Le western classique l'a eue, le western spaghetti l'a eue, alors ce que je propose maintenant c'est qu'on accorde sa retraite au néo western, celui qui a une grosse moustache bien taillée, un long manteau sale, et dont les dents crissent en permanence sur la poussière du désert parce que la vie dans l'Ouest c'est l'enfer vu que tout le monde y est un gros pourri sans foi ni loi. Ca fait une bonne vingtaine d'années qu'on en bouffe maintenant alors je crois qu'on peut faire une petite pause, et vers 2030 on voit ce qu'on peut faire, peut-être du western réaliste avec juste des fermiers plus occupés à ériger des églises et s'occuper de leur bétail qu'à s'entreflinguer avec des desperados.
Bref, tout ça pour dire que je crois qu'on est arrivé au bout de ce que cette modernisation du western avait à offrir. En lisant Loveless je pouvais imaginer le brainstorming qui y a conduit... "Bon on a déjà fait des cowboys pourris, des shérifs véreux, des politiciens escrocs, mais est-ce que quelqu'un a déjà fait un western où c'étaient les yankees qui étaient autant des ordures que les sudistes pour une fois ?" -Euh ouais je crois que c'est un peu ça dans Josey Wales hors-la-loi déjà... "Bon ok mais alors si on disait qu'en plus, même les Noirs émancipés étaient des pourris aussi alors ? Genre ils violent des femmes et tout" -Ah ouais pas con, on pourrait faire ça ouais... "Ok on fait ça alors. Et puis on ajoute tout le reste aussi. Tout le monde est un gros pourri qui tue et viole et trahit tout le monde, même son frère. C'était ça le vrai Ouest sauvage, garçon, ouaip'. Tout le monde était tout le temps un gros pourri dégueulasse, t'as pas vu Deadwood ?".
Donc voilà Loveless est le 4.563ème western où tout le monde est un sale pourri parce que John Wayne était un gros menteur, dans le vrai Ouest il n'y avait pas de héros. Mais cette fois, tout le monde est encore plus pourri, parce que même les anciens esclaves noirs ils violaient des femmes, tu te rends compte ? Bref. C'est un peu du réchauffé, c'est un peu confus, et surtout c'est un peu beaucoup ennuyeux. Il n'y a pas vraiment de personnage intéressant et l'intrigue est assez pénible à suivre. En en plus apparemment la série est abandonnée. Autant dire que c'est vraiment pas la peine de perdre son temps avec ce tome unique.
Rude est le mot juste je pense… Je n'ai pas réussi à terminer ma lecture et là, c'est plutôt mauvais signe !
Comme dit Ro, le public ciblé doit être la jeune adolescente, mais même avec ça en tête, et essayant de me mettre dans le rôle, je trouve le scénario bien faible, la seule bonne idée étant ces Kristabulles et tous les néologismes qui vont avec. Le reste, et notamment les histoires fabriquées par magie par la jeune sorcière sont d'un vide affligeant (c'est vraiment ces passages là qui m'ont fait décrocher), c'est bien la peine d'avoir des pouvoirs magiques… !
Le dessin est assez réussi, avec des couleurs flashy/fluo pas désagréables. Quelques bizarreries anatomiques, mais rien de grave.
Manifestement pas pour moi…
Ah, Boiscommun...
Encore une fois j'ai été attiré par le dessin.
A la lecture la mise en place commence pas mal. Les 3 ou 4 premières séquences posent quelques personnages, une ambiance etc...
Mais dès qu'il faut dérouler le scénario ça ne fonctionne plus du tout.
En fait c'est presque étonnant, le récit devient franchement mauvais, et on est obligé de se taper des dialogues surchargés d'informations qui n'ont souvent rien à voir avec la conversation en cours, mais qui sont bien pratiques pour coller des explications graves et essentielles sur l'univers, les enjeux, les légendes etc...
Bref, c'est juste mal raconté, bourré de stéréotypes, et parfois limite niais.
Du même auteur j'avais lu Le livre de jack, dont il me reste un souvenir mitigé.
On ne m'y reprendra plus.
