Les derniers avis (5299 avis)

Couverture de la série La Nuit
La Nuit

Alors ça, ce n’était pas pour moi ! :| Le trait ne m’a pas plu. Tous les personnages sont laids. Les couleurs hallucinées sont plus dérangeantes qu’originales. L’intrigue est quasi inexistante et tient en une phrase : des tribus barbares se battent pour de la drogue (dit comme ça, ça a l’air plutôt cool, mais ce n’est franchement pas le cas ;) ). Je pense que le pire, ce sont les dialogues qui sont d’une lourdeur incroyable. Voici un petit extrait à titre d’illustration : « - Lions on aura vos vies charognes !!! - Heintz ! Ai perdu armes !! - Merde machines foutues, cœurs brûlés gueulent ! - De toutes façons chargeurs vites vides… [sic] - Il faut rentrer sous terre. Chaleur et pluie de feu vont brûler nos corps, attendre fin du souffle !! - On a pas de visages à air !! » Sans commentaire… La seule qualité de l’album est finalement son émouvante préface. En conclusion, ‘La nuit’ fut pour moi une bien désagréable expérience. Comme le soulignait à juste titre un des chroniqueurs précédents, cet album tient davantage de la thérapie (entendez « du défouloir ») pour son auteur que du titre pensé pour le lecteur. Druillet ne voulait pas d’un album facile d’accès, soit. Le problème, c’est que cette bd, en plus d’être difficilement abordable de par sa forme, est, au fond, vide de tout contenu.

08/04/2010 (modifier)
Couverture de la série Tom et William
Tom et William

Curiosité que cet album : partant du classique monde déserté dans lequel les quelques survivants vont se regrouper pour trouver une raison de vivre, il explore l’univers du fantastique et du comics de la grande époque US. Se mêlent les grands noms des super héros à des personnages de BD vivant eux même dans un monde déserté attaqué par des plaies toujours plus terribles. Si l’idée de départ de faire surgir les héros de l’imagination d’un petit garçon tient le lecteur en début de récit, la redondance des situations devient pesante et lourde. Inutile d’aller toujours plus loin et de faire un catalogue des vieux comics lorsque l’on garde le même schéma narratif. Puis tout devient extrêmement confus lorsque l’on comprend qu’il s’agit en réalité de vie éternelle et qu’il doit y avoir sacrifice pour que les monstres s’arrêtent, le stock de super héros en vie devenant très léger… Reste la toute fin et petit cadeau qui change le scénario plutôt bien vue mais c’est trop peu, trop tard et trop tiré par les cheveux. Le dessin m’a rebuté de bout en bout, les traits superficiels et les décors vides donnent une impression de mal fini, d’inachevé et de vide à l’environnement faisant perdre tout le côté réel qui aurait été nécessaire pour l’intégration des super héros au monde réel. De fait on ne croit en rien ni au monde vidé, ni en ces super héros aux mouvements soudain bien figés et statiques. La colorisation fannée ne vient pas aider à la mauvaise impression générale. Les annexes font figure de curiosité et montrent un joli travail d’archive, mais je n’ai pas du tout apprécié cet album que je trouve trop brouillon, confus et fade graphiquement.

08/04/2010 (modifier)
Par Yace
Note: 1/5
Couverture de la série Warhammer 40,000
Warhammer 40,000

Amateur du monde Warhammer depuis la fin des années 80 j'attendais depuis fort longtemps une bonne adaptation en BD mais c'est manqué. Dessins atroces et mal maîtrisées et scénar plus que moisi :/ Dommage de massacrer un tel background en n'y mettant pas les moyens et ce même avec le recours aux incrustations informatiques (cf Nüwa ou Le Roi des Singes) bref Games workshop a encore bâclé son adaptation.

