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Couverture de la série A bout de soufre
A bout de soufre

Après Silex and the city Jul remet le couvert avec cet opus à l’humour décapant. Enfin décapant pour certains car j’imagine que cet opus sera aimé ou détesté dans la mesure ou l’humour constant tout le long du récit ne pourra faire que des heureux ou des désolés ! Mais là où Silex and the city était créatif avec un fil conducteur et des jeux de mots recherchés, "A bout de soufre" se révèle décousu et sans imagination. L’actualité, prétexte dans l’opus précédent devient le sujet principal sans histoire parallèle. Les histoires de taille variable ne trouveront jamais preneur lors de ma lecture, mis à part ce remix de « on coupe la gaz », seul bon moment de l’album. Entre mauvaise foi, méchanceté gratuite et dégondage de portes ouvertes, le récit erre de banalité en conformisme. Le graphisme n’a guère évolué et je pourrais recopier la même chose que pour mon avis sur silex : les décors minimalistes formés de traits gras servent de support à des personnages brouillons que seule la colorisation simpliste permet de rendre lisible. Bref forme et fond sont lourds et patauds, faire des pâtés partout sur la feuille et dans le contenu ne rentre pas dans ce que j’apprécie. A oublier.

26/04/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Avant la prison
Avant la prison

Dans la prison, malgré son côté documentaire relativement rare sur l’univers carcéral, avait su, par moments, sombrer dans une froideur exaspérante. Renouant avec la - fausse ?- autobiographie, Hanawa, sur l’instigation de son éditeur, se replonge sur l’histoire qui l’a amené à être condamné à trois ans de prison. Visiblement ennuyé, Hanawa décide d’y mêler une histoire qu’il écrivait à la même époque, qui mettait en scène Natsumé, une petite fille qui apparaît dans un autre de ses bouquins. Le résultat ? Au-delà de l’ennui… Il n’y a aucune résonance entre les deux récits, et même pris séparément, c’est d’une platitude désarmante, si je puis m’exprimer ainsi… En effet on apprend qu’en fait Hanawa est allé en prison pour port illégal d’arme. En fait il aurait récupéré un vieux pistolet, dans un état de rouille très avancé, qu’il aurait entrepris de complètement nettoyer. C’est ce nettoyage qui est raconté dans ses moindres détails tout au long (ou du moins sur la moitié) du bouquin. Déjà que je ne suis pas vraiment intéressé par les armes à feu, vous imaginez à quel point ça m’a intéressé de savoir comment on peut nettoyer une culasse ou démonter les rails d’un canon… Mais si seulement on avait appris comment ce délit a pu être connu des forces de l’ordre, ou voir son procès, peut-être que ç’aurait été plus intéressant… Là non, on voit juste un flingue à poil, tout grêlé de rouille, qu’un neuneu s’échine à nettoyer. Fascinant. Ah si, pour contrebalancer, on a quelques vues (même pas des scènes en tant que telles) de la prison de Sapporo, où l’auteur a purgé une grande partie de sa peine. C’est redondant avec Dans la prison, et nullement justifié dans le présent album. Venons-en à la partie fictionnelle. Natsumé, fille du forgeron (qui fabrique des fusils, le voilà peut-être, le lien, mais c’est tout), fréquente une voisine un peu plus âgée qu’elle, qui passe ses journées en prières pour exorciser sa maison familiale de différents maux qui la rongent. Les journées se passent en récitations de soutras, en nettoyage d’autels, et en pénitence de Natsumé qui n’a pas été polie avec son père, lequel vient de perdre sa femme… Le récit ne décolle jamais, même quand la voisine finit par découvrir l’origine de la/des malédiction(s) qui pèse(nt) sur sa famille… Le dessin n’est pas mauvais, mais on ressent un tel ennui à cette lecture que cela ne suffit absolument pas...

26/04/2010 (modifier)
Par jurin
Note: 1/5
Couverture de la série Incognito (Brubaker)
Incognito (Brubaker)

Mon achat a été conditionné par la participation d’E. Brubaker. Malheureusement je n’ai pas du tout adhéré à l’histoire, je me suis ennuyé pendant plus de 150 pages ! C’est confus, inintéressant, très peu de suspens et ce n’est pas le dessin de Philips qui a relevé le niveau de cette BD. Alors que je trouve « Criminal » très chouette, cette histoire abracadabrante d’un super vilain repenti est très brouillonne.

