« Toto », déjà les autres BD Les Blagues de Toto ne volent pas bien haut en grandissant mais elles ont la chance d’avoir un graphisme plus que correct !
Déjà enfant, Toto, qui était publié dans des magazines du genre Mes Premiers J’aime lire ou J’aime lire tout court, m’ennuyait à mourir. Je n’ai jamais trouvé les blagues drôles, les chutes étaient toujours les mêmes, soit le malaise d’un adulte ou des parents.
Le graphisme peut avoir son charme pour les plus jeunes, malgré sa simplicité au possible, il ne m’a jamais dérangé en soi mais y’a mieux.
Dans la même lignée, prenez Ariol qui peut en plus aussi très bien être lu par des plus grands.
Tiens, je réalise que je n'avais pas encore avisé cette série. Sans doute parce que même si j'en ai lu de nombreuses planches disséminées ça et là dans divers magazines et entamé plusieurs albums, je n'ai jamais réussi à aller au bout d'un seul d'entre eux. Simplement car je trouve le personnage de Corinne détestable et je ne prenais aucun plaisir à la voir tourmenter gratuitement son compère Jeannot qui, quoiqu'un peu idiot lui-même, n'avait pas mérité ça. C'est de la méchanceté gratuite, soutenue par l'auteur qui aide systématiquement son personnage, et des situations trop répétitives pour être intéressantes. Et autant je trouve le dessin de Tabary techniquement réussi, propre et efficace, comme il l'a prouvé dans la très bonne série Iznogoud, autant le sourire satisfait de Corinne me hérissait le poil et continue à m'exaspérer aujourd'hui. Concrètement, aucun gag de Corinne et Jeannot ne m'a jamais fait rire et ce sont des planches que je zappais immanquablement quand je lisais Pif Gadget et autres ouvrages jeunesse.
Une série de Pif Gadget qui a apparemment marqué positivement la majorité des lecteurs.
Moi elle me saoulait, les personnages sont têtes à claque à la longue, les scènes de bagarre mal dessinées (j'avais l'impression que l'onomatopée se situait 30cm à côté du point d'impact), le casque de Dicentim ridicule... Bref je la zappais pour lire Rahan et les autres, 3 crans au-dessus.
D'habitude je suis assez fan des séries des années 70/80 et je fais mien le "Oldies but goodies". Malheureusement pour cette série je suis d'accord avec greg et je pense qu'il n'y a rien à sauver de cette loufoquerie ridicule.
Je me demande encore pourquoi les auteurs ont voulu associer l'image de l'O.M.S à celle de ces personnages clownesques puisqu'aucun des scénarii que j'ai lu ( 1,2,3) n'a un rapport avec une mission de l'O.M.S.
Je trouve que c'est une quasi insulte pour les professionnels qui vont affronter des virus inconnus au fin fond de l'Afrique ou de la Chine.
Comme le souligne greg, les scénarii sont approximatifs et ineptes piochant ça et là des idées vues ailleurs. Cela se cherche entre aventure, humour et mini engagement pour aboutir à une soupe indigeste.
De plus le graphisme ne trouve pas grâce à mes yeux. Je trouve le dessin inégal d'une case à l'autre avec des extérieurs sans précision et des uniformes bâclés.
Quant à la mise en couleur je l'ai trouvé horrible avec ces cieux violets, jaunes ou roses mais le reste est à l'avenant.
Une lecture à fuir même en vide grenier.
Perso il se trouve que je connaissais bien l'histoire en question.
Il faut savoir qu'il y a deux versions :
1) La vérité historique : d'ancien joueurs du Dynamo se retrouvent à travailler ensemble dans une boulangerie, alimentant avant tout les troupes d'occupation, et décident de monter leur propre club, Start, afin de ne pas se retrouver dans le club "officiel" qui est géré par des collaborateurs.
Ils participent à plusieurs matchs, avant tout contre diverses formations sportives des troupes occupantes. Leur avant-dernier jeu est un match retour le 9 aout 1942 contre le club de la DCA allemande. Le dernier match sera également un match retour, mais contre les troupes hongroises.