Je suis tombé dessus par hasard et bien évidemment j'ai sauté dessus.
Parce que j'adore Bilal quand il fait de la SF. Son dessin est un vrai plaisir.
Le soucis c'est qu'à part le dessin ...
Le scénario n'est pas mauvais en soi mais c'est tellement mal raconté que non ... ça ne passe pas.
Raté !
Traffic est une bien étrange série, on dirait une brochure faisant la promotion du patrimoine français (la SNCF) et européen (le système de navigation Galileo et Eurotunnel) en essayant tant bien que mal de nous intéresser à une course poursuite (je parle du T1) pour le moins invraisemblable d'un pauvre cheminot à qui un méchant a greffé une bombe dans l'abdomen pour l'obliger à effectuer une mission pour lui.
Disons-le tout de suite, le fait que notre héros parcoure les 115 km séparant le périphérique parisien / porte de Bercy et l'embranchement A6/A19 en un peu plus d'une demi-heure (en voiture normale, avec de la circulation et un péage à passer) a vite eu raison de mon intérêt pour la série... A partir de là, j'ai lu l'histoire mécaniquement, en cherchant la petite bête un peu partout mais sans grand intérêt pour l'intrigue qui m'a semblée assez peu crédible dans l'ensemble (et pas spécialement intéressante non plus d'ailleurs).
Le T2 démarre mieux que le premier, cette espèce de société secrète qui manipule l'information pour la rendre plus conforme au monde tel qu'on se l'imagine était une idée plutôt bonne. Le scénario dans son ensemble est plus convainquant, mais la chute tombe complètement à côté de la plaque selon moi, à croire que deux tomes étaient prévus et que les auteurs ont été prévenus qu'il n'y en avait finalement plus qu'un alors qu'ils leur restait 2 planches à faire pour boucler le premier avec un beau "à suivre" en bas de la dernière...
Le dessin est très moyen ce qui ne rattrape rien. La mention sur la tranche du premier opus qui nous informe qu'on lit le T1/1 du cycle 1 et sur la tranche du deuxième opus que c'est cette fois le T1/1 du cycle 2 sont d'un ridicule sans nom (c'est tellement la mode de faire des cycles, qu'on en invente même quand il n'y en a pas).
A oublier...
Mon impression générale est très négative.
La faute presque exclusivement au dessin. Celui-ci, oeuvre d'un illustrateur/aquarelliste/dessinateur de flaques/toutcequevousvoulezmaiscestdetoutefaçonraté souffre d'un défaut majeur, si ce n'est insurmontable : il n'y a aucune qualité dans ces visages déformés, inexpressifs, non reconnaissables, etc (vous pouvez cocher plusieurs possibilités). C'est bien simple, alors qu'en principe seul Lennie porte sa faiblesse d'esprit sur son visage, l'ensemble des personnages de cette adaptation est logé à la même enseigne. Impossible, par exemple, de vous dire à quoi ressemble George. Un coup il a une tête en forme de laitue, un coup on dirait qu'il a une crête de coq... ou alors serait-ce Curley ? C'est possible, tellement il est difficile de les différencier, y compris lorsqu'ils parlent. Ok, la femme de Curley ressemble vaguement à une femme. "Vaguement" étant le terme le plus significatif de la phrase précédente.
Quant à l'histoire, je n'ai pas lu le roman original (et c'est une faute, je sais), mais je n'ai pas ressenti la moindre émotion à sa lecture. Oh certes, la fin est poignante, ou du moins devrait l'être, mais je l'ai vue arriver à des kilomètres, lassé de m'escrimer sur ces foutus gribouillis pour déterminer qui parle. Pour tout vous dire à la fin [ahah pas de SPOILER] il y a une scène entre deux personnages, c'est tout ce qu'on distingue [alors vous avez bien vu qu'il n'y avait pas de SPOILER]
Bref, depuis le départ de JD Morvan de chez Delcourt, et/ou la fin de la collection Ex Libris, les adaptations perdent en qualité chez l'éditeur au triangle rouge.
