Ce récit de science fiction nous montre un univers spatial colonisé. Comme dans beaucoup d’albums la vérité offerte aux populations officielles diffère d’une réalité de terrain. Notre expédition à priori banale va se retrouver au cœur d’un monde hostile, dangereux et peuplé d’illuminés de la grande espèce de gourou. L’expédition joint trois personnages ayant tout pour ne pas s’entendre : le vieux baroudeurs macho poivrot, la jeune inexpérimentée courageuse et le fils à papa.
Graphiquement, le style choisit des colorisations flashy mettant en valeur un dessin stylisé à l’extrême inhabituel pour de la science fiction. Nous aurions plutôt au début l’impression d’un style cartoon. Certaines colorisations me paraissent néanmoins franchement loupées tant l’œil ne s’en remet pas, en particulier dans la faune et la flore rencontrée. La faune et la flore locale m’ont également profondément déplu dans une précision de trait très relative.
La faiblesse de profondeur des personnages a eu raison de l’idée originale qui semble émaner de ce monde étrange au cycle de vie franchement louche. Je n’ai au final pas vraiment compris ce qui représentait l’âme ou l’animal, et les diverses formes de vie sur cette planète mais l’horripilante simplicité de nos différents protagonistes humains eut raison du plaisir de lecture. Hormis l’univers local franchement étrange que je n’ai pas vraiment compris, les relations humaines simplistes viennent faire ronronner l’histoire dans toutes les ornières de clichés qui peuvent lui tomber sous la main.
Au final tout le monde est sauf, il y a un petit humour avec l’alcool et notre éponge, mais on n’a pas du tout envie de se replonger dans cet univers à la fois trop manichéen pour les humains et trop confus pour la planète colonisée.
A oublier.
C'est une plaisanterie, c'est ça ?
Non parce que sinon, je ne comprends pas : c'est moche, c'est affligeant, ce n'est jamais drôle, à croire que les auteurs détestent leurs semblables au plus haut point pour dépeindre ainsi des personnages complètement haïssables tellement ils sont vides, arrogants ou imbus d'eux-mêmes. C'est même parfois vraiment méchant gratuitement et franchement dérangeant dans certains cas. Et le pire c'est qu'il existe probablement des gens comme ça…
Les auteurs nous proposent donc sept petites histoires mettant en scène des personnages dans leur vie quotidienne, le tout tournant autour de la drague, du cul et du non respect de l'autre. Certains d'entre eux se croisent entre deux histoires, comme pour tisser un lien qui ne sert vraiment à rien. La dernière scène semble être là pour faire écho à la première, et est tout aussi lamentable que le reste.
Attérant…
L'histoire peut se résumer en une phrase : c'est l'histoire d'un sympathique marin noir qui tombe malade sur un bateau en partance de Bombey pour les Açores. Pour le reste, c'est de la paraphrase dans d'horribles bulles avec une calligraphie tout à fait hideuse. Je n'avais jamais vu quelque chose de pire de mémoire de lecteur !
Je ne connais pas l'oeuvre originale. Je serai incapable de dire si cela correspond ou pas. Je voulais voyager dans ce bateau et je m'y suis littéralement ennuyé malgré la scène de la tempête que l'on retrouve si souvent dans ce genre d'aventure maritime. Cela ne marquera pas les esprits.
Que faire quand on déteste une bd dès les premières pages ? Eh bien, il faut se forcer à la lire même si elle comporte 110 pages ! C'est vrai que commence alors un long calvaire digne d'une violence inouie faite à soi-même. Mon côté masochiste a quand même ses limites.
Autant, je peux aimer dès les premières pages une oeuvre, autant je peux la mépriser lorsqu'elle ne m'apporte pas tous les bienfaits que j'attends d'une bd.
En gros, je ne suis pas entré dans l'histoire que j'ai trouvée assez saugrenue avec un graphisme repoussant ce qui était la cerise sur le gâteau. L'épuration des traits a également ses limites...
Maintenant, je ne vais pas faire mon méchant. Je n'ai pas aimé : c'est tout. Il n'y a plus rien à ajouter. Ceci dit, je ne repousse pas le message écologique sur le devenir de notre planère : loin de là. Simplement, cette histoire a eu du mal à me donner des émotions.
Non seulement le dessin et l'histoire sont insipides à mon sens, (et en plus, c'est court, remarque, tant mieux puisque je n'ai pas aimé) mais bon sang... Ils ne relisent pas leurs auteurs dans cette maison d'édition ? Il y a des fautes d'orthographe invraisemblables. "je m'apperçois", "je t'enmène", "ne craint plus"... De quoi faire passer la bande dessinée pour un loisir d'analphabètes...
