Personnellement j'ai lu l'intégrale de cette série qui n'est pas si vieille (10 à 12 ans, au plus). Et pourtant j'ai eu l'impression d'être devant une série bien plus ancienne.
Cela est principalement dû au dessin. Malès a un style classique, trop classique, que l'on dirait directement issu de l'école du Jijé de Valhardi. Seulement cette dernière série date des années 1950 (et même 1948.), et même s'il y a quelque part un hommage, cela me semble assez peu réussi. En effet Malès reprend bien le look des personnages, leurs vêtements. Mais comme je suis assez peu sensible à cette période, cela ne me plaît pas. En plus le dessin me semble plutôt inexpressif au possible, j'ai vraiment eu du mal à accrocher. Et l'épilogue présent dans l'intégrale va plus loin dans la mocheté, réalisé en couleurs directes, et où visiblement le dessinateur a eu du mal à "revenir" dans son style de l'époque.
Tiens parlons-en de cet épilogue. Dufaux s'est visiblement rendu compte en bouclant son triptyque qu'il avait laissé des personnages au bord du chemin (notamment une "hobo", c'est à dire une vagabonde, haha) ; de plus, "Les Révoltés" se voulant une série évoquant l'industrie cinématographique, et étant donné que mis à part deux producteurs discutant entre deux fusillades on n'a pas vraiment d'évocation, il met deux-trois stars du grand écran de l'époque. Mais c'est un peu léger, Monsieur Dufaux...
Tout comme la série en elle-même m'a parue légère, dans le sens où l'intrigue me semble naviguer à vue, sans véritable plan, sans... scénario, un comble pour un scénariste aussi réputé ! Ok, il y a des personnages de révoltés, contre leur famille, le star system, la société, etc. Mais la façon dont ils sont raccrochés les uns aux autres me semble tellement artificielle que l'on aurait pu appeler la série "Les paumés" (ceci est aussi dû au fait que Dufaux les a un peu lâchés en cours de route). Tiens d'ailleurs, je n'ai rien compris au tome 3, j'ai presque eu l'impression de lire une autre série, tellement le virage était important.
Bref, "Les Révoltés" m'ont révulsé.
Série prêtée. Et lue. Vite.
Je l’ai déjà mentionné antérieurement : j’en ai VRAIMENT MARRE de ces couvertures annonciatrices de très bonnes choses à l’intérieur. Mais une fois ouverts, ces tomes se sont révélés bien fadasses.
Ca me fait penser à une boîte de cassoulet. La photo accolée sur le pourtour (et où il est mentionné « suggestion de présentation ») vous montre quelque chose de vraiment appétissant, que l’on a hâte de déguster. Mais une fois ouverte, vous constatez que le contenu n’a RIEN, mais absolument RIEN à voir avec ce qui est annoncé.
C’est le cas ici. Et pourtant le scénario –comme le jeu- était prometteur. De plus, c’est Mechner lui-même qui narre l’histoire et la genèse de son univers. Mais, sincèrement, l’ensemble est vraiment peu attractif.
Certains diront peut-être : « waouww !… que voilà une bd aux nombreuses qualités graphiques et narratives qui raviront tous les amateurs de ce genre !… ». Ben tiens ! Et encore quoi !?…
Les couleurs ?… effectivement, les développements se déroulant sur deux époques distinctes chacune aurait du avoir un ton de base. Ben non, d’où difficile –parfois- de s’y retrouver.
Le graphisme ?… ça casse quand même pas des briques. Un trait digne de débutants dans une académie de dessin. Autant se replonger dans un bon vieux « Ulysse 31 ».
La mise en page ?… la quoi ?…
Non. Sincèrement. Et pourtant je n’ai pas l’habitude de donner une mauvaise cotation mais ici je ne saurais faire autrement car au vu des covers et du contenu je ne peux que dire : tromperie sur la marchandise.
Série vite rendue.
Dérives… oui… fabuleuses… euh, faudra repasser, là !…
Cette série ne m’a vraiment pas amusé. Certain(e)s pourront peut-être parler d’histoires décapantes faites d’un bon mélange de femmes, de fric, d’alcool… tant mieux pour eux (ou elles).
