Heureusement que la lecture de cette BD n'est pas trop longue car je me suis sérieusement ennuyé. L'ensemble sonne creux et la morale finale ne correspond pas du tout au récit précédent. Il ne faut pas chercher quelque chose à comprendre, 2 amis tombent amoureux de 2 belles femmes vues dans la rue. Comme les histoires d'amour finissent mal en général, on n'est pas dépaysé...
Je n'ai pas du tout aimé le dessin, correct pour les décors mais difforme pour les personnages.
Les couleurs manquent de contraste et offrent un rendu tristounet.
Je n'arrive pas à trouver un point positif à ce one shot. 1/5 est bien payé vu les circonstances !
Kitty cherche un producteur de musique, Kitty est une sauvageonne qui joue du poing quand elle n'est pas d'accord, Kitty est jolie mais royalement conne, Kitty perce enfin pour chanter : "Tu m'ravages ! ô ô quel outrage ! A A tu m'saccages !" Ce que c'est débile, vous ne trouvez pas ?
L'auteur a certainement voulu mettre en avant la bêtise de certains chanteurs-chanteuses mais là on tombe dans le n'importe quoi, d'autant que le récit est assez décousu et parfois même illogique, Kitty tue et n'est même pas incommodée par les flics.
Bref, rien à sauver en dehors du dessin qui lui est très réussi, dans un style moderne très coloré.
Je ne suis pas contre les expérimentations dans la bande dessinée. Au contraire, j’aurais même tendance à encourager ces nouvelles approches mais pour « La Nouvelle pornographie », c’est complètement naze !
En effet, comment peut-on réellement prendre du plaisir à feuilleter ce « truc » ?! Il faut être vachement dérangé du ciboulot pour s’exciter en lisant ce « machin » ! Certes, après lecture, on comprendra que ce sont vraiment des actes sexuels que Lewis Trondheim a dessinés mais il faut vraiment avoir une sacrée dose d’imagination pour trouver ça bandant ! C’est comme si vous vous mettiez à regarder un film de cul avec des protagonistes représentés d’une façon très très très minimaliste, c’est à dire avec des ronds, des carrés, etc… alors de là à dire que vous aurez envie de « sauter » votre partenaire juste après avoir lu « La Nouvelle pornographie », il ne faut vraiment pas être bien (à moins d’être un obsédé grave de chez grave !) !
Ce n’est même pas la peine que je parle du graphisme, ma note donnée pour « La Nouvelle pornographie » parle d'elle-même…
En conclusion, si c’est vraiment comme ça que la pornographie va se renouveler, je préfère nettement revoir les premières bd de cul que ce truc ! Au moins, c’était vraiment du concret !
C'est le nouveau test psychologique pour savoir si on est obsédé sexuel ou pas ? A mon avis le psy va tomber de haut car ça ne fait pas souvent penser à une quelconque partie du corps et s'il n'y avait eu le titre qui nous indique qu'il faut vraiment avoir l'esprit mal placé je n'ai guère vu de choses sexuelles là-dedans…
Bref, je doute que ceci fasse mouiller la moindre petite culotte et bander un quelconque phallus. C'est pas fait pour ? Ah… ? C'est pas de la pornographie alors ? Si ? Pfff !
Le concept de la nullité revisité par Tromdheim, c'est une réussite du genre qui vaudrait largement 5 étoiles, mais faut pas déconner non plus.
Quand je pense qu'il y en a qui trouvent les BDs de Bastien Vivès vides... s'ils lisaient ce manga, ils relativiseraient leur opinion !
Notez que je n'ai rien contre les BDs où il ne se passe pas grand chose, du moment qu'elles ont une atmosphère riche ou qu'elles sont propices à la réflexion, ou à la contemplation. Mais cet "entre les draps" ressemblerait plutôt à du remplissage de vide par du creux.
De quoi ça parle ? D'hommes et de femmes qui ne peuvent s'empêcher d'avoir une irrésistible envie de copuler dès qu'ils se retrouvent à deux dans une pièce. Sérieux, y'a pas plus de 3 lignes de dialogue avant qu'ils ne finissent invariablement au plumard.