07/04/2010 (modifier)
Couverture de la série Ascension
Ascension

Cet album m’est apparu comme une incessante recherche esthétique qui se réalise au détriment et de l’intrigue et de la narration. Entendez par là que si j’ai vraiment apprécié certains dessins, je trouve que ceux-ci mis côte à côte donnent un aspect décousu à l’album. Je n’ai donc pas lu une histoire mais regardé une juxtaposition de dessins, et ce n’est pas ce que je recherche lorsque je lis une bande dessinée. Pourtant le scénario développe quelques idées intéressantes (mais peu originales) et l’artiste (féminine) était on ne peut mieux placée pour nous parler du délicat passage de l’enfance à l’adolescence dans le cas d’une jeune fille fragilisée par un environnement complexe. Mais le message ne passe pas. Le développement psychologique manque de profondeur, les motivations des protagonistes ne m’ont pas été suffisamment expliquées pour que je les saisisse et l’ensemble me parait artificiel. Je pourrais dire « bof » parce qu’il y a des dessins dont j’ai réellement apprécié la composition, mais la vérité c’est que je n’ai vraiment pas aimé.

07/04/2010 (modifier)
Couverture de la série La Nostalgie de Dieu
La Nostalgie de Dieu

Avis sur le tome 1 Le graphisme simpliste centre le débat sur le texte, en effet vous n’aurez aucun intérêt pictural à la lecture, il n’y a que des phylactères et un bonhomme dessiné avec 5 traits un rond et des points pour les yeux. Petit bonhomme assez flou d’ailleurs, de nombreuses fois il apparaît dans exactement la même configuration au cours des cases, seule la position des yeux changeant. Il ne faut rien attendre du dessin. Côté scénario, quelques chouettes répliques bien iconoclastes, irrévérencieuses et percutantes viennent s’immiscer dans une grande soupe fade générale. Ce qui pourrait être une réflexion sur la notion de Dieu se révèle une jolie farce. En effet le Dieu présenté par Dubuisson n’est rien d'autre qu’un miroir sur une espèce humaine bien faible. Hormis les attaques gratuites contre le Dieu chrétien (exclusivement celui-là par ailleurs) nous voyons le Dieu tel que Dubuisson nous le présente dans sa propre conception. De fait les rôles s’inversent et l’homme désespéré du récit essaye de trouver des repères sur-humains rassurants dans une conscience visiblement très humaine. La situation est cocasse et sur quelques planches tient la route, mais la situation devient bien trop redondante pour être intéressante. On ne fait ici qu’enfoncer des portes ouvertes et l’on est bien loin de la réflexion sur Dieu. Préférez milles fois Dieu en personne sur le sujet. Le miroir déformant de ce Dieu me paraît une vaste truanderie d’un individu voulant le tuer et lui faisant endosser des traits humains pour mieux y parvenir. Pour reprendre l’un des rares bons moments de l’album, je n’ai rien contre la malfaçon, mais je ne peux pas supporter les faussaires. Or Dubuisson me semble faussaire dans sa représentation de Dieu construite pour mieux la détruire sans références d’aucune croyance. De fait il est d’autant plus facile de démonter l’icône d’une notion grammaticale que l’on en a extrait toute la moëlle. Le tome 2 nous promet une séance de psy pour Dieu… Quel programme, l’auteur ne se rend-il donc pas compte que c’est l’homme qu’il démolit et non la notion de Dieu ?

07/04/2010 (modifier)
Couverture de la série Le Syndrome de Warhol
Le Syndrome de Warhol

