Il y a des jours comme ça où c'est le pont du 14 juillet, on ne travaille pas et il fait un beau soleil, et là soudainement on a envie de poster sur BDT une oeuvre suprême découverte pendant ses dernières vacances, j'ai nommé Nostrabek.
J'ai eu la chance de tomber sur un résumé de l'histoire, ce qui m'enlève la désagréable activité d'en faire un moi-même, auprès du site de la République Libre qui héberge les connaissances de Patrick Couture sur la bande dessinée québécoise. Ce site sent fort le nationalisme québécois, mais j'en remercie son auteur car j'aurais été assez peu capable de faire aussi bien. Nous sommes donc dans le futur, quelque part au Québek (et non au Québec, eh oui l'évolution de la langue a fait son oeuvre), et nous faisons la délicate rencontre du professeur Nostrabek et de l'équipage de son vaisseau.
Le genre est axé sur la science-fiction avec des idées sur le nouvel ordre mondial de dans 200 ans somme toute pas plus débiles que dans d'autres séries du 9ème art que je ne citerai pas, Sillage par exemple, ah mince je l'ai dit. Mais le parti de l'humour et de la caricature sont également pris. Certains personnages ont des têtes de personnalités connues du 20ième siècle. Nostrabek est entouré de personnages qui ne l'aident pas dans sa tâche de sauver la Terre si je résume dans les grandes largeurs. Je dois avouer que je n'ai pas été emballé plus que ça par ma lecture, l'intrigue ne tient pas en haleine, mais je ne doute pas que cela puisse être apprécié par un garçonnet de 10 ans qui lirait cela dans son grenier poussiéreux.
Le dessin n'est pas franchement beau, les couleurs font un peu mal aux yeux, mais reconnaissons qu'il n'est pas laid (de même que Katmandou d'ailleurs).
Je me rappelle qu'en quatrième de couverture était annoncée une suite (2 albums même si ma mémoire est bonne, l'auteur avait de l'ambition) sur les aventures extraordinaires de Nostrabek et sa smala mais dans un univers différent. Il semblerait à en croire mes recherches sur la toile qu'aucun autre album ne vit le jour, et c'est fort dommage...
Depuis quelques années, des célébrités se lancent dans la bande dessinée alors qu'elles n'y connaissent rien. On n'a qu'à penser à Jean-Jacques Beineix et à sa bd pourrie. Est-ce aussi que le cas pour Claude Meunier* ? Je dirais non. Il est un grand lecteur de bd : dans une interview il cite Fred, Gotlib ou encore Reiser. De plus, il a déjà scénarisé une histoire de 10 pages de Michel Risque que j'avais bien aimée.
Toutefois, il y a une grande différence entre cette histoire et 'La Bande à Ti-Paul' : la première était faite pour être publiée et pas l'autre ! En effet, depuis quelques années, Claude Meunier fait des petits dessins juste pour s'amuser. Ça se voit avec le style d'humour : ce sont des blagues totalement stupides qu'on se dit entre copains juste pour rigoler. De là à en faire un album... Je me demande ce qui est passé dans la tête de Meunier ! Serait-il mégalomane ou encore aurait-il perdu toute auto-critique ? Les blagues ne sont pas drôles, le dessin moche et les couleurs hideuses !
Pitié, Monsieur Meunier, si vous aimez le 9ème art, ne faites pas un deuxième tome. Ou alors prenez au moins un dessinateur compétent. Ça serait déjà une amélioration.
*Pour savoir qui est Claude Meunier : ici.
D'ordinaire, quand je n'accroche pas à une BD, je tente de me mettre dans la peau du public cible et de m'en faire une opinion objective, de voir en quoi cela pourrait plaire et motiver son édition en albums. Mais là, vraiment je n'ai pas pu. Je me suis forcé pour arriver au bout du premier tome puis j'ai feuilleté et tenter de voir si les choses évoluaient dans le second tome. Pas moyen.
Ce manga est un concentré de ce que je n'aime pas dans les shojos sans aucun avantage en contrepartie.
Alors si, peut-être peut-on estimer que le dessin est bon. Soigné, esthétique, dans une pure veine shojo aux garçons efféminés et aux yeux immenses, il est maîtrisé. Mais pour ce qui est de rendre les personnages différenciables, c'est râpé. J'ai passé mon temps à confondre l'héroïne avec quasiment toutes les autres filles de son collège.