Quelques jours plus tard, plusieurs des membres du club sont arrêtés par la Gestapo (9 au total). Les archives allemandes dévoileront des actes d'accusation fournis (pains sabotés avec des débris de verre dans la farine, vols de pains...). Ce sont avant tout des actes de résistance ou de désespoir poussés par la faim qui sont sanctionnés, et non une victoire de foot (la preuve étant que plusieurs membres du club ayant participé aux matchs retour ne seront jamais inquiétés). Pire, certains seront inquiétés après-guerre... par le NKVD russe qui les jugeront pour collaboration.
2) La légende de propagande soviétique : il s'agissait d'un "match de la mort", que les affreux nazis avaient imposé afin de pouvoir vaincre les soit-disant sous-hommes ukrainiens, ceux-ci devant laisser les nazis (une équipe de SS) gagner sous peine de mort. Les héros ukrainiens feront fi des menaces, ils vaincront, et seront tous exécutés à la suite du match.
Il va de soi hélas que cette BD est une adaptation partielle de la propagande soviétique. Je dis bien partielle car elle reprend par essence le message de propagande soviétique, mais de manière beaucoup plus insidieuse car reprenant bien plus d'éléments réels.
Exit les SS, c'est bien contre la DCA que Start se bat. De même qu'ils ne sont pas exécutés dans la foulée, mais ils font bien un autre dernier match après.
MAIS... au mépris de la réalité historique, cette BD invente plusieurs faits qui n'ont jamais existé :
- Les joueurs de la DCA se sont montrés brutaux, l'arbitre était partial, et les allemands sont tous partis très vite après le match --> tous les témoins (ukrainiens je précise) font pourtant état d'un match "normal", sans incidents, et les allemands ont même demandé à prendre une photo après le match montrant les deux équipes souriantes (la photo existe toujours et a même fait la "une" du journal de marche local de la Luftwaffe, ce qui semble indiquer une ambiance plutôt bon enfant et fair-play)
- Des menaces larvées ont été proférées lors de la mi-temps --> aucune trace dans les témoignages des joueurs survivants
- Leur arrestation aurait été décidée afin de saper le moral ukrainien qui devenait trop fort après les victoires, les sabotages et vols n'étaient que prétexte... Aucune trace dans les archives allemandes pourtant, qui ne dissimulaient rien (il y a pourtant bien eu des arrestations et déportations pour saper un moral jugé trop élevé dans les divers pays occupés par le nazis, tout était scrupuleusement consigné, ils ne s'en cachaient pas)
- Tous les joueurs sont arrêtés. Comme indiqué plus haut, c'est inexact, plusieurs n'ont jamais été inquiétés.
Cela n'excuse en aucun cas les horreurs nazies bien réelles mises en avant par cette BD vis-à-vis de la population ukrainienne. Mais pourquoi donc ce besoin de reprendre la propagande soviétique ?
Je suis un grand lecteur de séries Jeunesse même si j'ai passé l'âge cible depuis longtemps (ou peut être j'y reviens). Magic 7 est l'exemple type d'une série qui compile de nombreux défauts à mes yeux.
Le scénario surfe sur le goût fantastique lié à la magie. C'est convenu, sans originalité et cela est de moindre risque commercialement. Les auteurs s'accordent une astuce pour s'attacher l'intérêt des lecteurs. En divisant le domaine de la magie en sept compartiments attribués à sept enfants différents, ils pensent assurer la curiosité de leur public.
Perso j'ai trouvé le premier album si ennuyeux que je n'irai pas voir les "dons" des petits copains de Léo, Zoran et Farah. Posséder des dons magiques "pour rendre le monde meilleur" et passer son temps à résoudre des gamineries de collège, c'est un horizon assez limité.
Ensuite le graphisme est un pur produit ordi de série tv pour enfants. C'est standardisé à l'extrême (yeux et bouches), figé avec une expressivité théâtralisée. Pour ratisser large les auteurs proposent des modèles graphiques d'enfants d'une dizaine d'années dans une ambiance lycée américain de 16/17 ans. Pour une lecture enfant c'est probablement gratifiant mais pour ma lecture c'est ridicule.
Pour finir les auteurs entourent Léo de fantômes de défunts célèbres dont je suis persuadé que les enfants ignorent tout (Ray Sugar Léonard, Django Reinhardt...) souvent nommés par des diminutifs triviaux ! (Par exemple il y a plusieurs Sugar dans l'histoire de la boxe). De même les dialogues sont d'un niveau très basique.
