Sur le thème de la vie de couple, voici une variation antillaise...
C'est très anodin, les dialogues sonnent creux, même si l'on a un début d'intrigue avec les questionnements de la femme au début. On est proche par la suite du néant narratif, avec cette fin un peu cucul la praline...
Le dessin est d'un niveau très amateur, il manque de caractère, même dans son aspect "brouillon"... La couverture est mieux que l'intérieur. Heureusement ça se lit très vite, l'album ne comportant que 16 pages.
Non décidément, pas une bonne BD.
Moui moui moui...
C'est déjà pas franchement le genre de BD dont je raffole, mais quand en plus ça ne me fait pas vraiment rire (bon ok, j'ai décroché quelques rares sourires...) et que le trait ne me plait pas, je ne vais pas me forcer pour en faire des tonnes.
Sur le fond, tout d'abord, même si effectivement les choses sont très loin d'avoir évolué sur ce thème de la femme et de la politique, le traitement et l'humour a lui pris un coup de vieux (de vieille devrais-je dire ?). C'est un peu le revers de la médaille de ce genre d'exercice. Car si ce genre dessin de presse se doit d'être d'actualité, son intemporalité est loin d'être évidente, et les références sous-jacentes deviennent vite obscures... Et 10 ans ça fait loin mine de rien ! Vous avez dit RPR ? Heureusement, je me rappelle encore l'élection de Mitterrand en 81 !
Ensuite, non pas que je sois réfractaire à ce style de dessin, mais je trouve que le coup de patte de Catherine Beaunez manque quand même parfois de précision et rend la lecture de la planche difficile. Quand vous en arrivez à vous demandre ce qui est représenté pour essayer de comprendre la vanne, c'est qu'il y a quand même un sérieux problème !
Bref, pour rire sur ce sujet j'attends de trouver autre chose. C'est pas avec celle là qu'on m'aura moi, en tout cas.
Quand je dis que je suis difficile en humour, ce n'est pas pour rien.
Ancien joueur de football et amateur, ancien arbitre, je me demandais ce qu'il pouvait ressortir d'une telle série.
Eh bien la réponse est pas grand-chose ! Les gags sont risibles, mais pas dans le sens où l'humour du scénariste touche son public. Là c'est le néant intersidéral, il n'y a rien à sauver dans ces gags. Et le changement de dessinateur entre les deux tomes (Jenfèvre puis Faro) n'y fait rien...
A oublier donc.
Après lecture du premier tome :
Lamentable … voila le premier mot qui me vient à l’esprit après cette lecture.
Lamentable et irrespectueux.
Pourtant Zidrou et Bercovici sont deux auteurs que j’apprécie, mais là, pour moi, ils se plantent tristement.
Tout d’abord, le Flagada n’apparaît qu’épisodiquement dans cet album. Mais, plus grave encore, il n’est que l’ombre de lui-même. Apathique, atone, inexpressif, passif, fade, le charisme de l’animal n’est plus (et Degotte doit se retourner dans sa tombe).
Car, ne vous y trompez pas, le personnage central de cette série n’est pas le Flagada, mais bien Mabel, une gamine sans intérêt qui, affublée d’un gentil papa et d’un petit ami, cherche à savoir si l’animal fabuleux existe vraiment.
Vous pouvez donc oublier Alcide Citrix et Placide, le goéland. Ces deux personnages ne seront que mentionnés dans cet album. Oubliée aussi l’île paradisiaque et son exotisme. Cette aventure se déroule en ville !
Ensuite, la série adopte un ton… étrange. Elle cherche clairement à s’adresser à un public jeune, mais n’hésite pas à mettre en scène une vieille peau de vache excitée à l’idée d’être fessée ou, pire encore, une méchante ex-danseuse qui tue les oiseaux à coup de flèches. C’est… choquant, mais peut-être suis-je vieux jeu.
Enfin, l’album se traîne lamentablement tout en produisant des inepties de dimension. Imaginez donc que le Flagada est, au début de l’album, hébergé au zoo de la ville, visible du grand public, mais que personne ne semble le savoir. C’est du n’importe quoi ! Et la petite fille de chercher partout la preuve de l’existence d’un animal que le zoo de sa propre ville héberge…
Et même le trait de Bercovici, que j’apprécie tant en temps normal, me déçoit. Il me semble moins spontané, moins expressif que d’habitude. En fait, je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que l’auteur s’est emm… à dessiner ces planches.
