J’aime beaucoup ce que fait Sorel, graphiquement. Ca m’emporte littéralement, il a un style bien à lui et c’est vraiment léché.
En revanche, le Sorel scénariste m’ennuie au plus haut point. Beaucoup l’ont déjà souligné ; c’est très confus et on a l’impression de n’avoir rien compris et pourtant je suis sûr qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre.
On ressort de là comme certains ressortent d’un film de David Lynch : à aucun moment, on ne rentre dans l’histoire et on se dit qu’on a lu/vu quelque chose de complètement inutile. Et là où Lynch m’emballe, Sorel me laisse complètement de glace.
Je n’ai fait que survoler l’album, pour le plaisir des yeux, certes, mais est-ce suffisant ?
Ça me rassure de voir que je ne suis pas le seul à être passé à côté du sujet.
Je n'ai pas compris où cette histoire devait nous amener.
Je n'ai ressenti que de l'indifférence à la lecture.
Le dessin trop "patte de mouche" ne m'a pas plu non plus.
Heureusement qu'il s'agit d'une BD très petit format car je n'aurais pas pu lire beaucoup de pages supplémentaires.
Inutile de préciser que cette BD est plus que dispensable.
Avis après 2 tomes
S’attaquer au livre par excellence relève de la mission impossible. Beaucoup d’essais et très peu de réussites, j’étais donc curieux de voir ce que cela donnait cette fois ci.
Le dessin tout en couleur est réaliste mais trop plat, les personnages semblent statiques, et même si certaines vues sont réussies, je trouve que le tout fait fade. Peur de choquer, volonté d’œcuménisme qui finit par appauvrir ? Je ne saurai donner une réponse, mais les dessins sans être laids, ne sont pas prenants.
Côté scénario il n’y avait pas trop de souci, il suffisait d’être fidèle au texte. Sauf que dans un texte prophétique qui prête à interprétation (et à l’hyperbole) la juxtaposition d’une image forcément figée et l'interprétation littérale d’un événement forcément scénarisé dans un livre prophétique devient contre productive. Je m’explique : la bible est composée de nombreux « livres » qui relatent telle ou telle partie historique. Suivant les religions certains sont ajoutés et d’autres enlevés. Le dénominateur commun est le « pentateuque » qui regroupe 5 livres essentiels : la genèse, l’exode, les lévitiques, les nombres, le deutéronome.
Contrairement à l’idée reçue la genèse ne se résume pas à la création du monde et va bien au-delà. Ici le tome deux se termine avec la naissance des 12 tribus d’Israël que seront les 12 fils bénis par Jacob (renommé Israël lors de son combat avec Dieu). C’est effectivement la fin de la genèse. Le peuple est en Egypte et bien plus tard d’autres aventures le suivront.
Je ne vais pas détailler chaque histoire, mais dire une chose : ici l’allégorie n’a pas sa place par exemple lorsque Jacob se bat avec dieu un ange on voit sur l’album un combat entre deux hommes. Ceci est tout simplement risible et ridicule. Toute l’intelligence de la bible est enlevée pour en faire une histoire stupide et insipide.
Le précédent avis en est d’ailleurs la parfaite illustration, les messages bibliques ne passent absolument pas. Sans faire un cours de théologie puisque ce n’est pas le lieu, je donnerai une piste de réflexion : Dieu au cours de l’histoire raconté va passer de multiples alliances avec les hommes, petit à petit il va même imposer ses lois. Régulièrement de nouvelles alliances sont faites dans l’ancien testament après la chute originelle de l’Eden (entre autres Noé, Abraham, Jacob et Isaac, Moise…). A chaque fois les lois évoluent. Dans les Lévitiques, un vrai « code civil » est développé. En schématisant on passe de pas de Loi, à la Loi du Talion, puis aux 10 commandements, puis à l’extrême fin de l’ancien testament à « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le christianisme ira encore plus loin avec cette évolution ultime « aimez vous comme je vous ai aimé » du nouveau testament. Dire alors que Dieu est un Dieu violent et rigide est complètement réductif. Or c’est effectivement ce qui ressort des planches alors que ce n’est pas du tout le texte. Tout doit être placé en regard des situations et du moment et l’étude de la Bible ne peut se réduire à une mise en image simpliste d’événements romanesques.
