J'ai été bien déçu par la lecture de cet album. D'ailleurs la série n'a pas survécu à ce premier opus et je n'en suis pas trop étonné car je lui trouve un nombre impressionnant de défauts.
L'intrigue est des plus classiques et semblait s'orienter vers une vulgaire histoire d'orgie anachronique vue mille fois. Comme l'intrigue est trop creuse les auteurs y ont rajouté une deuxième histoire à laquelle je n'ai rien compris. La seule originalité est le métier de Néférites mais cela est à peine et mal développé dans le premier tome.
Pour le reste, c'est bourré d'anachronismes dans les dialogues (Néférites/Vizir) dans les situations (le Vizir se déplace en personne chez un artisan) ou les personnalités. Le personnage du vizir est grotesque et le rapport d'autorité sent bon le XXIème siècle.
Je rejoins Ro sur le dessin de personnages hommes bodybuildés, rasé et huilés comme des concurrents d'un concours de monsieur muscle. Quant aux femmes elles sont épilées et botoxées à la dernière mode (contemporaine). Il n'y a rien d'humain dans cette proposition.
Les décors sont ridicules avec toutes ces pyramides à la porte de la cité.
J'ai aussi eu du mal avec une mise en couleur qui nous abreuve de bruns caramels à toutes les cases.
J'en retiens une série bâclée et morte née.
Le dessin passe encore. Ce sont principalement différentes personnes plus ou moins connues qui sont mises en scène sur chaque page, sans vraiment de décors ni rien, et l'auteur leur fait dire "blablabla c'est la lutte des classes". Sauf que dans 10 ans, la plupart de ces gens sera inconnue des nouveaux lecteurs.
Mais c'est bien sur le fait que cela se veut drôle que cela déçoit, personnellement aucune de ces pages ne me fait rire. Le meilleur reste sans doute la préface par David Snug lui-même.
Après 4 tentatives infructueuses de dépasser les quarante premières pages, j'ai décidé de jeter l'éponge. Je n'accroche pas du tout. Voir des points de couleurs évoluer tantôt dans gogole maps, tantôt dans un logiciel professionnel d'aménagement intérieur ne m'a absolument pas fait vibrer ne serait-ce que le petit orteil.
CA MANQUE CRUELLEMENT DE DESSIN BORDEL !!!!!
En fait, je me pose très sérieusement la question, alors que nous sommes (l'Humanité je veux dire) officiellement entrés dans l'ère de la post-vérité, de savoir si nous n'aurions pas affaire à la première BD réalisée avec ChatGPT ! Et le jury d'Angoulême n'y aura vu que du feu...
Le postulat de départ est assez simple : un roi médiéval disparaît de son palais devant un danger céleste. Son royaume sombre dans le chaos et les survivant de celui-ci tentent de trouver une issue.
Après avoir lu les deux tomes, je suis assez perplexe : on ne saisit pas réellement ce que l'auteur veut nous raconter, et tout semble aussi gratuit que caricatural :
1) La disparition du roi entraîne en quelques minutes un chaos généralisé, tout le monde pille et viole immédiatement ce qui est à sa portée tout en massacrant son voisin. La première réaction des officiers et des soldats consiste à s'entretuer pour récupérer la plus grande part du butin. C'est franchement grotesque au possible, c'est impossible que la disparition d'un souverain puisse entraîner de tels débordements et aussi rapidement. Le propre des structures féodales, c'est leur hiérarchisation, il y a toujours quelqu'un pour prendre la place, et en général les soldats sont dévoués à leur(s) officier(s). Sans compter qu'il semble peu probable que plus ou moins tout le monde se mue en pillard sanguinaire et violeur en puissance en quelques secondes... C'est simple, même les chiens deviennent immédiatement des mangeurs d'hommes.
2) Le roi lui-même est également une caricature ambulante : lâche, esclavagiste et meurtrier, c'est à se demander comment il a pu se maintenir sur son trône en n'ayant que des tares et aucune forme de qualité autre que son mépris pour la vie humaine.