Par contre, il maîtrise plutôt bien le look particulier du Flagada.
Seul petit instant de plaisir lors de ma lecture, l’apparition de quelques oiseaux légendaires, dont le Sloup-Toût et le Cracoucass, dans la collection de la méchante danseuse. Bien insuffisant, car, pour le reste, c’est…
Lamentable.
Je lirai le second tome par sympathie pour le Flagada, et pour voir si les auteurs ont corrigé le tir, mais ce premier tome est pitoyable !
Après lecture du deuxième tome :
Clairement, celui-ci est bien supérieur au premier et on passe allégrement d’un franchement pitoyable à un franc … « bof ». Ben oui, bof et pas plus parce que si certaines erreurs ont été effacées par rapport au premier tome, on est encore loin d’atteindre des sommets.
Erreurs gommées : le flagada, enfin, est très présent et a retrouvé la parole. Exit l’univers citadin pour un heureux retour aux iles exotiques. Enfin, le scénario retrouve une certaine fantaisie avec une idée d’île recto-verso (d’où le titre) pas mauvaise en soi.
La marge de progression demeure tout de même importante
- car ce scénario propose tout de même quelques séquences où Zidrou confond naïveté et crétinerie ;
- car l’humour du flagada, et ses jeux de mots en particulier, ne sont toujours pas revenus ;
- car le flagada, s’il a retrouvé un rôle d’importance, n’a pas encore retrouvé son statut de vedette et d’élément central, la petite gamine conservant la prédominance ;
- car je n’ai finalement jamais ri à la lecture de cet album. Les gags sont trop prévisibles et les situations sont trop forcées pour me convaincre.
Allez, qui sait ? Le troisième tome deviendra peut-être potable, mais cela ne pourra se faire que si Zidrou parvient à retrouver la naïveté de l’œuvre originale. Et ça, j’en suis bien conscient, c’est pas évident du tout !
Niveau dessin, rien de changé : Bercovici maîtrise ses personnages mais ne semble pas s’amuser plus que ça avec cette série qui m’apparaît bien plus alimentaire qu’autre chose. L'univers des plages ensablées lui convient toutefois nettement mieux et l'artiste retrouve certains réflexes du dessinateur de Cactus Club qu'il est.
Y a des BDs comme ça... vous avez juste envie de crier au scandale.
Le premier chapitre est à peu près au niveau du Gnaffron de Gotlib mais sans le second degré.
Avec les mecs qui entrent et sortent de la scène comme ça :
The Goon entre dans le cadre : " arf arf, je suis trop fort, c'est moi le Goon. Arf arf "
Le méchant surgit : " ah ah, tu t'y attendais pas mais on t'a piégé. Ah ah "
(et en fait les méchants ils sont 200 derrière le rideau -> blague !)
The Goon : " ah ah. Oué mais en fait j'avais tout prévu, ah ah "
Le méchant : " rolala il m'éneeeerrve the Goon, olala il m'énerve !! Olala "
Ensuite ?
The Goon lui pète la gueule en faisant mine d'être hyper énervé quand même.
Puis le flic rentre avec son bâton et menace
Le flic : " Bon ça suffit maintenant hein, je vais sévir hein, ça suffit "
Sans doute un des Comics les plus pathétiques que j'ai pu lire.
Trouvez-lui un scénariste par pitié.
Soit il manque des pages, soit ce projet n'a aucun sens !!!!
Le pitch du récit est simple : un beau et jeune avocat rencontre une femme mûre et moche. Bizarrement ils vont sortir ensemble, puis...
SPOILER : j'ai l'impression d'avoir résumé l'intégralité de la BD car il ne se passe pas grand chose dans cette histoire et ça s'arrête sans que le lecteur ait la possibilité de trouver un sens à ce qu'il vient de lire !!!! FIN DU SPOILER
Autre problème de taille, je n'ai pas retrouvé le Gregory Mardon des récits précédents : le dessin m'a donné l'impression d'être bâclé.
