leur sonner un peu les cloches. Ben ouaih, je sais, ce n'est facile de se faire cartonner par des trouducs tels que moi qui n'ont pas écrit le moindre mot ni tracer le plus petit trait, mais bon, j'achète aussi des BDs, et beaucoup, alors quand tu trouves un truc nullissime, t'as un peu l'impression de t'être fait détroussé aussi. Alors ? Mauvais choix de l'éditeur ? Possible...
Vampyr
Voilà un certain temps que je voulais explorer le monde de Gabriel Delmas. J'ai choisi cet album suite aux excellents avis ci-dessous. Et surtout, il est aux commandes, du scénario au dessin en passant par les couleurs. Cela fait deux mois que j'ai commencé la lecture. J'ai dû l'arrêter en plusieurs occasions, je ne suis jamais entré dans le délire de Delmas. Ma lecture fût un supplice du début à la fin, mais j'ai mis un point d'honneur à la terminer. Ouf. Ce que j'en retiens : ça parle de vampires, d'amour et de mort. Avec Satan en toile de fond. L'histoire de Néron l'apostat et dix-huitième antechrist. Le tout dans un univers gothique et psychédélique. Une narration tortueuse, nombriliste et rébarbative. Delmas et son nihilisme ne me procure qu'une Indigestion. Peut être que sous stupéfiants.... Par contre j'ai apprécié son dessin torturé et noir, le tout dans des tons mauves, rouges et bleus du plus bel effet. Un mélange de styles, du réaliste au simpliste. Mais un découpage chaotique qui n'aide pas à la lecture. Une mauvaise expérience, ce n'est vraiment pas fait pour moi. Note réelle : 1,5. Pour le dessin.
Les Contes de la Umbrella Academy
"Tu pues la mort" est le premier tome d'un spin off de Umbrella Academy, série que j'apprécie énormément. Comics dévorés, série Netflix bingwatché... bref je suis en terrain conquis. Et c'est avec curiosité que je me suis lancé dans cet album qui se focalise sur Numéro 4, autrement dit Klaus, le personnage qui a la capacité de parler avec les morts et qui a un certain penchant pour la défonce et les substances illicites. Ici tout commence par le jour où, alors qu'il n'a que 18 ans, il se fait virer de l'académie. Son premier réflexe ? Se défoncer.... Et probablement que pour apprécier et comprendre cette histoire il aurait fallu se mettre dans le même état. Là où on espère une histoire qui va se recouper avec la série principale, là où on espère en apprendre plus sur le personnage, son passé, là où on aimerait une aventure surprenante qui pourrait justifier des évènements ultérieurs, nous n'auront absolument rien de tout ça. A la place, un récit un peu lent de 150 pages où Klauss échangera ses services contre quelques amphètes, et où il croisera une actrice sur le déclin, un singe vampire, des fantômes, des dieux et où ils se promènera dans le ciel au milieu de vieux meubles qui volent. Normal, tout va bien. La narration est décousue, on saute d'une scène à l'autre de manière abrupte sans tout comprendre. Le fond est de toute façon bien mince et surtout les recoupements avec la série principale inexistants. Au final l'histoire est sans intérêt, le dessin ne rattrape pas l'ensemble. J'ai beau chercher du positif, je n'en vois hélas pas. Le fan que je suis est déçu, déçu, déçu...
Les Aventures d'Alexandre de la Mareneuve et d'Evry Cédex
Voilà un album qui, publié par un obscur éditeur et diffusé par Dargaud, obéit aux sirènes du mercantilisme le plus brut. En effet, nous avons ici un album publicitaire, mettant en avant toutes les marques du groupe Accor. Marques dont les logos occupent la quatrième de couverture, et qui sont citées – à coups de panneaux publicitaires apparaissant opportunément au détour d’une case, ou de citations ou jeux de mots les rappelant. Quant à l’histoire, elle est des plus basiques et manque cruellement d’originalité et de talent narratif. Un détective (Alexandre de la Mareneuve) et son chien (Evry Cédex) se lancent, à la demande des dirigeants d’Accor, à la recherche de mystérieuses figures de bernaches. Disons-le rapidement, l’intrigue se révèle sans intérêt, et la narration d’une platitude et d’une lourdeur pénibles. Le dessin laisse lui aussi grandement à désirer. C’est une ligne claire rigide, le tout s’inspirant de l’école du Journal Tintin, Jacobs, mais surtout Hergé (de la Mareneuve dans le rôle de Tintin, Cédex dans celui de Milou – comme lui c’est un chien blanc qui parle et philosophe avec son maitre). Hautement dispensable, mais je rentre la série pour compléter la base du site. Je m’aperçois d’ailleurs, suite à quelques recherches pour compléter sa fiche, que la série a connu un second tome (je n’ai lu que « La marque bleue », et je m'en contenterai).