La mise en page et la narration graphique sont en outre très embrouillées, avec de nombreuses ellipses inutiles et des passages sans aucune clarté.
Mais c'est surtout le contenu du scénario qui m'a déplu.
Le cadre de l'intrigue est détestable. Il s'agit d'une apologie de la société hiérarchisée par le fric, où les moins favorisés tentent de grappiller des points aux yeux des plus riches pour espérer un jour, au bon vouloir des puissants, atteindre une portion de leur rang. C'est une adaptation moderne du conte du prince charmant, beau et riche, dont la donzelle de basse extraction va immédiatement tomber amoureuse et tenter de se rapprocher avec une ignoble humilité de femme soumise. Une glorification du système de classes sociales où il parait normal que les riches soient les seigneurs et où les pauvres les vénèrent et leur obéissent. Un monde où l'important est l'apparence et où il ne faut qu'aucune rumeur ou ragot ne vienne entacher la réputation que vous avez tant de mal à vous bâtir. La société japonaise dans ce qu'elle a de plus détestable où les senpai méprisent d'autant plus les kohai qu'ils ne sont pas du même rang financier.
Ma fille aurait une telle vision du monde, elle se prendrait une belle raclée.
A côté de ça, on dirait qu'il n'y a pas de scénario. L'auteur s'enorgueillit d'avoir créé des personnages (qui ont l'air de la fasciner) et de les laisser vivre et porter son récit. Elle se demande, non sans glousser à cette idée, si la belle héroïne va un jour réussir à séduire le beau mais frigide héros. Oh, quel suspens.
Le but du jeu ensuite, est de donner de plus en plus de ce qu'elle appelle de la profondeur à ses personnages, avec des secrets, des retournements de situations, des quiproquos. Si encore ses personnages étaient attachants... Mais hormis éventuellement le faux petit-ami gay et maladroit du prince charmant (soit dit en passant, l'auteur avoue ne pas aimer les personnages gays) les autres sont sans saveur et plus souvent agaçants qu'intéressants.
Le tout forme une bouillie infâme et pénible à lire.
Je résumerais cette bd avec ces quelques mots : petites pensées sur divers lieux. Nemo part en voyage et ramène de courtes saynètes filmées ou photographiées. Une réflexion est faite en dessous de chacune… D'un ennui sidéral et sidérant, avec une narration toute plate, sans saveur ni poésie. Quelques images à la Jules Verne sont intercalées parmi les autres planches, jolies mais sans plus. Lecture trop hermétique ? Trop ciblée ? Elle n'est pas pour moi, peut-être pour vous ? Si vous avez 20 euros à dépenser…
Personnellement, je ne conseillerais cet album à personne, pas même à un inconditionnel d’Astérix. Certes, l’hommage est réalisé avec tout le respect que mérite Uderzo mais on ne sort jamais de l’anecdote insipide. Les dessinateurs sélectionnés semblent souvent avoir travaillé à la va-vite (Stalner, notamment) et les scénarios varient du médiocre au quelconque sympathique.
Ce que je n’ai, par contre vraiment pas apprécié, c’est le caractère opportuniste de cet album. Se servir de la notoriété d’une série pour parvenir à vendre quelques exemplaires d’une production médiocre réalisée au lance-pierres m’indispose (même si la lecture des derniers tomes d’Astérix a provoqué chez moi un sentiment identique).
Je n’ai pu résister à la tentation de jeter un œil à l’objet.
Je n’aurais pas dû.
Soyez plus intelligents que moi.
Evitez cet album !
Ro parle très bien de cette bd dans son avis, je le rejoins totalement mais je serai plus sévère, une étoile et c'est déjà trop payé. Graphiquement j'aime bien le style de Jano, avec ses personnages animaliers très colorés et son univers très déjanté. Mais voilà c'est tout ce qui m'a plu, et encore, comment apprécier vraiment un dessin lorsque le scénario vous laisse de glace ? L'histoire est plate et sans intérêt, mais surtout je l'ai trouvée parfois trop vulgaire, il m'a été impossible de la finir, je me suis contentée de "regarder les images". En conclusion : rien, y'a rien à dire.
Je n'avais jamais lu une BD aussi déprimante.
Certes le personnage principal est plus ou moins déprimé, certaines de ses connaissances également, mais le rendu de cette lecture encore plus !!!!
Le dessin est noir, sans esthétisme réel. Autant appeler un chat un chat, je ne l'ai pas du tout apprécié.