Cette BD est une vrai déception car j'adore cette maison d'édition de qualité et l'auteur avait montré de réelles qualités jusque là.
Il fallait bien que cela arrive, j'espère que ça ne se reproduira pas trop souvent.
Jodo n'a jamais été vraiment ma tasse de thé, mais un ami m'a presque forcé à lire cette nouvelle série, m'assurant ses grands Dieux que c'était vachement de la balle, que ça déchirait tout et autres arguments de cet ordre.
Les thèmes de Jodo sont là : une bonne dose d'inceste, une autre bonne dose de curé qui se fait défoncer, et une pincée d'amour qui tombe du ciel en un regard (wahou c'est trop choupi) Ah, j'allais aussi oublier LA scène ou un mec se tape un monstre, ça aussi c'est classique.
Quoi d'autre ? Pas grand chose, c'est une aventure sans la moindre originalité, j'ai l'impression d'avoir lu ce genre de (mauvaise) BD 20 fois dans ma vie, c'est dramatique.
Le dessin est de meilleure facture (même si a vraiment l'impression que le héros est une nana sur la couv) mais ne suffit pas à combler les lacunes de ce scénario grossier.
Je ne lirai certainement pas la suite.
Trondheim, on aime ou on aime pas.... moi j'aime pas.
En tant que dessinateur c'est pitoyable, aucune expression, même moi j'en fais autant. C'est une arnaque où comment boucler les albums en quelques semaines. La BD pour moi c'est avant tout du dessin, qu’il soit simpliste ou pas ce n'est pas un réel problème, mais qu'on ait l'impression qu'il soit bâclé, oui !
En tant que scénariste, c'est pas forcément beaucoup mieux, on s'ennuie ferme.
Que rajouter de plus ?
"Jolies Ténèbres" constitue pour moi une grosse et belle déception. En effet, là où Tim Burton excelle au cinéma, les auteurs ici n'arrivent qu'à empiler des scénettes plus morbides et glauques les unes que les autres sans un réel fil conducteur.
L'histoire semblait pourtant bien débuter avec cette fillette morte dont on croyait en apprendre un peu plus au fil des pages mais que nenni ! On en vient à se demander si les auteurs avaient réellement imaginé une trame de base au scénario...
Alors effectivement, l'auteur détourne quelques contes comme Peau d'âne qui se transforme en peau de rat, ou le symbole du prince transformé en crapaud qui ici se transforme en prince gobé par le crapaud ! Au départ ça dérange puis, au fil des pages, ça irrite, quand les scénettes plus horribles les unes que les autres s'enchainent : ailes d'un oiseau découpées, un rat aux yeux écorchés puis dévoré vivant par d'autres animaux, et j'en passe....
Là où beaucoup y cherchent une pseudo-philosophie ou morale, j'ai eu beau me torturer l'esprit mais, désolé, moi je n'y ai rien vu.
Côté dessin, passée la magnifique couverture, les personnages très enfantins ne m'ont pas emballé outre-mesure et exceptées quelques grandes planches très jolies, le reste est plutôt moyen.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 4/10
NOTE GLOBALE : 6/20
Très joli coup de crayon, très très mauvaise BD.
Au départ je croyais qu'il me manquait des pages. Alors je reviens en arrière, je regarde bien les numéros, je vérifie. Mais non j'ai tout !!! Aucune page n'est arrachée ?!!
Notez que dans mon infinie bonté j'ai quand même lu la totalité du premier tome, malgré les souffrances qu'on m'infligeait.
Evidemment il m'est impossible de continuer (de cautionner) mais je pense pouvoir affirmer sans trop de risque que cette BD est une insulte au 9ième art.
A mon avis, on devrait la montrer dans les écoles pour montrer ce qu'est un mauvais découpage. D'autant qu'on cumule aussi absence de narration, et écriture avec les pieds.
Reste alors le dessin qui est franchement chouette même si les tronches sont plus proches de l'humour que de la SF.
Seulement on ne sourit même pas.