Le Monde merveilleux des vieux
Ah Ah Ah ! je vais commencer par citer Philippe Etchebest dans une célèbre émission culinaire … « parce que là c’est moche, je veux dire, je suis désolé de le dire mais cela ne ressemble à rien ! M’en voulez pas, mais je vais manger ailleurs». Je suis navré mais avec cette série, je peux utiliser les mêmes mots ! Et pour rester dans le thème gastronomique, c’est une daube ! Il y a un public qui va adorer cet humour pipi caca prout … sans doute des adolescents pré pubères boutonneux. Et encore. Cela ne m’a pas fait rire du tout. Je n’ai même pas esquissé le moindre sourire. C’est un flop total ces deux albums me concernant. Le dessin est pauvre et pas assez travaillé. Et oui Laetitia Coryn n’est pas de la même trempe que la bande des auteurs de fluide glacial. Je passe mon tour allégrement. Je préfère encore les blagues de Toto !
Dilemma (Clarke)
Cette histoire m'a particulièrement agacé. Soit les philosophes, grâce au déterminisme, réussissent à prévoir l'avenir et dans ce cas quel est l'outil qu'ils utilisent pour cela et surtout cela veut dire qu'ils n'ont aucune espèce d'influence sur cet avenir. Il y a déterminisme ou pas. Soit les philosophes enclenchent un processus pour diriger l'avenir, mais encore une fois on sait pas quel est ce processus, pas le moindre indice. Comment font-ils pour que l'histoire suive la trajectoire qu'ils ont voulu mettre en place et enfin pourquoi des philosophes qui ont connu la première forme de démocratie ne trouvent-ils pas d'autre solution pour l'humanité que de sombrer dans le despotisme le plus noir avec des millions de morts à la clé? L'auteur nous met l'eau à la bouche en nous expliquant que des hommes ont trouvé le moyen d'être les maîtres du destin de l'humanité, mais finalement on s'aperçoit, que derrière ça, il n'y a rien, rien du tout. Très décevant ... Quand on manque d'imagination on s'abstient de faire croire qu'on en a et surtout on ne s'attaque pas à des sujets trop ambitieux. Un point positif malgré tout: le graphisme est très bon.
Atalante - La Légende
86 avis pour Atalante, alors que quelques chefs-d'œuvre n'en n'ont que 2 ou 3 ..... Vous allez me rétorquer : tu fais le 87ème. Ben .... woui. Je possède les quatre premiers tomes, un cadeau d'un ami qui connaît mon amour pour la mythologie et la bd. J'ai poussé le vice jusqu'à emprunter les 3 tomes suivants. Je n'ai pas eu la force d'aller plus loin. Crisse revisite la mythologie grecque. Je reviens sur l'avis d'Agecanonix, dans la version Arcadienne, Atalante accompagne bien Jason et les argonautes, elle sera la seule femme présente. Mais point d'Atalante dans la version Béotienne. Pour clarifier la complexité de ce personnage. Un scénario qui prend quelques raccourcis avec les récits originels et une héroïne très bimbo qui ne colle pas vraiment à l'idée que je m'en faisais. Le dessin de Crisse ou de Grey tout en rondeur est beau, mais sans âme, avec une colorisation très flashy que je n'apprécie pas. Bref, pas une réussite. Note réelle : 1,5.