3) Le personnage titre, Shayne, est une guerrière que personne ne semble connaître (peu probable), et, compromis à la modernité, est une lesbienne....En fait on a des femmes guerrières (toutes lesbiennes bizarrement) qui semblent côtoyer des hommes sans aucun soucis (dans une société médiévale mettant en avant la masculinité, cela semble peu probable mais soit)
Et la fin est assez déprimante. En fait si vous avez la joie de vivre, ne lisez pas ce diptyque. Je ne plaisante pas, c'est probablement la BD la plus sombre, négative et désespérée. Il n'y a presque rien de positif. Et tout semble si gratuit.
Je n'ai pas du tout apprécié cette série. La thématique sur l'Afrique me passionne mais ici je suis resté en dehors du récit dès les premières cases.
J'aurais pu me satisfaire de ce type de graphisme à caractère humoristique et caricatural même si perso je le trouve laid. Je trouve que le N&B est une facilité qui ne convient pas du tout au récit de jungle, d'autant plus qu'il n'y a aucune ombre et que le grisé est utilisé à démesure.
L'histoire n'a ni queue ni tête et s'appuie sur des dialogues où la vulgarité tient lieu d'humour.
Pas du tout mon truc.
C’est a priori typiquement le genre de série que je referme avant la fin sans mettre d’avis. Mais j’ai été au bout des deux tomes parus, pour pouvoir faire rentrer la série dans la base du site.
Car la lecture a été laborieuse, et j’y ai trouvé de moins en moins d’intérêt, au fur et à mesure que j’avançais.
Ça démarre dans un décor western relativement classique. Nous sommes vers la fin de la guerre de Sécession, avec des personnages inquiétants, une violence plus ou moins latente (mais rapidement elle remplira toutes les cases).
Si le personnage principal, Parker, se fait appeler « Personne », il n’y a là rien du western spaghetti à la Trinita. Héros de guerre, ayant perdu femme et philanthropie, le voilà chasseur de primes, tueur à gages, chargé d’éliminer les démons qui hantent les plaines de l’Ouest.
Et là, ça sombre assez rapidement dans le n’importe quoi, le fantastique prenant le dessus (au point de devenir omniprésent dans le second tome), au milieu de scènes de bagarres et autres combats/tueries, avec rictus déformés, ralentis délayés – tout ce que je n’aime pas dans le manga.
Car le dessin ne m’a pas non plus intéressé. Émotions surjouées, ralentis exagérés, intrigue remplacée par des combats sans fin. C’est bien simple, une bonne partie du deuxième tome aurait pu se passer n’importe où et presque n’importe quand, tant on ne distingue plus trop l’aspect western.
Visiblement, je n’ai pas été le seul à ne pas m’enthousiasmer pour cette série puisqu’elle s’est arrêtée là (un autre album au moins est évoqué en fin de volume, qui ne conclut de toute façon pas l’histoire).
Bref, vraiment pas aimé.
Un style graphique tout en rondeur, des illustrations à peine colorisées, un propos excessivement "feel good", au service d'une vulgarisation sur l'hypersensibilité, un ouvrage que l'on rangerait volontiers au rayon "bien-être", mis sous la forme d'un guide pratique.
Cela manque de rigueur, de contenu, d'humour, de style... Inversement, la familiarité de la narration agace peu à peu.
Une BD qui vous tombe des mains et mérite l'oubli, malgré un sujet potentiellement intéressant.
Je vous le promets : je n'avais pas lu les avis d'ArzaK et d'Agecanonix avant d'emprunter les trois tomes à ma BM. Oui les trois !!!
Mais j'ai arrêté au début du 2 et comme il n'y a pas de sexe dans le trois c'est vraiment du "Circulez ya rien à voir !"
Comme l'a fait ArzaK autant le prendre avec humour (puisque je n'ai rien payé !).
En commençant la série je me suis immédiatement projeté dans l'univers d'un Niklos Koda : ambiance d'hôtels super luxueux, nom grec, casinos, magie, officine mystérieuse et surtout Girl super sexy.
La comparaison s'arrête là tellement il n'y a rien à comparer en qualité entre les deux séries. C'est une copie indigne. Je me demande encore où les auteurs voulaient nous conduire ?
Tout un scénario insipide pour aboutir à deux scènes de sexe (T1 et T2) agrémentées d'un texte à rendre impuissant un ado bourré de Viagra.
Le texte est sentencieux tout du long du récit voire injurieux en certains endroits. Rien que le titre sent le vieux calembour moisi.