D'eux, on ne saura pas grand chose, hormis qu'ils ne sont pas trop pointilleux sur les questions de fidélité, et que certains sont blonds et du genre dominant, les autres bruns et du genre dominé, et que pour qu'un couple de lesbiennes se forme il faut que les deux soient d'accord, et que c'est bien balot quand c'est pas le cas.
Mouaiche.
Encore, si on pouvait comprendre la fascination que ladite Saki semble susciter chez tous les hommes et femmes qu'elle côtoie, cela aurait pu donner une fable troublante. Mais elle est juste horripilante.
Et si l'unique bonne idée du manga, à savoir que Minako vit son amour pour Saki par procuration en couchant avec ses amants, avait été mieux exploitée, il y aurait peut-être eu matière à faire quelque chose d'intéressant.
Mais non. L'histoire se résumé à : Minako aime Saki qui sort avec Ken qui la trompe avec Minako, puis Ken rompt avec Saki, qui du coup sort avec le gentil Yuki mais le trompe en recouchant avec Ken pendant que Minako se fait Yuki, qui avoue tout à Saki, qui du coup retourne avec Ken pendant que Minako se met en ménage avec Yuki alors qu'ils sont en fait tous les deux amoureux de Saki...
Ouch, personne n'aurait une aspirine ???
Une fois de plus la lecture d’un album de Gabriel Delmas me laisse sur ma faim. Ou plutôt me laisse un goût désagréable de « j’ai rien compris ».
Ici il a adapté son trait au format de la collection des petits chats carrés, mais c’est aussi nébuleux qu’à l’accoutumée. Il est fort probable que les protagonistes soient des « caractères » (au sens où La Bruyère l’entendait), mais en l’occurrence ça devient très vite décousu, les personnages passant leurs temps à faire des figures pseudo-rigolotes pendant qu’un discours pseudo-philosophique à destination des petits défile sous la case… Ca ne ressemble à rien, ça ne rime à rien, ça ne sert à rien.
Ou l’absolu besoin pour certains de stimuler les phéromones de potentiels consommateurs…
Cet avis ne se base que sur deux tomes que je ne saurai décrire tant les deux me paraissaient exactement identiques dans leur contenu. Il s’agit ici d’histoires d’espionnage et de gros calibres généralement avec des femmes peu pudiques et ayant souvent des problèmes de délabrement de vêtement. La couverture est d’ailleurs assez explicite en ce sens.
Ceci dit l’album ne contient pas que des scènes érotiques chaudes, il faut un semblant d’histoire pour donner de l’action et du rythme. Hélas les intrigues si banales masquent mal l’objectif du dessinateur, un érotisme brutal basé sur la domination sexuelle. Les scènes paraissent calibrées pour titiller les hommes avec les scènes homosexuelles féminines à foison et des attributs pour tous les goûts du côté des demoiselles. Les problèmes se résolvent par ailleurs souvent de façon complètement ridicule par une intervention scénaristique peu crédible.
Côté dessin, les traits justes permettent de cerner l’essentiel, surtout la colorisation donne un côté chatoyant à cet écrin pour donner encore plus de plaisir. Assez curieusement ( !), les hommes sont plutôt moins bien dessinés, en tous cas moins anatomiquement agréables que les femmes. Les décors, tout prétexte qu’ils soient, rendent une atmosphère idoine au sujet principal.
Au final quelle horreur, ce n’est pas du cul, mais tout de même on voit bien qu’il n’y a que ce contenu dans la série. Alors quitte à faire de l’érotique autant en faire avec art et qui assume, Crépax (Bianca…), Manara (Le Déclic) font cela très bien.
A oublier.
Je termine le premier tome de ‘Death’. J’ai dû me forcer… Il y a peu de chance que je lise la suite !
Le point de départ du premier opus est la rencontre entre Sexton, un adolescent transpirant le mal être, et Didi, une jolie jeune femme au look gothique. Sexton s’interroge rapidement sur l’état mental de cette dernière, qui soutient, le plus naturellement du monde, qu’elle n’est autre que la Mort personnifiée. Si le premier chapitre éveille quelqu'intérêt, l’ennui survient malheureusement dès le deuxième pour s’installer jusqu’au terme du troisième.