C’est surtout le dessin qui m’a heurté. Les personnages ont un ces « goûts » de Goutatou et Dorochaux de Mouminoux que c’en est près du mimétisme. Et comme je n’aimais déjà pas trop le graphisme de cette série là, autant vous dire que « nos » navigateurs portugais peuvent toujours être à la recherche des Indes, ce n’est pas moi qui les guiderai.
J’ai lu quoi !?… une série au narratif un peu neu-neu, dont le textuel aurait pu faire rire les jeunes lecteurs de Mickey voici quelques dizaines d’années. Vraiment un humour au ras des pâquerettes où les quelques rares bons mots sont à rechercher.
J’aurais voulu mettre du positif. Mais non. Découragé je suis par cette série insipide, inodore et peu inspirée. J’avise très rarement un « 1 ». C’est le cas ici. J’aime VRAIMENT pas.
Arf, c’est une blague cette BD non ?
Les dessins sont plutôt pas mal, avec des couleurs suffisamment contrastées pour être dynamiques sans l’être trop en faisant informatique. Les traits des personnages sont précis chez les hommes, chez les femmes jeunes en revanche il semble qu’elles soient toutes sœurs jumelles avec uniquement la couleur de cheveux qui change et toutes à très légèrement vêtues avec des formes plus que rondes. Si les plans serrés sont plutôt réussis avec des arrières plans précis, les plans larges m’ont paru trop statiques (comme à l’assemblée constituante). Des dessins jolis donc.
En revanche le scénario est d’un navrant… On ne croit pas une seconde à cette histoire de sectes secrètes ou se mêlent visiblement l’Egypte et le Vatican, manipulant les personnages historiques, avec un Robespierre incorruptible décidément complètement stupide… Et que dire de la fin qui annonce un tome 2 où ce sera napoléon ? Le scénario est navrant de platitude, de faux sous entendu, de mystère à deux sous. Alors oui pour voir de jolies donzelles dans des tenues de cuir c’est la BD idoine mais bon, j’imagine que la cible n’est pas les pré-pubères en mal de SM !
Malgré un dessin joli, on ne peut pas trouver crédible l’enchainement des manipulations qui vont décider du sort des uns et des autres, en pleine terreur il devait régner une autre ambiance que ce que l’on voit ici. La partie historique sur la chute des Robespierre à l’assemblée est d’ailleurs l’un des rares moments on notre regard n’est pas perturbé par des formes féminines et c’est celui qui parait le plus plat et terne alors que c’est la seule action de tout l’album !
Au final BD à oublier car nul salut ne peut être trouvé à scénario si faible.
Un Robespierre qui n'échappe pas à son destin, accompagné d'une histoire de succubes à dormir debout, on n'y croit pas une minute.
J'envoie en vrac mes impressions, car je ne saurais, ni ai l'envie de mettre tout cela en ordre :
- Les femmes sont très agaçantes, elles ont toutes le même visage super maquillé, on croirait qu'elles partent faire un défilé de mode d'aujourd'hui. Ce qui les différencie ? La couleur de cheveux.
- Les hommes on ne les prend pas au sérieux, ils sont inconsistants, surtout Robespierre qui se laisse manipuler par une femelle lascive.
- Les incantations ou prières sont longues et soûlantes.
- Avoir mis des personnages historiques ne donne absolument pas de poids à l'histoire, c'est limite déplacé de leur faire jouer une telle comédie.
- Le dessin est passé entre les griffes de l'outil informatique, certes cela reste beau, mais à mon goût cela ne rend pas hommage au graphisme de Paturaud.
- J'ai fini ma lecture juste en feuilletant la bd, je n'en pouvais plus. Peut-être que d'autres apprécieront.
J'avais bien aimé Les Passants du Clair de Lune des mêmes auteurs, série malheureusement inachevée et qui n'avait pas remporté beaucoup d'éloges, j'ai hâte de voir ce que celle-ci aura comme critiques.
J'ai été extrêmement déçu, ça tourne complètement en rond, il ne suffit pas de faire un copier/coller d'un cross-over pour faire une bonne BD.
Pour la mort de captain, j'ai même pas pleuré !
Rien à dire à propos du graphisme qui est excellent, mais certains volumes ne sont que la redite, certes vu par un autre personnage, de la même scène et donc on n'avance pas, j'ai très largement préféré le cross-over "House of M" dont l'histoire arrive quand même à une certaine conclusion.
