Décidément j’ai beaucoup de mal avec les caricaturistes de tout poil. Régis Franc, qui a complètement disparu du paysage de la BD depuis une douzaine d’années, était alors au faîte de sa gloire, et avait été invité par diverses revues à caricaturer le festival de Cannes, entre autres. Avec d’autres « gags » sur le cinéma, voici un recueil de ce qu’il a fait sur le sujet. Le résultat est… je ne sais même pas si le sentiment qui prédomine est la pitié, la consternation ou l’indifférence la plus totale… Non que les gags aient vieilli, au contraire, les défauts brocardés chez les stars du showbiz sont les mêmes –enfin je pense- trente ans après. Mais à mon avis même à l’époque c’était le niveau zéro de l’humour…
Son dessin ne m’a jamais véritablement plu, avec ses humains ayant des faciès d’animaux, mais de façon tellement vague qu’on ne saurait dire lesquels… Ici j’ai failli lâcher l’album au bout de quelques pages.
Encéphalogramme plat.
Quelle esbroufe...
On se demande quel cul Millar veut botter cette fois, celui des méchants de son bouquin ? Celui des gentils de son bouquin ? Celui d'autres supers-héros ?
Il s’agit une énième fois d’une œuvre différente sur les super héros ?
Parce que fondamentalement c'est quoi la différence entre Dave Lizewski et Peter Parker ?
Peter s'est fait piquer par une araignée, ce qui lui donne des pouvoirs et le rend super cool, un jour il laisse filer un gars qui tue son oncle et le petit Peter devient adulte et responsable. Les grands pouvoirs, les grandes responsabilités... blabla. Mais au moins ça tient la route.
Pour Dave c'est un peu différent, il se définit comme un type normal (mais il a tout du nerd), il n'a pas de pouvoirs cool, il est finalement assez quelconque. Il a juste une tronche qui rappelle celle de Matt Murdock, un comportement assez antipathique et un tempérament de lâche.
Dave devient super héros parce qu'il le décide, vocation assez inédite et fortement improbable, parce que vous conviendrez qu'il est assez difficilement envisageable de décider d'enfiler un collant ridicule pour aller castagner de la racaille (dans Spider-Man on dit "Super Vilain").
Exit donc les responsabilités dues à des pouvoirs ou autres histoires de vengeance de parents assassinés, Dave veut juste s'éclater et il y parvient. Il se fait éclater surtout. Dave est un justicier dans la ville mais il n'a pas vraiment la carrure de Charles Bronson, ses escapades lui rapportent pas mal de gnons dans la gueule et de coups de pied dans le bide (La vision des comics adulte de Millar). Mais c'est une star sur Youtube, c'est cool ! Mais c'est n'importe quoi.
On est dans la vraie vie (celle ou il n'y a pas Galactus qui fait flipper le monde). Pourquoi personne n'enfile un costume pour aller se fritter dans les ruelles bordées de troquets mal famés ? Simplement parce qu'on a tous mieux à faire après une journée de boulot.
S’il n'y a pas de super héros dans la vraie vie, c'est qu'il n'y a pas la place pour qu’ils y soient. Millar semble se poser la question aujourd'hui mais certains auteurs y ont répondu il y a pas mal de décennies déjà.
Il commence à sérieusement tourner en rond cet auteur à force de répéter son discours d'une œuvre à l'autre, à force de transposer les mêmes questions dans différents univers. A se demander quand il va se décider à nous écrire une vraie histoire au lieu de déblatérer sur l’influence des comics dans la société.
Tout le monde sait que les super héros à la base c'est dans des fascicules pour les enfants. Tout le monde sait que les super héros dans la vraie vie ça tournerait au désastre.
Kick Ass c'est une soupe réchauffée et assez indigeste.
C'est John Romita Jr qui illustre cette histoire virile, il ne lésine pas. Il y va à grands coups de muscles bien carrés et d'éclaboussures de ketchup par litres. Il y a du spectacle, même s'il est assez exhibitionniste. La qualité artistique est plus que discutable. Les décors sont bâclés, les visages pas nets, il reste un certain dynamisme dans le mouvement mais c'est clairement en dessous de la production habituelle du dessinateur.