Pour une fois je vais commencer par la fin : il y a un deuxième tome ! Ce n'est pas une des blagues foireuses qui pullulent dans cette bd, non, c'est la pure vérité ! La Prunelle, pauvre héroïne au QI si bas qu'il n'est plus mesurable, m'a juste donné envie de l'encastrer dans le mur ou encore de la faire asseoir sur son vélo mais sans la selle voir si ça lui réveille quelques neurones.
Son histoire est tout aussi soporifique que son cabinet de naturopathie. J'ai lu le début patiemment en attendant que toutes les gaffes de cette fille aboutissent à quelque chose "d'intéressant", mais la suite est tout aussi débile que le début, on pourrait penser que c'est à la limite de l'absurde et que c'est à prendre au second degré, mais ça ne passe pas car ce n'est absolument pas drôle, je n'ai ri qu'à trois reprises.
Les erreurs que fait Prunelle avec les dictons deviennent très vite fatigantes tant il y en a, c'est totalement indigeste. De plus les personnages ne sont pas attachants du tout, c'est tout le contraire ils sont tous très énervants, il n'y a aucun plaisir de lecture.
Bref, je suis allée au bout pensant que c'était un one shot et juste pour voir jusqu'où Tronchet pouvait aller dans la bêtise. La suite, puisqu'il y en a une, je ne veux même pas la connaître. Tout ceci m'a royalement gonflée.
Toujours aussi difficile dans mon appréciation des BD humoristiques, ce n'est pas encore cette fois-ci que je serai conquis, et loin de là...
Si l'originalité des personnages est au rendez-vous, j'avoue ne pas avoir accroché à cet humour noir et caustique. Moi qui suis pourtant adepte du genre, je n'ai ici pas souri une fois... ça la fout mal.
Est-ce parce que j'ai eu le malheur de commencer par inadvertance par le tome 3 colorisé ? Le tome 1 en noir & blanc ne m'a pas plus convaincu... Quand vous en êtes à souhaiter d'arriver au plus vite à la fin de l'album, c'est pas bon signe. Blagues éculées, scènes gores gratuites qui ne font plus rire ('tain, j'suis si vieux que ça ou c'est mon humour qui s'émousse ???), quelques touches de pipi-caca, et voilà un résumé vite torché de ce qui ne me fait vraiment pas marrer.
Heureusement le dessin de Relom n'est pas désagréable, même si on est loin de virer dans l'original...
Avis aux curieux en mal de mauvais humour noir et gore pour ado : cette série est faite pour vous. Sinon, lire autre chose vous sera salutaire.
Ce long récit se caractérise par la fragmentation de sa narration entre les protagonistes, ce qui permet au lecteur de comprendre l’histoire comme un puzzle en fonction de la vision de chacun.
Hélas, la lecture pénible rend l’exercice de style inefficace. Entendez qu’au début, le lecteur suit le rythme et aime le découpage de l’histoire, mais à la longue cela se perd un peu et nuit au dynamisme global. Si les 15 premières planches nous font croire à un très bon polar, l’absence de surprise, une certaine routine et un récit factuel dénué d’un je ne sais quoi qui nous sortirait du simple fait (comme de l’humour) nous rend la lecture très pénible.
Le dessin inégal relève du même ennui, parfois travaillé, parfois peu soigné. Les dégradés des gris participent à donner une ambiance au début du récit. Hélas certaines scènes d’actions rendent peu le mouvement et l’ensemble fait assez statique malgré un travail certain d’ambiance.
Le récit manque donc de second degré, de dynamique pour le faire évoluer et rendre la lecture agréable tout le long. Le lecteur s’enlise dans du factuel qui lui permet de reconstituer le récit dans une logique policière sans âme, sans affect et sans réellement comprendre chaque personnage et leurs ressenti. De fait l’ensemble fait un écrin à l’idée ingénieuse s’essoufflant très vite. Il a fallu un vrai effort de ma part pour reprendre le récit que j’ai coupé plusieurs fois pendant la lecture.
Au final je n’aime pas et les inexactitudes graphiques qui ne me gênaient pas au début m’ont paru de plus en plus pesantes, tout comme le scénario assez banal somme toute. Pas grand-chose à tirer donc si ce n’est cette idée scénaristique intéressante de créer l’histoire par la vision de chaque protagoniste au gré de l’avancement du récit.