Une lecture que je ne proposerais pas à mes enfants.
Ro finit son avis en orientant les lecteurs/rices vers Harmony. Je souscris pleinement à ce conseil car j'ai trouvé 3 étoiles d'écart entre les deux séries.
Je me suis profondément ennuyé à la lecture de ce récit intimiste.
Déjà, je n’ai pas aimé le dessin. Les morphologies étranges (mains énormes, absence de cou, etc…) et les décors très symbolisés ne m’ont pas charmé. Les émotions ont eu du mal à passer. Et le découpage m’a laissé totalement de marbre.
Quant à l’histoire… Que dire ? Sans doute résonne-t-elle de manière particulière pour l’autrice… mais je n’ai ressenti aucune émotion. Ce père qui s’éloigne de plus en plus du foyer familial, fuyant sa propre misère dans l’alcool et des fugues de plus en plus fréquentes, cette mère qui reste stoïque devant la déliquescence de son couple, ces enfants qui assistent passivement à ce marasme du quotidien, j’ai été indifférent à tout ! Tant aux personnages qu’à la situation.
Soyons clairs : je n’ai pas aimé. Je suis arrivé au bout parce que ça se lit vite mais c’est clairement une lecture de laquelle, à titre personnel, je n’ai rien su retirer. Je pourrais dire « pas pour moi », mais le problème est que ce genre de thématique m’attire d’ordinaire.
J'avais acheté les 3 premiers tomes puis revendu tellement on tombait dans les clichés bobo qui finit en Inde....
Puis cette année j'ai vu que la série était arrivée à la bibliothèque de la commune. J'ai tout relu puis arrivé à la finir.
Mouais.... Trop cliché et le pire c'est le dernier cycle où on sent bien que les auteurs en avaient marre. Avec le dernier tome qui finit à toute vitesse...
Bref très très déçu !
J'ai vraiment été déçu par la lecture de cette série des années 80's. Pourtant j'aime bien ce que j'ai lu de Christian Rossi mais ici, je trouve beaucoup trop de défauts.
J'ai lu les trois premiers tomes dans leur version originale ce qui me permet d'avoir un graphisme non déformé par le format.
En premier lieu j'ai trouvé la mise en couleur très laide avec ces visages jaunes par moments ou ces planches au rouge délavé.
Le parti pris de positionner une grande partie des actions sous la pluie permet l'utilisation abusive des gris ou marrons vraiment fades.
Le graphisme de Rossi est trop chargé à mon goût. Même s’il renvoie à une imitation de Blueberry, il n'y a pas la maîtrise nécessaire pour supporter la comparaison.
J'ai trouvé le lettrage vieillot et pénible à lire. Certaines cases sont littéralement envahies par un texte parfois assez indigeste. Il y a même une énorme coquille sur la mort du président Lincoln ce qui décrédibilise le sérieux des "cases historiques".
Enfin je cherche encore la cohérence du scénario. J'ai eu l'impression d'un saupoudrage des thèmes de misères des USA en 1865. Le racisme du Sud et du Nord contre les Afro-Américains, le racisme et les massacres des guerres indiennes, le massacre des bisons, les hordes sauvages issues de la guerre ou les sectes et la condition de la femme.
De théâtre il n'en est pratiquement pas question sauf à l'introduction, me semble-t-il, de quelques tirades de "Lady Macbeth du district de Mtensk" (1865) qui feraient un pont avec la folie de Hermes.
Mais tout cela est brouillon et trop superficiel à mon goût pour faire un récit cohérent.
On retrouve ainsi le pauvre Matt, en quelques mois de guerre, fantassin de choc, puis fossoyeur de champs de bataille puis cavalier pour finir déserteur recueilli par les Indiens. No comment.
Une très pauvre lecture. Heureusement j'ai lu des oeuvres bien meilleures de cet auteur.
Je n'ai vraiment pas trouvé la BD très humoristique, j'étais plutôt mal à l'aise. Celle-ci est remplie de clichés négatifs sur les banlieues, qui reflètent l'animosité de l'auteur, je déconseille fortement.
