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Avant la prison (Keimusho no mae)

Note: 1/5
(1/5 pour 1 avis)

Hanawa nous fait découvrir ce qui l'a fait aller en prison...


Shogakukan

L'auteur raconte comment et pourquoi il a été condamné à trois années d'emprisonnement dans son pays. Il mêle à son récit autobiographique les pages d'un livre qu'il était alors en train de réaliser, où réapparaît Natsumé, l'héroïne de Tensui, l'eau céleste... ...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Avant la prison
Les notes (1)
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26/04/2010 | Spooky
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Par Spooky
Note: 1/5
L'avatar du posteur Spooky

Dans la prison, malgré son côté documentaire relativement rare sur l’univers carcéral, avait su, par moments, sombrer dans une froideur exaspérante. Renouant avec la - fausse ?- autobiographie, Hanawa, sur l’instigation de son éditeur, se replonge sur l’histoire qui l’a amené à être condamné à trois ans de prison. Visiblement ennuyé, Hanawa décide d’y mêler une histoire qu’il écrivait à la même époque, qui mettait en scène Natsumé, une petite fille qui apparaît dans un autre de ses bouquins. Le résultat ? Au-delà de l’ennui… Il n’y a aucune résonance entre les deux récits, et même pris séparément, c’est d’une platitude désarmante, si je puis m’exprimer ainsi… En effet on apprend qu’en fait Hanawa est allé en prison pour port illégal d’arme. En fait il aurait récupéré un vieux pistolet, dans un état de rouille très avancé, qu’il aurait entrepris de complètement nettoyer. C’est ce nettoyage qui est raconté dans ses moindres détails tout au long (ou du moins sur la moitié) du bouquin. Déjà que je ne suis pas vraiment intéressé par les armes à feu, vous imaginez à quel point ça m’a intéressé de savoir comment on peut nettoyer une culasse ou démonter les rails d’un canon… Mais si seulement on avait appris comment ce délit a pu être connu des forces de l’ordre, ou voir son procès, peut-être que ç’aurait été plus intéressant… Là non, on voit juste un flingue à poil, tout grêlé de rouille, qu’un neuneu s’échine à nettoyer. Fascinant. Ah si, pour contrebalancer, on a quelques vues (même pas des scènes en tant que telles) de la prison de Sapporo, où l’auteur a purgé une grande partie de sa peine. C’est redondant avec Dans la prison, et nullement justifié dans le présent album. Venons-en à la partie fictionnelle. Natsumé, fille du forgeron (qui fabrique des fusils, le voilà peut-être, le lien, mais c’est tout), fréquente une voisine un peu plus âgée qu’elle, qui passe ses journées en prières pour exorciser sa maison familiale de différents maux qui la rongent. Les journées se passent en récitations de soutras, en nettoyage d’autels, et en pénitence de Natsumé qui n’a pas été polie avec son père, lequel vient de perdre sa femme… Le récit ne décolle jamais, même quand la voisine finit par découvrir l’origine de la/des malédiction(s) qui pèse(nt) sur sa famille… Le dessin n’est pas mauvais, mais on ressent un tel ennui à cette lecture que cela ne suffit absolument pas...

26/04/2010 (modifier)