J’ai hésité un temps entre 1/5 et 2/5, mais vu l’effort et le courage qu’il m’a fallu pour terminer cet album…
‘L’homme est-il bon ?’ regroupe une dizaine d’histoires courtes dont le nombre de planches varie d'un à seize. Les plus courtes d’entre elles n’ont, en général, pas le moindre intérêt. A vrai dire, même les récits les plus conséquents m’ont souvent ennuyé dès le départ. Si chacun des scénarios m’a semblé plus que léger, le dessin ne m’a pas non plus fait une très grande impression. À part pour ‘The long tomorrow’ et ‘Ballade’, dont le graphisme m’a semblé correct, ça varie du « pas très net » au « franchement brouillon ».
C’était ma première expérience avec Moebius. Si elle ne fut pas agréable du tout, je ne désespère pas pour autant et je laisserai encore une chance à l’auteur de me plaire. Peut-être était-ce une erreur de ma part de commencer avec ‘L’homme est-il bon ?’.
En conclusion, je déconseille franchement cet album aux néophytes de ma trempe !
On prend les mêmes, on les bouge et on recommence ! Cette nouvelle série reprend les mêmes personnages et les transporte dans un univers planétaire loin de leur Eckmühl natal. Le gros méchant est cette fois ci un monstre vraiment horrible et là où régnait une certaine logique dans le monde d’Eckmühl dans l’espace tout est permis. Alors les inventions raciales sont bien trouvées et jolies, les dessins sont fidèles à eux-mêmes, très colorés lumineux, mais cette fois ci le scénario part en vrille ! Ca devient très difficile de tout suivre, Hébus le troll si sympa devient trop puissant, trop présent. Bref la magie ne passe plus (!). Quand on pardonnait les lourdeurs dans la série mère elles nous énervent dans la série fille. Même les multiples allusions rigolotes dans Lanfeust De Troy deviennent lourdes ici. Et que dire du dernier tome où on a l’impression que les auteurs se sont complètement lâchés dans leur délire sans qu’aucun souci de cohérence ne vienne les perturber. Alors si on est dans le trip ça marche (j’ai vu des amis morts de rire sur les parodies d’Alien, Star Wars & co) moi j’avoue que bof.
L’achat ne me parait pas nécessaire, tant le scénario parait superficiel. Quant à la chute finale : pfff tout ça pour ça ! Effectivement il y a de l’humour et du second degré et on rit parfois. Mais ce n’est pas suffisant. En fait après relectures partielles je n'en peut plus de cette série, je n'arrive pas à finir un tome tant tout me parait médiocre.
Après la lecture du premier tome.
Le bilan de cette lecture est peu enviable. Il y a du potentiel chez les auteurs mais on sent qu'ils veulent trop en faire. C'est très chargé et décousu. Le scénario mélange plein de choses sans apporter une réelle cohésion au tout. Le dessin est beau mais manque de lisibilité. C'est très détaillé et les pages explosent de couleurs. Mais, c'est trop et l'intérêt s'en ressent.
Je lirai peut être la suite mais je m'en passerai bien.
Les dessins trop visuels cachent souvent des défauts de narration et de rythme dans le récit.
"Green World" démontre bien que le fond est plus important que la forme.
Faire du tape à l'oeil permet de faire ouvrir les porte-monnaie mais donne ensuite des regrets aux lecteurs plus légers financièrement.
09/06/2011 : série abandonnée : passage de la note de 2 à 1.
Amère déception...
J’ai lu bon nombre de Chabouté ces derniers temps et ce petit « Fables amères de tout petits riens » est vraiment le moins intéressant qui m’ait été donné de lire.
Tout comme le dit iannick il s’agit de petites histoires courtes...
Le but est de nous faire découvrir l’ignorance des hommes. Je n’ai vraiment pas apprécié ces petites leçons de vie qui paraissent avoir été faites juste pour faire travailler notre conscience.
J’ai trouvé que ces histoires étaient loin d’être subtiles contrairement à beaucoup des œuvres de Chabouté. J’ai pris l’habitude d'y voir des personnages hauts en couleurs avec un vrai charisme, intéressants, détestables mais véritablement bien travaillés et crédibles. Ici j’ai l’impression d’avoir une pâle copie, on voit les ficelles de là où on veut que nous soyons touchés.
