Les derniers avis (5270 avis)

Couverture de la série Aller-retour
Aller-retour

Cet aller-retour dans les années 60 reste énigmatique et peu facile à suivre car l'auteur offre un curieux voyage dans l'inconscient, une sorte de double lecture du récit. Autant dire que ça m'est plus ou moins passé au-dessus de la tête, je n'ai pris aucun plaisir à lire cette Bd que j'ai trouvée barbante et qu' il me tardait de quitter, j'étais même à deux doigts de laisser tomber, ça m'arrive rarement de ne pas finir un album car j'aime voir jusqu'où ça va, mais y'a des moments c'est pas l'envie qui me manque ; les rares fois où je l'ai fait, fallait vraiment que ça soit casse-burnes et totalement insupportable. Bon là, j'ai tenu mais c'était juste... La narration se fait presque exclusivement en hors-texte, entre 2 phases en couleurs et un gros passage en noir & blanc. Tout ceci m'a paru beaucoup trop long, pénible, rasoir, prétentieux, très voire trop littéraire qui se prend au sérieux, bref ça m'a saoulé. Et que dire de ce dessin, je le trouve laid, informe et sans personnalité ; c'est curieux parce que j'avais aperçu en feuilletant diverses Bd de Bézian, que son dessin était d'une autre teneur, j'ai l'impression que cet auteur change souvent de style graphique, et je ne suis pas prêt à revenir vers lui. En tout cas, rien ne me plait dans cet album.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série La Ballade de Rhonda
La Ballade de Rhonda

Je ne sais pas si c'est la consternation ou l'indifférence qui doit m'envahir au vu de cet album. Non seulement cette histoire est cent fois vue et récupère tous les poncifs qu'on peut rencontrer en western, mais surtout le dessin est horrible ; on dirait un graphisme d'amateur, je crois que même mon petit neveu qui commence à toucher en dessin, se débrouillerait mieux que ça en cadrages, en silhouettes, en visages et en mise en page. Je sais pas comment un éditeur moderne, dans un marché mouvant, peut accepter une telle oeuvre sans risque, ça me dépasse... De mon côté, il ne m'est pas possible de prendre au sérieux un western avec un tel dessin et un tel sujet aussi rabâché, ça me fait mal de noter au plus bas un western, mais là je ne peux vraiment pas faire autrement, c'est trop affreux.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Clodomir Free
Clodomir Free

C'est le genre de Bd typique d'une époque à Pilote où cette bande est prépubliée en 1975, qui essayait de changer les codes de la bande dessinée, de tout bousculer, en gros de la BD expérimentale à tendance intellectuelle qui en 1975 alors que j'étais jeune ado, ne m'intéressait absolument pas. A lire aujourd'hui, après toutes ces années, je me rends compte que j'avais raison d'être rétif à ce type de bande, car c'est un récit complètement perché, très bordélique, et dont le propos m'échappe totalement. J'ai essayé de faire un effort pour comprendre quelque chose, mais je n'ai pas réussi ; on dirait que l'auteur a déversé toute une brouette de trucs incompréhensibles, un hétéroclisme absurde sur comment fonctionne l'univers, le tout dans un style cocasse, c'est une vague impression que j'ai ressentie dans tout ce fatras. Je ne sais pas mais je ne suis pas sûr que l'auteur lui-même savait ce qu'il faisait, il est probable que c'était fait sous l'emprise de substances hallucinogènes tellement c'est space, et surtout épuisant à lire avec cette mise en page foutraque, ces textes envahissants et ces dessins dans tous les sens. Le dessin est certes intéressant, même s'il n'est pas dans mes préférences, mais l'ensemble de cette Bd est une véritable overdose de tout, de trop de tout et de rien, que non seulement ça reste abscons et que je ne pipe rien, mais que ça finit aussi par fatiguer les neurones.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Elektra (Delcourt)
Elektra (Delcourt)

Nouvelle incursion dans le comics de super-héros, de temps en temps j'aime bien voir la température... Le nom de Frank Miller sur la couv aurait dû m'avertir, je n'ai pas toujours apprécié ses créations, mais surtout je n'aime pas quand il dessine. Ici, il ne dessine pas, mais c'est pareil ! mamma mia, qu'ai-je fait ? où ai-je été mettre les pieds encore ? J'ai éprouvé la même réaction que sur Batman - Année 100, autant dire que j'ai failli refermer le tome 1 presque aussitôt après l'avoir ouvert ; j'ai eu toutes les peines du monde pour venir à bout de cet album. OK alors, Bill Sienkiewicz, je l'ai repéré celui-là, et je dois absolument me rappeler de ne plus jamais ouvrir un album de lui et qu'il fait partie des auteurs "blacklistés" sur ma liste de graphismes horribles. Vraiment je sais pas comment on peut dessiner comme ça, et des super-héros encore, je n'aime absolument pas ce style. Le pire c'est que je ne me souvenais plus que j'avais lu un Daredevil de Sienkiewicz qui m'avait déja fait pleurer des yeux... C'est un dessin expérimental qui emprunte aux techniques du collage et de la peinture pour construire un univers graphique brumeux et vaguement nauséeux. Même les bulles et la calligraphie sont à chier ; je vais laisser tout cela en me jurant de ne plus y venir, je déteste totalement et irrémédiablement.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Capitaine Ecarlate
Le Capitaine Ecarlate