Le scénario est un journal mais la narration est hachée, chaque bout correspondant à un évènement sur des journées distinctes. Les auteurs n'ont pas essayé de créer des liens, ils se sont contenté de les ajouter comme on pose des briques pour un mur.
Le problème est qu'ils ont oublié les ouvertures et qu'il fait nuit dans cette BD.....
Le plus fort est qu'à la fin les auteurs admettent cet état de fait et s'interrogent sur leur travail sans queue ni tête.
Je ne comprends pas l'intérêt d'une telle BD.
Il faut être masochiste pour investir dessus d'autant qu'elle coûte quand même 22.50 euros.
Comme j'ai emprunté une réédition, il faut quand même croire que ce one shot a trouvé son public !!!!!!
J'ai du mal avec ce personnage de Kratochvil.
A chaque fois le récit est existentialiste, peu pour ne pas dire pas rythmé et avec un humour très limité.
Le dessin est ultra simple chez Mahler mais il est d'habitude explicite.
Dans ce récit ce n'est pas le cas car le scénario est limité également et figé.
Ce one shot n'apporte rien de nouveau ou de bon en particulier.
J'aime beaucoup la collection Patte de mouche ainsi que cet auteur mais j'en déconseille vivement cette BD.
Après la lecture des 3 tomes.
Je me suis forcé à aller au bout de la série.
Il y a des qualités indéniables au niveau du dessin mais graphiquement c'est trop décousu.
C'est certainement dû au scénario qui part dans tous les sens.
On n'est plus dans l'absurde mais dans le grotesque.
L'humour vole au ras des pâquerettes.
Reuzé semble être un très bon dessinateur, il serait souhaitable pour la suite qu'il collabore avec un bon scénariste.
Dans la même lignée que Metropolis, Lost World est une énorme déception à mes yeux.
Il est à réserver exclusivement à ceux désireux d'en connaître un peu plus sur la naissance du manga moderne au Japon. Les autres risques de trouver ça vieux et sans grand intérêt, même pour de jeunes enfants.
J'ai beau un grand admirateur de Tezuka, ses oeuvres de jeunesse sont à mes yeux très en dessous tout ce qu'il a pu réaliser par la suite.
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Nostrabek
Il y a des jours comme ça où c'est le pont du 14 juillet, on ne travaille pas et il fait un beau soleil, et là soudainement on a envie de poster sur BDT une oeuvre suprême découverte pendant ses dernières vacances, j'ai nommé Nostrabek. J'ai eu la chance de tomber sur un résumé de l'histoire, ce qui m'enlève la désagréable activité d'en faire un moi-même, auprès du site de la République Libre qui héberge les connaissances de Patrick Couture sur la bande dessinée québécoise. Ce site sent fort le nationalisme québécois, mais j'en remercie son auteur car j'aurais été assez peu capable de faire aussi bien. Nous sommes donc dans le futur, quelque part au Québek (et non au Québec, eh oui l'évolution de la langue a fait son oeuvre), et nous faisons la délicate rencontre du professeur Nostrabek et de l'équipage de son vaisseau. Le genre est axé sur la science-fiction avec des idées sur le nouvel ordre mondial de dans 200 ans somme toute pas plus débiles que dans d'autres séries du 9ème art que je ne citerai pas, Sillage par exemple, ah mince je l'ai dit. Mais le parti de l'humour et de la caricature sont également pris. Certains personnages ont des têtes de personnalités connues du 20ième siècle. Nostrabek est entouré de personnages qui ne l'aident pas dans sa tâche de sauver la Terre si je résume dans les grandes largeurs. Je dois avouer que je n'ai pas été emballé plus que ça par ma lecture, l'intrigue ne tient pas en haleine, mais je ne doute pas que cela puisse être apprécié par un garçonnet de 10 ans qui lirait cela dans son grenier poussiéreux. Le dessin n'est pas franchement beau, les couleurs font un peu mal aux yeux, mais reconnaissons qu'il n'est pas laid (de même que Katmandou d'ailleurs). Je me rappelle qu'en quatrième de couverture était annoncée une suite (2 albums même si ma mémoire est bonne, l'auteur avait de l'ambition) sur les aventures extraordinaires de Nostrabek et sa smala mais dans un univers différent. Il semblerait à en croire mes recherches sur la toile qu'aucun autre album ne vit le jour, et c'est fort dommage...