FAIL !!!! ce truc est insoutenable
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Votre vote
Lanmou
Sur le thème de la vie de couple, voici une variation antillaise... C'est très anodin, les dialogues sonnent creux, même si l'on a un début d'intrigue avec les questionnements de la femme au début. On est proche par la suite du néant narratif, avec cette fin un peu cucul la praline... Le dessin est d'un niveau très amateur, il manque de caractère, même dans son aspect "brouillon"... La couverture est mieux que l'intérieur. Heureusement ça se lit très vite, l'album ne comportant que 16 pages. Non décidément, pas une bonne BD.
On les aura !
Moui moui moui... C'est déjà pas franchement le genre de BD dont je raffole, mais quand en plus ça ne me fait pas vraiment rire (bon ok, j'ai décroché quelques rares sourires...) et que le trait ne me plait pas, je ne vais pas me forcer pour en faire des tonnes. Sur le fond, tout d'abord, même si effectivement les choses sont très loin d'avoir évolué sur ce thème de la femme et de la politique, le traitement et l'humour a lui pris un coup de vieux (de vieille devrais-je dire ?). C'est un peu le revers de la médaille de ce genre d'exercice. Car si ce genre dessin de presse se doit d'être d'actualité, son intemporalité est loin d'être évidente, et les références sous-jacentes deviennent vite obscures... Et 10 ans ça fait loin mine de rien ! Vous avez dit RPR ? Heureusement, je me rappelle encore l'élection de Mitterrand en 81 ! Ensuite, non pas que je sois réfractaire à ce style de dessin, mais je trouve que le coup de patte de Catherine Beaunez manque quand même parfois de précision et rend la lecture de la planche difficile. Quand vous en arrivez à vous demandre ce qui est représenté pour essayer de comprendre la vanne, c'est qu'il y a quand même un sérieux problème ! Bref, pour rire sur ce sujet j'attends de trouver autre chose. C'est pas avec celle là qu'on m'aura moi, en tout cas.
Moi l'arbitre
Quand je dis que je suis difficile en humour, ce n'est pas pour rien. Ancien joueur de football et amateur, ancien arbitre, je me demandais ce qu'il pouvait ressortir d'une telle série. Eh bien la réponse est pas grand-chose ! Les gags sont risibles, mais pas dans le sens où l'humour du scénariste touche son public. Là c'est le néant intersidéral, il n'y a rien à sauver dans ces gags. Et le changement de dessinateur entre les deux tomes (Jenfèvre puis Faro) n'y fait rien... A oublier donc.
Le Flagada (Glénat)
Après lecture du premier tome : Lamentable … voila le premier mot qui me vient à l’esprit après cette lecture. Lamentable et irrespectueux. Pourtant Zidrou et Bercovici sont deux auteurs que j’apprécie, mais là, pour moi, ils se plantent tristement. Tout d’abord, le Flagada n’apparaît qu’épisodiquement dans cet album. Mais, plus grave encore, il n’est que l’ombre de lui-même. Apathique, atone, inexpressif, passif, fade, le charisme de l’animal n’est plus (et Degotte doit se retourner dans sa tombe). Car, ne vous y trompez pas, le personnage central de cette série n’est pas le Flagada, mais bien Mabel, une gamine sans intérêt qui, affublée d’un gentil papa et d’un petit ami, cherche à savoir si l’animal fabuleux existe vraiment. Vous pouvez donc oublier Alcide Citrix et Placide, le goéland. Ces deux personnages ne seront que mentionnés dans cet album. Oubliée aussi l’île paradisiaque et son exotisme. Cette aventure se déroule en ville ! Ensuite, la série adopte un ton… étrange. Elle cherche clairement à s’adresser à un public jeune, mais n’hésite pas à mettre en scène une vieille peau de vache excitée à l’idée d’être fessée ou, pire encore, une méchante ex-danseuse qui tue les oiseaux à coup de flèches. C’est… choquant, mais peut-être suis-je vieux jeu. Enfin, l’album se traîne lamentablement tout en produisant des inepties de dimension. Imaginez donc que le Flagada est, au début de l’album, hébergé au zoo de la ville, visible du grand public, mais que personne ne semble le savoir. C’est du n’importe quoi ! Et la petite fille de chercher partout la preuve de l’existence d’un animal que le zoo de sa propre