Quand j'ai vu cette bande-dessinée en super-marché, je n'y ai pas trop cru. Ils ont osé faire une BD sur la base de ces blagues minables ? Mais que peut-il bien y avoir à en tirer pour pouvoir créer une BD ?
Réponse, rien.
Rien qu'un sordide produit commercial qui vient entâcher les bacs de BD qui n'en avaient pas demandé tant.
Le concept est simple : chaque planche met en image une ou deux de ces devinettes tirées par les cheveux qui ne font rire que les élèves d'école primaire.
Le dessin des personnages est dans un style rappelant vaguement celui d'Arthur de Pins (Péchés mignons) en nettement moins maîtrisé et sympathique. Les décors sont plus ou moins vides. Les couleurs sont des aplats informatiques et autres dégradés de couleurs faits à la va-vite.
L'idée est de représenter à chaque fois une situation ou des personnages dans le contexte de la blague. Prenons l'exemple de l'image présentée dans la galerie : Madame Aimoi est politicienne et souhaiterait qu'on vote pour elle. Alors sa fille s'appelle Elise, parce que Elise Aimoi, Elisez-moi, vous avez compris, Elisez-moi, du verbe élire, comme aux elections, parce qu'elle est politicienne, Mme Aimoi, quoi, vous avez compris ?
En tout cas, si vous n'avez pas compris, la BD présente heureusement en bas de page l'indispensable explication de chaque jeu de mot. En bas de la planche sur Elise Aimoi, par exemple, il y a écrit pour que tout le monde comprenne bien : (Elisez-moi !).
Là, j'espère que vous avez compris le niveau de cet ouvrage.
Il serait de bon ton de clore cet avis par une blague bien nulle de Monsieur et Madame mais cette BD ne me donne même pas envie de me casser la tête à trouver quelque chose d'aussi minable.
Le problème avec les éditions « L’Association », c’est soit ils nous proposent d’excellentes séries comme « La Guerre d'Alan », soit ils nous présentent des bds inintéressantes voire trop « novatrices » comme « Bleu » : pas de juste milieu ! A mon avis, « Fugue pour six pattes » fait incontestablement et malheureusement partie de cette dernière catégorie.
Thiriet, l’auteur de cette bd, nous conte les péripéties d’un mec et de son chien dans la vie de tous les jours. Ainsi, les lecteurs accompagneront ce duo dans leurs rencontres du quotidien, assisteront à ce qu’ils pensent des tares de notre société, partageront leurs rêves, etc…
Le problème de ce récit, c’est que j’ai eu l’impression de feuilleter un enchainement illogique de situations comme si l’auteur avait balancé n’importe comment ses idées. Le résultat donne une bd où j’ai eu le sentiment qu’il n’y avait pas de scénario proprement dit : c’est le gros bordel ! On ne sait pas ce que l’auteur veut en venir !… ça aurait pu être fascinant et distrayant à lire comme one-shot mais je n’en ai rien tiré de ce recueil si bien qu’à un moment donné (la moitié du livre au moins), j’ai laissé tomber cette lecture. Bon, il y a bien un peu d’humour dans « Fugues pour six pattes » mais rien qui m’a fait pisser de rires !
Je n’ai pas vraiment apprécié le coup de patte de Thiriet. Il faut dire qu’à l’origine, je n’aime pas trop le dessin humoristique alors si en plus, je n’apprécie pas le scénario… c’est le rejet assuré !
Inintéressant et non distrayant : c’est les mots qui me reviennent automatiquement à l’esprit quand il s’agit de définir ce que je pense de « Fugue pour six pattes »… c’est tout !
"Mais que dire, mais que faire, mais comment ça tient en l'air ?" aurait dit l'autre !
Mais là, si on frôle le surréalisme (la poésie en moins), l'air qu'on nous joue est de surcroit complètement faux !
Un humour suranné, des gags archi éculés... C'est quoi ? Un catalogue remis à jours des blagues carambar les plus pénétrées ??? Voler bas serait un grand mot pour quelque chose qui n'a jamais décollé !!!