Mais Civil War, je l'ai vite rendu à mon libraire.
J'ai lu l'édition Albin Michel. Ceci explique peut être les difficultés de lecture car le format de la BD est trop petit visiblement pour que le rendu soit lisible surtout que l'ensemble m'a semblé sombre au niveau des couleurs.
Concernant les petites histoires, on tourne vite en rond, la narration est très lourde et oblige à faire des efforts pour ne pas refermer la BD. Ma note reflète surtout ce côté pénible ressenti à la lecture.
Je ne vais pas épiloguer sur ce one shot, je ne l'ai pas apprécié, pourtant il m'a semblé qu'avec un plus grand format ce serait peut être mieux passé.
Si j'ai l'occasion de tomber sur la réédition 2009, je me laisserai tenter.
J’ai détesté cette série, qui ne compte que deux tomes sur les trois initialement prévus. En effet nous sommes dans une sorte de polar sentimental urbain teinté d’humour burlesque. Mais à ce niveau-là c’est presque plus que de la teinte. Un peu comme si l’écrivain David Foenkinos avait renversé son pot d’humour pour le faire imprégner toute l’histoire sans s’en rendre compte. Faire du décalage c’est bien, mais là, c’est trop. C’est du grand n’importe quoi à toutes les pages. Et malheureusement le dessin ne rattrape pas grand-chose, même s’il est correctement aquarellé.
Bref, à oublier.
Je précise avant toute chose que j'estime que les pédophiles et les violeurs devraient être enfermés à vie sans jamais avoir la possibilité de récupérer leur liberté, jamais. Maintenant je peux donner mon avis sur cette bd, car comme vous pourrez l'imaginer je ne vais pas être très tendre.
Rien ne m'horripile plus que les confessions intimes dans le style : Je suis une pauvre victime et je souffre. Si tel est le cas il y a toutes sortes de psy pour ça, et il y a aussi le recours à la justice. En lisant le titre je pensais avoir affaire à une vengeance, je pensais aussi être face à un délit plus grave, et je ne dis pas cela pour minimiser celui-ci, mais vu l'ampleur des dégâts on peut s'attendre à un viol et non a des attouchements, d'ailleurs même la justice fait la différence entre ces deux actes.
J'ai trouvé cette histoire bien trop pleurnicharde, Olivier ressasse sans cesse ce que Pierre lui a fait, il nous en rabat les oreilles notamment avec son chapitrage et ses "J'ai tué Pierre à X années". De plus il s'étale sur la religion et la vie sexuelle de ses parents ce qui m'a plutôt ennuyée, même si cela fait partie de l'histoire et nous montre dans quelle ambiance il a grandi.
Écrire un livre ou faire une émission sur la pédophilie est nécessaire pour informer les gens, mais à partir du moment où ça mène quelque part, parce que si le coupable n'est pas puni physiquement ça ne sert à rien. Car Pierre, tout ratatiné qu'il devienne quand Olivier lui en parle, il n'en a rien à foutre dans le fond de tout ce que celui-ci lui raconte et de sa souffrance, la seule chose qui le dérange c'est qu'il lui en parle, une fois parti il reprendra sa petite vie bien tranquille.
Maintenant si cela a fait du bien à l'auteur… pourquoi pas.
Hum, comment dire...
Je trouve ça assez affligeant, en fait. On prend de l'humour Soleil, avec l'adoubement de son excellence Christophe Arleston, auto-bombardé prince de l'humour, on le met dans un cadre moyenâgeux pour en fait une petite série d'humour et ça ne marche pas.
Tous les gags tombent à plat. Y compris ceux à base d'étrons, parfois bien gras et bien moulés. On est à la limite de la nullité, quand même. Et que dire du fait d'utiliser les personnages de l'univers de Troy, censés faire des clins d'oeil sympathiques ? Ca colle encore moins !
Le dessin de Ludwig Alizon n'est pas mauvais, mais il ne se foule vraiment pas sur ce coup-là. J'avais lu une histoire courte réalisée par ses soins dans Carmen+Travis - les Récits, et c'était bien mieux...
Dans le même genre, je préfère Mélusine.