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Toto
« Toto », déjà les autres BD Les Blagues de Toto ne volent pas bien haut en grandissant mais elles ont la chance d’avoir un graphisme plus que correct ! Déjà enfant, Toto, qui était publié dans des magazines du genre Mes Premiers J’aime lire ou J’aime lire tout court, m’ennuyait à mourir. Je n’ai jamais trouvé les blagues drôles, les chutes étaient toujours les mêmes, soit le malaise d’un adulte ou des parents. Le graphisme peut avoir son charme pour les plus jeunes, malgré sa simplicité au possible, il ne m’a jamais dérangé en soi mais y’a mieux. Dans la même lignée, prenez Ariol qui peut en plus aussi très bien être lu par des plus grands.
Corinne et Jeannot
Tiens, je réalise que je n'avais pas encore avisé cette série. Sans doute parce que même si j'en ai lu de nombreuses planches disséminées ça et là dans divers magazines et entamé plusieurs albums, je n'ai jamais réussi à aller au bout d'un seul d'entre eux. Simplement car je trouve le personnage de Corinne détestable et je ne prenais aucun plaisir à la voir tourmenter gratuitement son compère Jeannot qui, quoiqu'un peu idiot lui-même, n'avait pas mérité ça. C'est de la méchanceté gratuite, soutenue par l'auteur qui aide systématiquement son personnage, et des situations trop répétitives pour être intéressantes. Et autant je trouve le dessin de Tabary techniquement réussi, propre et efficace, comme il l'a prouvé dans la très bonne série Iznogoud, autant le sourire satisfait de Corinne me hérissait le poil et continue à m'exaspérer aujourd'hui. Concrètement, aucun gag de Corinne et Jeannot ne m'a jamais fait rire et ce sont des planches que je zappais immanquablement quand je lisais Pif Gadget et autres ouvrages jeunesse.
Dicentim le petit franc
Une série de Pif Gadget qui a apparemment marqué positivement la majorité des lecteurs. Moi elle me saoulait, les personnages sont têtes à claque à la longue, les scènes de bagarre mal dessinées (j'avais l'impression que l'onomatopée se situait 30cm à côté du point d'impact), le casque de Dicentim ridicule... Bref je la zappais pour lire Rahan et les autres, 3 crans au-dessus.
Isabelle Fantouri
D'habitude je suis assez fan des séries des années 70/80 et je fais mien le "Oldies but goodies". Malheureusement pour cette série je suis d'accord avec greg et je pense qu'il n'y a rien à sauver de cette loufoquerie ridicule. Je me demande encore pourquoi les auteurs ont voulu associer l'image de l'O.M.S à celle de ces personnages clownesques puisqu'aucun des scénarii que j'ai lu ( 1,2,3) n'a un rapport avec une mission de l'O.M.S. Je trouve que c'est une quasi insulte pour les professionnels qui vont affronter des virus inconnus au fin fond de l'Afrique ou de la Chine. Comme le souligne greg, les scénarii sont approximatifs et ineptes piochant ça et là des idées vues ailleurs. Cela se cherche entre aventure, humour et mini engagement pour aboutir à une soupe indigeste. De plus le graphisme ne trouve pas grâce à mes yeux. Je trouve le dessin inégal d'une case à l'autre avec des extérieurs sans précision et des uniformes bâclés. Quant à la mise en couleur je l'ai trouvé horrible avec ces cieux violets, jaunes ou roses mais le reste est à l'avenant. Une lecture à fuir même en vide grenier.