Comment une telle BD a-t-elle pu être primée et appréciée, j'avoue je me le demande encore...
Bref, pas la peine de m'étendre sur le fond, je risquerais de ne jamais le toucher...
Du côté du dessin, ne cherchez pas l'originalité, l'épuration de sa ligne claire est au rendez-vous. Si cela n'est pas dérangeant quand l'humour fonctionne, on n'a du coup ici pas grand chose à laquelle se rattraper. S'il n'est pas mauvais, et si j'ai su apprécier les planches sans cases, on a vite fait le tour du genre.
Un bon point quand même : l'idée de publier la BD avec 2 sens de lectures et 2 couvertures (Ronan Rabbit -le père / Tony Rabbit -le fils).
Mais bon, le tome 1 m'aura suffit !
C'est quand l'ouverture de la chasse ???
C'est la troisième fois en quelques mois que j'essaie de terminer l'intégrale de 'La Guerre Éternelle' et que je m'arrête pendant le tome 2. Je n'ai jamais embarqué dans l'histoire et principalement pour deux raisons : je n'aime pas le dessin que je trouve figé et la voix-off est vraiment chiante. Le scénario manque de dynamisme et les personnages ne sont pas du tout attachants. Je n'ai pas du tout ressenti leurs émotions.
C'est clair que ma note est un peu injuste, mais lorsque je m'ennuie fermement et que j'ai de la difficulté à lire seulement deux-trois pages, je ne peux pas mettre plus qu'une étoile.
Quand on voit la couverture on pense à Paris-Match, si vous avez le choix n’hésitez pas achetez le magazine people c’est moins cher !
Belle opération de marketing des éditions Delcourt pour vendre du vent !
Que d’invraisemblances dans le scénario, que de clichés débiles, les exemples foisonnent : les Russes sont pratiquement tous alcooliques, la discipline est plus stricte sur le plateau de tournage des bronzés que dans l’armée Russe ou Américaine, culture d’un ersatz d’haschich et présence d’une distillerie clandestine dans la base lunaire créée peu après le premier alunissage et la liste n’est pas exhaustive, à pleurer !
Un long et fatiguant délire orchestré par l’association de deux scénaristes.
Si vous le pouvez encore Messieurs, optez pour un nouveau titre : Y a t'il un pilote dans l'avion?
Dommage que je ne puisse revenir au jour J-1 de mon achat !
Très sincèrement, mis à part les dessins et les couleurs, cet album n'a rien pour lui. On voit tout de suite que le dessinateur s'est donné du mal (beaucoup de détails, etc...) que la coloriste a tout fait pour donner à l'Univers dépeint une crédibilité au sein de la communauté "Meuporgue" mais c'est vraiment écrit avec les pieds.
Pas drôles pour un sou, tous les gags tombent sous le sens. On n'est jamais surpris d'une chute, tout est ici cousu de fil blanc.
Pire : comment ne pas être offusqué de voir des personnages pris de haut comme cela ? Jamais les persos ne sont traités avec déférence. Limite, on ne fait que se moquer d'eux. Et c'est cette même communauté qui devrait rire de ça ? Je sais qu'on peut rire de soi-même mais il y a des limites quand même.
Si vous aimez le style graphique, préférez Sentaï School des mêmes auteurs, c'est bien plus drôle !
Dans la famille du Le Fléau des Dieux je voudrais le nouveau né… La commercialisation de séries dérivées d’un succès devient une norme dans l’univers de l’édition, hélas cette mode réserve rarement de bonnes surprises.
Le graphisme rappelle fortement la série mère, et pourtant si le fléau des dieux comportait parfois des planches sublimes, il n’en sera jamais question dans cet opus. Les planches travaillées ne semblent pas avoir bénéficié d’autant d’attention, surtout dans la profondeur des décors. Ce manque de travail graphique apparent vient fortement laisser penser à une série vite faite pour profiter du ramdam que la série mère avait occasionné.