Le bottage de cul est plutôt léger, voir inexistant. J'ai tourné les pages sans passion, je n'ai même pas été surpris quand j'ai vu l'étalage de charcutaille faisandée en fin de volume.
Kick Ass est juste un des comics les plus nuls que j'ai pu lire ces dernières années, ça se lit en cinq minutes, c'est puant et malsain. La promotion de l'œuvre s’axe sur la différence et la nouveauté "Une redéfinition du Super Héros" ... Laissez moi rire, c’est une belle purge oui.
Quelle esbroufe...
JJJ
Voilà typiquement le genre de bande dessinée qui m’exaspère... on nous vend ça comme une œuvre intimiste et autobiographique avec une pincée de cul pour attirer le lecteur et surtout l’acheteur. En réalité, on se retrouve devant un désastre graphique au trait pauvre et minimaliste, un désert scénaristique que tentent de cacher des scènes de boules à répétition, ni plus excitantes, ni plus intrigantes que la prestation de Laurence Ferrari au 20 heures sur TF1...
J’ai entendu par-ci par-là (on a tenté de me convaincre) que cette œuvre était celle d’une femme sans tabou et libérée qui partage ses expériences... ok... et ? Dois-je aimer pour autant ? Le même type d'œuvre réalisée par un homme me laisserait de marbre. Et puis honnêtement, ce qui se passe dans la chambre de l’autrice, je m’en cogne...
Du sexe ? Sans tabou ? OUI ! Par une femme ? OUI !!! Du cul tout cru ? OUI ! Mais encore faut-il l’enrober avec un dessin ? une histoire ? En tout cas quelques chose d’intéressant et pas un « machin » dessiné à l’arrache sur un coin de table.
Voilà une bande dessinée que je ne recommande pas et dont la lecture n'apporte rien.
Je n’aurai appris qu’une seule chose : c’est que des éditeurs osent mettre sur le marché des trucs pareils et que du haut de mon talent moisi, je serai peut être publié un jour avec "Chantilly et Nutella" !
Ah ! si seulement je pouvais me contenter d’écrire « nul ! » pour cet avis et de passer à autre chose… Bon… allez… courage ! Je vais me forcer. ;)
‘Regards croisés’, c’est l’histoire d’un couple. Max est casanier, alors que Sophie, elle, est du genre à sortir continuellement. Il ne manquait plus que l’intervention de Vivien, un ami du couple et plus particulièrement de Sophie, pour que Max et cette dernière remettent sérieusement leur relation en question. Bref, jusque là, ça ressemble furieusement à un roman graphique. Si le récit avait continué sur cette voie, le résultat n’aurait pas été trop mauvais. Juste quelconque… Malheureusement, sans crier gare, l’auteur assassine Sophie et entraîne le lecteur d’un roman graphique très moyen à un polar très mauvais. On connaît l’assassin dès le départ et on se concentre donc sur les réactions des autres personnages. Mais là… néant ! Rien ne bouge :?) Max continue tout naturellement de se tracasser pour son couple. Le voisin voyeur continue de jouer les voyeurs. Le voisin fou continue d’être fou. Bref, rien ne se passe et ON S’ENNUIE FERME ! :O
Concernant le dessin, je ne pourrais pas honnêtement dire qu’il est moche, mais ce n’est en tout cas pas du tout mon style.
En conclusion, il s’agit d’une histoire insipide dont j’aurai sans doute oublié jusqu’au titre dans moins d’une heure. Heureusement que c'est vite lu...
La banque d’investissement expliquée au néophyte, voici ce qu’à peu près cet album voudrait développer.
Hélas le dessin très vulgaire et difforme ne met pas le lecteur en de bonnes conditions, la colorisation terne et brouillonne ne sauve pas le dessin. Enfin les situations convenues ne fourmillent pas de détails salvateurs permettant, telle certaine coccinelle, de voir plusieurs niveaux de gag dans le pastiche.