C'est un album pour le moins singulier, très étrange et surprenant. Je n'ai pas du tout apprécié ce conte fantastique, je trouve que les idées sont vraiment trop saugrenues, et les personnages ne sont ni sympathiques, ni attachants. Il parait que c'est inspiré de l'univers des livres de Marcel Schwob, auteur que je connais pas et qui d'ailleurs ne m'attire pas au vu du résultat. J'aime bien l'onirique poétique comme dans Philémon ou Olivier Rameau, mais là non, je n'ai pas accroché à ce récit qui m'a laissé très dubitatif. En fait, je trouve que l'aspect poétique est plutôt violent et légèrement nauséeux. Sans doute que le dessin n'est pas en phase avec le sujet ; apparemment, Emmanuel Guibert est un auteur qui aime à changer de style graphique : dans Brune, il adoptait un style quasi hyperréaliste de toute beauté, dans Les Olives noires, c'était un dessin lorgnant vers une sorte de Ligne Claire, et ici, son trait est grossier, appuyé, sans grâce, c'est très curieux et je ne peux pas dire que j'ai aimé. Au final, malgré un récit imaginatif, je me suis ennuyé tout du long et je n'ai éprouvé aucun intérêt pour cet album dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à rentrer.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Shaolin
Shaolin

Les tomes 1 et 2 sont très biens. En revanche, le tome 3 (dernier tome) est d'une nullité sans nom : fait à la va-vite, aucune originalité, n'est pas du tout au niveau des 2 premiers et l'histoire déçoit et est navrante ! Très déçu !!!

06/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Esteban (Le Voyage d'Esteban)

Je dois avouer que cette série de Matthieu Bonhomme m'a indisposé à de nombreux endroits. J'ai abandonné ma lecture à la fin du tome 4 tellement j'ai trouvé le scénario de plus en plus inconsistant au fil des planches. J'ai toujours aimé ce que j'ai lu de cet auteur jusqu'ici, ce qui rend ma déception encore plus amère. Je n'ai aucune réserve sur le graphisme soigné, dynamique et agréable. Je trouve la mise en couleur un peu fade mais sans que cela soit rédhibitoire. C'est le scénario qui m'a fortement déplu. En premier lieu je trouve le choix de la thématique première de Matthieu Bonhomme très étrange. Quel garçon (12 ans) français du XXIème siècle peut s'identifier à un apprenti tueur de baleines ? Que Melville fasse rêver les petits Américains du XIXème siècle avec les aventures du petit Ismaël, c'est logique. La chasse à la baleine était l'une des activités les plus prestigieuses aux USA avec son aura de courage, de danger et de participation à la grandeur nationale. En effet il m'est apparu évident que Bonhomme installe le début de son récit dans les pas de Moby Dick. Il y a trop de points communs pour avoir un doute. Jusqu'au nom du navire "Le Léviathan" à la fois monstre biblique et ouvrage philosophique de Hobbs. Toute l'ambiance du tome 1 de la préparation à la chasse suit cette ligne, assez symbolique, jusqu'au dénouement du tome qui choisit une autre voie que celle du roman. Ainsi je trouve que Bonhomme emprunte à Melville la symbolique de la lutte du Bien contre le Mal (T1 T2). Puisque Esteban devient le Bien en lieu et place du cachalot qui a perdu la partie grâce à un coup digne du loto il faut bien trouver un Mal encore plus Mauvais qu'un capitaine totalement irresponsable, piètre chef et au discours à la bonne conscience très contestable. J'ai trouvé cette image du gentil baleinier vs méchant baleinier vraiment puérile, manichéenne et complétement anachronique. En effet contrairement à sa gentille image, Esteban ne participe pas à une chasse de subsistance mais bien à une chasse industrielle extrêmement profitable. À la fin du tome 2 j'étais curieux de savoir où allait nous emmener l'auteur. En bateau ? Avec ces étranges pages blanches 9 et 10 qui cassent le récit pour le faire partir dans une direction tout autre. C'est donc un tome de transition rempli d'épisodes invraisemblables, d'un flash-back romanesque assez guimauve pour finir sur un épisode fantastique bien utile pour se sortir d'un scénario que je trouve bancal. Cela nous conduit directement sur le grand bête et méchant que l'on peut toujours utiliser en dernier recours : des militaires garde-chiourmes qui se laissent tous si facilement abuser par un gamin de 13 ans. J'ai eu l'impression de lire un scénario d'évasion d'il y a 50 ans (Bernard Prince ? Barbe-Rouge ?) ! Quant à l'humour de l'auteur qui m'avait régalé dans Lucky Luke ou Texas Cowboys, aucune trace. Je suis assez sévère car cette série s'adresse à de jeunes enfants (vers 12 ans) sur une thématique (la surexploitation d'une ressource naturelle pour des causes complexes) qui nous touche en plein aujourd'hui. L'exemple historique du massacre des baleines est une illustration du conflit entre progrès et équilibre qui vaut mieux que le discours du capitaine. Je trouve que Bonhomme passe complétement à côté avec son gentil harponneur.