Cet avis se base sur l’édition originale en noir et blanc tome unique, repris ensuite de ce que je comprends avec les tome 1 et 2 mis en couleur.
Le dessin se situe dans une ligne claire de qualité, décors travaillés et personnages créent un décor crédible permettant de poser le décor. Cependant en noir et blanc les dessins fouillés mêlés à la complexité du scénario donnent une densité particulière n’aidant pas à aérer un récit confus. Je n’ai pas lu la version couleur.
Le scénario à priori simple (une histoire de sous) se complexifie par une intrigue à plusieurs niveaux. Identité du chat, histoire d’amour à plusieurs niveaux d’intérêt, relation de circonstance, enquête journalistique… tout est fait pour que l’on n’arrive pas à suivre. L’ensemble s’enlise dans des situations banales. A combien de reprises a-t-il fallu que je reprenne en arrière le récit pour essayer de comprendre les réactions des protagonistes. On pourrait croire que les personnages sont compliqués, mais en réalité, même pas ! Derrière un apparent puzzle se situent en réalité des personnages basiques, si ce n’est ce duo de braqueurs/manipulateur que l’on découvre à la fin du récit sans l’avoir imaginé de la sorte, mais finalement sans que cela donne un sens à l’ensemble.
Bref tout cela me parait trop confus, et il faut une sacrée dose de volonté pour ne pas abandonner la lecture et chercher à comprendre. La relation découverte à la fin du récit aurait pu sauver le tout si le lecteur n’avait subi tout le long du récit des longueurs fatigantes, des personnages plats et une intrigue sans intérêt.
A oublier, dans sa version N&B. Les couleurs vues sur les planches du site ont toutefois l’air d’éclairer un peu le récit, mais je n’ai pas le courage de chercher la version couleur et appréhenderai de devoir la lire !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Loveless - Retour au bercail
Le western classique l'a eue, le western spaghetti l'a eue, alors ce que je propose maintenant c'est qu'on accorde sa retraite au néo western, celui qui a une grosse moustache bien taillée, un long manteau sale, et dont les dents crissent en permanence sur la poussière du désert parce que la vie dans l'Ouest c'est l'enfer vu que tout le monde y est un gros pourri sans foi ni loi. Ca fait une bonne vingtaine d'années qu'on en bouffe maintenant alors je crois qu'on peut faire une petite pause, et vers 2030 on voit ce qu'on peut faire, peut-être du western réaliste avec juste des fermiers plus occupés à ériger des églises et s'occuper de leur bétail qu'à s'entreflinguer avec des desperados. Bref, tout ça pour dire que je crois qu'on est arrivé au bout de ce que cette modernisation du western avait à offrir. En lisant Loveless je pouvais imaginer le brainstorming qui y a conduit... "Bon on a déjà fait des cowboys pourris, des shérifs véreux, des politiciens escrocs, mais est-ce que quelqu'un a déjà fait un western où c'étaient les yankees qui étaient autant des ordures que les sudistes pour une fois ?" -Euh ouais je crois que c'est un peu ça dans Josey Wales hors-la-loi déjà... "Bon ok mais alors si on disait qu'en plus, même les Noirs émancipés étaient des pourris aussi alors ? Genre ils violent des femmes et tout" -Ah ouais pas con, on pourrait faire ça ouais... "Ok on fait ça alors. Et puis on ajoute tout le reste aussi. Tout le monde est un gros pourri qui tue et viole et trahit tout le monde, même son frère. C'était ça le vrai Ouest sauvage, garçon, ouaip'. Tout le monde était tout le temps un gros pourri dégueulasse, t'as pas vu Deadwood ?". Donc voilà Loveless est le 4.563ème western où tout le monde est un sale pourri parce que John Wayne était un gros menteur, dans le vrai Ouest il n'y avait pas de héros. Mais cette fois, tout le monde est encore plus pourri, parce que même les anciens esclaves noirs ils violaient des femmes, tu te rends compte ? Bref. C'est un peu du réchauffé, c'est un peu confus, et surtout c'est un peu beaucoup ennuyeux. Il n'y a pas vraiment de personnage intéressant et l'intrigue est assez pénible à suivre. En en plus apparemment la série est abandonnée. Autant dire que c'est vraiment pas la peine de perdre son temps avec ce tome unique.