Difficile de passer après les précédents avis élogieux. Graphiquement le style très personnel se distingue par un très gros travail de cadrage sur chaque planche. Plans serrés et planches jouant sur les différents plans de l’image se succèdent avec un rythme travaillé pour donner au récit une dynamique prenante. En revanche côté trait, je n’apprécie pas du tout le trait gras tout comme les déformations des personnages. Personnages et décors souffrent d’un manque de finesse et d’une platitude que le travail de structure des planches n’arrive pas à masquer. Côté colorisation, certes le thème Rock&Roll pourrait justifier cette mise en couleur type seventies, mais l’ambiance rendue manque de profondeur. Je n’ai pas ressenti le rock&Roll justement. Le scénario propose de nous faire suivre l’itinéraire de psychopathes à la poursuite d’un fuyard en costume d’Elvis avec une mutante à la solde d’un vieux nazi. Vu comme çà, le côté loufoque déjanté peut attirer un lecteur en mal de délire, d’autant que si l’histoire va effectivement partir dans tous les sens, les auteurs ont l’immense mérite de ne pas en faire une bouillie informe mais bien une histoire au scénario très structuré au-delà de l’apparent délire. Alors pourquoi une telle critique ? Tout simplement parce que si j’ai vu un gros travail scénaristique, je n’ai jamais trouvé les enchaînements de situations fluides, en fait tout agit comme si chaque situation devait évoluer vers la suivante dans une série d’événements loufoques chaotiques que seul un meurtre de sang froid pourra solutionner. On ne sait pas le comment du pourquoi, les personnages gardent énormément de mystère, mais au final on rentre dans un certain manichéisme puisque toute situation se verra évoluer de digressions en digression jusqu’à problème qui sera résolu par le meurtre. J’ai tout de même pu trouver un point intéressant dans cet album : la description de la conception de la vie du flegmatique (une demie page). Quant à cet épilogue ubuesque : il vient finir en pied de nez un album jamais vraiment commencé (en réalité il n’y a qu’une course poursuite dans tout l’album, c’est léger comme histoire), de délires en délires l’album finit en feu d’artifice de chaos pour un album qui se voulait jusque là thriller un tant soi peu rigoureux. Il faut tout de même signaler de nombreuses références cinématographiques émergeant des images, mais cela ne suffit pas pour faire entrer le lecteur dans cet univers. Vous retrouverez évidemment Pulp fiction, mais aussi nombre de scènes vous rappelant cette vieille ambiance rock suintant des films américains où l’on faisait se côtoyer sik, sexe et violence avec un voile de fumée et de lumière opaque. Au final je n’ai vraiment pas aimé l’ensemble que je trouve trop gras graphiquement, trop gratuit scénaristiquement, trop kitch, trop plein de chose avec un manque de fluidité dans le récit ; tout en reconnaissant un très gros travail aux auteurs dans la structure des vues et l’évolution des phases du scénario… Si vous accrochez au dessin cela vous plaira certainement, sinon le vide du contenu risque de vous sauter à la figure…

06/04/2010 (modifier)
Par Belhou
Note: 1/5
Couverture de la série La bande à Loulou
La bande à Loulou

Les tomes qui composent cette série sont des one-shots. On peut donc les lire dans l'ordre que l'on veut. Je n'ai lu que le tome 2, et donc mon avis ne portera que sur celui-là. Une petite série destinée aux enfants, dont chaque album, par l’intermédiaire des frasques de Loulou le chien, son maître Ludo et ses amis, propose une question sur la vie des enfants. Vous me direz, c’est assez peu original, nous sommes en terrain conquis dans ce domaine, avec « Ainsi va la vie ». Les dessins sont très simples, style franco-belge (mais à un niveau nettement inférieur aux autres productions :] ). Les dialogues sont très enfantins, et beaucoup plus que dans « Ainsi va la vie ». Loulou le chien, censé être le personnage principal, ne sert pas à grand-chose, sauf à expliquer pourquoi est-on amoureux (tiens, comme dans « Ainsi va la vie » :) ). les personnages ont des têtes disproportionnées, et à un moment de l’histoire, le chien n’a plus d’yeux ni de bouche! (lorsqu’il mange dans sa gamelle). Bon, puisque je n’avais pas apprécié « Ainsi va la vie » plus que ça, »La bande à Loulou » ne m’a fait aucun effet, et n’espérera pas avoir une meilleur note que la série précédemment citée. De plus, 5€95 pour un album terminé en 10 minutes, c’est se moquer des lecteurs! Dernier point: la couverture est extrêmement mal dessinée: on dirait que les pieds de Ludo sont pliés vers l’avant! Bref, un album que j’oublierais vite, et qui n’est certainement pas la nouveauté à se procurer primordialement! Note: le scénariste de cet album a également écrit les livres suivants (qui ne sont pas des BD, contrairement à « La bande à Loulou »): « Quand mon bébé parle  » et « La fessée: pour ou contre? ».