05/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Step up love story
Step up love story

Une nouvelle fois je suis déçu par la lecture d'un manga. Je ne suis probablement plus dans l'âge cible de la série. De toute façon je trouve que les cours d'éducation sexuelle sont valables dans les émissions médicales pas trop dans une BD à caractère érotique. Je trouve que la sexualité est une aventure trop perso pour rentrer dans des statistiques comme dans la série. J'ai trouvé cela d'un ennui mortel et comme un prétexte pour vendre du sexe derrière un alibi de bonne conscience. Compte tenu du nombre de séries vendues, c'est très efficace. Je fais toujours les mêmes remarques négatives sur le graphisme très stéréotypé. Les modèles féminins ont toutes les mêmes visages de gamines, les mêmes poitrines fantasmées et les mêmes expressions figées. Pas du tout ma tasse de sake.

02/03/2023 (modifier)
Par Fm
Note: 1/5
Couverture de la série Demain
Demain

Bonjour Je suis un fan de Léo. J’ai tout de lui. Par contre cette série est particulièrement décevante ! L’histoire est vraiment bateau ! Une guerre ! De la pollution ! Des marchands des gentils bref aucun intérêt ! Le graphisme très moyen. Les personnages pas de profondeur. Et surtout il manque le côté fantastique des histoires de Léo. Il manque les animaux extraordinaires. Je suis désolé de cette appréciation mais je tenais à vous en faire part ainsi qu’à Léo. Merci à vous. Frédéric.

01/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou de Christian Durieux - Pacific Palace
Le Spirou de Christian Durieux - Pacific Palace