Sweety Sorcellery
Rude est le mot juste je pense… Je n'ai pas réussi à terminer ma lecture et là, c'est plutôt mauvais signe ! Comme dit Ro, le public ciblé doit être la jeune adolescente, mais même avec ça en tête, et essayant de me mettre dans le rôle, je trouve le scénario bien faible, la seule bonne idée étant ces Kristabulles et tous les néologismes qui vont avec. Le reste, et notamment les histoires fabriquées par magie par la jeune sorcière sont d'un vide affligeant (c'est vraiment ces passages là qui m'ont fait décrocher), c'est bien la peine d'avoir des pouvoirs magiques… ! Le dessin est assez réussi, avec des couleurs flashy/fluo pas désagréables. Quelques bizarreries anatomiques, mais rien de grave. Manifestement pas pour moi…
La Cité de l'Arche
Ah, Boiscommun... Encore une fois j'ai été attiré par le dessin. A la lecture la mise en place commence pas mal. Les 3 ou 4 premières séquences posent quelques personnages, une ambiance etc... Mais dès qu'il faut dérouler le scénario ça ne fonctionne plus du tout. En fait c'est presque étonnant, le récit devient franchement mauvais, et on est obligé de se taper des dialogues surchargés d'informations qui n'ont souvent rien à voir avec la conversation en cours, mais qui sont bien pratiques pour coller des explications graves et essentielles sur l'univers, les enjeux, les légendes etc... Bref, c'est juste mal raconté, bourré de stéréotypes, et parfois limite niais. Du même auteur j'avais lu Le livre de jack, dont il me reste un souvenir mitigé. On ne m'y reprendra plus.
Exterminateur 17
Je suis tombé dessus par hasard et bien évidemment j'ai sauté dessus. Parce que j'adore Bilal quand il fait de la SF. Son dessin est un vrai plaisir. Le soucis c'est qu'à part le dessin ... Le scénario n'est pas mauvais en soi mais c'est tellement mal raconté que non ... ça ne passe pas. Raté !
Traffic
Traffic est une bien étrange série, on dirait une brochure faisant la promotion du patrimoine français (la SNCF) et européen (le système de navigation Galileo et Eurotunnel) en essayant tant bien que mal de nous intéresser à une course poursuite (je parle du T1) pour le moins invraisemblable d'un pauvre cheminot à qui un méchant a greffé une bombe dans l'abdomen pour l'obliger à effectuer une mission pour lui. Disons-le tout de suite, le fait que notre héros parcoure les 115 km séparant le périphérique parisien / porte de Bercy et l'embranchement A6/A19 en un peu plus d'une demi-heure (en voiture normale, avec de la circulation et un péage à passer) a vite eu raison de mon intérêt pour la série... A partir de là, j'ai lu l'histoire mécaniquement, en cherchant la petite bête un peu partout mais sans grand intérêt pour l'intrigue qui m'a semblée assez peu crédible dans l'ensemble (et pas spécialement intéressante non plus d'ailleurs). Le T2 démarre mieux que le premier, cette espèce de société secrète qui manipule l'information pour la rendre plus conforme au monde tel qu'on se l'imagine était une idée plutôt bonne. Le scénario dans son ensemble est plus convainquant, mais la chute tombe complètement à côté de la plaque selon moi, à croire que deux tomes étaient prévus et que les auteurs ont été prévenus qu'il n'y en avait finalement plus qu'un alors qu'ils leur restait 2 planches à faire pour boucler le premier avec un beau "à suivre" en bas de la dernière... Le dessin est très moyen ce qui ne rattrape rien. La mention sur la tranche du premier opus qui nous informe qu'on lit le T1/1 du cycle 1 et sur la tranche du deuxième opus que c'est cette fois le T1/1 du cycle 2 sont d'un ridicule sans nom (c'est tellement la mode de faire des cycles, qu'on en invente même quand il n'y en a pas). A oublier...