Le personnage de Death apparaît à l’origine dans Sandman. Dans la mesure où je n’ai pas lu cette série (je comptais y remédier prochainement, mais, là, je suis un peu refroidi…), les mésaventures de la jeune femme – relativement attachante du reste – ne m’ont pas vraiment passionné. Par ailleurs, je n’ai pas du tout goûté la poésie et la profondeur que certains semblent avoir trouvées à ce récit. Heureusement que le dessin est de bonne facture et relève quelque peu le niveau !
Le dernier segment de ce premier tome consiste en un discours paternaliste de Death relatif à la prévention contre le SIDA. La demoiselle nous met ainsi en garde : « Ne faites pas l’amour sous l’empire de l’alcool ou de la drogue. Votre sens des responsabilités étant diminué, vous feriez n’importe quoi. Planifiez à l’avance. » Cela peut certes se révéler instructif si l’on a douze ans, mais, personnellement, je ne m’attendais pas à un cours d’éducation sexuelle en choisissant ce comic book…
Bref, à réserver aux fans de Sandman (et à ceux qui ne veulent pas mourir du SIDA…)
La BD se vend, dit-on, mieux que nombre d’ouvrages littéraires. Si ce genre d’album fait partie des hits, il faut sérieusement se poser des questions sur les lecteurs… (sauf à y voir de généreux consommateurs écologistes soucieux de valoriser un ouvrage fait de papier de forêts gérées de manière durable).
Car on vole bien bas dans cet opus, à la base je n’apprécie pas du tout les dessins de Mr Tignous que je trouve gras, vulgaires, sans âme et bâclés même s’il faut reconnaître qu’avec quelques traits il arrive à montrer ce qu’il souhaite. La couverture me paraît le seul dessin un minimum travaillé de tout l’album, comme quoi il sait faire mais ne fait pas. Sur certaines cases, j’ai pensé qu’il avait dû dessiner sur du petit format qui avait été ensuite grandi à outrance lors de l’édition pour donner une telle épaisseur de trait !
Si encore les sketches présentés étaient mordants… Mais ces histoires par page n’arrivent à nous faire esquisser un sourire qu’à de trop rares occasions. En fait éventuellement lors des 5 premières pages, car ensuite les blagues se répètent infiniment en s’auto plagiant. On trouve donc de multiples variations sur le thème de la forêt de bambou réduite, des vils chinois productivistes et totalitaristes trouvant l’intérêt dans la destruction ou la sauvegarde des pandas, la reproduction des pandas et le fait que ce soit une espèce menacée. Et c’est tout. Les blagues se succèdent dans une monotonie dommageable pour un livre humoristique. Et ne venez pas me dire qu’il s’agit d’une critique de société ou autre foutaise, l’album ne fait qu’enfoncer des portes tellement ouvertes que nos dents en grincent de mécontentement.
A oublier, un truc qui fait peur lu sur le site de l’éditeur : série en cours…
Après Silex and the city Jul remet le couvert avec cet opus à l’humour décapant. Enfin décapant pour certains car j’imagine que cet opus sera aimé ou détesté dans la mesure ou l’humour constant tout le long du récit ne pourra faire que des heureux ou des désolés !
Mais là où Silex and the city était créatif avec un fil conducteur et des jeux de mots recherchés, "A bout de soufre" se révèle décousu et sans imagination. L’actualité, prétexte dans l’opus précédent devient le sujet principal sans histoire parallèle. Les histoires de taille variable ne trouveront jamais preneur lors de ma lecture, mis à part ce remix de « on coupe la gaz », seul bon moment de l’album. Entre mauvaise foi, méchanceté gratuite et dégondage de portes ouvertes, le récit erre de banalité en conformisme.
Le graphisme n’a guère évolué et je pourrais recopier la même chose que pour mon avis sur silex : les décors minimalistes formés de traits gras servent de support à des personnages brouillons que seule la colorisation simpliste permet de rendre lisible.
Bref forme et fond sont lourds et patauds, faire des pâtés partout sur la feuille et dans le contenu ne rentre pas dans ce que j’apprécie. A oublier.