Le scénario s’avérera sans surprise, nos « Dieux » bien facétieux choisissent ici de se divertir dans cet affrontement décrit par Homère. Sont ainsi revisités les différentes étapes du siège de Troyes avec une relecture faisant la part belle à nos humains devenus divins. Caractères fades et propos superficiels n’ont de cesse de s’illustrer, sans oublier des divinités désormais complètement futiles et puériles, très lointaines de leur image passée. Certes l’utilisation d’Ulysse comme rebelle finalement outil des jeux divins peut laisser penser à une relecture intéressante. Pour ma part il n’en a pas été et je referme cet album avec une impression de gâchis. Heureusement l’ensemble se lit très vite
A oublier, la qualité scénaristique et graphique sont très loin ici de la série mère.
Un véritable calvaire ! Ceux qui parviendront à lire cet album d’une traite sont vraiment dignes de respect !
Une histoire ennuyeuse au possible, à laquelle l’excès de voix off et le manque de dialogues n’arrangent rien. Je n’ai par ailleurs pas du tout goûté au côté prétendument poétique, philosophique ou allégorique du récit.
Le dessin, quant à lui, est certes très soigné, mais il demeure trop figé et tient finalement plutôt de la gravure que de la bd.
J’ai essayé de revendre cet album à mon bouquiniste habituel hier, mais le petit futé ne s’est pas laissé avoir et m’a répondu : « Non, merci. Il va me rester sur les bras ». Déception… Que vais-je faire de cette bd qui ne mérite pas la place qu’elle gaspillerait dans ma bibliothèque ??? :?)
Même si je suis loin de recommander la lecture de la série Les Blondes, cette dernière réussissait à me faire un peu rigoler sur certains gags tellement cons qu'ils en devenaient drôles.
Mais alors là, avec les Mini Blondes, c'est franchement catastrophique, presque insultant pour le lectorat BD. Est-ce parce que cette série dérivée commerciale est sensée s'adresser aux plus jeunes qu'elle s'arroge le droit d'être aussi nulle ?
Le dessin est bâclé. Aucun décor ou le strict minimum, des personnages ratés la moitié du temps, un encrage vite bazardé et des couleurs informatiques plaquées à la truelle.
Quant aux gags ? Quels gags ? Les Blondes reprenaient des blagues ultra connues mais parfois efficaces. Ici, cela n'atteint même pas le niveau des blagues de Toto. La majorité des gags sont affligeants de nullité. Les autres sont convenus ou tombent à plat. Sur l'ensemble de cet album que je me suis forcé à terminer, il n'y a qu'un unique gag qui m'a fait sourire, celui de "regardez le petit oiseau" car c'est le seul qui n'est pas lourdement assené comme une grosse tarte à la crême.
Je ne sais pas quel âge sont sensés avoir les enfants à qui s'adresse cette bande dessinée mais j'ai le sentiment que c'est surtout l'éditeur qui doit rigoler tant il se fout de leur gueule.
Une petite mention introductive : cet avis est rédigé après la lecture des deux premiers albums (et les seuls, espérons-le) de cette série. Je vous en prie, point d'émerveillement, pas de congratulations pour cet énorme dévouement : il se trouve que j'ai acheté les deux albums dans un pack promotionnel "les deux pour le prix d'un", et que du coup, je me suis senti obligé de les lire. Je n'aurais pas dû : j'ai perdu de l'argent et du temps et comme ce second, c'est le premier, je suis doublement perdant.
Bon, alors, que dire sur cette série ? Commençons par les éléments les moins négatifs, histoire de ne pas paraître trop partial. Le dessin tape dans un style mi-réaliste que j'apprécie (c'est d'ailleurs pour ça que je me suis laissé tenter par le fameux pack promotionnel) et c'est plutôt bien réalisé. Pas de fioriture, pas de prise de risque inutile, quelques éléments de détails, un trait un peu figé caractéristique de cette façon de dessiner. A l'œil, en feuilletant, rien ne rebute, rien de choque. Certains pourraient trouver cela trop fade, mais moi, j'aime cette sobriété. Quoi d'autre ?! Ben, euh, rien...