Le graphisme est un modèle de froideur et de mise en couleur par ordi bien ratée. Comme le souligne Arzak, même les scènes de sexe sont aussi excitantes qu'une planche anatomique de fac de médecine.
Courage fuyons !
C'est vraiment le type de série qui me prend la tête. Je n'y puise rien de vraiment intéressant ni dans le scénario et encore moins dans le graphisme.
Ce type de héros déglingué, sanguinaire au discours mystico-vaseux et qui parle à une statue m'insupporte. Son invulnérabilité le rend insignifiant et son parler pompeux et ampoulé le rend ridicule.
L'auteur a voulu faire baroque, j'ai trouvé qu'il a juste fait brouillon et surchargé. Vraiment pas mon truc.
Un album de la fameuse collection Pied Jaloux des Humanoïdes Associés, qui n'est clairement pas à mettre entre toutes les mains ; ça en dit long sur les fantasmes tordus de Dionnet à cette époque, il fumait quoi le bougre ? Car c'est du pur trash de chez trash, complètement délirant et ultra répulsif, avec des séquences horribles et atroces qui surprennent un max, en plus de sexe cru et de pratiques qui font mal. Un conseil : ne mangez pas avant de lire cet album, c'est des coups à gerber tellement c'est dégueu.
C'est le genre de bd très zarb qui se faisait dans les années 80, au mépris des interdits et des censures ; les effets sont accentués par le dessin hyperréaliste de Beb Deum qui utilise sans doute l'ordinateur ou l'aérographe très à la mode à cette époque pour un rendu très lissé, un peu comme ce que faisait Marco Patrito dans Krane. Le décalage entre dessin aseptisé et les charcutages sanglants est saisissant ; Beb Deum illustrait de nombreuses couvertures de Métal Hurlant dans les 80's, période où ce récit est paru dans ce mensuel.
Une Bd qui dégage inévitablement un sentiment de dégoût, un rejet malsain et très nauséeux, je doute qu'on puisse faire ça de nos jours.
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Néféritès
J'ai été bien déçu par la lecture de cet album. D'ailleurs la série n'a pas survécu à ce premier opus et je n'en suis pas trop étonné car je lui trouve un nombre impressionnant de défauts. L'intrigue est des plus classiques et semblait s'orienter vers une vulgaire histoire d'orgie anachronique vue mille fois. Comme l'intrigue est trop creuse les auteurs y ont rajouté une deuxième histoire à laquelle je n'ai rien compris. La seule originalité est le métier de Néférites mais cela est à peine et mal développé dans le premier tome. Pour le reste, c'est bourré d'anachronismes dans les dialogues (Néférites/Vizir) dans les situations (le Vizir se déplace en personne chez un artisan) ou les personnalités. Le personnage du vizir est grotesque et le rapport d'autorité sent bon le XXIème siècle. Je rejoins Ro sur le dessin de personnages hommes bodybuildés, rasé et huilés comme des concurrents d'un concours de monsieur muscle. Quant aux femmes elles sont épilées et botoxées à la dernière mode (contemporaine). Il n'y a rien d'humain dans cette proposition. Les décors sont ridicules avec toutes ces pyramides à la porte de la cité. J'ai aussi eu du mal avec une mise en couleur qui nous abreuve de bruns caramels à toutes les cases. J'en retiens une série bâclée et morte née.
La Lutte pas très classe
Le dessin passe encore. Ce sont principalement différentes personnes plus ou moins connues qui sont mises en scène sur chaque page, sans vraiment de décors ni rien, et l'auteur leur fait dire "blablabla c'est la lutte des classes". Sauf que dans 10 ans, la plupart de ces gens sera inconnue des nouveaux lecteurs. Mais c'est bien sur le fait que cela se veut drôle que cela déçoit, personnellement aucune de ces pages ne me fait rire. Le meilleur reste sans doute la préface par David Snug lui-même.