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Les Révoltés
Personnellement j'ai lu l'intégrale de cette série qui n'est pas si vieille (10 à 12 ans, au plus). Et pourtant j'ai eu l'impression d'être devant une série bien plus ancienne. Cela est principalement dû au dessin. Malès a un style classique, trop classique, que l'on dirait directement issu de l'école du Jijé de Valhardi. Seulement cette dernière série date des années 1950 (et même 1948.), et même s'il y a quelque part un hommage, cela me semble assez peu réussi. En effet Malès reprend bien le look des personnages, leurs vêtements. Mais comme je suis assez peu sensible à cette période, cela ne me plaît pas. En plus le dessin me semble plutôt inexpressif au possible, j'ai vraiment eu du mal à accrocher. Et l'épilogue présent dans l'intégrale va plus loin dans la mocheté, réalisé en couleurs directes, et où visiblement le dessinateur a eu du mal à "revenir" dans son style de l'époque. Tiens parlons-en de cet épilogue. Dufaux s'est visiblement rendu compte en bouclant son triptyque qu'il avait laissé des personnages au bord du chemin (notamment une "hobo", c'est à dire une vagabonde, haha) ; de plus, "Les Révoltés" se voulant une série évoquant l'industrie cinématographique, et étant donné que mis à part deux producteurs discutant entre deux fusillades on n'a pas vraiment d'évocation, il met deux-trois stars du grand écran de l'époque. Mais c'est un peu léger, Monsieur Dufaux... Tout comme la série en elle-même m'a parue légère, dans le sens où l'intrigue me semble naviguer à vue, sans véritable plan, sans... scénario, un comble pour un scénariste aussi réputé ! Ok, il y a des personnages de révoltés, contre leur famille, le star system, la société, etc. Mais la façon dont ils sont raccrochés les uns aux autres me semble tellement artificielle que l'on aurait pu appeler la série "Les paumés" (ceci est aussi dû au fait que Dufaux les a un peu lâchés en cours de route). Tiens d'ailleurs, je n'ai rien compris au tome 3, j'ai presque eu l'impression de lire une autre série, tellement le virage était important. Bref, "Les Révoltés" m'ont révulsé.
Prince of Persia
Série prêtée. Et lue. Vite. Je l’ai déjà mentionné antérieurement : j’en ai VRAIMENT MARRE de ces couvertures annonciatrices de très bonnes choses à l’intérieur. Mais une fois ouverts, ces tomes se sont révélés bien fadasses. Ca me fait penser à une boîte de cassoulet. La photo accolée sur le pourtour (et où il est mentionné « suggestion de présentation ») vous montre quelque chose de vraiment appétissant, que l’on a hâte de déguster. Mais une fois ouverte, vous constatez que le contenu n’a RIEN, mais absolument RIEN à voir avec ce qui est annoncé. C’est le cas ici. Et pourtant le scénario –comme le jeu- était prometteur. De plus, c’est Mechner lui-même qui narre l’histoire et la genèse de son univers. Mais, sincèrement, l’ensemble est vraiment peu attractif. Certains diront peut-être : « waouww !… que voilà une bd aux nombreuses qualités graphiques et narratives qui raviront tous les amateurs de ce genre !… ». Ben tiens ! Et encore quoi !?… Les couleurs ?… effectivement, les développements se déroulant sur deux époques distinctes chacune aurait du avoir un ton de base. Ben non, d’où difficile –parfois- de s’y retrouver. Le graphisme ?… ça casse quand même pas des briques. Un trait digne de débutants dans une académie de dessin. Autant se replonger dans un bon vieux « Ulysse 31 ». La mise en page ?… la quoi ?… Non. Sincèrement. Et pourtant je n’ai pas l’habitude de donner une mauvaise cotation mais ici je ne saurais faire autrement car au vu des covers et du contenu je ne peux que dire : tromperie sur la marchandise. Série vite rendue.