La grande originalité de cette série, c'est le scénario : il n'y en a pas. Je suis fier d'avoir réussi à dégotter une série qui arrive, sur deux tomes, à ne pas présenter grand'chose. Plus sérieusement, en deux mots : l'action se situe dans un futur proche, un jeune gars qui a vécu une histoire de kidnapping qui a laissé des traces, est à la tête d'une équipe de mercenaires chargée de veiller sur la sécurité des puissants. Ces derniers semblent avoir pris l'habitude d'habiter des micro-états, sortes d'îlots ou de plateforme pétrolière perdus dans les eaux internationales. Mais voilà, ils sont engagés par un de ces princes et bim, bam, boum, la CIA et d'autres méchants débarquent pour occire ce prince et son mystérieux invité qui a un immense trou à la place des yeux (non, non, vous avez bien lu !!), les obligeant à se réfugier dans un autre micro état, habité uniquement par des femmes. Là, il ne se passe rien (ou quasiment), alors ils doivent trouver un autre havre de paix. Ils débarquent sur une autre île aux accents de désolation. On découvre pleins de trucs inutiles, la CIA débarque encore, Narvalo est pas content, il se réfugie dans un jeu vidéo, et là, ça part encore en sucette. Vous n'avez rien compris, c'est normal, moi non plus. Rassurez-vous en vous disant que vous avez dû lire 5-6 lignes alors que moi, je me suis farci près de 90 planches.
Le scénario part dans tous les sens, il se disperse, et ce qui aurait pu être une bonne idée au départ devient un amas de n'importe quoi, un véritable fatras, où l'on passe d'une idée à l'autre sans enchaînement logique, où les idées sont plus empilées que véritablement organisées. En même temps, j'aurais dû me méfier : dans la dédicace du premier tome, les auteurs nous informent qu'ils se sont inspirés à la fois de Georges Pernoud (oui, oui de Thalassa) et des agissements en Tchétchénie sous Vladimir Poutine. Cela aurait dû me mettre la puce à l'oreille sur la cohérence de l'ensemble. On passe de la CIA à des réflexions sur l'esclavagisme, de l'amour entre femmes à la découverte d'un gisement d'un métal précieux, d'avancées technologiques à des kidnappings politiques, d'une équipe de mercenaires aux scores de Narvalo à son jeu vidéo... Il ya beaucoup d'idées, toutes ne sont pas à mettre dans la même poubelle, surtout à l'heure du tri sélectif...
Les personnages ne sont pas attachants pour deux sous, ils sont même repoussants de bêtise et d'immaturité.... Narvalo se conduit comme un adolescent attardé à la tête d'une équipe de mercenaires. Ces derniers tombent comme des mouches et ceux qui restent n'ont pas l'air de les regretter plus que cela. Le tout est enrobé d'une grossièreté gratuite de l'ensemble de ce petit monde, qui rend l'ensemble encore plus navrant. Vraiment, je vous assure, je cherche les éléments positifs, je n'en trouve pas.
Il est vraiment difficile de tout dire. En deux tomes, les auteurs ont réussi à faire ce qu'il ne faut surtout pas faire en BD (de mon humble point de vue en tout cas), et on trouve des maladresses à chaque page. Que ce soit le coup de l'oreille qui se décroche ou la fin de l'histoire dans un monde virtuel, tout peut prêter à rire ou à pleurer ...
J'ai un peu l'impression que les auteurs ont pondu un deuxième tome, juste pour faire des packs promotionnels avec les stocks d'invendus du premier.
Voilà donc une série largement dispensable, sauf si vous aimez vous faire du mal.