Question fond, travaillant dans le domaine de la banque d’investissement, j’avoue avoir trouvé cela dépourvu d’esprit en dépit de réels efforts de vulgarisation. De clichés en clichés le lecteur se promène dans tout ce qu’il est politiquement correct de dénoncer en ces temps de bonus indécents. Certes la critique ne fait pas de mal et touche parfois de vrais sujets éthiques, mais l’ensemble se traite de manière trop rapide, maladroite et sommaire pour avoir une idée objective de ce qu’est la banque d’investissement.
Pauvre monsieur Plichon, il aura vu de nombreux modèles de banque d’investissement, avec un côté très franchouillard sur le fait qu’une banque d’investissement doive être adossée à une banque de détail, mais là on rentre dans les considérations mondiales où la petite caricature locale parait franchement ridicule.
Au final à éviter, même si certains mécanismes de la BFI sont caricaturés avec une acidité montrant bien les limites humaines des modèles.
Je ne connais pas l’âge des auteurs de ces courts récits à l’époque de leur réalisation, mais sachant que le plus jeune a 15 ans, je présume que la plupart sont des adultes.
Or, la totalité des histoires ici recueillies fait preuve d’une indigence narrative assez navrante. Sur le plan du dessin, peut-être qu’une ou deux sauvent l’honneur, mais c’est bien maigre ; à ma connaissance d’ailleurs aucun des auteurs ici représentés n’a su continuer suffisamment pour être réellement édité. Et ce n’est pas une perte.
Quant au thème commun, à savoir l'humour (ahah, ça c'est du thème !), j'ai recherché vainement ce qui pourrait être drôle dans cet album, qui devait déjà être moisi à l'époque de sa sortie...
Après la lecture du premier tome et dernier que je lirai. Au moins la boucle sera bouclée ;)
Il s'agit d'une BD d'humour mais il n'a pas fonctionné une seule fois !!!
Le scénario part dans des délires pitoyables, les personnages sont inintéressants, la narration est lourde et le dessin à peine passable.
Le constat est clair, je n'ai pas aimé.
A ce stade, j'ai surtout eu l'impression de perdre une demi-heure. Heureusement qu'il ne s'agissait que d'un emprunt.
Il vaut mieux rentrer dans le délire des auteurs en se lançant dans cette lecture car sinon c'est un grand moment de solitude qui vous attend.
Mon dieu que d’ennui ! Mon dieu que d’absurdité ! Mon dieu je crois, - que moi athée, - je préfère encore me taper la bible en long, en large, en travers et même à l’envers s’il le faut.
Les histoires sont soit trop absurdes, soit trop molles, quand ne c’est pas les deux à la fois. Elles n’ont ni queue ni tête, et celles qui ont la chance d’avoir une tête n’ont pas de queue… ah ah ah ! Mais non je ne parle pas de zizi, remarquez ça aurait été plus intéressant, ah ah ah ! Même le titre ne veut pas dire grand-chose, je me demande si l’auteur sait où il veut en venir, enfin chacun ses fantasmes, ah ah ah !
Les différents styles graphiques sont intéressants et certains assez beaux et… euh… ben c’est tout.
Voici la dernière blague de Jodo, une bd aux sublimes dessins et au scénario ras les pâquerettes, non plus profond encore, dix pieds sous terre et c’est là qu'elle aurait dû rester enterrée. Cette histoire de vengeance est prévisible du début à la fin, je vous garantis que tous vos pronostics seront confirmés, mais le pire finalement n’est pas là, car je veux bien lire une histoire plutôt banale avec un tel graphisme, mais les personnages ont des personnalités tellement absentes, voire approximatives ou encore incohérentes que cela lui ôte le peu d’intérêt qu’elle aurait pu avoir. On a ici un roi Alvar qui se montre odieux et deux cases plus loin d’une générosité déconcertante, puis plus loin le voilà encore avec un comportement déconnecté de la réalité. Les raccourcis et facilités scénaristiques sont grosses et grossières, dans le genre après 10 années d'amnésie le roi récupère sa mémoire en deux pauvres cases... vraiment… est-ce bien sérieux ?