On essaie de jouer avec nos sentiments, de nous toucher profondément et c’est, pour moi, peut-être pas pour d’autres, l’effet inverse qui se produit : on voit arriver le subterfuge gros comme une maison, quelques pages mises à part qui, elles, sont réellement touchantes.
Mais le tout pour moi sonne vraiment faux, trafiqué. Là ou j’avais été vraiment touché par les êtres humains transcendés par le dessin et le scénario de Chabouté, j’ai vraiment laissé ces personnages sur le bord de la marge...
(6/20)
Je ne connais pas la série de jeux video dans l'univers duquel se trouve cette série, mais pour le coup ça ne me donne pas vraiment envie de la connaître. Le personnage principal, Stan Aileron (probablement la traduction littérale du nom anglais du personnage, pour le coup la traduction n'est pas une bonne idée), est un ado sans cervelle qui fonce tête baissée sur tout ce qui bouge, enfin surtout les monstres. Il n'a aucun charisme et le QI d'une huître.
Malgré les efforts de l'auteur pour multiplier les péripéties et les coups fourrés, l'histoire est d'une banalité affligeante, et j'ai eu du mal à finir ce premier tome. Malgré le décor qui semble imposé par le studio à qui appartient la licence, le récit est d'une platitude bien dommageable. Ca se finit en 6 tomes, mais la suite se fera sans moi, quoi qu'il advienne.
Comme je l'ai dit, le personnage principal a l'impact d'une amibe, et ses camarades de jeux passent leur temps à se chamailler. Oh bien sûr, il y a les éléments habituels aux récits de fantasy pour adolescents : combats à l'épée, armes qui parlent, pseudo-exotisme, monstres -à peine visibles d'ailleurs- mais là encore ils sont sous-utilisés et même un joueur lambda de MMORPG retournera vite fait sur WoW pour vivre des aventures plus palpitantes.
En résumé c'est plat, ce n'est pas drôle (il va falloir arrêter de faire passer les adolescents pour des neuneus qui passent leur temps à se disputer et se faire mal, hein) et aucune émotion ne saurait transparaître de ces pages. Le dessin n'est pas moche, mais il ne sort pas, hélas, du tout-venant du genre.
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Bestioles
Ce récit de science fiction nous montre un univers spatial colonisé. Comme dans beaucoup d’albums la vérité offerte aux populations officielles diffère d’une réalité de terrain. Notre expédition à priori banale va se retrouver au cœur d’un monde hostile, dangereux et peuplé d’illuminés de la grande espèce de gourou. L’expédition joint trois personnages ayant tout pour ne pas s’entendre : le vieux baroudeurs macho poivrot, la jeune inexpérimentée courageuse et le fils à papa. Graphiquement, le style choisit des colorisations flashy mettant en valeur un dessin stylisé à l’extrême inhabituel pour de la science fiction. Nous aurions plutôt au début l’impression d’un style cartoon. Certaines colorisations me paraissent néanmoins franchement loupées tant l’œil ne s’en remet pas, en particulier dans la faune et la flore rencontrée. La faune et la flore locale m’ont également profondément déplu dans une précision de trait très relative. La faiblesse de profondeur des personnages a eu raison de l’idée originale qui semble émaner de ce monde étrange au cycle de vie franchement louche. Je n’ai au final pas vraiment compris ce qui représentait l’âme ou l’animal, et les diverses formes de vie sur cette planète mais l’horripilante simplicité de nos différents protagonistes humains eut raison du plaisir de lecture. Hormis l’univers local franchement étrange que je n’ai pas vraiment compris, les relations humaines simplistes viennent faire ronronner l’histoire dans toutes les ornières de clichés qui peuvent lui tomber sous la main. Au final tout le monde est sauf, il y a un petit humour avec l’alcool et notre éponge, mais on n’a pas du tout envie de se replonger dans cet univers à la fois trop manichéen pour les humains et trop confus pour la planète colonisée. A oublier.