La Couleur des choses
Après 4 tentatives infructueuses de dépasser les quarante premières pages, j'ai décidé de jeter l'éponge. Je n'accroche pas du tout. Voir des points de couleurs évoluer tantôt dans gogole maps, tantôt dans un logiciel professionnel d'aménagement intérieur ne m'a absolument pas fait vibrer ne serait-ce que le petit orteil. CA MANQUE CRUELLEMENT DE DESSIN BORDEL !!!!! En fait, je me pose très sérieusement la question, alors que nous sommes (l'Humanité je veux dire) officiellement entrés dans l'ère de la post-vérité, de savoir si nous n'aurions pas affaire à la première BD réalisée avec ChatGPT ! Et le jury d'Angoulême n'y aura vu que du feu...
Shayne
Le postulat de départ est assez simple : un roi médiéval disparaît de son palais devant un danger céleste. Son royaume sombre dans le chaos et les survivant de celui-ci tentent de trouver une issue. Après avoir lu les deux tomes, je suis assez perplexe : on ne saisit pas réellement ce que l'auteur veut nous raconter, et tout semble aussi gratuit que caricatural : 1) La disparition du roi entraîne en quelques minutes un chaos généralisé, tout le monde pille et viole immédiatement ce qui est à sa portée tout en massacrant son voisin. La première réaction des officiers et des soldats consiste à s'entretuer pour récupérer la plus grande part du butin. C'est franchement grotesque au possible, c'est impossible que la disparition d'un souverain puisse entraîner de tels débordements et aussi rapidement. Le propre des structures féodales, c'est leur hiérarchisation, il y a toujours quelqu'un pour prendre la place, et en général les soldats sont dévoués à leur(s) officier(s). Sans compter qu'il semble peu probable que plus ou moins tout le monde se mue en pillard sanguinaire et violeur en puissance en quelques secondes... C'est simple, même les chiens deviennent immédiatement des mangeurs d'hommes. 2) Le roi lui-même est également une caricature ambulante : lâche, esclavagiste et meurtrier, c'est à se demander comment il a pu se maintenir sur son trône en n'ayant que des tares et aucune forme de qualité autre que son mépris pour la vie humaine. 3) Le personnage titre, Shayne, est une guerrière que personne ne semble connaître (peu probable), et, compromis à la modernité, est une lesbienne....En fait on a des femmes guerrières (toutes lesbiennes bizarrement) qui semblent côtoyer des hommes sans aucun soucis (dans une société médiévale mettant en avant la masculinité, cela semble peu probable mais soit) Et la fin est assez déprimante. En fait si vous avez la joie de vivre, ne lisez pas ce diptyque. Je ne plaisante pas, c'est probablement la BD la plus sombre, négative et désespérée. Il n'y a presque rien de positif. Et tout semble si gratuit.
Bar Brousse
Je n'ai pas du tout apprécié cette série. La thématique sur l'Afrique me passionne mais ici je suis resté en dehors du récit dès les premières cases. J'aurais pu me satisfaire de ce type de graphisme à caractère humoristique et caricatural même si perso je le trouve laid. Je trouve que le N&B est une facilité qui ne convient pas du tout au récit de jungle, d'autant plus qu'il n'y a aucune ombre et que le grisé est utilisé à démesure. L'histoire n'a ni queue ni tête et s'appuie sur des dialogues où la vulgarité tient lieu d'humour. Pas du tout mon truc.
No man's land (DeAngelis/Rosero)
C’est a priori typiquement le genre de série que je referme avant la fin sans mettre d’avis. Mais j’ai été au bout des deux tomes parus, pour pouvoir faire rentrer la série dans la base du site. Car la lecture a été laborieuse, et j’y ai trouvé de moins en moins d’intérêt, au fur et à mesure que j’avançais. Ça démarre dans un décor western relativement classique. Nous sommes vers la fin de la guerre de Sécession, avec des personnages inquiétants, une violence plus ou moins latente (mais rapidement elle remplira toutes les cases). Si le personnage principal, Parker, se fait appeler « Personne », il n’y a là rien du western spaghetti à la Trinita. Héros de guerre, ayant perdu femme et philanthropie, le voilà chasseur de primes, tueur à gages, chargé d’éliminer les démons qui hantent les plaines de l’Ouest. Et là, ça sombre assez rapidement dans le n’importe quoi, le fantastique prenant le dessus (au point de devenir omniprésent dans le second tome), au milieu de scènes de bagarres et autres combats/tueries, avec rictus déformés, ralentis délayés – tout ce que je n’aime pas dans le manga. Car le dessin ne m’a pas non plus intéressé. Émotions surjouées, ralentis exagérés, intrigue remplacée par des combats sans fin. C’est bien simple, une bonne partie du deuxième tome aurait pu se passer n’importe où et presque n’importe quand, tant on ne distingue plus trop l’aspect western. Visiblement, je n’ai pas été le seul à ne pas m’enthousiasmer pour cette série puisqu’elle s’est arrêtée là (un autre album au moins est évoqué en fin de volume, qui ne conclut de toute façon pas l’histoire). Bref, vraiment pas aimé.