Des souris et des hommes
Mon impression générale est très négative. La faute presque exclusivement au dessin. Celui-ci, oeuvre d'un illustrateur/aquarelliste/dessinateur de flaques/toutcequevousvoulezmaiscestdetoutefaçonraté souffre d'un défaut majeur, si ce n'est insurmontable : il n'y a aucune qualité dans ces visages déformés, inexpressifs, non reconnaissables, etc (vous pouvez cocher plusieurs possibilités). C'est bien simple, alors qu'en principe seul Lennie porte sa faiblesse d'esprit sur son visage, l'ensemble des personnages de cette adaptation est logé à la même enseigne. Impossible, par exemple, de vous dire à quoi ressemble George. Un coup il a une tête en forme de laitue, un coup on dirait qu'il a une crête de coq... ou alors serait-ce Curley ? C'est possible, tellement il est difficile de les différencier, y compris lorsqu'ils parlent. Ok, la femme de Curley ressemble vaguement à une femme. "Vaguement" étant le terme le plus significatif de la phrase précédente. Quant à l'histoire, je n'ai pas lu le roman original (et c'est une faute, je sais), mais je n'ai pas ressenti la moindre émotion à sa lecture. Oh certes, la fin est poignante, ou du moins devrait l'être, mais je l'ai vue arriver à des kilomètres, lassé de m'escrimer sur ces foutus gribouillis pour déterminer qui parle. Pour tout vous dire à la fin [ahah pas de SPOILER] il y a une scène entre deux personnages, c'est tout ce qu'on distingue [alors vous avez bien vu qu'il n'y avait pas de SPOILER] Bref, depuis le départ de JD Morvan de chez Delcourt, et/ou la fin de la collection Ex Libris, les adaptations perdent en qualité chez l'éditeur au triangle rouge.
Ca n'arrive qu'à moi
Pour une fois je vais commencer par la fin : il y a un deuxième tome ! Ce n'est pas une des blagues foireuses qui pullulent dans cette bd, non, c'est la pure vérité ! La Prunelle, pauvre héroïne au QI si bas qu'il n'est plus mesurable, m'a juste donné envie de l'encastrer dans le mur ou encore de la faire asseoir sur son vélo mais sans la selle voir si ça lui réveille quelques neurones. Son histoire est tout aussi soporifique que son cabinet de naturopathie. J'ai lu le début patiemment en attendant que toutes les gaffes de cette fille aboutissent à quelque chose "d'intéressant", mais la suite est tout aussi débile que le début, on pourrait penser que c'est à la limite de l'absurde et que c'est à prendre au second degré, mais ça ne passe pas car ce n'est absolument pas drôle, je n'ai ri qu'à trois reprises. Les erreurs que fait Prunelle avec les dictons deviennent très vite fatigantes tant il y en a, c'est totalement indigeste. De plus les personnages ne sont pas attachants du tout, c'est tout le contraire ils sont tous très énervants, il n'y a aucun plaisir de lecture. Bref, je suis allée au bout pensant que c'était un one shot et juste pour voir jusqu'où Tronchet pouvait aller dans la bêtise. La suite, puisqu'il y en a une, je ne veux même pas la connaître. Tout ceci m'a royalement gonflée.
Andy & Gina
Toujours aussi difficile dans mon appréciation des BD humoristiques, ce n'est pas encore cette fois-ci que je serai conquis, et loin de là... Si l'originalité des personnages est au rendez-vous, j'avoue ne pas avoir accroché à cet humour noir et caustique. Moi qui suis pourtant adepte du genre, je n'ai ici pas souri une fois... ça la fout mal. Est-ce parce que j'ai eu le malheur de commencer par inadvertance par le tome 3 colorisé ? Le tome 1 en noir & blanc ne m'a pas plus convaincu... Quand vous en êtes à souhaiter d'arriver au plus vite à la fin de l'album, c'est pas bon signe. Blagues éculées, scènes gores gratuites qui ne font plus rire ('tain, j'suis si vieux que ça ou c'est mon humour qui s'émousse ???), quelques touches de pipi-caca, et voilà un résumé vite torché de ce qui ne me fait vraiment pas marrer. Heureusement le dessin de Relom n'est pas désagréable, même si on est loin de virer dans l'original... Avis aux curieux en mal de mauvais humour noir et gore pour ado : cette série est faite pour vous. Sinon, lire autre chose vous sera salutaire.