J’ajoute que les scènes de cul ne servent à rien et ne sont même pas excitantes, avec cette phrase qui restera dans les anales de la bds : « Plante ton dard dans mon trou » à la suite d'une narration agréable et presque poétique.
Graphiquement il n'y a pratiquement rien à redire, les visages sont parfaits, tout autant que les costumes et les animaux, c’est détaillé et même si les décors sont quasi inexistants ce n’est absolument pas grave tant le reste est une pure merveille. Seule chose, lorsqu’on dessine une femme nue on assume, soit on l’habille un minimum soit on lui fait une foufoune comme il se soit et non pas un vague quelque chose entre les jambes.
J'espère juste que ce dessinateur mettra à l'avenir son talent dans un scénario intelligent et intéressant, mais c'est quand même bien vu, avec Jodo sa renommée se fera plus vite.
Ce premier tome est ennuyeux. Certes, les dessins sont assez jolis (pourquoi y a-t-il plus de scènes avec des femmes ?), mais le scénario est trop linéaire, on avait prévu la fin depuis le début (oui, Robespierre est connu des salles de classe d'un passé lointain), et la secte qui semble vouer un culte à Lilith semble provenir d'un autre âge. Et je n'ai pas aimé la fin, qui creuse encore plus profondement dans le stupide (c'est fou comme Bonaparte est connu pour avoir été accompagné d'une fille de Lilith-vous me direz, Robespierre non plus). Et si jamais le second tome de cette série étonnante par son vide intersidéral côté scénario est dessiné par quelqu'un d'autre, ne me parlez plus jamais de Succubes.
Eloignez vous de ce truc, attendez le tome 2 pour savoir si ça en vaut la peine, s'il y en a un bien sûr ;)
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Sunset Corridor
Décidément j’ai beaucoup de mal avec les caricaturistes de tout poil. Régis Franc, qui a complètement disparu du paysage de la BD depuis une douzaine d’années, était alors au faîte de sa gloire, et avait été invité par diverses revues à caricaturer le festival de Cannes, entre autres. Avec d’autres « gags » sur le cinéma, voici un recueil de ce qu’il a fait sur le sujet. Le résultat est… je ne sais même pas si le sentiment qui prédomine est la pitié, la consternation ou l’indifférence la plus totale… Non que les gags aient vieilli, au contraire, les défauts brocardés chez les stars du showbiz sont les mêmes –enfin je pense- trente ans après. Mais à mon avis même à l’époque c’était le niveau zéro de l’humour… Son dessin ne m’a jamais véritablement plu, avec ses humains ayant des faciès d’animaux, mais de façon tellement vague qu’on ne saurait dire lesquels… Ici j’ai failli lâcher l’album au bout de quelques pages. Encéphalogramme plat.