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La Famille
Quand j'ai vu cette bande-dessinée en super-marché, je n'y ai pas trop cru. Ils ont osé faire une BD sur la base de ces blagues minables ? Mais que peut-il bien y avoir à en tirer pour pouvoir créer une BD ? Réponse, rien. Rien qu'un sordide produit commercial qui vient entâcher les bacs de BD qui n'en avaient pas demandé tant. Le concept est simple : chaque planche met en image une ou deux de ces devinettes tirées par les cheveux qui ne font rire que les élèves d'école primaire. Le dessin des personnages est dans un style rappelant vaguement celui d'Arthur de Pins (Péchés mignons) en nettement moins maîtrisé et sympathique. Les décors sont plus ou moins vides. Les couleurs sont des aplats informatiques et autres dégradés de couleurs faits à la va-vite. L'idée est de représenter à chaque fois une situation ou des personnages dans le contexte de la blague. Prenons l'exemple de l'image présentée dans la galerie : Madame Aimoi est politicienne et souhaiterait qu'on vote pour elle. Alors sa fille s'appelle Elise, parce que Elise Aimoi, Elisez-moi, vous avez compris, Elisez-moi, du verbe élire, comme aux elections, parce qu'elle est politicienne, Mme Aimoi, quoi, vous avez compris ? En tout cas, si vous n'avez pas compris, la BD présente heureusement en bas de page l'indispensable explication de chaque jeu de mot. En bas de la planche sur Elise Aimoi, par exemple, il y a écrit pour que tout le monde comprenne bien : (Elisez-moi !). Là, j'espère que vous avez compris le niveau de cet ouvrage. Il serait de bon ton de clore cet avis par une blague bien nulle de Monsieur et Madame mais cette BD ne me donne même pas envie de me casser la tête à trouver quelque chose d'aussi minable.
Fugue pour six pattes
Le problème avec les éditions « L’Association », c’est soit ils nous proposent d’excellentes séries comme « La Guerre d'Alan », soit ils nous présentent des bds inintéressantes voire trop « novatrices » comme « Bleu » : pas de juste milieu ! A mon avis, « Fugue pour six pattes » fait incontestablement et malheureusement partie de cette dernière catégorie. Thiriet, l’auteur de cette bd, nous conte les péripéties d’un mec et de son chien dans la vie de tous les jours. Ainsi, les lecteurs accompagneront ce duo dans leurs rencontres du quotidien, assisteront à ce qu’ils pensent des tares de notre société, partageront leurs rêves, etc… Le problème de ce récit, c’est que j’ai eu l’impression de feuilleter un enchainement illogique de situations comme si l’auteur avait balancé n’importe comment ses idées. Le résultat donne une bd où j’ai eu le sentiment qu’il n’y avait pas de scénario proprement dit : c’est le gros bordel ! On ne sait pas ce que l’auteur veut en venir !… ça aurait pu être fascinant et distrayant à lire comme one-shot mais je n’en ai rien tiré de ce recueil si bien qu’à un moment donné (la moitié du livre au moins), j’ai laissé tomber cette lecture. Bon, il y a bien un peu d’humour dans « Fugues pour six pattes » mais rien qui m’a fait pisser de rires ! Je n’ai pas vraiment apprécié le coup de patte de Thiriet. Il faut dire qu’à l’origine, je n’aime pas trop le dessin humoristique alors si en plus, je n’apprécie pas le scénario… c’est le rejet assuré ! Inintéressant et non distrayant : c’est les mots qui me reviennent automatiquement à l’esprit quand il s’agit de définir ce que je pense de « Fugue pour six pattes »… c’est tout !