Le Match de la Mort
Perso il se trouve que je connaissais bien l'histoire en question. Il faut savoir qu'il y a deux versions : 1) La vérité historique : d'ancien joueurs du Dynamo se retrouvent à travailler ensemble dans une boulangerie, alimentant avant tout les troupes d'occupation, et décident de monter leur propre club, Start, afin de ne pas se retrouver dans le club "officiel" qui est géré par des collaborateurs. Ils participent à plusieurs matchs, avant tout contre diverses formations sportives des troupes occupantes. Leur avant-dernier jeu est un match retour le 9 aout 1942 contre le club de la DCA allemande. Le dernier match sera également un match retour, mais contre les troupes hongroises. Quelques jours plus tard, plusieurs des membres du club sont arrêtés par la Gestapo (9 au total). Les archives allemandes dévoileront des actes d'accusation fournis (pains sabotés avec des débris de verre dans la farine, vols de pains...). Ce sont avant tout des actes de résistance ou de désespoir poussés par la faim qui sont sanctionnés, et non une victoire de foot (la preuve étant que plusieurs membres du club ayant participé aux matchs retour ne seront jamais inquiétés). Pire, certains seront inquiétés après-guerre... par le NKVD russe qui les jugeront pour collaboration. 2) La légende de propagande soviétique : il s'agissait d'un "match de la mort", que les affreux nazis avaient imposé afin de pouvoir vaincre les soit-disant sous-hommes ukrainiens, ceux-ci devant laisser les nazis (une équipe de SS) gagner sous peine de mort. Les héros ukrainiens feront fi des menaces, ils vaincront, et seront tous exécutés à la suite du match. Il va de soi hélas que cette BD est une adaptation partielle de la propagande soviétique. Je dis bien partielle car elle reprend par essence le message de propagande soviétique, mais de manière beaucoup plus insidieuse car reprenant bien plus d'éléments réels. Exit les SS, c'est bien contre la DCA que Start se bat. De même qu'ils ne sont pas exécutés dans la foulée, mais ils font bien un autre dernier match après. MAIS... au mépris de la réalité historique, cette BD invente plusieurs faits qui n'ont jamais existé : - Les joueurs de la DCA se sont montrés brutaux, l'arbitre était partial, et les allemands sont tous partis très vite après le match --> tous les témoins (ukrainiens je précise) font pourtant état d'un match "normal", sans incidents, et les allemands ont même demandé à prendre une photo après le match montrant les deux équipes souriantes (la photo existe toujours et a même fait la "une" du journal de marche local de la Luftwaffe, ce qui semble indiquer une ambiance plutôt bon enfant et fair-play) - Des menaces larvées ont été proférées lors de la mi-temps --> aucune trace dans les témoignages des joueurs survivants - Leur arrestation aurait été décidée afin de saper le moral ukrainien qui devenait trop fort après les victoires, les sabotages et vols n'étaient que prétexte... Aucune trace dans les archives allemandes pourtant, qui ne dissimulaient rien (il y a pourtant bien eu des arrestations et déportations pour saper un moral jugé trop élevé dans les divers pays occupés par le nazis, tout était scrupuleusement consigné, ils ne s'en cachaient pas) - Tous les joueurs sont arrêtés. Comme indiqué plus haut, c'est inexact, plusieurs n'ont jamais été inquiétés. Cela n'excuse en aucun cas les horreurs nazies bien réelles mises en avant par cette BD vis-à-vis de la population ukrainienne. Mais pourquoi donc ce besoin de reprendre la propagande soviétique ?
Magic 7
Je suis un grand lecteur de séries Jeunesse même si j'ai passé l'âge cible depuis longtemps (ou peut être j'y reviens). Magic 7 est l'exemple type d'une série qui compile de nombreux défauts à mes yeux. Le scénario surfe sur le goût fantastique lié à la magie. C'est convenu, sans originalité et cela est de moindre risque commercialement. Les auteurs s'accordent une astuce pour s'attacher l'intérêt des lecteurs. En divisant le domaine de la magie en sept compartiments attribués à sept enfants différents, ils pensent assurer la curiosité de leur public. Perso j'ai trouvé le premier album si ennuyeux que je n'irai pas voir les "dons" des petits copains de Léo, Zoran et Farah. Posséder des dons magiques "pour rendre le monde meilleur" et passer son temps à résoudre des gamineries de collège, c'est un horizon assez limité. Ensuite le graphisme est un pur produit ordi de série tv pour enfants. C'est standardisé à l'extrême (yeux et bouches), figé avec une expressivité théâtralisée. Pour ratisser large les auteurs proposent des modèles graphiques d'enfants d'une dizaine d'années dans une ambiance lycée américain de 16/17 ans. Pour une lecture enfant c'est probablement gratifiant mais pour ma lecture c'est ridicule. Pour finir les auteurs entourent Léo de fantômes de défunts célèbres dont je suis persuadé que les enfants ignorent tout (Ray Sugar Léonard, Django Reinhardt...) souvent nommés par des diminutifs triviaux ! (Par exemple il y a plusieurs Sugar dans l'histoire de la boxe). De même les dialogues sont d'un niveau très basique. Une lecture que je ne proposerais pas à mes enfants. Ro finit son avis en orientant les lecteurs/rices vers Harmony. Je souscris pleinement à ce conseil car j'ai trouvé 3 étoiles d'écart entre les deux séries.