Au moyen âge les vitraux étaient là pour permettre au peuple généralement illettré de comprendre la vie des saints et du Dieu qu’il priait, ils avaient une vocation pédagogique, au 19ème les vitraux passèrent à l’abstraction car les gens ne suivaient plus du tout la messe et regardaient tout le temps en l’air. Sachons nous aussi passer au-delà d’une simple vision primaire d’un texte et rentrer dans l’allégorique et l’interprétation personnelle. Cette Bd sera bonne pour la découverte entre 7 et 12 ans mais sinon c’est une catastrophe intellectuelle, une réduction dangereuse de la pensée. Je me réjouis car arrivé à ce stade je doute que l’illustrateur se lance dans l’illustration des Lévitiques qui n’est qu’une énumération de nombreux rites et l’énonciation d’un code civil. Je me demande aussi comment il fera s’il saute les lévitiques pour aller continuer l’histoire car certains épisodes sont racontés deux fois de deux façons différentes dans la bible (en tous cas avec des nuances non négligeables très intéressantes historiquement suivant l’époque à laquelle le livre a été écrit)… Bref cette série inutile devrait certainement s’arrêter là pour notre plus grand bien, tant qu’elle restera dans les garderies d’enfants des sites religieux tout ira bien, si certains en font une lecture juste de la bible ce sera plus grave !
Après la lecture du premier tome.
Enfin presque, puisque je n'ai pas réussi à le terminer.
Je n'ai vraiment pas accroché à cette BD.
J'ai certainement fait un blocage sur le dessin que je n'ai pas apprécié.
Le scénario n'ayant pas réussi à me motiver, j'ai fini par refermer la BD.
Je l'ai revendu depuis car n'ayant pas de cheminée, elle ne m'aurait plus servie...
La curiosité me fit ouvrir cet album à la couverture particulière.
Les dessins sont des crayonnés en couleur directe dans des teintes et une technique proche de « dans mes yeux » (avec moins de trait). L’ensemble est original, les personnages sont très stylisés, et ne ressemblent pas vraiment à grand-chose au contraire des personnages imaginaires qui sont plus « classiques ». En réalité les mouvements sont bien transcrits par les formes, mais tout ce qui expression est réalisé par des distorsions de visages et de corps. C’est pas toujours facile à suivre qui est qui si ce n’est avec les habits (en tous cas pas avec les visages qui sont difformes pour tous !)
Le scénario part sur du classique, dans la guerre sudistes/nordistes, des déserteurs profitent d’une situation pour tenter de trouver un pseudo trésor. Cela permet de voir de nombreuses scènes traumatiques de bataille, de mort, de charognards. L’un des membres du groupe administre des médecines hallucinogènes qui déforment les visions des humains. Ce n’était déjà pas facile à suivre mais avec ça, le récit devient un jeu de piste ! Pourtant le début du récit s’enchaine bien et on tient le coup grosso modo. En revanche avec l’histoire parallèle dans ce monde imaginaire avec ses propres déserteurs qui rentrent dans le monde réel, on rentre dans le grand n’importe quoi, les scènes ultraviolentes de meurtres s’enchainent ensuite avec régularité, chacun trahissant à qui mieux mieux son compère, pire le monde imaginaire va trouver un moyen ridicule de se sauver, manœuvrer l’un des membres du groupe qui se laisse embobiner alors qu’avant il était l’un des plus malins. Un bain de sang final et le tour est joué.
Bref si le début se lit bien, le récit devient ensuite très difficile à suivre et le scénario n’est pas crédible dans ses multiples revirements et ses étapes incertaines. Certes le dessin est original, mais j’avoue que la vision de visages toujours déformés à l’extrême et les scènes sans cesse plus violentes de combat et de meurtres ne me plaisent pas du tout. La dernière planche plutôt réussie ne sauvera pas cet album. Je n’ai pas aimé et ne le conseille ni à l’achat ni même à la lecture.