Voilà donc une Bd qui a du potentiel ! Cela dit, avoir du potentiel c’est facile, c’est à porté de main du premier badaud venu, une guerre, un génocide, une contrée, une époque, un style de vie, une histoire de corruption, la pègre, etc… peu importe, les sujets inspirants, intéressants et passionnants sont au nombre d’une multitude pour qui veut s’en donner les moyens. Rationnellement avoir du potentiel c’est une expression vide de sens qui cherche le plus souvent à couvrir un travail médiocre qui aurait pu ne pas l’être mais qui à fortiori l’est bel et bien. Cet ouvrage veut aborder les relations parfois existantes entre deux pays aux valeurs diamétralement opposées. La France d’un côté, au gouvernement théoriquement démocratique et le Karajan de l’autre, dirigé d’une poigne de fer par le président Korda. Alangui par le voile de l’insouciance, les consciences se réveillent lorsque le président Korda demande l’asile à la France lorsque ce dernier est chassé de son pays. La France face à la pression médiatique décide d’accueillir Korda quelques jours dans un luxueux hôtel le temps de statuer sur son cas. Et c’est ainsi que débute ce huit clos dans un hôtel vidé de toute clientèle, au personnel réduit et à l’atmosphère quelque peu étouffée. Premièrement nous sommes face au cas classique d’un auteur qui n’a pas fait ses devoirs et généralement ça n’augure rien de bon. Les tyrans, les dirigeants corrompus, les fêlés au pouvoir, voilà des sujets qui regorgent de documentations. Depuis l’antiquité on en a vu passer des tarés au pouvoir incommensurable, qui ont marqué l’histoire avec le sceau de l’épouvante. Et pourtant ici, rien, aucun allusion si ce n’est que Mr le président Korda est un soit-disant « connard », mais pourquoi bon sang ? Expliquez nous, faîtes nous des piqures de rappel, foutez nous sous le nez des images d’horreurs… On a là un personnage interessant qu’est la fille du président Korda, qui se rapproche de Spirou et qui a l’occasion de nous partager les méfaits, les magouilles, les tortures, les assassinats, la ruine de son pays, etc.. auxquels s’est adonné son père mais non, absolument rien… c’est terriblement décevant cette banalisation, certainement involontaire, en taisant les actes perpétrés par ces crapules inondées d’un pouvoir illégitime. Et ça donne lieu à des scènes vide, si vide, tellement vide … C’est pour moi un des plus gros défaut de cet ouvrage, ce manque de documentation ou tout du moins ce manque d’information qui à pour effet de nous rendre ce cher président tolérable pour ne pas dire sympathique. Deuxièmement l’oeuvre est lente, c’est n’est pas toujours un problème, certains auteurs apprécient prendre leur temps afin de creuser la personnalité des protagonistes, ici ce n’est malheureusement pas le cas, le bouquin est d’un ennui mortel de la page n°1 à la page n°60 (pour un total de 79 planches). Christian Durieux enchaine les scènes vides d’intérêt et si elles ne font pas avancer la trame, elles ne nous rendent pas pour autant les personnages plus attachants. Cela aurait pu être un pari, une histoire lente qui nous fait vivre les horreurs d’un régime totalitaire au travers des yeux même de fille du dit tyran, mais non, rien de tel, des planches et des planches qui n’apportent absolument rien. La première planche donne le ton cela dit, c’est une planche complète dédié à Fantasio nageant entre lustres, tables, fauteuils, vaisselle, etc… C’est beau en un sens mais quel est l’utilité d’une telle planche ? En réalité c’était un rêve que faisait notre ami Fantasio, un rêve qui n’apporte rien à la trame principale, rien à son histoire personnelle alors une seule question se pose : Pourquoi ?! Doit-il y avoir une planche dédié à chaque personne lorsqu'il mangent, chient et dorment ? Un peu de bon sens pardi ! Il aurait pourtant pu nous partager un rêve qui avait un lien avec l'histoire, par exemple son licenciement du Moustique Journal ou encore sa carrière raté à laquelle il espérait mettre un terme avec un nouvel article sensationnel mais certainement pas une baignade dans un hôtel submergé... Rien ne fait sens, cette bd est une suite d'illustrations et de scènes toutes plus inutiles les unes des autres. Troisièmement la présence d’incohérences touchant à l’attitude des personnages et à l’atmosphère du récit m'a clairement lassé. Je m’explique, à un certain moment, Fantasio drague de manière un peu lourde la fille de Mr Korda, la scène est légèrement tendancieuse, donnant un certain ton à la direction du récit. Il va de soi que Christian Durieux a choisit de s’éloigner du Spirou timide en faisant dans le dévergondé léger, du moins c’est l’idée que je m’en suis fait. Quelle déception quelques pages plus loin lorsque l’on assiste à une scène nocturne dans la piscine ou toute cette « sensualité » a disparu. Maillot une pièce, aucune courbe généreuse, pas de bout de seins, aucune allusion, rien… Mais à quoi joue-t-il bon sang ? Non pas que je m’attende lire du « Manara » après que Fantasio se soit montré plus qu’avenant mais j'aurais apprécié que notre auteur fasse preuve d’un minimum de cohérence. Ce n'est pas le défaut le plus significatif mais il accentue la piètre qualité de l'album. Quatrièmement nos deux héros, contrairement à l’univers originel, ne sont pas bien actifs. D’ailleurs ils ne sont que les spectateurs de ce qui se déroule sous leurs yeux de l’ouverture à la fermeture de l’album, il n’interagissent à aucun moment avec la trame principale, ils se contentent d’observer sans même prendre la peine d’élaborer des théories ou même de pousser le lecteur à la réflexion. Quel ennui. Dernièrement l’auteur se cantonne beaucoup trop à son huit-clos, cet accueil du président Korda devrait être révoltant pour chaque français défenseur d’un idéal démocratique et soulever en eux une envie de désapprobation et pourquoi pas de meurtre. Pourtant à aucun moment il nous est donné d’assister à une insurrection, à un acte de vandalisme, à une nuée de journalistes essayant de glaner quelques clichés ou encore quelques précieuses informations ici et là. Quant au trait de Christian Durieux il n'est pas transcendant mais je dois reconnaître qu'il a son charme, ce n'est clairement pas le dessin que j'affectionne mais ça peut plaire. Mon avis est que ce livre n’est rien d’autre qu’une production commerciale bâclée et c'est bien dommage car du potentiel ... il y en avait ..! Malheureusement la lecture n'en vaut pas la peine, on est loin du Spirou d'antan pour les quelques nostalgiques et loin d'une bonne histoire pour les lecteurs en quête de nouveauté.

01/03/2023 (modifier)