Kick-Ass
Quelle esbroufe... On se demande quel cul Millar veut botter cette fois, celui des méchants de son bouquin ? Celui des gentils de son bouquin ? Celui d'autres supers-héros ? Il s’agit une énième fois d’une œuvre différente sur les super héros ? Parce que fondamentalement c'est quoi la différence entre Dave Lizewski et Peter Parker ? Peter s'est fait piquer par une araignée, ce qui lui donne des pouvoirs et le rend super cool, un jour il laisse filer un gars qui tue son oncle et le petit Peter devient adulte et responsable. Les grands pouvoirs, les grandes responsabilités... blabla. Mais au moins ça tient la route. Pour Dave c'est un peu différent, il se définit comme un type normal (mais il a tout du nerd), il n'a pas de pouvoirs cool, il est finalement assez quelconque. Il a juste une tronche qui rappelle celle de Matt Murdock, un comportement assez antipathique et un tempérament de lâche. Dave devient super héros parce qu'il le décide, vocation assez inédite et fortement improbable, parce que vous conviendrez qu'il est assez difficilement envisageable de décider d'enfiler un collant ridicule pour aller castagner de la racaille (dans Spider-Man on dit "Super Vilain"). Exit donc les responsabilités dues à des pouvoirs ou autres histoires de vengeance de parents assassinés, Dave veut juste s'éclater et il y parvient. Il se fait éclater surtout. Dave est un justicier dans la ville mais il n'a pas vraiment la carrure de Charles Bronson, ses escapades lui rapportent pas mal de gnons dans la gueule et de coups de pied dans le bide (La vision des comics adulte de Millar). Mais c'est une star sur Youtube, c'est cool ! Mais c'est n'importe quoi. On est dans la vraie vie (celle ou il n'y a pas Galactus qui fait flipper le monde). Pourquoi personne n'enfile un costume pour aller se fritter dans les ruelles bordées de troquets mal famés ? Simplement parce qu'on a tous mieux à faire après une journée de boulot. S’il n'y a pas de super héros dans la vraie vie, c'est qu'il n'y a pas la place pour qu’ils y soient. Millar semble se poser la question aujourd'hui mais certains auteurs y ont répondu il y a pas mal de décennies déjà. Il commence à sérieusement tourner en rond cet auteur à force de répéter son discours d'une œuvre à l'autre, à force de transposer les mêmes questions dans différents univers. A se demander quand il va se décider à nous écrire une vraie histoire au lieu de déblatérer sur l’influence des comics dans la société. Tout le monde sait que les super héros à la base c'est dans des fascicules pour les enfants. Tout le monde sait que les super héros dans la vraie vie ça tournerait au désastre. Kick Ass c'est une soupe réchauffée et assez indigeste. C'est John Romita Jr qui illustre cette histoire virile, il ne lésine pas. Il y va à grands coups de muscles bien carrés et d'éclaboussures de ketchup par litres. Il y a du spectacle, même s'il est assez exhibitionniste. La qualité artistique est plus que discutable. Les décors sont bâclés, les visages pas nets, il reste un certain dynamisme dans le mouvement mais c'est clairement en dessous de la production habituelle du dessinateur. Le bottage de cul est plutôt léger, voir inexistant. J'ai tourné les pages sans passion, je n'ai même pas été surpris quand j'ai vu l'étalage de charcutaille faisandée en fin de volume. Kick Ass est juste un des comics les plus nuls que j'ai pu lire ces dernières années, ça se lit en cinq minutes, c'est puant et malsain. La promotion de l'œuvre s’axe sur la différence et la nouveauté "Une redéfinition du Super Héros" ... Laissez moi rire, c’est une belle purge oui. Quelle esbroufe... JJJ
Fraise et Chocolat
Voilà typiquement le genre de bande dessinée qui m’exaspère... on nous vend ça comme une œuvre intimiste et autobiographique avec une pincée de cul pour attirer le lecteur et surtout l’acheteur. En réalité, on se retrouve devant un désastre graphique au trait pauvre et minimaliste, un désert scénaristique que tentent de cacher des scènes de boules à répétition, ni plus excitantes, ni plus intrigantes que la prestation de Laurence Ferrari au 20 heures sur TF1... J’ai entendu par-ci par-là (on a tenté de me convaincre) que cette œuvre était celle d’une femme sans tabou et libérée qui partage ses expériences... ok... et ? Dois-je aimer pour autant ? Le même type d'œuvre réalisée par un homme me laisserait de marbre. Et puis honnêtement, ce qui se passe dans la chambre de l’autrice, je m’en cogne... Du sexe ? Sans tabou ? OUI ! Par une femme ? OUI !!! Du cul tout cru ? OUI ! Mais encore faut-il l’enrober avec un dessin ? une histoire ? En tout cas quelques chose d’intéressant et pas un « machin » dessiné à l’arrache sur un coin de table. Voilà une bande dessinée que je ne recommande pas et dont la lecture n'apporte rien. Je n’aurai appris qu’une seule chose : c’est que des éditeurs osent mettre sur le marché des trucs pareils et que du haut de mon talent moisi, je serai peut être publié un jour avec "Chantilly et Nutella" !