Les Gens urbains
C'est une plaisanterie, c'est ça ? Non parce que sinon, je ne comprends pas : c'est moche, c'est affligeant, ce n'est jamais drôle, à croire que les auteurs détestent leurs semblables au plus haut point pour dépeindre ainsi des personnages complètement haïssables tellement ils sont vides, arrogants ou imbus d'eux-mêmes. C'est même parfois vraiment méchant gratuitement et franchement dérangeant dans certains cas. Et le pire c'est qu'il existe probablement des gens comme ça… Les auteurs nous proposent donc sept petites histoires mettant en scène des personnages dans leur vie quotidienne, le tout tournant autour de la drague, du cul et du non respect de l'autre. Certains d'entre eux se croisent entre deux histoires, comme pour tisser un lien qui ne sert vraiment à rien. La dernière scène semble être là pour faire écho à la première, et est tout aussi lamentable que le reste. Attérant…
Vent Debout
L'histoire peut se résumer en une phrase : c'est l'histoire d'un sympathique marin noir qui tombe malade sur un bateau en partance de Bombey pour les Açores. Pour le reste, c'est de la paraphrase dans d'horribles bulles avec une calligraphie tout à fait hideuse. Je n'avais jamais vu quelque chose de pire de mémoire de lecteur ! Je ne connais pas l'oeuvre originale. Je serai incapable de dire si cela correspond ou pas. Je voulais voyager dans ce bateau et je m'y suis littéralement ennuyé malgré la scène de la tempête que l'on retrouve si souvent dans ce genre d'aventure maritime. Cela ne marquera pas les esprits.
Himalaya vaudou
Que faire quand on déteste une bd dès les premières pages ? Eh bien, il faut se forcer à la lire même si elle comporte 110 pages ! C'est vrai que commence alors un long calvaire digne d'une violence inouie faite à soi-même. Mon côté masochiste a quand même ses limites. Autant, je peux aimer dès les premières pages une oeuvre, autant je peux la mépriser lorsqu'elle ne m'apporte pas tous les bienfaits que j'attends d'une bd. En gros, je ne suis pas entré dans l'histoire que j'ai trouvée assez saugrenue avec un graphisme repoussant ce qui était la cerise sur le gâteau. L'épuration des traits a également ses limites... Maintenant, je ne vais pas faire mon méchant. Je n'ai pas aimé : c'est tout. Il n'y a plus rien à ajouter. Ceci dit, je ne repousse pas le message écologique sur le devenir de notre planère : loin de là. Simplement, cette histoire a eu du mal à me donner des émotions.
Halloween
Non seulement le dessin et l'histoire sont insipides à mon sens, (et en plus, c'est court, remarque, tant mieux puisque je n'ai pas aimé) mais bon sang... Ils ne relisent pas leurs auteurs dans cette maison d'édition ? Il y a des fautes d'orthographe invraisemblables. "je m'apperçois", "je t'enmène", "ne craint plus"... De quoi faire passer la bande dessinée pour un loisir d'analphabètes...
L'Homme est-il bon ?
J’ai hésité un temps entre 1/5 et 2/5, mais vu l’effort et le courage qu’il m’a fallu pour terminer cet album… ‘L’homme est-il bon ?’ regroupe une dizaine d’histoires courtes dont le nombre de planches varie d'un à seize. Les plus courtes d’entre elles n’ont, en général, pas le moindre intérêt. A vrai dire, même les récits les plus conséquents m’ont souvent ennuyé dès le départ. Si chacun des scénarios m’a semblé plus que léger, le dessin ne m’a pas non plus fait une très grande impression. À part pour ‘The long tomorrow’ et ‘Ballade’, dont le graphisme m’a semblé correct, ça varie du « pas très net » au « franchement brouillon ». C’était ma première expérience avec Moebius. Si elle ne fut pas agréable du tout, je ne désespère pas pour autant et je laisserai encore une chance à l’auteur de me plaire. Peut-être était-ce une erreur de ma part de commencer avec ‘L’homme est-il bon ?’. En conclusion, je déconseille franchement cet album aux néophytes de ma trempe !
Lanfeust des Etoiles
On prend les mêmes, on les bouge et on recommence ! Cette nouvelle série reprend les mêmes personnages et les transporte dans un univers planétaire loin de leur Eckmühl natal. Le gros méchant est cette fois ci un monstre vraiment horrible et là où régnait une certaine logique dans le monde d’Eckmühl dans l’espace tout est permis. Alors les inventions raciales sont bien trouvées et jolies, les dessins sont fidèles à eux-mêmes, très colorés lumineux, mais cette fois ci le scénario part en vrille ! Ca devient très difficile de tout suivre, Hébus le troll si sympa devient trop puissant, trop présent. Bref la magie ne passe plus (!). Quand on pardonnait les lourdeurs dans la série mère elles nous énervent dans la série fille. Même les multiples allusions rigolotes dans Lanfeust De Troy deviennent lourdes ici. Et que dire du dernier tome où on a l’impression que les auteurs se sont complètement lâchés dans leur délire sans qu’aucun souci de cohérence ne vienne les perturber. Alors si on est dans le trip ça marche (j’ai vu des amis morts de rire sur les parodies d’Alien, Star Wars & co) moi j’avoue que bof. L’achat ne me parait pas nécessaire, tant le scénario parait superficiel. Quant à la chute finale : pfff tout ça pour ça ! Effectivement il y a de l’humour et du second degré et on rit parfois. Mais ce n’est pas suffisant. En fait après relectures partielles je n'en peut plus de cette série, je n'arrive pas à finir un tome tant tout me parait médiocre.