Arleston et son monde de Troy… Tant qu’il restera un peu de jus, il continuera de presser…
Donc, pourquoi ne pas imaginer une contrée de Troy qui serait un mélange du moyen orient et de l’Afrique du Nord avec des caravanes, des méchants pirates nomades (enfin pas si méchant que ça puisque… ô surprise…). Tout ce petit monde semble hériter des tenues et de quelques us et coutumes de la culture musulmane… Enfin, je vous rassure, les femmes ne portent pas le voile, elles se baladent même presque à poil ; on est dans une production soleil quand même, faut pas déconner. Vous noterez d’ailleurs une scène dans un harem complètement inutile qui s’étale sur 2 bonnes pages. Quota de nichons rempli, on passe à autre chose…
"Tiens, j’ai bien aimé la course de pods dans Star Wars, et si je faisais la même chose avec des sortes de lama-zèbres que je baptiserai d’un nom imprononçable ! Super idée, et je vais faire durer la séquence sur un quart de la bd, histoire de bien se foutre de la gueule de mon public en y ajoutant quand même une petite morale du style : tricher, c’est pas bien".
Ah… Mes amis, cet Arleston, quel talent… Que de scénarios alambiqués…
Niveau dessin, ça aurait pu être n’importe qui, le résultat serait le même : c’est chiant à pleurer et puis c’est tout. Et puis je n’aime pas vraiment la mise en scène confuse de Keramidas.
Port Nawak porte bien son nom car c'est vraiment n'importe quoi. Seul le dessin est assez joli dans un agréable noir et blanc, mis en valeur par un grand format. Quant au scénario entre absurde et… et… et quoi d'autre ? Je me suis mortellement ennuyée, d'autant plus que d'humour je n'ai point trouvé, même en ayant bien cherché ou alors c'est qu'il ne m'a pas point touchée.
Bref, je n'ai rien à dire sur cette bd qui n'a réussi qu'à m'endormir, d'ailleurs rien que d'y penser je suis prise d'une fatigue subite et quand je pense au prix… mmm, mmmm, mmm, mmmmmm, mmm, ouaip, m'enlevez pas mon bâillon...
Cette adaptation "BD Jeunesse" de la Panthère Rose est tout simplement un sacrilège !! La Panthère Rose ne parle pas, la Panthère Rose ne vit pas dans un environnement informatisé grossier aux couleurs criardes :((.
Ce qui m'attriste le plus dans cette honteuse exploitation commerciale de cette mythique série, c'est que mes enfants adorent le dessin animé, le vieux, celui avec la célèbre musique, sans parole mais aux situations si drôles et à l'humour tellement efficace. Alors pourquoi polluer leur bon goût naissant avec ce genre de publication ? Pourquoi ?
Bon ça fait un peu "vieille grincheuse", après tout, la BD leur plait aussi, ils ne sont pas aussi regardants que moi, pour eux c'est la même panthère qu'à la télévision... mais quand même ! (c'était mieux avant)
PS : l'honneur est sauf, mes enfants préfèrent aussi le dessin animé !
Une belle déception que ce one shot Trillo-Altuna. Un polar raplapla, des personnages exaspérants, une intrigue banale que j'ai dû lire en trois fois tellement je me suis ennuyée. Même le dessin d'Altuna est un peu moins bon qu'à son habitude, fait à la va-vite.
L'histoire d'un flic qui n'a pas de bol et que tout le monde prend pour un con, mais qui se révèle être finalement assez malin pour déjouer tous les complots, le tout se voulant drôle mais l'humour ne prend pas non plus. Bref un gros raté de la part de ses deux auteurs qui nous ont offert de bien meilleures bds.
Voilà une lecture dont je me serais bien passé.
Graphiquement, il y a quelque chose de beau dans ce dessin N&B.
Mais la mise en page et les cadrages gâchent le trait et surtout suppriment le plaisir de lecture.
Je me suis forcé maintes fois à continuer. Dès le premier récit, j'ai rencontré des difficultés à la lecture et il va de soit que je n'aime pas ça. Du coup je suis passé à côté du sujet.
Les scenarii ne m'ont pas intéressé, je les ai trouvés creux et sans but.
Il semblerait que cette BD ait été rééditée chez Mosquito. J'ai eu entre les mains la version de Vertige Graphic éditée à 2000 exemplaires. C'était un emprunt, je ne le convertirai pas en achat.