Vous avez dit hypersensible ?
Un style graphique tout en rondeur, des illustrations à peine colorisées, un propos excessivement "feel good", au service d'une vulgarisation sur l'hypersensibilité, un ouvrage que l'on rangerait volontiers au rayon "bien-être", mis sous la forme d'un guide pratique. Cela manque de rigueur, de contenu, d'humour, de style... Inversement, la familiarité de la narration agace peu à peu. Une BD qui vous tombe des mains et mérite l'oubli, malgré un sujet potentiellement intéressant.
Le Sceau de l'Ange
Je vous le promets : je n'avais pas lu les avis d'ArzaK et d'Agecanonix avant d'emprunter les trois tomes à ma BM. Oui les trois !!! Mais j'ai arrêté au début du 2 et comme il n'y a pas de sexe dans le trois c'est vraiment du "Circulez ya rien à voir !" Comme l'a fait ArzaK autant le prendre avec humour (puisque je n'ai rien payé !). En commençant la série je me suis immédiatement projeté dans l'univers d'un Niklos Koda : ambiance d'hôtels super luxueux, nom grec, casinos, magie, officine mystérieuse et surtout Girl super sexy. La comparaison s'arrête là tellement il n'y a rien à comparer en qualité entre les deux séries. C'est une copie indigne. Je me demande encore où les auteurs voulaient nous conduire ? Tout un scénario insipide pour aboutir à deux scènes de sexe (T1 et T2) agrémentées d'un texte à rendre impuissant un ado bourré de Viagra. Le texte est sentencieux tout du long du récit voire injurieux en certains endroits. Rien que le titre sent le vieux calembour moisi. Le graphisme est un modèle de froideur et de mise en couleur par ordi bien ratée. Comme le souligne Arzak, même les scènes de sexe sont aussi excitantes qu'une planche anatomique de fac de médecine. Courage fuyons !
Le Marquis (G. Davis)
C'est vraiment le type de série qui me prend la tête. Je n'y puise rien de vraiment intéressant ni dans le scénario et encore moins dans le graphisme. Ce type de héros déglingué, sanguinaire au discours mystico-vaseux et qui parle à une statue m'insupporte. Son invulnérabilité le rend insignifiant et son parler pompeux et ampoulé le rend ridicule. L'auteur a voulu faire baroque, j'ai trouvé qu'il a juste fait brouillon et surchargé. Vraiment pas mon truc.
Région étrangère
Un album de la fameuse collection Pied Jaloux des Humanoïdes Associés, qui n'est clairement pas à mettre entre toutes les mains ; ça en dit long sur les fantasmes tordus de Dionnet à cette époque, il fumait quoi le bougre ? Car c'est du pur trash de chez trash, complètement délirant et ultra répulsif, avec des séquences horribles et atroces qui surprennent un max, en plus de sexe cru et de pratiques qui font mal. Un conseil : ne mangez pas avant de lire cet album, c'est des coups à gerber tellement c'est dégueu. C'est le genre de bd très zarb qui se faisait dans les années 80, au mépris des interdits et des censures ; les effets sont accentués par le dessin hyperréaliste de Beb Deum qui utilise sans doute l'ordinateur ou l'aérographe très à la mode à cette époque pour un rendu très lissé, un peu comme ce que faisait Marco Patrito dans Krane. Le décalage entre dessin aseptisé et les charcutages sanglants est saisissant ; Beb Deum illustrait de nombreuses couvertures de Métal Hurlant dans les 80's, période où ce récit est paru dans ce mensuel. Une Bd qui dégage inévitablement un sentiment de dégoût, un rejet malsain et très nauséeux, je doute qu'on puisse faire ça de nos jours.