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Couverture de la série La Guerre des Dieux
La Guerre des Dieux

Dans la famille du Le Fléau des Dieux je voudrais le nouveau né… La commercialisation de séries dérivées d’un succès devient une norme dans l’univers de l’édition, hélas cette mode réserve rarement de bonnes surprises. Le graphisme rappelle fortement la série mère, et pourtant si le fléau des dieux comportait parfois des planches sublimes, il n’en sera jamais question dans cet opus. Les planches travaillées ne semblent pas avoir bénéficié d’autant d’attention, surtout dans la profondeur des décors. Ce manque de travail graphique apparent vient fortement laisser penser à une série vite faite pour profiter du ramdam que la série mère avait occasionné. Le scénario s’avérera sans surprise, nos « Dieux » bien facétieux choisissent ici de se divertir dans cet affrontement décrit par Homère. Sont ainsi revisités les différentes étapes du siège de Troyes avec une relecture faisant la part belle à nos humains devenus divins. Caractères fades et propos superficiels n’ont de cesse de s’illustrer, sans oublier des divinités désormais complètement futiles et puériles, très lointaines de leur image passée. Certes l’utilisation d’Ulysse comme rebelle finalement outil des jeux divins peut laisser penser à une relecture intéressante. Pour ma part il n’en a pas été et je referme cet album avec une impression de gâchis. Heureusement l’ensemble se lit très vite A oublier, la qualité scénaristique et graphique sont très loin ici de la série mère.

12/05/2010 (modifier)
Couverture de la série La Jonque Fantôme, vue de l'orchestre
La Jonque Fantôme, vue de l'orchestre

Un véritable calvaire ! Ceux qui parviendront à lire cet album d’une traite sont vraiment dignes de respect ! Une histoire ennuyeuse au possible, à laquelle l’excès de voix off et le manque de dialogues n’arrangent rien. Je n’ai par ailleurs pas du tout goûté au côté prétendument poétique, philosophique ou allégorique du récit. Le dessin, quant à lui, est certes très soigné, mais il demeure trop figé et tient finalement plutôt de la gravure que de la bd. J’ai essayé de revendre cet album à mon bouquiniste habituel hier, mais le petit futé ne s’est pas laissé avoir et m’a répondu : « Non, merci. Il va me rester sur les bras ». Déception… Que vais-je faire de cette bd qui ne mérite pas la place qu’elle gaspillerait dans ma bibliothèque ??? :?)

12/05/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Les Mini Blondes
Les Mini Blondes

Même si je suis loin de recommander la lecture de la série Les Blondes, cette dernière réussissait à me faire un peu rigoler sur certains gags tellement cons qu'ils en devenaient drôles. Mais alors là, avec les Mini Blondes, c'est franchement catastrophique, presque insultant pour le lectorat BD. Est-ce parce que cette série dérivée commerciale est sensée s'adresser aux plus jeunes qu'elle s'arroge le droit d'être aussi nulle ? Le dessin est bâclé. Aucun décor ou le strict minimum, des personnages ratés la moitié du temps, un encrage vite bazardé et des couleurs informatiques plaquées à la truelle. Quant aux gags ? Quels gags ? Les Blondes reprenaient des blagues ultra connues mais parfois efficaces. Ici, cela n'atteint même pas le niveau des blagues de Toto. La majorité des gags sont affligeants de nullité. Les autres sont convenus ou tombent à plat. Sur l'ensemble de cet album que je me suis forcé à terminer, il n'y a qu'un unique gag qui m'a fait sourire, celui de "regardez le petit oiseau" car c'est le seul qui n'est pas lourdement assené comme une grosse tarte à la crême. Je ne sais pas quel âge sont sensés avoir les enfants à qui s'adresse cette bande dessinée mais j'ai le sentiment que c'est surtout l'éditeur qui doit rigoler tant il se fout de leur gueule.