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Mother
J’aime beaucoup ce que fait Sorel, graphiquement. Ca m’emporte littéralement, il a un style bien à lui et c’est vraiment léché. En revanche, le Sorel scénariste m’ennuie au plus haut point. Beaucoup l’ont déjà souligné ; c’est très confus et on a l’impression de n’avoir rien compris et pourtant je suis sûr qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre. On ressort de là comme certains ressortent d’un film de David Lynch : à aucun moment, on ne rentre dans l’histoire et on se dit qu’on a lu/vu quelque chose de complètement inutile. Et là où Lynch m’emballe, Sorel me laisse complètement de glace. Je n’ai fait que survoler l’album, pour le plaisir des yeux, certes, mais est-ce suffisant ?
Diablotus
Ça me rassure de voir que je ne suis pas le seul à être passé à côté du sujet. Je n'ai pas compris où cette histoire devait nous amener. Je n'ai ressenti que de l'indifférence à la lecture. Le dessin trop "patte de mouche" ne m'a pas plu non plus. Heureusement qu'il s'agit d'une BD très petit format car je n'aurais pas pu lire beaucoup de pages supplémentaires. Inutile de préciser que cette BD est plus que dispensable.
La Bible (Delcourt)
Avis après 2 tomes S’attaquer au livre par excellence relève de la mission impossible. Beaucoup d’essais et très peu de réussites, j’étais donc curieux de voir ce que cela donnait cette fois ci. Le dessin tout en couleur est réaliste mais trop plat, les personnages semblent statiques, et même si certaines vues sont réussies, je trouve que le tout fait fade. Peur de choquer, volonté d’œcuménisme qui finit par appauvrir ? Je ne saurai donner une réponse, mais les dessins sans être laids, ne sont pas prenants. Côté scénario il n’y avait pas trop de souci, il suffisait d’être fidèle au texte. Sauf que dans un texte prophétique qui prête à interprétation (et à l’hyperbole) la juxtaposition d’une image forcément figée et l'interprétation littérale d’un événement forcément scénarisé dans un livre prophétique devient contre productive. Je m’explique : la bible est composée de nombreux « livres » qui relatent telle ou telle partie historique. Suivant les religions certains sont ajoutés et d’autres enlevés. Le dénominateur commun est le « pentateuque » qui regroupe 5 livres essentiels : la genèse, l’exode, les lévitiques, les nombres, le deutéronome. Contrairement à l’idée reçue la genèse ne se résume pas à la création du monde et va bien au-delà. Ici le tome deux se termine avec la naissance des 12 tribus d’Israël que seront les 12 fils bénis par Jacob (renommé Israël lors de son combat avec Dieu). C’est effectivement la fin de la genèse. Le peuple est en Egypte et bien plus tard d’autres aventures le suivront. Je ne vais pas détailler chaque histoire, mais dire une chose : ici l’allégorie n’a pas sa place par exemple lorsque Jacob se bat avec dieu un ange on voit sur l’album un combat entre deux hommes. Ceci est tout simplement risible et ridicule. Toute l’intelligence de la bible est enlevée pour en faire une histoire stupide et insipide. Le précédent avis en est d’ailleurs la parfaite illustration, les messages bibliques ne passent absolument pas. Sans faire un cours de théologie puisque ce n’est pas le lieu, je donnerai une piste de réflexion : Dieu au cours de l’histoire raconté va passer de multiples alliances avec les hommes, petit à petit il va même imposer ses lois. Régulièrement de nouvelles alliances sont faites dans l’ancien testament après la chute originelle de l’Eden (entre autres Noé, Abraham, Jacob et Isaac, Moise…). A chaque fois les lois évoluent. Dans les Lévitiques, un vrai « code civil » est développé. En schématisant on passe de pas de Loi, à la Loi du Talion, puis aux 10 commandements, puis à l’extrême fin de l’ancien testament à « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le christianisme ira encore plus loin avec cette évolution ultime « aimez vous comme je vous ai aimé » du nouveau testament. Dire alors que Dieu est un Dieu violent et rigide est complètement réductif. Or c’est effectivement ce qui ressort des planches