Regards croisés
Ah ! si seulement je pouvais me contenter d’écrire « nul ! » pour cet avis et de passer à autre chose… Bon… allez… courage ! Je vais me forcer. ;) ‘Regards croisés’, c’est l’histoire d’un couple. Max est casanier, alors que Sophie, elle, est du genre à sortir continuellement. Il ne manquait plus que l’intervention de Vivien, un ami du couple et plus particulièrement de Sophie, pour que Max et cette dernière remettent sérieusement leur relation en question. Bref, jusque là, ça ressemble furieusement à un roman graphique. Si le récit avait continué sur cette voie, le résultat n’aurait pas été trop mauvais. Juste quelconque… Malheureusement, sans crier gare, l’auteur assassine Sophie et entraîne le lecteur d’un roman graphique très moyen à un polar très mauvais. On connaît l’assassin dès le départ et on se concentre donc sur les réactions des autres personnages. Mais là… néant ! Rien ne bouge :?) Max continue tout naturellement de se tracasser pour son couple. Le voisin voyeur continue de jouer les voyeurs. Le voisin fou continue d’être fou. Bref, rien ne se passe et ON S’ENNUIE FERME ! :O Concernant le dessin, je ne pourrais pas honnêtement dire qu’il est moche, mais ce n’est en tout cas pas du tout mon style. En conclusion, il s’agit d’une histoire insipide dont j’aurai sans doute oublié jusqu’au titre dans moins d’une heure. Heureusement que c'est vite lu...
Banque de putes
La banque d’investissement expliquée au néophyte, voici ce qu’à peu près cet album voudrait développer. Hélas le dessin très vulgaire et difforme ne met pas le lecteur en de bonnes conditions, la colorisation terne et brouillonne ne sauve pas le dessin. Enfin les situations convenues ne fourmillent pas de détails salvateurs permettant, telle certaine coccinelle, de voir plusieurs niveaux de gag dans le pastiche. Question fond, travaillant dans le domaine de la banque d’investissement, j’avoue avoir trouvé cela dépourvu d’esprit en dépit de réels efforts de vulgarisation. De clichés en clichés le lecteur se promène dans tout ce qu’il est politiquement correct de dénoncer en ces temps de bonus indécents. Certes la critique ne fait pas de mal et touche parfois de vrais sujets éthiques, mais l’ensemble se traite de manière trop rapide, maladroite et sommaire pour avoir une idée objective de ce qu’est la banque d’investissement. Pauvre monsieur Plichon, il aura vu de nombreux modèles de banque d’investissement, avec un côté très franchouillard sur le fait qu’une banque d’investissement doive être adossée à une banque de détail, mais là on rentre dans les considérations mondiales où la petite caricature locale parait franchement ridicule. Au final à éviter, même si certains mécanismes de la BFI sont caricaturés avec une acidité montrant bien les limites humaines des modèles.
Frisée aux lardons
Je ne connais pas l’âge des auteurs de ces courts récits à l’époque de leur réalisation, mais sachant que le plus jeune a 15 ans, je présume que la plupart sont des adultes. Or, la totalité des histoires ici recueillies fait preuve d’une indigence narrative assez navrante. Sur le plan du dessin, peut-être qu’une ou deux sauvent l’honneur, mais c’est bien maigre ; à ma connaissance d’ailleurs aucun des auteurs ici représentés n’a su continuer suffisamment pour être réellement édité. Et ce n’est pas une perte. Quant au thème commun, à savoir l'humour (ahah, ça c'est du thème !), j'ai recherché vainement ce qui pourrait être drôle dans cet album, qui devait déjà être moisi à l'époque de sa sortie...