Le Pape Terrible
Suite de Borgia, utilisant les mêmes recettes, je vais plus ou moins reprendre ma critique BD se voulant historique nous narrant le règne du pape Jules II, personnage inhabituel s'il en est. Devant un excellent graphisme, on pouvait s'attendre à quelque chose de savoureux. Hélas hélas, c' est Alejandro Jodorowsky qui est au scenario. Jodorowsky est un artiste authentique, mais c'est aussi un personnage très excessif, et qui a la mauvaise habitude de s'asseoir sur le matériau de base pour en tirer un délire sous acide. Que ce soit une œuvre littéraire (Dune), ou tout simplement la grande Histoire, rien n'est a l'abri des réécritures du personnage. Jules II est entré dans l'Histoire à la fois comme mécène, mais aussi comme étant un pape guerrier, surnommé sous le manteau "Jules César" par ses contemporains, profondément sournois et trahissant ses alliés d'hier selon les circonstances. Jodorowsky fait de Jules II un homosexuel pervers et sadique passant son temps à sodomiser tout ce qui bouge, y compris Michel Ange et Raphael, le tout mâtiné de sorcellerie quand son mignon lui fait boire un philtre d' amour pour le contraindre à l'épouser et à le nommer papesse… Dans le vrai monde, il est plus ou moins établi que Jules II n'était justement pas homosexuel pour un sou, ce qui ne l'empêchera pas pour autant d'avoir une vision du célibat presque aussi personnelle que son prédécesseur Borgia, Jules II ayant eu une fille illégitime Felice qui deviendra une des femmes les plus puissantes et cultivées de la renaissance italienne. Pour Jules II, la priorité était d'étendre la sphère d'influence des Etats pontificaux, pour faire du Saint-Siège une puissance politique, militaire, économique et artistique (d'où son activité de mécène pour attirer les artistes les plus brillants de son temps) Rien de tout cela dans la BD de Jodo malheureusement. La fille de Jules II est aux abonnés absents (elle devient une nièce lubrique et cupide qui n'apparait que 2 cases), le mécénat n' est vu que comme un prétexte pour Jules II afin de pouvoir tringler les artistes, ses guerres un moyen d'assouvir son sadisme et sa perversité (il utilise un jésus automate en métal pour tuer un prince de guerre, qui en vrai finira en prison), et au passage la garde vaticane n' est rien d' autre qu'un harem homosexuel....Bref, Jodo est encore plus excessif que dans Borgia, encore plus délirant, et a abandonné toute velléité historique. Mais ici, il semble en plus sombrer dans le sexisme : les femmes brillantes de la renaissance ayant côtoyé Jules II sont soit des putains lubriques (Felice), soit des monstres obeses (Isabelle d'Este). En fait les femmes qu'on voit sont avant tout des prostituées obeses avec lesquelles Machiavel passe ses nuits.
Petite vicieuse
Ouch...que c'est mauvais! Limite caricatural... Alors certes, je ne suis pas friand de ce genre de bd mais tout de même. La fille qui se laisse violer à répétition, ça fait vraiment cliché du scénariste frustré. Le dessin est plutôt moyen voire moche (je trouve les visages vraiment ratés) et les physiques des femmes stéréotypés. Le scénario quant à lui est quasi inexistant. Passez votre chemin, rien à voir ici !
Les Carnets de la Sécession
Je pensais avoir dégoté un récit intéressant sur la guerre de Sécession, heureusement que j'ai eu cet album en très bel état, pour un prix dérisoire car c'est une grande déception. Pourtant l'histoire partait plutôt bien, le choix d'aborder ce conflit sous un angle romanesque, mais aussi à travers un point de vue plus politique que guerrier constitué de faits d'armes, semblait judicieux. D'où le fait que j'ai préféré classer cette Bd en historique plutôt qu'en western. Mais le traitement est anarchique, maladroit, détourné et surtout totalement bordélique. On a des scènes inutiles comme cette séquence du bordel à New York qui ne sert à rien, et des scènes de bataille dans les tranchées qui sont entrecoupées par des scènes de dialogues sans intérêt, d'où une grande confusion, la narration s'en trouvant morcelée et hachée. Mais aussi et surtout, ce récit souffre d'un dessin hideux, inesthétique et calamiteux, avec des personnages qui changent de tête à chaque case, si bien qu'il est très difficile de les identifier d'une page à l'autre, et ce malgré une mise en page et des cadrages corrects ; même les nus de bonnes femmes dans la scène du bordel, sont affreux... Je ne sais pas comment Glénat a pu accepter un tel projet, il est vrai qu'à une époque, les grands éditeurs, et peut-être plus Glénat que d'autres, validaient des Bd qui de nos jours seraient systématiquement refusées, mais quand même, là ils ont fait fort ; il n'est donc pas étonnant que cette série ait été vite abandonnée. C'est dommage parce que l'intention était bonne, l'angle choisi pour aborder cette guerre de Sécession semblait original, car tout est vu à travers cet officier français un peu dandy, encore que je ne sais pas vraiment si des Français ont participé à cette guerre, ça me parait improbable, mais pourquoi pas ? il faudrait chercher. Mais ce qui me rebute avant tout dans cette bande, c'est le dessin (d'un auteur inconnu dans le monde de la BD), qui indéniablement ajoute à la confusion dans la compréhension de ce récit.