alors que ce n’est pas du tout le texte. Tout doit être placé en regard des situations et du moment et l’étude de la Bible ne peut se réduire à une mise en image simpliste d’événements romanesques. Au moyen âge les vitraux étaient là pour permettre au peuple généralement illettré de comprendre la vie des saints et du Dieu qu’il priait, ils avaient une vocation pédagogique, au 19ème les vitraux passèrent à l’abstraction car les gens ne suivaient plus du tout la messe et regardaient tout le temps en l’air. Sachons nous aussi passer au-delà d’une simple vision primaire d’un texte et rentrer dans l’allégorique et l’interprétation personnelle. Cette Bd sera bonne pour la découverte entre 7 et 12 ans mais sinon c’est une catastrophe intellectuelle, une réduction dangereuse de la pensée. Je me réjouis car arrivé à ce stade je doute que l’illustrateur se lance dans l’illustration des Lévitiques qui n’est qu’une énumération de nombreux rites et l’énonciation d’un code civil. Je me demande aussi comment il fera s’il saute les lévitiques pour aller continuer l’histoire car certains épisodes sont racontés deux fois de deux façons différentes dans la bible (en tous cas avec des nuances non négligeables très intéressantes historiquement suivant l’époque à laquelle le livre a été écrit)… Bref cette série inutile devrait certainement s’arrêter là pour notre plus grand bien, tant qu’elle restera dans les garderies d’enfants des sites religieux tout ira bien, si certains en font une lecture juste de la bible ce sera plus grave !
La Malédiction
Après la lecture du premier tome. Enfin presque, puisque je n'ai pas réussi à le terminer. Je n'ai vraiment pas accroché à cette BD. J'ai certainement fait un blocage sur le dessin que je n'ai pas apprécié. Le scénario n'ayant pas réussi à me motiver, j'ai fini par refermer la BD. Je l'ai revendu depuis car n'ayant pas de cheminée, elle ne m'aurait plus servie...
Last Bullets
La curiosité me fit ouvrir cet album à la couverture particulière. Les dessins sont des crayonnés en couleur directe dans des teintes et une technique proche de « dans mes yeux » (avec moins de trait). L’ensemble est original, les personnages sont très stylisés, et ne ressemblent pas vraiment à grand-chose au contraire des personnages imaginaires qui sont plus « classiques ». En réalité les mouvements sont bien transcrits par les formes, mais tout ce qui expression est réalisé par des distorsions de visages et de corps. C’est pas toujours facile à suivre qui est qui si ce n’est avec les habits (en tous cas pas avec les visages qui sont difformes pour tous !) Le scénario part sur du classique, dans la guerre sudistes/nordistes, des déserteurs profitent d’une situation pour tenter de trouver un pseudo trésor. Cela permet de voir de nombreuses scènes traumatiques de bataille, de mort, de charognards. L’un des membres du groupe administre des médecines hallucinogènes qui déforment les visions des humains. Ce n’était déjà pas facile à suivre mais avec ça, le récit devient un jeu de piste ! Pourtant le début du récit s’enchaine bien et on tient le coup grosso modo. En revanche avec l’histoire parallèle dans ce monde imaginaire avec ses propres déserteurs qui rentrent dans le monde réel, on rentre dans le grand n’importe quoi, les scènes ultraviolentes de meurtres s’enchainent ensuite avec régularité, chacun trahissant à qui mieux mieux son compère, pire le monde imaginaire va trouver un moyen ridicule de se sauver, manœuvrer l’un des membres du groupe qui se laisse embobiner alors qu’avant il était l’un des plus malins. Un bain de sang final et le tour est joué. Bref si le début se lit bien, le récit devient ensuite très difficile à suivre et le scénario n’est pas crédible dans ses multiples revirements et ses étapes incertaines. Certes le dessin est original, mais j’avoue que la vision de visages toujours déformés à l’extrême et les scènes sans cesse plus violentes de combat et de meurtres ne me plaisent pas du tout. La dernière planche plutôt réussie ne sauvera pas cet album. Je n’ai pas aimé et ne le conseille ni à l’achat ni même à la lecture.