Les Rabbit
"Mais que dire, mais que faire, mais comment ça tient en l'air ?" aurait dit l'autre ! Mais là, si on frôle le surréalisme (la poésie en moins), l'air qu'on nous joue est de surcroit complètement faux ! Un humour suranné, des gags archi éculés... C'est quoi ? Un catalogue remis à jours des blagues carambar les plus pénétrées ??? Voler bas serait un grand mot pour quelque chose qui n'a jamais décollé !!! Comment une telle BD a-t-elle pu être primée et appréciée, j'avoue je me le demande encore... Bref, pas la peine de m'étendre sur le fond, je risquerais de ne jamais le toucher... Du côté du dessin, ne cherchez pas l'originalité, l'épuration de sa ligne claire est au rendez-vous. Si cela n'est pas dérangeant quand l'humour fonctionne, on n'a du coup ici pas grand chose à laquelle se rattraper. S'il n'est pas mauvais, et si j'ai su apprécier les planches sans cases, on a vite fait le tour du genre. Un bon point quand même : l'idée de publier la BD avec 2 sens de lectures et 2 couvertures (Ronan Rabbit -le père / Tony Rabbit -le fils). Mais bon, le tome 1 m'aura suffit ! C'est quand l'ouverture de la chasse ???
La Guerre Eternelle
C'est la troisième fois en quelques mois que j'essaie de terminer l'intégrale de 'La Guerre Éternelle' et que je m'arrête pendant le tome 2. Je n'ai jamais embarqué dans l'histoire et principalement pour deux raisons : je n'aime pas le dessin que je trouve figé et la voix-off est vraiment chiante. Le scénario manque de dynamisme et les personnages ne sont pas du tout attachants. Je n'ai pas du tout ressenti leurs émotions. C'est clair que ma note est un peu injuste, mais lorsque je m'ennuie fermement et que j'ai de la difficulté à lire seulement deux-trois pages, je ne peux pas mettre plus qu'une étoile.
Jour J
Quand on voit la couverture on pense à Paris-Match, si vous avez le choix n’hésitez pas achetez le magazine people c’est moins cher ! Belle opération de marketing des éditions Delcourt pour vendre du vent ! Que d’invraisemblances dans le scénario, que de clichés débiles, les exemples foisonnent : les Russes sont pratiquement tous alcooliques, la discipline est plus stricte sur le plateau de tournage des bronzés que dans l’armée Russe ou Américaine, culture d’un ersatz d’haschich et présence d’une distillerie clandestine dans la base lunaire créée peu après le premier alunissage et la liste n’est pas exhaustive, à pleurer ! Un long et fatiguant délire orchestré par l’association de deux scénaristes. Si vous le pouvez encore Messieurs, optez pour un nouveau titre : Y a t'il un pilote dans l'avion? Dommage que je ne puisse revenir au jour J-1 de mon achat !
Noob
Très sincèrement, mis à part les dessins et les couleurs, cet album n'a rien pour lui. On voit tout de suite que le dessinateur s'est donné du mal (beaucoup de détails, etc...) que la coloriste a tout fait pour donner à l'Univers dépeint une crédibilité au sein de la communauté "Meuporgue" mais c'est vraiment écrit avec les pieds. Pas drôles pour un sou, tous les gags tombent sous le sens. On n'est jamais surpris d'une chute, tout est ici cousu de fil blanc. Pire : comment ne pas être offusqué de voir des personnages pris de haut comme cela ? Jamais les persos ne sont traités avec déférence. Limite, on ne fait que se moquer d'eux. Et c'est cette même communauté qui devrait rire de ça ? Je sais qu'on peut rire de soi-même mais il y a des limites quand même. Si vous aimez le style graphique, préférez Sentaï School des mêmes auteurs, c'est bien plus drôle !