Green World
Après la lecture du premier tome. Le bilan de cette lecture est peu enviable. Il y a du potentiel chez les auteurs mais on sent qu'ils veulent trop en faire. C'est très chargé et décousu. Le scénario mélange plein de choses sans apporter une réelle cohésion au tout. Le dessin est beau mais manque de lisibilité. C'est très détaillé et les pages explosent de couleurs. Mais, c'est trop et l'intérêt s'en ressent. Je lirai peut être la suite mais je m'en passerai bien. Les dessins trop visuels cachent souvent des défauts de narration et de rythme dans le récit. "Green World" démontre bien que le fond est plus important que la forme. Faire du tape à l'oeil permet de faire ouvrir les porte-monnaie mais donne ensuite des regrets aux lecteurs plus légers financièrement. 09/06/2011 : série abandonnée : passage de la note de 2 à 1.
Fables amères
Amère déception... J’ai lu bon nombre de Chabouté ces derniers temps et ce petit « Fables amères de tout petits riens » est vraiment le moins intéressant qui m’ait été donné de lire. Tout comme le dit iannick il s’agit de petites histoires courtes... Le but est de nous faire découvrir l’ignorance des hommes. Je n’ai vraiment pas apprécié ces petites leçons de vie qui paraissent avoir été faites juste pour faire travailler notre conscience. J’ai trouvé que ces histoires étaient loin d’être subtiles contrairement à beaucoup des œuvres de Chabouté. J’ai pris l’habitude d'y voir des personnages hauts en couleurs avec un vrai charisme, intéressants, détestables mais véritablement bien travaillés et crédibles. Ici j’ai l’impression d’avoir une pâle copie, on voit les ficelles de là où on veut que nous soyons touchés. On essaie de jouer avec nos sentiments, de nous toucher profondément et c’est, pour moi, peut-être pas pour d’autres, l’effet inverse qui se produit : on voit arriver le subterfuge gros comme une maison, quelques pages mises à part qui, elles, sont réellement touchantes. Mais le tout pour moi sonne vraiment faux, trafiqué. Là ou j’avais été vraiment touché par les êtres humains transcendés par le dessin et le scénario de Chabouté, j’ai vraiment laissé ces personnages sur le bord de la marge... (6/20)
Tales of Destiny
Je ne connais pas la série de jeux video dans l'univers duquel se trouve cette série, mais pour le coup ça ne me donne pas vraiment envie de la connaître. Le personnage principal, Stan Aileron (probablement la traduction littérale du nom anglais du personnage, pour le coup la traduction n'est pas une bonne idée), est un ado sans cervelle qui fonce tête baissée sur tout ce qui bouge, enfin surtout les monstres. Il n'a aucun charisme et le QI d'une huître. Malgré les efforts de l'auteur pour multiplier les péripéties et les coups fourrés, l'histoire est d'une banalité affligeante, et j'ai eu du mal à finir ce premier tome. Malgré le décor qui semble imposé par le studio à qui appartient la licence, le récit est d'une platitude bien dommageable. Ca se finit en 6 tomes, mais la suite se fera sans moi, quoi qu'il advienne. Comme je l'ai dit, le personnage principal a l'impact d'une amibe, et ses camarades de jeux passent leur temps à se chamailler. Oh bien sûr, il y a les éléments habituels aux récits de fantasy pour adolescents : combats à l'épée, armes qui parlent, pseudo-exotisme, monstres -à peine visibles d'ailleurs- mais là encore ils sont sous-utilisés et même un joueur lambda de MMORPG retournera vite fait sur WoW pour vivre des aventures plus palpitantes. En résumé c'est plat, ce n'est pas drôle (il va falloir arrêter de faire passer les adolescents pour des neuneus qui passent leur temps à se disputer et se faire mal, hein) et aucune émotion ne saurait transparaître de ces pages. Le dessin n'est pas moche, mais il ne sort pas, hélas, du tout-venant du genre.