La Bande à Ti-Paul
Depuis quelques années, des célébrités se lancent dans la bande dessinée alors qu'elles n'y connaissent rien. On n'a qu'à penser à Jean-Jacques Beineix et à sa bd pourrie. Est-ce aussi que le cas pour Claude Meunier* ? Je dirais non. Il est un grand lecteur de bd : dans une interview il cite Fred, Gotlib ou encore Reiser. De plus, il a déjà scénarisé une histoire de 10 pages de Michel Risque que j'avais bien aimée. Toutefois, il y a une grande différence entre cette histoire et 'La Bande à Ti-Paul' : la première était faite pour être publiée et pas l'autre ! En effet, depuis quelques années, Claude Meunier fait des petits dessins juste pour s'amuser. Ça se voit avec le style d'humour : ce sont des blagues totalement stupides qu'on se dit entre copains juste pour rigoler. De là à en faire un album... Je me demande ce qui est passé dans la tête de Meunier ! Serait-il mégalomane ou encore aurait-il perdu toute auto-critique ? Les blagues ne sont pas drôles, le dessin moche et les couleurs hideuses ! Pitié, Monsieur Meunier, si vous aimez le 9ème art, ne faites pas un deuxième tome. Ou alors prenez au moins un dessinateur compétent. Ça serait déjà une amélioration. *Pour savoir qui est Claude Meunier : ici.
The Gentlemen's Alliance Cross
D'ordinaire, quand je n'accroche pas à une BD, je tente de me mettre dans la peau du public cible et de m'en faire une opinion objective, de voir en quoi cela pourrait plaire et motiver son édition en albums. Mais là, vraiment je n'ai pas pu. Je me suis forcé pour arriver au bout du premier tome puis j'ai feuilleté et tenter de voir si les choses évoluaient dans le second tome. Pas moyen. Ce manga est un concentré de ce que je n'aime pas dans les shojos sans aucun avantage en contrepartie. Alors si, peut-être peut-on estimer que le dessin est bon. Soigné, esthétique, dans une pure veine shojo aux garçons efféminés et aux yeux immenses, il est maîtrisé. Mais pour ce qui est de rendre les personnages différenciables, c'est râpé. J'ai passé mon temps à confondre l'héroïne avec quasiment toutes les autres filles de son collège. La mise en page et la narration graphique sont en outre très embrouillées, avec de nombreuses ellipses inutiles et des passages sans aucune clarté. Mais c'est surtout le contenu du scénario qui m'a déplu. Le cadre de l'intrigue est détestable. Il s'agit d'une apologie de la société hiérarchisée par le fric, où les moins favorisés tentent de grappiller des points aux yeux des plus riches pour espérer un jour, au bon vouloir des puissants, atteindre une portion de leur rang. C'est une adaptation moderne du conte du prince charmant, beau et riche, dont la donzelle de basse extraction va immédiatement tomber amoureuse et tenter de se rapprocher avec une ignoble humilité de femme soumise. Une glorification du système de classes sociales où il parait normal que les riches soient les seigneurs et où les pauvres les vénèrent et leur obéissent. Un monde où l'important est l'apparence et où il ne faut qu'aucune rumeur ou ragot ne vienne entacher la réputation que vous avez tant de mal à vous bâtir. La société japonaise dans ce qu'elle a de plus détestable où les senpai méprisent d'autant plus les kohai qu'ils ne sont pas du même rang financier. Ma fille aurait une telle vision du monde, elle se prendrait une belle raclée. A côté de ça, on dirait qu'il n'y a pas de scénario. L'auteur s'enorgueillit d'avoir créé des personnages (qui ont l'air de la fasciner) et de les laisser vivre et porter son récit. Elle se demande, non sans glousser à cette idée, si la belle héroïne va un jour réussir à séduire le beau mais frigide héros. Oh, quel suspens. Le but du jeu ensuite, est de donner de plus en plus de ce qu'elle appelle de la profondeur à ses personnages, avec des secrets, des retournements de situations, des quiproquos. Si encore ses personnages étaient attachants... Mais hormis éventuellement le faux petit-ami gay et maladroit du prince charmant (soit dit en passant, l'auteur avoue ne pas aimer les personnages gays) les autres sont sans saveur et plus souvent agaçants qu'intéressants. Le tout forme une bouillie infâme et pénible à lire.