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La Perspective Nevski
Heureusement que la lecture de cette BD n'est pas trop longue car je me suis sérieusement ennuyé. L'ensemble sonne creux et la morale finale ne correspond pas du tout au récit précédent. Il ne faut pas chercher quelque chose à comprendre, 2 amis tombent amoureux de 2 belles femmes vues dans la rue. Comme les histoires d'amour finissent mal en général, on n'est pas dépaysé... Je n'ai pas du tout aimé le dessin, correct pour les décors mais difforme pour les personnages. Les couleurs manquent de contraste et offrent un rendu tristounet. Je n'arrive pas à trouver un point positif à ce one shot. 1/5 est bien payé vu les circonstances !
Oh ! Kitty
Kitty cherche un producteur de musique, Kitty est une sauvageonne qui joue du poing quand elle n'est pas d'accord, Kitty est jolie mais royalement conne, Kitty perce enfin pour chanter : "Tu m'ravages ! ô ô quel outrage ! A A tu m'saccages !" Ce que c'est débile, vous ne trouvez pas ? L'auteur a certainement voulu mettre en avant la bêtise de certains chanteurs-chanteuses mais là on tombe dans le n'importe quoi, d'autant que le récit est assez décousu et parfois même illogique, Kitty tue et n'est même pas incommodée par les flics. Bref, rien à sauver en dehors du dessin qui lui est très réussi, dans un style moderne très coloré.
La Nouvelle pornographie
Je ne suis pas contre les expérimentations dans la bande dessinée. Au contraire, j’aurais même tendance à encourager ces nouvelles approches mais pour « La Nouvelle pornographie », c’est complètement naze ! En effet, comment peut-on réellement prendre du plaisir à feuilleter ce « truc » ?! Il faut être vachement dérangé du ciboulot pour s’exciter en lisant ce « machin » ! Certes, après lecture, on comprendra que ce sont vraiment des actes sexuels que Lewis Trondheim a dessinés mais il faut vraiment avoir une sacrée dose d’imagination pour trouver ça bandant ! C’est comme si vous vous mettiez à regarder un film de cul avec des protagonistes représentés d’une façon très très très minimaliste, c’est à dire avec des ronds, des carrés, etc… alors de là à dire que vous aurez envie de « sauter » votre partenaire juste après avoir lu « La Nouvelle pornographie », il ne faut vraiment pas être bien (à moins d’être un obsédé grave de chez grave !) ! Ce n’est même pas la peine que je parle du graphisme, ma note donnée pour « La Nouvelle pornographie » parle d'elle-même… En conclusion, si c’est vraiment comme ça que la pornographie va se renouveler, je préfère nettement revoir les premières bd de cul que ce truc ! Au moins, c’était vraiment du concret !
La Nouvelle pornographie
C'est le nouveau test psychologique pour savoir si on est obsédé sexuel ou pas ? A mon avis le psy va tomber de haut car ça ne fait pas souvent penser à une quelconque partie du corps et s'il n'y avait eu le titre qui nous indique qu'il faut vraiment avoir l'esprit mal placé je n'ai guère vu de choses sexuelles là-dedans… Bref, je doute que ceci fasse mouiller la moindre petite culotte et bander un quelconque phallus. C'est pas fait pour ? Ah… ? C'est pas de la pornographie alors ? Si ? Pfff ! Le concept de la nullité revisité par Tromdheim, c'est une réussite du genre qui vaudrait largement 5 étoiles, mais faut pas déconner non plus.