25/04/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 1/5
Couverture de la série Le 11e Jour
Le 11e Jour

Je n'avais pas aimé Septembre en t'attendant sur le même sujet. Cet évènement a été trop médiatisé pour en sortir quelque chose de nouveau. Ici, l'auteur mélange un problème personnel (perte d'un frère qu'elle voit partout) et le témoignage des attentats du 11 septembre. C'est peut-être ce qui m'a déplu dans ce one shot, car, au final, aucun sujet n'est vraiment traité. Je n'ai pas du tout aimé le dessin et encore moins la colorisation. Rien ne m'a plu, ce qui explique la note sévère. Quoiqu'il en soit, je ne lirai plus rien sur le sujet car je doute qu'il accouche un jour d'une bonne BD.

24/04/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série L'AngeOlende
L'AngeOlende

De toute évidence le succès de Damoiselle Gorge a permis à Christian Paty de faire publier à l'époque ce qui était certainement une oeuvre de jeunesse. Car la lecture de cet "Angeolende" ne résiste pas à la critique. Le dessin est très léger, on sent bien que l'auteur débutait alors. Il y a des idées graphiques pas inintéressantes, mais pas encore la maturité pour les mener à bien : la colonne forestière avec les crânes, les dinosaures... Même la guerrière gironde manque d'épaisseur. Côté narratif c'est comparable : Paty esquisse un monde intéressant, avec cette dresseuse en chef et des rites d'initiation à préciser. Mais le récit lui-même est décousu, ça part dans tous les sens... Peut-être que si elle s'était continuée, cette série aurait gagné en maturité. Mais je ne pense pas qu'un jour on en voie la suite. A oublier donc.

23/04/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Gormiti
Gormiti

Je ne connaissais pas du tout le dessin animé "Gormiti" qui passe visiblement sur Canal J. Et cette BD ne me donne pas du tout envie de découvrir. Visiblement, il s'agit des aventures de quatre gamins, trois garçons et une fille, qui peuvent être envoyés sur le monde parallèle Gorm pour y incarner 4 justiciers détenteurs de pouvoirs élémentaires : Air, Océan, Terre et Forêt (non, il n'y a pas Feu). Un petit mentor sous forme de lézard les envoie là-bas résoudre des mystères ou combattre des monstres qui peuvent parfois influer sur Venture Falls, la petit ville où vivent les héros. Mais ça, rien ne l'explique dans cette bande dessinée qui plonge directement le lecteur dans le vif du sujet. En ce sens, cette BD s'adresse strictement aux jeunes fans de la série qui connaissent déjà le sujet. Et ce n'est qu'un petit épisode parmi d'autres qu'ils découvriront à la lecture d'un tel album, un épisode avec un scénario qui ne sort absolument pas du lot... à moins que le dessin animé soit encore plus nul ? Car le scénario est ici vraiment basique, déjà vu et tout simplement inutile. L'intrigue n'apporte vraiment rien mais rien du tout de neuf aux classiques récits de combats fantastiques dont la télé nous rabache les oreilles dans tant et tant de séries animées qui se ressemblent. Seul le dessin est de qualité acceptable mais tellement formaté qu'il n'apporte pas non plus d'intérêt.

22/04/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 1/5
Couverture de la série Paroles d'anges
Paroles d'anges

Je me demande sous quel produit illicite étaient les auteurs au moment de faire ce one shot qui n'a absolument aucun intérêt, ni visuel ni scénaristique. Ils ont été capables du meilleur avec Magasin général et du pire avec Paroles d'Anges. C'est mauvais, mauvais, mauvais ! Comment ces deux auteurs ont-ils pu faire un truc pareil !?! Ces histoires courtes se révèlent en plus excessivement soporifiques, des histoires de couples ennuyeuses à mourir dont la dernière finit en partouze de chairs défraîchies, c'est d'un mauvais goût ! Même graphiquement ils sont loin de la beauté de leur Magasin général. Allez oublions !

20/04/2010 (modifier)
Couverture de la série La Vie secrète des jeunes
La Vie secrète des jeunes

Sans aucune connaissance de cet auteur, je me suis lancé à la découverte. Au premier abord c’est le dessin qui marque : il s’agit de trait noir très simpliste, le genre à être fait sur une table de bistrot en papier du quartier latin avec un stylo bille. Il ne faut pas chercher de fioritures d’arrière plan, de technique de plis de vêtements, de perspective, ou même de finesse dans les expressions, il n’y a rien que du gras et du vulgaire. Niveau scénario ça ne vole pas haut non plus, pire on a l’impression de lire un manifeste de ce qu’il faut penser et ne pas penser, de ce qui est bien et de ce qui ne l’est pas. La stigmatisation systématique de tout comportement n’entrant pas dans le mode de pensée de l’auteur est raillée. La méchanceté succède au matraquage gratuit. Alors certes ce n’est souvent pas la plus fine frange de l’espèce humaine qui est représentée, et bien souvent sont présentées des réactions humaines stupides. Est-ce pour autant une raison pour en tirer autant de violence ? Car honnêtement si nombre des situations évoquées sont stupidement banales, la façon dont elles sont présentées (souvent avec un point de vue unique qui parait parfois de très mauvaise foi) ressemble à de la justice de jury populaire digne des plus sombres heures révolutionnaires. Je ne connaissais pas cet auteur, à mon sens la méchanceté gratuite des propos inintéressants qu’il nous présente n’a d’égale que la vacuité artistique de ses dessins. Se réfugier derrière je ne sais quel intellectualisme me parait de la pure mauvaise foi ! le tome 2 confirme les propos, mêmes propos gratuits, mêmes dessins bâclés. A oublier.