La Guerre des Dieux
Dans la famille du Le Fléau des Dieux je voudrais le nouveau né… La commercialisation de séries dérivées d’un succès devient une norme dans l’univers de l’édition, hélas cette mode réserve rarement de bonnes surprises. Le graphisme rappelle fortement la série mère, et pourtant si le fléau des dieux comportait parfois des planches sublimes, il n’en sera jamais question dans cet opus. Les planches travaillées ne semblent pas avoir bénéficié d’autant d’attention, surtout dans la profondeur des décors. Ce manque de travail graphique apparent vient fortement laisser penser à une série vite faite pour profiter du ramdam que la série mère avait occasionné. Le scénario s’avérera sans surprise, nos « Dieux » bien facétieux choisissent ici de se divertir dans cet affrontement décrit par Homère. Sont ainsi revisités les différentes étapes du siège de Troyes avec une relecture faisant la part belle à nos humains devenus divins. Caractères fades et propos superficiels n’ont de cesse de s’illustrer, sans oublier des divinités désormais complètement futiles et puériles, très lointaines de leur image passée. Certes l’utilisation d’Ulysse comme rebelle finalement outil des jeux divins peut laisser penser à une relecture intéressante. Pour ma part il n’en a pas été et je referme cet album avec une impression de gâchis. Heureusement l’ensemble se lit très vite A oublier, la qualité scénaristique et graphique sont très loin ici de la série mère.
La Jonque Fantôme, vue de l'orchestre
Un véritable calvaire ! Ceux qui parviendront à lire cet album d’une traite sont vraiment dignes de respect ! Une histoire ennuyeuse au possible, à laquelle l’excès de voix off et le manque de dialogues n’arrangent rien. Je n’ai par ailleurs pas du tout goûté au côté prétendument poétique, philosophique ou allégorique du récit. Le dessin, quant à lui, est certes très soigné, mais il demeure trop figé et tient finalement plutôt de la gravure que de la bd. J’ai essayé de revendre cet album à mon bouquiniste habituel hier, mais le petit futé ne s’est pas laissé avoir et m’a répondu : « Non, merci. Il va me rester sur les bras ». Déception… Que vais-je faire de cette bd qui ne mérite pas la place qu’elle gaspillerait dans ma bibliothèque ??? :?)
Les Mini Blondes
Même si je suis loin de recommander la lecture de la série Les Blondes, cette dernière réussissait à me faire un peu rigoler sur certains gags tellement cons qu'ils en devenaient drôles. Mais alors là, avec les Mini Blondes, c'est franchement catastrophique, presque insultant pour le lectorat BD. Est-ce parce que cette série dérivée commerciale est sensée s'adresser aux plus jeunes qu'elle s'arroge le droit d'être aussi nulle ? Le dessin est bâclé. Aucun décor ou le strict minimum, des personnages ratés la moitié du temps, un encrage vite bazardé et des couleurs informatiques plaquées à la truelle. Quant aux gags ? Quels gags ? Les Blondes reprenaient des blagues ultra connues mais parfois efficaces. Ici, cela n'atteint même pas le niveau des blagues de Toto. La majorité des gags sont affligeants de nullité. Les autres sont convenus ou tombent à plat. Sur l'ensemble de cet album que je me suis forcé à terminer, il n'y a qu'un unique gag qui m'a fait sourire, celui de "regardez le petit oiseau" car c'est le seul qui n'est pas lourdement assené comme une grosse tarte à la crême. Je ne sais pas quel âge sont sensés avoir les enfants à qui s'adresse cette bande dessinée mais j'ai le sentiment que c'est surtout l'éditeur qui doit rigoler tant il se fout de leur gueule.