Entre les draps
Quand je pense qu'il y en a qui trouvent les BDs de Bastien Vivès vides... s'ils lisaient ce manga, ils relativiseraient leur opinion ! Notez que je n'ai rien contre les BDs où il ne se passe pas grand chose, du moment qu'elles ont une atmosphère riche ou qu'elles sont propices à la réflexion, ou à la contemplation. Mais cet "entre les draps" ressemblerait plutôt à du remplissage de vide par du creux. De quoi ça parle ? D'hommes et de femmes qui ne peuvent s'empêcher d'avoir une irrésistible envie de copuler dès qu'ils se retrouvent à deux dans une pièce. Sérieux, y'a pas plus de 3 lignes de dialogue avant qu'ils ne finissent invariablement au plumard. D'eux, on ne saura pas grand chose, hormis qu'ils ne sont pas trop pointilleux sur les questions de fidélité, et que certains sont blonds et du genre dominant, les autres bruns et du genre dominé, et que pour qu'un couple de lesbiennes se forme il faut que les deux soient d'accord, et que c'est bien balot quand c'est pas le cas. Mouaiche. Encore, si on pouvait comprendre la fascination que ladite Saki semble susciter chez tous les hommes et femmes qu'elle côtoie, cela aurait pu donner une fable troublante. Mais elle est juste horripilante. Et si l'unique bonne idée du manga, à savoir que Minako vit son amour pour Saki par procuration en couchant avec ses amants, avait été mieux exploitée, il y aurait peut-être eu matière à faire quelque chose d'intéressant. Mais non. L'histoire se résumé à : Minako aime Saki qui sort avec Ken qui la trompe avec Minako, puis Ken rompt avec Saki, qui du coup sort avec le gentil Yuki mais le trompe en recouchant avec Ken pendant que Minako se fait Yuki, qui avoue tout à Saki, qui du coup retourne avec Ken pendant que Minako se met en ménage avec Yuki alors qu'ils sont en fait tous les deux amoureux de Saki... Ouch, personne n'aurait une aspirine ???
Superfunky
Une fois de plus la lecture d’un album de Gabriel Delmas me laisse sur ma faim. Ou plutôt me laisse un goût désagréable de « j’ai rien compris ». Ici il a adapté son trait au format de la collection des petits chats carrés, mais c’est aussi nébuleux qu’à l’accoutumée. Il est fort probable que les protagonistes soient des « caractères » (au sens où La Bruyère l’entendait), mais en l’occurrence ça devient très vite décousu, les personnages passant leurs temps à faire des figures pseudo-rigolotes pendant qu’un discours pseudo-philosophique à destination des petits défile sous la case… Ca ne ressemble à rien, ça ne rime à rien, ça ne sert à rien.
SAS
Ou l’absolu besoin pour certains de stimuler les phéromones de potentiels consommateurs… Cet avis ne se base que sur deux tomes que je ne saurai décrire tant les deux me paraissaient exactement identiques dans leur contenu. Il s’agit ici d’histoires d’espionnage et de gros calibres généralement avec des femmes peu pudiques et ayant souvent des problèmes de délabrement de vêtement. La couverture est d’ailleurs assez explicite en ce sens. Ceci dit l’album ne contient pas que des scènes érotiques chaudes, il faut un semblant d’histoire pour donner de l’action et du rythme. Hélas les intrigues si banales masquent mal l’objectif du dessinateur, un érotisme brutal basé sur la domination sexuelle. Les scènes paraissent calibrées pour titiller les hommes avec les scènes homosexuelles féminines à foison et des attributs pour tous les goûts du côté des demoiselles. Les problèmes se résolvent par ailleurs souvent de façon complètement ridicule par une intervention scénaristique peu crédible. Côté dessin, les traits justes permettent de cerner l’essentiel, surtout la colorisation donne un côté chatoyant à cet écrin pour donner encore plus de plaisir. Assez curieusement ( !), les hommes sont plutôt moins bien dessinés, en tous cas moins anatomiquement agréables que les femmes. Les décors, tout prétexte qu’ils soient, rendent une atmosphère idoine au sujet principal. Au final quelle horreur, ce n’est pas du cul, mais tout de même on voit bien qu’il n’y a que ce contenu dans la série. Alors quitte à faire de l’érotique autant en faire avec art et qui assume, Crépax (Bianca…), Manara (Le Déclic) font cela très bien. A oublier.