11/05/2010 (modifier)
Par gdev
Note: 1/5
Couverture de la série Narvalo
Narvalo

Une petite mention introductive : cet avis est rédigé après la lecture des deux premiers albums (et les seuls, espérons-le) de cette série. Je vous en prie, point d'émerveillement, pas de congratulations pour cet énorme dévouement : il se trouve que j'ai acheté les deux albums dans un pack promotionnel "les deux pour le prix d'un", et que du coup, je me suis senti obligé de les lire. Je n'aurais pas dû : j'ai perdu de l'argent et du temps et comme ce second, c'est le premier, je suis doublement perdant. Bon, alors, que dire sur cette série ? Commençons par les éléments les moins négatifs, histoire de ne pas paraître trop partial. Le dessin tape dans un style mi-réaliste que j'apprécie (c'est d'ailleurs pour ça que je me suis laissé tenter par le fameux pack promotionnel) et c'est plutôt bien réalisé. Pas de fioriture, pas de prise de risque inutile, quelques éléments de détails, un trait un peu figé caractéristique de cette façon de dessiner. A l'œil, en feuilletant, rien ne rebute, rien de choque. Certains pourraient trouver cela trop fade, mais moi, j'aime cette sobriété. Quoi d'autre ?! Ben, euh, rien... La grande originalité de cette série, c'est le scénario : il n'y en a pas. Je suis fier d'avoir réussi à dégotter une série qui arrive, sur deux tomes, à ne pas présenter grand'chose. Plus sérieusement, en deux mots : l'action se situe dans un futur proche, un jeune gars qui a vécu une histoire de kidnapping qui a laissé des traces, est à la tête d'une équipe de mercenaires chargée de veiller sur la sécurité des puissants. Ces derniers semblent avoir pris l'habitude d'habiter des micro-états, sortes d'îlots ou de plateforme pétrolière perdus dans les eaux internationales. Mais voilà, ils sont engagés par un de ces princes et bim, bam, boum, la CIA et d'autres méchants débarquent pour occire ce prince et son mystérieux invité qui a un immense trou à la place des yeux (non, non, vous avez bien lu !!), les obligeant à se réfugier dans un autre micro état, habité uniquement par des femmes. Là, il ne se passe rien (ou quasiment), alors ils doivent trouver un autre havre de paix. Ils débarquent sur une autre île aux accents de désolation. On découvre pleins de trucs inutiles, la CIA débarque encore, Narvalo est pas content, il se réfugie dans un jeu vidéo, et là, ça part encore en sucette. Vous n'avez rien compris, c'est normal, moi non plus. Rassurez-vous en vous disant que vous avez dû lire 5-6 lignes alors que moi, je me suis farci près de 90 planches. Le scénario part dans tous les sens, il se disperse, et ce qui aurait pu être une bonne idée au départ devient un amas de n'importe quoi, un véritable fatras, où l'on passe d'une idée à l'autre sans enchaînement logique, où les idées sont plus empilées que véritablement organisées. En même temps, j'aurais dû me méfier : dans la dédicace du premier tome, les auteurs nous informent qu'ils se sont inspirés à la fois de Georges Pernoud (oui, oui de Thalassa) et des agissements en Tchétchénie sous Vladimir Poutine. Cela aurait dû me mettre la puce à l'oreille sur la cohérence de l'ensemble. On passe de la CIA à des réflexions sur l'esclavagisme, de l'amour entre femmes à la découverte d'un gisement d'un métal précieux, d'avancées technologiques à des kidnappings politiques, d'une équipe de mercenaires aux scores de Narvalo à son jeu vidéo... Il ya beaucoup d'idées, toutes ne sont pas à mettre dans la même poubelle, surtout à l'heure du tri sélectif... Les personnages ne sont pas attachants pour deux sous, ils sont même repoussants de bêtise et d'immaturité.... Narvalo se conduit comme un adolescent attardé à la tête d'une équipe de mercenaires. Ces derniers tombent comme des mouches et ceux qui restent n'ont pas l'air de les regretter plus que cela. Le tout est enrobé d'une grossièreté gratuite de l'ensemble de ce petit monde, qui rend l'ensemble encore plus navrant. Vraiment, je vous assure, je cherche les éléments positifs, je n'en trouve pas. Il est vraiment difficile de tout dire. En deux tomes, les auteurs ont réussi à faire ce qu'il ne faut surtout pas faire en BD (de mon humble point de vue en tout cas), et on trouve des maladresses à chaque page. Que ce soit le coup de l'oreille qui se décroche ou la fin de l'histoire dans un monde virtuel, tout peut prêter à rire ou à pleurer ... J'ai un peu l'impression que les auteurs ont pondu un deuxième tome, juste pour faire des packs promotionnels avec les stocks d'invendus du premier. Voilà donc une série largement dispensable, sauf si vous aimez vous faire du mal.