Louis Le Vetilleux et Dico (Panique à Londres)
Après la lecture du premier tome et dernier que je lirai. Au moins la boucle sera bouclée ;) Il s'agit d'une BD d'humour mais il n'a pas fonctionné une seule fois !!! Le scénario part dans des délires pitoyables, les personnages sont inintéressants, la narration est lourde et le dessin à peine passable. Le constat est clair, je n'ai pas aimé. A ce stade, j'ai surtout eu l'impression de perdre une demi-heure. Heureusement qu'il ne s'agissait que d'un emprunt. Il vaut mieux rentrer dans le délire des auteurs en se lançant dans cette lecture car sinon c'est un grand moment de solitude qui vous attend.
L'Amour est une protéine
Mon dieu que d’ennui ! Mon dieu que d’absurdité ! Mon dieu je crois, - que moi athée, - je préfère encore me taper la bible en long, en large, en travers et même à l’envers s’il le faut. Les histoires sont soit trop absurdes, soit trop molles, quand ne c’est pas les deux à la fois. Elles n’ont ni queue ni tête, et celles qui ont la chance d’avoir une tête n’ont pas de queue… ah ah ah ! Mais non je ne parle pas de zizi, remarquez ça aurait été plus intéressant, ah ah ah ! Même le titre ne veut pas dire grand-chose, je me demande si l’auteur sait où il veut en venir, enfin chacun ses fantasmes, ah ah ah ! Les différents styles graphiques sont intéressants et certains assez beaux et… euh… ben c’est tout.
Sang Royal
Voici la dernière blague de Jodo, une bd aux sublimes dessins et au scénario ras les pâquerettes, non plus profond encore, dix pieds sous terre et c’est là qu'elle aurait dû rester enterrée. Cette histoire de vengeance est prévisible du début à la fin, je vous garantis que tous vos pronostics seront confirmés, mais le pire finalement n’est pas là, car je veux bien lire une histoire plutôt banale avec un tel graphisme, mais les personnages ont des personnalités tellement absentes, voire approximatives ou encore incohérentes que cela lui ôte le peu d’intérêt qu’elle aurait pu avoir. On a ici un roi Alvar qui se montre odieux et deux cases plus loin d’une générosité déconcertante, puis plus loin le voilà encore avec un comportement déconnecté de la réalité. Les raccourcis et facilités scénaristiques sont grosses et grossières, dans le genre après 10 années d'amnésie le roi récupère sa mémoire en deux pauvres cases... vraiment… est-ce bien sérieux ? J’ajoute que les scènes de cul ne servent à rien et ne sont même pas excitantes, avec cette phrase qui restera dans les anales de la bds : « Plante ton dard dans mon trou » à la suite d'une narration agréable et presque poétique. Graphiquement il n'y a pratiquement rien à redire, les visages sont parfaits, tout autant que les costumes et les animaux, c’est détaillé et même si les décors sont quasi inexistants ce n’est absolument pas grave tant le reste est une pure merveille. Seule chose, lorsqu’on dessine une femme nue on assume, soit on l’habille un minimum soit on lui fait une foufoune comme il se soit et non pas un vague quelque chose entre les jambes. J'espère juste que ce dessinateur mettra à l'avenir son talent dans un scénario intelligent et intéressant, mais c'est quand même bien vu, avec Jodo sa renommée se fera plus vite.
Succubes
Ce premier tome est ennuyeux. Certes, les dessins sont assez jolis (pourquoi y a-t-il plus de scènes avec des femmes ?), mais le scénario est trop linéaire, on avait prévu la fin depuis le début (oui, Robespierre est connu des salles de classe d'un passé lointain), et la secte qui semble vouer un culte à Lilith semble provenir d'un autre âge. Et je n'ai pas aimé la fin, qui creuse encore plus profondement dans le stupide (c'est fou comme Bonaparte est connu pour avoir été accompagné d'une fille de Lilith-vous me direz, Robespierre non plus). Et si jamais le second tome de cette série étonnante par son vide intersidéral côté scénario est dessiné par quelqu'un d'autre, ne me parlez plus jamais de Succubes. Eloignez vous de ce truc, attendez le tome 2 pour savoir si ça en vaut la peine, s'il y en a un bien sûr ;)