Braquages et Bras Cassés
Ce long récit se caractérise par la fragmentation de sa narration entre les protagonistes, ce qui permet au lecteur de comprendre l’histoire comme un puzzle en fonction de la vision de chacun. Hélas, la lecture pénible rend l’exercice de style inefficace. Entendez qu’au début, le lecteur suit le rythme et aime le découpage de l’histoire, mais à la longue cela se perd un peu et nuit au dynamisme global. Si les 15 premières planches nous font croire à un très bon polar, l’absence de surprise, une certaine routine et un récit factuel dénué d’un je ne sais quoi qui nous sortirait du simple fait (comme de l’humour) nous rend la lecture très pénible. Le dessin inégal relève du même ennui, parfois travaillé, parfois peu soigné. Les dégradés des gris participent à donner une ambiance au début du récit. Hélas certaines scènes d’actions rendent peu le mouvement et l’ensemble fait assez statique malgré un travail certain d’ambiance. Le récit manque donc de second degré, de dynamique pour le faire évoluer et rendre la lecture agréable tout le long. Le lecteur s’enlise dans du factuel qui lui permet de reconstituer le récit dans une logique policière sans âme, sans affect et sans réellement comprendre chaque personnage et leurs ressenti. De fait l’ensemble fait un écrin à l’idée ingénieuse s’essoufflant très vite. Il a fallu un vrai effort de ma part pour reprendre le récit que j’ai coupé plusieurs fois pendant la lecture. Au final je n’aime pas et les inexactitudes graphiques qui ne me gênaient pas au début m’ont paru de plus en plus pesantes, tout comme le scénario assez banal somme toute. Pas grand-chose à tirer donc si ce n’est cette idée scénaristique intéressante de créer l’histoire par la vision de chaque protagoniste au gré de l’avancement du récit.
Les Griffes du Hasard
Cet avis se base sur l’édition originale en noir et blanc tome unique, repris ensuite de ce que je comprends avec les tome 1 et 2 mis en couleur. Le dessin se situe dans une ligne claire de qualité, décors travaillés et personnages créent un décor crédible permettant de poser le décor. Cependant en noir et blanc les dessins fouillés mêlés à la complexité du scénario donnent une densité particulière n’aidant pas à aérer un récit confus. Je n’ai pas lu la version couleur. Le scénario à priori simple (une histoire de sous) se complexifie par une intrigue à plusieurs niveaux. Identité du chat, histoire d’amour à plusieurs niveaux d’intérêt, relation de circonstance, enquête journalistique… tout est fait pour que l’on n’arrive pas à suivre. L’ensemble s’enlise dans des situations banales. A combien de reprises a-t-il fallu que je reprenne en arrière le récit pour essayer de comprendre les réactions des protagonistes. On pourrait croire que les personnages sont compliqués, mais en réalité, même pas ! Derrière un apparent puzzle se situent en réalité des personnages basiques, si ce n’est ce duo de braqueurs/manipulateur que l’on découvre à la fin du récit sans l’avoir imaginé de la sorte, mais finalement sans que cela donne un sens à l’ensemble. Bref tout cela me parait trop confus, et il faut une sacrée dose de volonté pour ne pas abandonner la lecture et chercher à comprendre. La relation découverte à la fin du récit aurait pu sauver le tout si le lecteur n’avait subi tout le long du récit des longueurs fatigantes, des personnages plats et une intrigue sans intérêt. A oublier, dans sa version N&B. Les couleurs vues sur les planches du site ont toutefois l’air d’éclairer un peu le récit, mais je n’ai pas le courage de chercher la version couleur et appréhenderai de devoir la lire !