11/05/2010 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Loveless - Retour au bercail
Loveless - Retour au bercail

Le western classique l'a eue, le western spaghetti l'a eue, alors ce que je propose maintenant c'est qu'on accorde sa retraite au néo western, celui qui a une grosse moustache bien taillée, un long manteau sale, et dont les dents crissent en permanence sur la poussière du désert parce que la vie dans l'Ouest c'est l'enfer vu que tout le monde y est un gros pourri sans foi ni loi. Ca fait une bonne vingtaine d'années qu'on en bouffe maintenant alors je crois qu'on peut faire une petite pause, et vers 2030 on voit ce qu'on peut faire, peut-être du western réaliste avec juste des fermiers plus occupés à ériger des églises et s'occuper de leur bétail qu'à s'entreflinguer avec des desperados. Bref, tout ça pour dire que je crois qu'on est arrivé au bout de ce que cette modernisation du western avait à offrir. En lisant Loveless je pouvais imaginer le brainstorming qui y a conduit... "Bon on a déjà fait des cowboys pourris, des shérifs véreux, des politiciens escrocs, mais est-ce que quelqu'un a déjà fait un western où c'étaient les yankees qui étaient autant des ordures que les sudistes pour une fois ?" -Euh ouais je crois que c'est un peu ça dans Josey Wales hors-la-loi déjà... "Bon ok mais alors si on disait qu'en plus, même les Noirs émancipés étaient des pourris aussi alors ? Genre ils violent des femmes et tout" -Ah ouais pas con, on pourrait faire ça ouais... "Ok on fait ça alors. Et puis on ajoute tout le reste aussi. Tout le monde est un gros pourri qui tue et viole et trahit tout le monde, même son frère. C'était ça le vrai Ouest sauvage, garçon, ouaip'. Tout le monde était tout le temps un gros pourri dégueulasse, t'as pas vu Deadwood ?". Donc voilà Loveless est le 4.563ème western où tout le monde est un sale pourri parce que John Wayne était un gros menteur, dans le vrai Ouest il n'y avait pas de héros. Mais cette fois, tout le monde est encore plus pourri, parce que même les anciens esclaves noirs ils violaient des femmes, tu te rends compte ? Bref. C'est un peu du réchauffé, c'est un peu confus, et surtout c'est un peu beaucoup ennuyeux. Il n'y a pas vraiment de personnage intéressant et l'intrigue est assez pénible à suivre. En en plus apparemment la série est abandonnée. Autant dire que c'est vraiment pas la peine de perdre son temps avec ce tome unique.

11/05/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 1/5
Couverture de la série Sweety Sorcellery
Sweety Sorcellery

Rude est le mot juste je pense… Je n'ai pas réussi à terminer ma lecture et là, c'est plutôt mauvais signe ! Comme dit Ro, le public ciblé doit être la jeune adolescente, mais même avec ça en tête, et essayant de me mettre dans le rôle, je trouve le scénario bien faible, la seule bonne idée étant ces Kristabulles et tous les néologismes qui vont avec. Le reste, et notamment les histoires fabriquées par magie par la jeune sorcière sont d'un vide affligeant (c'est vraiment ces passages là qui m'ont fait décrocher), c'est bien la peine d'avoir des pouvoirs magiques… ! Le dessin est assez réussi, avec des couleurs flashy/fluo pas désagréables. Quelques bizarreries anatomiques, mais rien de grave. Manifestement pas pour moi…

11/05/2010 (modifier)
Couverture de la série La Cité de l'Arche
La Cité de l'Arche

Ah, Boiscommun... Encore une fois j'ai été attiré par le dessin. A la lecture la mise en place commence pas mal. Les 3 ou 4 premières séquences posent quelques personnages, une ambiance etc... Mais dès qu'il faut dérouler le scénario ça ne fonctionne plus du tout. En fait c'est presque étonnant, le récit devient franchement mauvais, et on est obligé de se taper des dialogues surchargés d'informations qui n'ont souvent rien à voir avec la conversation en cours, mais qui sont bien pratiques pour coller des explications graves et essentielles sur l'univers, les enjeux, les légendes etc... Bref, c'est juste mal raconté, bourré de stéréotypes, et parfois limite niais. Du même auteur j'avais lu Le livre de jack, dont il me reste un souvenir mitigé. On ne m'y reprendra plus.