Les Fabuleuses Dérives de la Santa Sardinha
Dérives… oui… fabuleuses… euh, faudra repasser, là !… Cette série ne m’a vraiment pas amusé. Certain(e)s pourront peut-être parler d’histoires décapantes faites d’un bon mélange de femmes, de fric, d’alcool… tant mieux pour eux (ou elles). C’est surtout le dessin qui m’a heurté. Les personnages ont un ces « goûts » de Goutatou et Dorochaux de Mouminoux que c’en est près du mimétisme. Et comme je n’aimais déjà pas trop le graphisme de cette série là, autant vous dire que « nos » navigateurs portugais peuvent toujours être à la recherche des Indes, ce n’est pas moi qui les guiderai. J’ai lu quoi !?… une série au narratif un peu neu-neu, dont le textuel aurait pu faire rire les jeunes lecteurs de Mickey voici quelques dizaines d’années. Vraiment un humour au ras des pâquerettes où les quelques rares bons mots sont à rechercher. J’aurais voulu mettre du positif. Mais non. Découragé je suis par cette série insipide, inodore et peu inspirée. J’avise très rarement un « 1 ». C’est le cas ici. J’aime VRAIMENT pas.
Succubes
Arf, c’est une blague cette BD non ? Les dessins sont plutôt pas mal, avec des couleurs suffisamment contrastées pour être dynamiques sans l’être trop en faisant informatique. Les traits des personnages sont précis chez les hommes, chez les femmes jeunes en revanche il semble qu’elles soient toutes sœurs jumelles avec uniquement la couleur de cheveux qui change et toutes à très légèrement vêtues avec des formes plus que rondes. Si les plans serrés sont plutôt réussis avec des arrières plans précis, les plans larges m’ont paru trop statiques (comme à l’assemblée constituante). Des dessins jolis donc. En revanche le scénario est d’un navrant… On ne croit pas une seconde à cette histoire de sectes secrètes ou se mêlent visiblement l’Egypte et le Vatican, manipulant les personnages historiques, avec un Robespierre incorruptible décidément complètement stupide… Et que dire de la fin qui annonce un tome 2 où ce sera napoléon ? Le scénario est navrant de platitude, de faux sous entendu, de mystère à deux sous. Alors oui pour voir de jolies donzelles dans des tenues de cuir c’est la BD idoine mais bon, j’imagine que la cible n’est pas les pré-pubères en mal de SM ! Malgré un dessin joli, on ne peut pas trouver crédible l’enchainement des manipulations qui vont décider du sort des uns et des autres, en pleine terreur il devait régner une autre ambiance que ce que l’on voit ici. La partie historique sur la chute des Robespierre à l’assemblée est d’ailleurs l’un des rares moments on notre regard n’est pas perturbé par des formes féminines et c’est celui qui parait le plus plat et terne alors que c’est la seule action de tout l’album ! Au final BD à oublier car nul salut ne peut être trouvé à scénario si faible.
Succubes
Un Robespierre qui n'échappe pas à son destin, accompagné d'une histoire de succubes à dormir debout, on n'y croit pas une minute. J'envoie en vrac mes impressions, car je ne saurais, ni ai l'envie de mettre tout cela en ordre : - Les femmes sont très agaçantes, elles ont toutes le même visage super maquillé, on croirait qu'elles partent faire un défilé de mode d'aujourd'hui. Ce qui les différencie ? La couleur de cheveux. - Les hommes on ne les prend pas au sérieux, ils sont inconsistants, surtout Robespierre qui se laisse manipuler par une femelle lascive. - Les incantations ou prières sont longues et soûlantes. - Avoir mis des personnages historiques ne donne absolument pas de poids à l'histoire, c'est limite déplacé de leur faire jouer une telle comédie. - Le dessin est passé entre les griffes de l'outil informatique, certes cela reste beau, mais à mon goût cela ne rend pas hommage au graphisme de Paturaud. - J'ai fini ma lecture juste en feuilletant la bd, je n'en pouvais plus. Peut-être que d'autres apprécieront. J'avais bien aimé Les Passants du Clair de Lune des mêmes auteurs, série malheureusement inachevée et qui n'avait pas remporté beaucoup d'éloges, j'ai hâte de voir ce que celle-ci aura comme critiques.
Civil War
J'ai été extrêmement déçu, ça tourne complètement en rond, il ne suffit pas de faire un copier/coller d'un cross-over pour faire une bonne BD. Pour la mort de captain, j'ai même pas pleuré ! Rien à dire à propos du graphisme qui est excellent, mais certains volumes ne sont que la redite, certes vu par un autre personnage, de la même scène et donc on n'avance pas, j'ai très largement préféré le cross-over "House of M" dont l'histoire arrive quand même à une certaine conclusion. Mais Civil War, je l'ai vite rendu à mon libraire.