ville héberge… Et même le trait de Bercovici, que j’apprécie tant en temps normal, me déçoit. Il me semble moins spontané, moins expressif que d’habitude. En fait, je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que l’auteur s’est emm… à dessiner ces planches. Par contre, il maîtrise plutôt bien le look particulier du Flagada. Seul petit instant de plaisir lors de ma lecture, l’apparition de quelques oiseaux légendaires, dont le Sloup-Toût et le Cracoucass, dans la collection de la méchante danseuse. Bien insuffisant, car, pour le reste, c’est… Lamentable. Je lirai le second tome par sympathie pour le Flagada, et pour voir si les auteurs ont corrigé le tir, mais ce premier tome est pitoyable ! Après lecture du deuxième tome : Clairement, celui-ci est bien supérieur au premier et on passe allégrement d’un franchement pitoyable à un franc … « bof ». Ben oui, bof et pas plus parce que si certaines erreurs ont été effacées par rapport au premier tome, on est encore loin d’atteindre des sommets. Erreurs gommées : le flagada, enfin, est très présent et a retrouvé la parole. Exit l’univers citadin pour un heureux retour aux iles exotiques. Enfin, le scénario retrouve une certaine fantaisie avec une idée d’île recto-verso (d’où le titre) pas mauvaise en soi. La marge de progression demeure tout de même importante - car ce scénario propose tout de même quelques séquences où Zidrou confond naïveté et crétinerie ; - car l’humour du flagada, et ses jeux de mots en particulier, ne sont toujours pas revenus ; - car le flagada, s’il a retrouvé un rôle d’importance, n’a pas encore retrouvé son statut de vedette et d’élément central, la petite gamine conservant la prédominance ; - car je n’ai finalement jamais ri à la lecture de cet album. Les gags sont trop prévisibles et les situations sont trop forcées pour me convaincre. Allez, qui sait ? Le troisième tome deviendra peut-être potable, mais cela ne pourra se faire que si Zidrou parvient à retrouver la naïveté de l’œuvre originale. Et ça, j’en suis bien conscient, c’est pas évident du tout ! Niveau dessin, rien de changé : Bercovici maîtrise ses personnages mais ne semble pas s’amuser plus que ça avec cette série qui m’apparaît bien plus alimentaire qu’autre chose. L'univers des plages ensablées lui convient toutefois nettement mieux et l'artiste retrouve certains réflexes du dessinateur de Cactus Club qu'il est.
The Goon
Y a des BDs comme ça... vous avez juste envie de crier au scandale. Le premier chapitre est à peu près au niveau du Gnaffron de Gotlib mais sans le second degré. Avec les mecs qui entrent et sortent de la scène comme ça : The Goon entre dans le cadre : " arf arf, je suis trop fort, c'est moi le Goon. Arf arf " Le méchant surgit : " ah ah, tu t'y attendais pas mais on t'a piégé. Ah ah " (et en fait les méchants ils sont 200 derrière le rideau -> blague !) The Goon : " ah ah. Oué mais en fait j'avais tout prévu, ah ah " Le méchant : " rolala il m'éneeeerrve the Goon, olala il m'énerve !! Olala " Ensuite ? The Goon lui pète la gueule en faisant mine d'être hyper énervé quand même. Puis le flic rentre avec son bâton et menace Le flic : " Bon ça suffit maintenant hein, je vais sévir hein, ça suffit " Sans doute un des Comics les plus pathétiques que j'ai pu lire. Trouvez-lui un scénariste par pitié.
Sarah Cole
Soit il manque des pages, soit ce projet n'a aucun sens !!!! Le pitch du récit est simple : un beau et jeune avocat rencontre une femme mûre et moche. Bizarrement ils vont sortir ensemble, puis... SPOILER : j'ai l'impression d'avoir résumé l'intégralité de la BD car il ne se passe pas grand chose dans cette histoire et ça s'arrête sans que le lecteur ait la possibilité de trouver un sens à ce qu'il vient de lire !!!! FIN DU SPOILER Autre problème de taille, je n'ai pas retrouvé le Gregory Mardon des récits précédents : le dessin m'a donné l'impression d'être bâclé. Cette BD est une vrai déception car j'adore cette maison d'édition de qualité et l'auteur avait montré de réelles qualités jusque là. Il fallait bien que cela arrive, j'espère que ça ne se reproduira pas trop souvent.