Le Bon père
Je me suis profondément ennuyé à la lecture de ce récit intimiste. Déjà, je n’ai pas aimé le dessin. Les morphologies étranges (mains énormes, absence de cou, etc…) et les décors très symbolisés ne m’ont pas charmé. Les émotions ont eu du mal à passer. Et le découpage m’a laissé totalement de marbre. Quant à l’histoire… Que dire ? Sans doute résonne-t-elle de manière particulière pour l’autrice… mais je n’ai ressenti aucune émotion. Ce père qui s’éloigne de plus en plus du foyer familial, fuyant sa propre misère dans l’alcool et des fugues de plus en plus fréquentes, cette mère qui reste stoïque devant la déliquescence de son couple, ces enfants qui assistent passivement à ce marasme du quotidien, j’ai été indifférent à tout ! Tant aux personnages qu’à la situation. Soyons clairs : je n’ai pas aimé. Je suis arrivé au bout parce que ça se lit vite mais c’est clairement une lecture de laquelle, à titre personnel, je n’ai rien su retirer. Je pourrais dire « pas pour moi », mais le problème est que ce genre de thématique m’attire d’ordinaire.
Les Seigneurs de la terre
J'avais acheté les 3 premiers tomes puis revendu tellement on tombait dans les clichés bobo qui finit en Inde.... Puis cette année j'ai vu que la série était arrivée à la bibliothèque de la commune. J'ai tout relu puis arrivé à la finir. Mouais.... Trop cliché et le pire c'est le dernier cycle où on sent bien que les auteurs en avaient marre. Avec le dernier tome qui finit à toute vitesse... Bref très très déçu !
Le Chariot de Thespis
J'ai vraiment été déçu par la lecture de cette série des années 80's. Pourtant j'aime bien ce que j'ai lu de Christian Rossi mais ici, je trouve beaucoup trop de défauts. J'ai lu les trois premiers tomes dans leur version originale ce qui me permet d'avoir un graphisme non déformé par le format. En premier lieu j'ai trouvé la mise en couleur très laide avec ces visages jaunes par moments ou ces planches au rouge délavé. Le parti pris de positionner une grande partie des actions sous la pluie permet l'utilisation abusive des gris ou marrons vraiment fades. Le graphisme de Rossi est trop chargé à mon goût. Même s’il renvoie à une imitation de Blueberry, il n'y a pas la maîtrise nécessaire pour supporter la comparaison. J'ai trouvé le lettrage vieillot et pénible à lire. Certaines cases sont littéralement envahies par un texte parfois assez indigeste. Il y a même une énorme coquille sur la mort du président Lincoln ce qui décrédibilise le sérieux des "cases historiques". Enfin je cherche encore la cohérence du scénario. J'ai eu l'impression d'un saupoudrage des thèmes de misères des USA en 1865. Le racisme du Sud et du Nord contre les Afro-Américains, le racisme et les massacres des guerres indiennes, le massacre des bisons, les hordes sauvages issues de la guerre ou les sectes et la condition de la femme. De théâtre il n'en est pratiquement pas question sauf à l'introduction, me semble-t-il, de quelques tirades de "Lady Macbeth du district de Mtensk" (1865) qui feraient un pont avec la folie de Hermes. Mais tout cela est brouillon et trop superficiel à mon goût pour faire un récit cohérent. On retrouve ainsi le pauvre Matt, en quelques mois de guerre, fantassin de choc, puis fossoyeur de champs de bataille puis cavalier pour finir déserteur recueilli par les Indiens. No comment. Une très pauvre lecture. Heureusement j'ai lu des oeuvres bien meilleures de cet auteur.
Nic Oumouk
Je n'ai vraiment pas trouvé la BD très humoristique, j'étais plutôt mal à l'aise. Celle-ci est remplie de clichés négatifs sur les banlieues, qui reflètent l'animosité de l'auteur, je déconseille fortement.