Narvalo
Une petite mention introductive : cet avis est rédigé après la lecture des deux premiers albums (et les seuls, espérons-le) de cette série. Je vous en prie, point d'émerveillement, pas de congratulations pour cet énorme dévouement : il se trouve que j'ai acheté les deux albums dans un pack promotionnel "les deux pour le prix d'un", et que du coup, je me suis senti obligé de les lire. Je n'aurais pas dû : j'ai perdu de l'argent et du temps et comme ce second, c'est le premier, je suis doublement perdant. Bon, alors, que dire sur cette série ? Commençons par les éléments les moins négatifs, histoire de ne pas paraître trop partial. Le dessin tape dans un style mi-réaliste que j'apprécie (c'est d'ailleurs pour ça que je me suis laissé tenter par le fameux pack promotionnel) et c'est plutôt bien réalisé. Pas de fioriture, pas de prise de risque inutile, quelques éléments de détails, un trait un peu figé caractéristique de cette façon de dessiner. A l'œil, en feuilletant, rien ne rebute, rien de choque. Certains pourraient trouver cela trop fade, mais moi, j'aime cette sobriété. Quoi d'autre ?! Ben, euh, rien... La grande originalité de cette série, c'est le scénario : il n'y en a pas. Je suis fier d'avoir réussi à dégotter une série qui arrive, sur deux tomes, à ne pas présenter grand'chose. Plus sérieusement, en deux mots : l'action se situe dans un futur proche, un jeune gars qui a vécu une histoire de kidnapping qui a laissé des traces, est à la tête d'une équipe de mercenaires chargée de veiller sur la sécurité des puissants. Ces derniers semblent avoir pris l'habitude d'habiter des micro-états, sortes d'îlots ou de plateforme pétrolière perdus dans les eaux internationales. Mais voilà, ils sont engagés par un de ces princes et bim, bam, boum, la CIA et d'autres méchants débarquent pour occire ce prince et son mystérieux invité qui a un immense trou à la place des yeux (non, non, vous avez bien lu !!), les obligeant à se réfugier dans un autre micro état, habité uniquement par des femmes. Là, il ne se passe rien (ou quasiment), alors ils doivent trouver un autre havre de paix. Ils débarquent sur une autre île aux accents de désolation. On découvre pleins de trucs inutiles, la CIA débarque encore, Narvalo est pas content, il se réfugie dans un jeu vidéo, et là, ça part encore en sucette. Vous n'avez rien compris, c'est normal, moi non plus. Rassurez-vous en vous disant que vous avez dû lire 5-6 lignes alors que moi, je me suis farci près de 90 planches. Le scénario part dans tous les sens, il se disperse, et ce qui aurait pu être une bonne idée au départ devient un amas de n'importe quoi, un véritable fatras, où l'on passe d'une idée à l'autre sans enchaînement logique, où les idées sont plus empilées que véritablement organisées. En même temps, j'aurais dû me méfier : dans la dédicace du premier tome, les auteurs nous informent qu'ils se sont inspirés à la fois de Georges Pernoud (oui, oui de Thalassa) et des agissements en Tchétchénie sous Vladimir Poutine. Cela aurait dû me mettre la puce à l'oreille sur la cohérence de l'ensemble. On passe de la CIA à des réflexions sur l'esclavagisme, de l'amour entre femmes à la découverte d'un gisement d'un métal précieux, d'avancées technologiques à des kidnappings politiques, d'une équipe de mercenaires aux scores de Narvalo à son jeu vidéo... Il ya beaucoup d'idées, toutes ne sont pas à mettre dans la même poubelle, surtout à l'heure du tri sélectif... Les personnages ne sont pas attachants pour deux sous, ils sont même repoussants de bêtise et d'immaturité.... Narvalo se conduit comme un adolescent attardé à la tête d'une équipe de mercenaires. Ces derniers tombent comme des mouches et ceux qui restent n'ont pas l'air de les regretter plus que cela. Le tout est enrobé d'une grossièreté gratuite de l'ensemble de ce petit monde, qui rend l'ensemble encore plus navrant. Vraiment, je vous assure, je cherche les éléments positifs, je n'en trouve pas. Il est vraiment difficile de tout dire. En deux tomes, les auteurs ont réussi à faire ce qu'il ne faut surtout pas faire en BD (de mon humble point de vue en tout cas), et on trouve des maladresses à chaque page. Que ce soit le coup de l'oreille qui se décroche ou la fin de l'histoire dans un monde virtuel, tout peut prêter à rire ou à pleurer ... J'ai un peu l'impression que les auteurs ont pondu un deuxième tome, juste pour faire des packs promotionnels avec les stocks d'invendus du premier. Voilà donc une série largement dispensable, sauf si vous aimez vous faire du mal.