10/05/2010 (modifier)
Couverture de la série Exterminateur 17
Exterminateur 17

Je suis tombé dessus par hasard et bien évidemment j'ai sauté dessus. Parce que j'adore Bilal quand il fait de la SF. Son dessin est un vrai plaisir. Le soucis c'est qu'à part le dessin ... Le scénario n'est pas mauvais en soi mais c'est tellement mal raconté que non ... ça ne passe pas. Raté !

09/05/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 1/5
Couverture de la série Traffic
Traffic

Traffic est une bien étrange série, on dirait une brochure faisant la promotion du patrimoine français (la SNCF) et européen (le système de navigation Galileo et Eurotunnel) en essayant tant bien que mal de nous intéresser à une course poursuite (je parle du T1) pour le moins invraisemblable d'un pauvre cheminot à qui un méchant a greffé une bombe dans l'abdomen pour l'obliger à effectuer une mission pour lui. Disons-le tout de suite, le fait que notre héros parcoure les 115 km séparant le périphérique parisien / porte de Bercy et l'embranchement A6/A19 en un peu plus d'une demi-heure (en voiture normale, avec de la circulation et un péage à passer) a vite eu raison de mon intérêt pour la série... A partir de là, j'ai lu l'histoire mécaniquement, en cherchant la petite bête un peu partout mais sans grand intérêt pour l'intrigue qui m'a semblée assez peu crédible dans l'ensemble (et pas spécialement intéressante non plus d'ailleurs). Le T2 démarre mieux que le premier, cette espèce de société secrète qui manipule l'information pour la rendre plus conforme au monde tel qu'on se l'imagine était une idée plutôt bonne. Le scénario dans son ensemble est plus convainquant, mais la chute tombe complètement à côté de la plaque selon moi, à croire que deux tomes étaient prévus et que les auteurs ont été prévenus qu'il n'y en avait finalement plus qu'un alors qu'ils leur restait 2 planches à faire pour boucler le premier avec un beau "à suivre" en bas de la dernière... Le dessin est très moyen ce qui ne rattrape rien. La mention sur la tranche du premier opus qui nous informe qu'on lit le T1/1 du cycle 1 et sur la tranche du deuxième opus que c'est cette fois le T1/1 du cycle 2 sont d'un ridicule sans nom (c'est tellement la mode de faire des cycles, qu'on en invente même quand il n'y en a pas). A oublier...

07/05/2010 (MAJ le 08/05/2010) (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Des souris et des hommes
Des souris et des hommes

Mon impression générale est très négative. La faute presque exclusivement au dessin. Celui-ci, oeuvre d'un illustrateur/aquarelliste/dessinateur de flaques/toutcequevousvoulezmaiscestdetoutefaçonraté souffre d'un défaut majeur, si ce n'est insurmontable : il n'y a aucune qualité dans ces visages déformés, inexpressifs, non reconnaissables, etc (vous pouvez cocher plusieurs possibilités). C'est bien simple, alors qu'en principe seul Lennie porte sa faiblesse d'esprit sur son visage, l'ensemble des personnages de cette adaptation est logé à la même enseigne. Impossible, par exemple, de vous dire à quoi ressemble George. Un coup il a une tête en forme de laitue, un coup on dirait qu'il a une crête de coq... ou alors serait-ce Curley ? C'est possible, tellement il est difficile de les différencier, y compris lorsqu'ils parlent. Ok, la femme de Curley ressemble vaguement à une femme. "Vaguement" étant le terme le plus significatif de la phrase précédente. Quant à l'histoire, je n'ai pas lu le roman original (et c'est une faute, je sais), mais je n'ai pas ressenti la moindre émotion à sa lecture. Oh certes, la fin est poignante, ou du moins devrait l'être, mais je l'ai vue arriver à des kilomètres, lassé de m'escrimer sur ces foutus gribouillis pour déterminer qui parle. Pour tout vous dire à la fin [ahah pas de SPOILER] il y a une scène entre deux personnages, c'est tout ce qu'on distingue [alors vous avez bien vu qu'il n'y avait pas de SPOILER] Bref, depuis le départ de JD Morvan de chez Delcourt, et/ou la fin de la collection Ex Libris, les adaptations perdent en qualité chez l'éditeur au triangle rouge.

08/05/2010 (modifier)