18/08/2009 (MAJ le 20/04/2010) (modifier)
Couverture de la série Le Bleu est une couleur chaude
Le Bleu est une couleur chaude

Ce genre de sujet se caractérise par la difficulté de différencier le fond et la forme de la BD du sujet en lui-même. Le sujet parle d’une histoire d’amour entre deux femmes, ou disons plutôt entre une adolescente et une post adolescente. Après un drame celle qui reste va, au gré de la lecture d’un journal intime, retrouver toute leur histoire et ses étapes. Graphiquement le trait de qualité ressemble à celui de Sambre, au détail près que le rouge n’est pas ici la couleur magnifiée : c’est le bleu ! Tout ce qui concerne la femme se trouve joliment croqué, surtout lorsqu’il s’agit d’un moment débordant de pathos et d’eros. Le dessinateur prend le parti pris de rendre joli tout ce qui touche à l’amour de ces femmes et laid (ou disons moins beau) ce qui vient l’entraver. La colorisation bleue qui parsème le récit lorsque notre héroïne s’épanouit permet de rêver, cela fait ensuite tout drôle de voir la vraie couleur de cheveu de son amie lorsque leur relation vit des moments délicats (elle est tellement plus belle en bleue !) En revanche le scénario me fait complètement pitié : on nage dans le grotesque pathos dégoulinant de couches de bon sentiment et de clichés présentés avec un angle si partial qu’ils en deviennent indigestes. Si l’idée de base était intéressante : à savoir présenter le fait qu’une relation amoureuse peut aussi bien être particulièrement vivante et forte entre deux femmes, le rendu me parait grotesque. Les situations s’enchaînent au rythme du journal avec en guise d’interrupteurs entre les scènes mélodramatiques d’amour charnel intériorisé de superbes critiques acerbes sur l’intolérance du père qui vient de perdre sa fille. Outre les multiples clichés des attitudes de ce père vis-à-vis de l’aimée de sa fille, il n’y a pas la moindre once de nuance dans la fait qu’il vient de perdre sa fille… Une exclusion en répond à une autre. Le récit s’embourbe également dans une succession de pleurs redondantes et d’images sensuelles parfois racolleuses, dommage. Comme souvent, lorsqu’il n’y a que « l’eros » comme moteur d’une relation cela peut être très fort mais ne peut résister au temps, « l’agape » que ces deux corps féminin ont oublié de construire manquera cruellement et la déchéance finale en sera le résultat, sorte de combustion interne due au désespoir de l’éros découvrant ses manques. Hélas tout ceci nous sera présenté comme un drame presque indépendant des protagoniste, pire comme une conséquence des différentes pressions sociales hostiles alors que dans ce cas présent il ne s’agit bien que de deux êtres ayant une très forte et très belle attirance sexuelle mais dont la situation finale leur est totalement imputable. Hormis cette belle idée de départ sur la beauté d’un amour quelqu’en soient les parties, il n’y a donc qu’une succession de clichés et de situations moralisatrices complètement partiales et à mon sens omettant complètement la partie non sexuelle d’une relation. Dommage.

20/04/2010 (modifier)
Couverture de la série Résistance
Résistance

Adapter un jeu vidéo en BD afin d'étoffer la trame de l'histoire et ravir les fans peut être une initiative intéressante. Encore faut-il s'en donner les moyens et réellement enrichir le scénario de base. En effet, ce dernier pourrait réellement tenir sur un timbre poste tant l'histoire est basique et déjà vue et revue : des méchants extraterrestres envahissent la Terre et les gentils Américains vont tenter de combattre la menace. Ce scénario, à priori, peut suffire à élaborer un jeu vidéo mais ne peut en aucun cas permettre d'aboutir à une BD intéressante. Si l'on ajoute à cela, des passages mêlant les époques très confus, le lecteur se retrouve rapidement perdu. Au niveau du dessin, c'est plutôt grossier au niveau du trait et simpliste avec des décors très vides et des personnages dont les visages sont peu discernables les uns des autres. En bref, une adaptation qui ressemble plus à un coup marketing et lucratif qu'à la véritable volonté d'enrichir le monde de Resistance. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 2/10 NOTE GLOBALE : 4/20

20/04/2010 (modifier)