L'Attrapeur d'images
Je résumerais cette bd avec ces quelques mots : petites pensées sur divers lieux. Nemo part en voyage et ramène de courtes saynètes filmées ou photographiées. Une réflexion est faite en dessous de chacune… D'un ennui sidéral et sidérant, avec une narration toute plate, sans saveur ni poésie. Quelques images à la Jules Verne sont intercalées parmi les autres planches, jolies mais sans plus. Lecture trop hermétique ? Trop ciblée ? Elle n'est pas pour moi, peut-être pour vous ? Si vous avez 20 euros à dépenser…
Uderzo croqué par ses amis
Personnellement, je ne conseillerais cet album à personne, pas même à un inconditionnel d’Astérix. Certes, l’hommage est réalisé avec tout le respect que mérite Uderzo mais on ne sort jamais de l’anecdote insipide. Les dessinateurs sélectionnés semblent souvent avoir travaillé à la va-vite (Stalner, notamment) et les scénarios varient du médiocre au quelconque sympathique. Ce que je n’ai, par contre vraiment pas apprécié, c’est le caractère opportuniste de cet album. Se servir de la notoriété d’une série pour parvenir à vendre quelques exemplaires d’une production médiocre réalisée au lance-pierres m’indispose (même si la lecture des derniers tomes d’Astérix a provoqué chez moi un sentiment identique). Je n’ai pu résister à la tentation de jeter un œil à l’objet. Je n’aurais pas dû. Soyez plus intelligents que moi. Evitez cet album !
Gazoline
Ro parle très bien de cette bd dans son avis, je le rejoins totalement mais je serai plus sévère, une étoile et c'est déjà trop payé. Graphiquement j'aime bien le style de Jano, avec ses personnages animaliers très colorés et son univers très déjanté. Mais voilà c'est tout ce qui m'a plu, et encore, comment apprécier vraiment un dessin lorsque le scénario vous laisse de glace ? L'histoire est plate et sans intérêt, mais surtout je l'ai trouvée parfois trop vulgaire, il m'a été impossible de la finir, je me suis contentée de "regarder les images". En conclusion : rien, y'a rien à dire.
Le Journal d'un loser
Je n'avais jamais lu une BD aussi déprimante. Certes le personnage principal est plus ou moins déprimé, certaines de ses connaissances également, mais le rendu de cette lecture encore plus !!!! Le dessin est noir, sans esthétisme réel. Autant appeler un chat un chat, je ne l'ai pas du tout apprécié. Le scénario est un journal mais la narration est hachée, chaque bout correspondant à un évènement sur des journées distinctes. Les auteurs n'ont pas essayé de créer des liens, ils se sont contenté de les ajouter comme on pose des briques pour un mur. Le problème est qu'ils ont oublié les ouvertures et qu'il fait nuit dans cette BD..... Le plus fort est qu'à la fin les auteurs admettent cet état de fait et s'interrogent sur leur travail sans queue ni tête. Je ne comprends pas l'intérêt d'une telle BD. Il faut être masochiste pour investir dessus d'autant qu'elle coûte quand même 22.50 euros. Comme j'ai emprunté une réédition, il faut quand même croire que ce one shot a trouvé son public !!!!!!
Planète Kratochvil
J'ai du mal avec ce personnage de Kratochvil. A chaque fois le récit est existentialiste, peu pour ne pas dire pas rythmé et avec un humour très limité. Le dessin est ultra simple chez Mahler mais il est d'habitude explicite. Dans ce récit ce n'est pas le cas car le scénario est limité également et figé. Ce one shot n'apporte rien de nouveau ou de bon en particulier. J'aime beaucoup la collection Patte de mouche ainsi que cet auteur mais j'en déconseille vivement cette BD.
Ubu Roi (Reuzé)
Après la lecture des 3 tomes. Je me suis forcé à aller au bout de la série. Il y a des qualités indéniables au niveau du dessin mais graphiquement c'est trop décousu. C'est certainement dû au scénario qui part dans tous les sens. On n'est plus dans l'absurde mais dans le grotesque. L'humour vole au ras des pâquerettes. Reuzé semble être un très bon dessinateur, il serait souhaitable pour la suite qu'il collabore avec un bon scénariste.
Lost World
Dans la même lignée que Metropolis, Lost World est une énorme déception à mes yeux. Il est à réserver exclusivement à ceux désireux d'en connaître un peu plus sur la naissance du manga moderne au Japon. Les autres risques de trouver ça vieux et sans grand intérêt, même pour de jeunes enfants. J'ai beau un grand admirateur de Tezuka, ses oeuvres de jeunesse sont à mes yeux très en dessous tout ce qu'il a pu réaliser par la suite.