Sandman - Death
Je termine le premier tome de ‘Death’. J’ai dû me forcer… Il y a peu de chance que je lise la suite ! Le point de départ du premier opus est la rencontre entre Sexton, un adolescent transpirant le mal être, et Didi, une jolie jeune femme au look gothique. Sexton s’interroge rapidement sur l’état mental de cette dernière, qui soutient, le plus naturellement du monde, qu’elle n’est autre que la Mort personnifiée. Si le premier chapitre éveille quelqu'intérêt, l’ennui survient malheureusement dès le deuxième pour s’installer jusqu’au terme du troisième. Le personnage de Death apparaît à l’origine dans Sandman. Dans la mesure où je n’ai pas lu cette série (je comptais y remédier prochainement, mais, là, je suis un peu refroidi…), les mésaventures de la jeune femme – relativement attachante du reste – ne m’ont pas vraiment passionné. Par ailleurs, je n’ai pas du tout goûté la poésie et la profondeur que certains semblent avoir trouvées à ce récit. Heureusement que le dessin est de bonne facture et relève quelque peu le niveau ! Le dernier segment de ce premier tome consiste en un discours paternaliste de Death relatif à la prévention contre le SIDA. La demoiselle nous met ainsi en garde : « Ne faites pas l’amour sous l’empire de l’alcool ou de la drogue. Votre sens des responsabilités étant diminué, vous feriez n’importe quoi. Planifiez à l’avance. » Cela peut certes se révéler instructif si l’on a douze ans, mais, personnellement, je ne m’attendais pas à un cours d’éducation sexuelle en choisissant ce comic book… Bref, à réserver aux fans de Sandman (et à ceux qui ne veulent pas mourir du SIDA…)
Pandas dans la brume
La BD se vend, dit-on, mieux que nombre d’ouvrages littéraires. Si ce genre d’album fait partie des hits, il faut sérieusement se poser des questions sur les lecteurs… (sauf à y voir de généreux consommateurs écologistes soucieux de valoriser un ouvrage fait de papier de forêts gérées de manière durable). Car on vole bien bas dans cet opus, à la base je n’apprécie pas du tout les dessins de Mr Tignous que je trouve gras, vulgaires, sans âme et bâclés même s’il faut reconnaître qu’avec quelques traits il arrive à montrer ce qu’il souhaite. La couverture me paraît le seul dessin un minimum travaillé de tout l’album, comme quoi il sait faire mais ne fait pas. Sur certaines cases, j’ai pensé qu’il avait dû dessiner sur du petit format qui avait été ensuite grandi à outrance lors de l’édition pour donner une telle épaisseur de trait ! Si encore les sketches présentés étaient mordants… Mais ces histoires par page n’arrivent à nous faire esquisser un sourire qu’à de trop rares occasions. En fait éventuellement lors des 5 premières pages, car ensuite les blagues se répètent infiniment en s’auto plagiant. On trouve donc de multiples variations sur le thème de la forêt de bambou réduite, des vils chinois productivistes et totalitaristes trouvant l’intérêt dans la destruction ou la sauvegarde des pandas, la reproduction des pandas et le fait que ce soit une espèce menacée. Et c’est tout. Les blagues se succèdent dans une monotonie dommageable pour un livre humoristique. Et ne venez pas me dire qu’il s’agit d’une critique de société ou autre foutaise, l’album ne fait qu’enfoncer des portes tellement ouvertes que nos dents en grincent de mécontentement. A oublier, un truc qui fait peur lu sur le site de l’éditeur : série en cours…
A bout de soufre
Après Silex and the city Jul remet le couvert avec cet opus à l’humour décapant. Enfin décapant pour certains car j’imagine que cet opus sera aimé ou détesté dans la mesure ou l’humour constant tout le long du récit ne pourra faire que des heureux ou des désolés ! Mais là où Silex and the city était créatif avec un fil conducteur et des jeux de mots recherchés, "A bout de soufre" se révèle décousu et sans imagination. L’actualité, prétexte dans l’opus précédent devient le sujet principal sans histoire parallèle. Les histoires de taille variable ne trouveront jamais preneur lors de ma lecture, mis à part ce remix de « on coupe la gaz », seul bon moment de l’album. Entre mauvaise foi, méchanceté gratuite et dégondage de portes ouvertes, le récit erre de banalité en conformisme. Le graphisme n’a guère évolué et je pourrais recopier la même chose que pour mon avis sur silex : les décors minimalistes formés de traits gras servent de support à des personnages brouillons que seule la colorisation simpliste permet de rendre lisible. Bref forme et fond sont lourds et patauds, faire des pâtés partout sur la feuille et dans le contenu ne rentre pas dans ce que j’apprécie. A oublier.