Saubón le petit canard (Le Canard qui aimait les poules)
J'ai lu l'édition Albin Michel. Ceci explique peut être les difficultés de lecture car le format de la BD est trop petit visiblement pour que le rendu soit lisible surtout que l'ensemble m'a semblé sombre au niveau des couleurs. Concernant les petites histoires, on tourne vite en rond, la narration est très lourde et oblige à faire des efforts pour ne pas refermer la BD. Ma note reflète surtout ce côté pénible ressenti à la lecture. Je ne vais pas épiloguer sur ce one shot, je ne l'ai pas apprécié, pourtant il m'a semblé qu'avec un plus grand format ce serait peut être mieux passé. Si j'ai l'occasion de tomber sur la réédition 2009, je me laisserai tenter.
Pourquoi tant d'amour ?
J’ai détesté cette série, qui ne compte que deux tomes sur les trois initialement prévus. En effet nous sommes dans une sorte de polar sentimental urbain teinté d’humour burlesque. Mais à ce niveau-là c’est presque plus que de la teinte. Un peu comme si l’écrivain David Foenkinos avait renversé son pot d’humour pour le faire imprégner toute l’histoire sans s’en rendre compte. Faire du décalage c’est bien, mais là, c’est trop. C’est du grand n’importe quoi à toutes les pages. Et malheureusement le dessin ne rattrape pas grand-chose, même s’il est correctement aquarellé. Bref, à oublier.
Pourquoi j'ai tué Pierre
Je précise avant toute chose que j'estime que les pédophiles et les violeurs devraient être enfermés à vie sans jamais avoir la possibilité de récupérer leur liberté, jamais. Maintenant je peux donner mon avis sur cette bd, car comme vous pourrez l'imaginer je ne vais pas être très tendre. Rien ne m'horripile plus que les confessions intimes dans le style : Je suis une pauvre victime et je souffre. Si tel est le cas il y a toutes sortes de psy pour ça, et il y a aussi le recours à la justice. En lisant le titre je pensais avoir affaire à une vengeance, je pensais aussi être face à un délit plus grave, et je ne dis pas cela pour minimiser celui-ci, mais vu l'ampleur des dégâts on peut s'attendre à un viol et non a des attouchements, d'ailleurs même la justice fait la différence entre ces deux actes. J'ai trouvé cette histoire bien trop pleurnicharde, Olivier ressasse sans cesse ce que Pierre lui a fait, il nous en rabat les oreilles notamment avec son chapitrage et ses "J'ai tué Pierre à X années". De plus il s'étale sur la religion et la vie sexuelle de ses parents ce qui m'a plutôt ennuyée, même si cela fait partie de l'histoire et nous montre dans quelle ambiance il a grandi. Écrire un livre ou faire une émission sur la pédophilie est nécessaire pour informer les gens, mais à partir du moment où ça mène quelque part, parce que si le coupable n'est pas puni physiquement ça ne sert à rien. Car Pierre, tout ratatiné qu'il devienne quand Olivier lui en parle, il n'en a rien à foutre dans le fond de tout ce que celui-ci lui raconte et de sa souffrance, la seule chose qui le dérange c'est qu'il lui en parle, une fois parti il reprendra sa petite vie bien tranquille. Maintenant si cela a fait du bien à l'auteur… pourquoi pas.
Barbeük & Biaphynn
Hum, comment dire... Je trouve ça assez affligeant, en fait. On prend de l'humour Soleil, avec l'adoubement de son excellence Christophe Arleston, auto-bombardé prince de l'humour, on le met dans un cadre moyenâgeux pour en fait une petite série d'humour et ça ne marche pas. Tous les gags tombent à plat. Y compris ceux à base d'étrons, parfois bien gras et bien moulés. On est à la limite de la nullité, quand même. Et que dire du fait d'utiliser les personnages de l'univers de Troy, censés faire des clins d'oeil sympathiques ? Ca colle encore moins ! Le dessin de Ludwig Alizon n'est pas mauvais, mais il ne se foule vraiment pas sur ce coup-là. J'avais lu une histoire courte réalisée par ses soins dans Carmen+Travis - les Récits, et c'était bien mieux... Dans le même genre, je préfère Mélusine.