Légendes de Troy - Tykko des Sables
Arleston et son monde de Troy… Tant qu’il restera un peu de jus, il continuera de presser… Donc, pourquoi ne pas imaginer une contrée de Troy qui serait un mélange du moyen orient et de l’Afrique du Nord avec des caravanes, des méchants pirates nomades (enfin pas si méchant que ça puisque… ô surprise…). Tout ce petit monde semble hériter des tenues et de quelques us et coutumes de la culture musulmane… Enfin, je vous rassure, les femmes ne portent pas le voile, elles se baladent même presque à poil ; on est dans une production soleil quand même, faut pas déconner. Vous noterez d’ailleurs une scène dans un harem complètement inutile qui s’étale sur 2 bonnes pages. Quota de nichons rempli, on passe à autre chose… "Tiens, j’ai bien aimé la course de pods dans Star Wars, et si je faisais la même chose avec des sortes de lama-zèbres que je baptiserai d’un nom imprononçable ! Super idée, et je vais faire durer la séquence sur un quart de la bd, histoire de bien se foutre de la gueule de mon public en y ajoutant quand même une petite morale du style : tricher, c’est pas bien". Ah… Mes amis, cet Arleston, quel talent… Que de scénarios alambiqués… Niveau dessin, ça aurait pu être n’importe qui, le résultat serait le même : c’est chiant à pleurer et puis c’est tout. Et puis je n’aime pas vraiment la mise en scène confuse de Keramidas.
Port Nawak
Port Nawak porte bien son nom car c'est vraiment n'importe quoi. Seul le dessin est assez joli dans un agréable noir et blanc, mis en valeur par un grand format. Quant au scénario entre absurde et… et… et quoi d'autre ? Je me suis mortellement ennuyée, d'autant plus que d'humour je n'ai point trouvé, même en ayant bien cherché ou alors c'est qu'il ne m'a pas point touchée. Bref, je n'ai rien à dire sur cette bd qui n'a réussi qu'à m'endormir, d'ailleurs rien que d'y penser je suis prise d'une fatigue subite et quand je pense au prix… mmm, mmmm, mmm, mmmmmm, mmm, ouaip, m'enlevez pas mon bâillon...
La Panthère Rose
Cette adaptation "BD Jeunesse" de la Panthère Rose est tout simplement un sacrilège !! La Panthère Rose ne parle pas, la Panthère Rose ne vit pas dans un environnement informatisé grossier aux couleurs criardes :((. Ce qui m'attriste le plus dans cette honteuse exploitation commerciale de cette mythique série, c'est que mes enfants adorent le dessin animé, le vieux, celui avec la célèbre musique, sans parole mais aux situations si drôles et à l'humour tellement efficace. Alors pourquoi polluer leur bon goût naissant avec ce genre de publication ? Pourquoi ? Bon ça fait un peu "vieille grincheuse", après tout, la BD leur plait aussi, ils ne sont pas aussi regardants que moi, pour eux c'est la même panthère qu'à la télévision... mais quand même ! (c'était mieux avant) PS : l'honneur est sauf, mes enfants préfèrent aussi le dessin animé !
Merdichesky
Une belle déception que ce one shot Trillo-Altuna. Un polar raplapla, des personnages exaspérants, une intrigue banale que j'ai dû lire en trois fois tellement je me suis ennuyée. Même le dessin d'Altuna est un peu moins bon qu'à son habitude, fait à la va-vite. L'histoire d'un flic qui n'a pas de bol et que tout le monde prend pour un con, mais qui se révèle être finalement assez malin pour déjouer tous les complots, le tout se voulant drôle mais l'humour ne prend pas non plus. Bref un gros raté de la part de ses deux auteurs qui nous ont offert de bien meilleures bds.
Histoires extraordinaires
Voilà une lecture dont je me serais bien passé. Graphiquement, il y a quelque chose de beau dans ce dessin N&B. Mais la mise en page et les cadrages gâchent le trait et surtout suppriment le plaisir de lecture. Je me suis forcé maintes fois à continuer. Dès le premier récit, j'ai rencontré des difficultés à la lecture et il va de soit que je n'aime pas ça. Du coup je suis passé à côté du sujet. Les scenarii ne m'ont pas intéressé, je les ai trouvés creux et sans but. Il semblerait que cette BD ait été rééditée chez Mosquito. J'ai eu entre les mains la version de Vertige Graphic éditée à 2000 exemplaires. C'était un emprunt, je ne le convertirai pas en achat.