Sang Royal
Jodo n'a jamais été vraiment ma tasse de thé, mais un ami m'a presque forcé à lire cette nouvelle série, m'assurant ses grands Dieux que c'était vachement de la balle, que ça déchirait tout et autres arguments de cet ordre. Les thèmes de Jodo sont là : une bonne dose d'inceste, une autre bonne dose de curé qui se fait défoncer, et une pincée d'amour qui tombe du ciel en un regard (wahou c'est trop choupi) Ah, j'allais aussi oublier LA scène ou un mec se tape un monstre, ça aussi c'est classique. Quoi d'autre ? Pas grand chose, c'est une aventure sans la moindre originalité, j'ai l'impression d'avoir lu ce genre de (mauvaise) BD 20 fois dans ma vie, c'est dramatique. Le dessin est de meilleure facture (même si a vraiment l'impression que le héros est une nana sur la couv) mais ne suffit pas à combler les lacunes de ce scénario grossier. Je ne lirai certainement pas la suite.
Les Formidables Aventures de Lapinot
Trondheim, on aime ou on aime pas.... moi j'aime pas. En tant que dessinateur c'est pitoyable, aucune expression, même moi j'en fais autant. C'est une arnaque où comment boucler les albums en quelques semaines. La BD pour moi c'est avant tout du dessin, qu’il soit simpliste ou pas ce n'est pas un réel problème, mais qu'on ait l'impression qu'il soit bâclé, oui ! En tant que scénariste, c'est pas forcément beaucoup mieux, on s'ennuie ferme. Que rajouter de plus ?
Jolies ténèbres
"Jolies Ténèbres" constitue pour moi une grosse et belle déception. En effet, là où Tim Burton excelle au cinéma, les auteurs ici n'arrivent qu'à empiler des scénettes plus morbides et glauques les unes que les autres sans un réel fil conducteur. L'histoire semblait pourtant bien débuter avec cette fillette morte dont on croyait en apprendre un peu plus au fil des pages mais que nenni ! On en vient à se demander si les auteurs avaient réellement imaginé une trame de base au scénario... Alors effectivement, l'auteur détourne quelques contes comme Peau d'âne qui se transforme en peau de rat, ou le symbole du prince transformé en crapaud qui ici se transforme en prince gobé par le crapaud ! Au départ ça dérange puis, au fil des pages, ça irrite, quand les scénettes plus horribles les unes que les autres s'enchainent : ailes d'un oiseau découpées, un rat aux yeux écorchés puis dévoré vivant par d'autres animaux, et j'en passe.... Là où beaucoup y cherchent une pseudo-philosophie ou morale, j'ai eu beau me torturer l'esprit mais, désolé, moi je n'y ai rien vu. Côté dessin, passée la magnifique couverture, les personnages très enfantins ne m'ont pas emballé outre-mesure et exceptées quelques grandes planches très jolies, le reste est plutôt moyen. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 4/10 NOTE GLOBALE : 6/20
Les Gardiens du Maser
Très joli coup de crayon, très très mauvaise BD. Au départ je croyais qu'il me manquait des pages. Alors je reviens en arrière, je regarde bien les numéros, je vérifie. Mais non j'ai tout !!! Aucune page n'est arrachée ?!! Notez que dans mon infinie bonté j'ai quand même lu la totalité du premier tome, malgré les souffrances qu'on m'infligeait. Evidemment il m'est impossible de continuer (de cautionner) mais je pense pouvoir affirmer sans trop de risque que cette BD est une insulte au 9ième art. A mon avis, on devrait la montrer dans les écoles pour montrer ce qu'est un mauvais découpage. D'autant qu'on cumule aussi absence de narration, et écriture avec les pieds. Reste alors le dessin qui est franchement chouette même si les tronches sont plus proches de l'humour que de la SF. Seulement on ne sourit même pas. FAIL !!!! ce truc est insoutenable