04/04/2010 (modifier)
Par Belhou
Note: 1/5
Couverture de la série Garfield & Cie
Garfield & Cie

Nul n’ignore plus que « Garfield » a un gros succès partout dans le monde, d’où une adaptation en dessin animé 3D en début 2009. Dargaud édite maintenant ces épisodes de l’animé 3D en BD. Ce n’est qu’un coup marketing, évidemment. 7€95 pour 32 pages (3 ou 4 histoires par album, donc), c’est un peu exagéré. Et de plus, l’humour est moins au rendez-vous, le but premier étant de distraire les enfants. Les jeux de mots subtils et les pitreries de Garfield sont donc passés à la trappe. J’ai eu une impression de déjà vu à la lecture de cet album, car j’ai déjà vu la totalité des épisodes de l’animé (ben oui, ce n’est pas de mon âge, et alors ? :] ), et les histoires sont raccourcies par rapport à leur version TV. Les dessins (si on peut appeler ça des dessins), qui sont en fait des images du dessin animé, ne sont pas pixellisées et c’est une bonne chose. Le tout sonne néanmoins un peu trop informatique. Le premier tome ne m’a pas fait beaucoup rire alors que c’est une BD d’humour. Voici un coup marketing plus réussi que d’autres, mais ça reste du marketing. Et puis c’est trop rapide à lire ! La réplique de Jon dans la troisième histoire, « Poisson chat », est la seule réplique qui m’ait arraché un sourire: « Non, Lise, Garfield est sage, il vole dans le jardin ». :] Bref, à la limite de l’ennui profond, « Garfield et Cie » commence mal. Par contre, je tire mon chapeau pour la couverture, qui est très belle ! La couverture du tome 2 est toujours aussi belle, mais le contenu est tout autre : les trois histoires courtes sont vraiment insipides et ennuyeuses à mourir ! « Egyptochats », le récit qui ouvre cet album, m’a fait penser à un vieux feuilleton de mauvaise qualité. Il est très rapide, et il y a de telles ellipses que l’on n’y comprend plus rien ! « Le concours du plus bel animal » est le récit qui ressort le plus, avec ses (rares) scènes drôles. « Histoires d’os » est un « récit courant d’air », je n’ai pas eu le temps de replacer le contexte de l’histoire dans ma tête que c’était fini ! Les dessins sont comme toujours des images du dessin animé, et les dialogues sont quelque peu (et même quelque beaucoup :]) simplistes. Un album encore plus vide que le tome 1. J’ai passé dix minutes épouvantables. C’est terrible, ce besoin irrépressible d’user jusqu’à la corde une série qui marche ! Je lirai sans doute les tomes 3 et 4 par curiosité...

04/04/2010 (modifier)
Couverture de la série Le Temps des loups
Le Temps des loups

Cette histoire de loup-garou, une de plus, n'apporte strictement rien ! Je viens de finir la lecture du tome 2 : une très grande déception qui m'a incité à écrire. J'adore ce que fait C. BEC mais là, il s'est embarqué visiblement dans un cul de sac. Le tome 1 comporte une certaine ambiance qui incite a priori à la lecture. Mais au fur et à mesure de la progression, l'intérêt diminue au point de lâcher prise à mi-parcours. J'insiste. Fin du premier tome : ce n'est pas possible, me dis-je, Christophe est en train de nous mener l'air de rien vers une suite à revirement ! Tome 2 : changement de dessinateur mais scénario sans changement de cap. Le bide ! J'en suis le premier désolé. Je n'en dirais pas plus. J'attends avec impatience la suite de Carthago et de Bunker en espérant de Le temps des loups n'est qu'un faux pas. MAJ : Je viens de lire le tome 3 et je récidive : c'est la déception totale ! Le navet sidéral ! La lecture de ce tome n'a duré qu'une quinzaine de minutes compte tenu du peu de dialogues et la présence d'images de taille importante ! Sans parler du trait grossier du dessinateur. C'est donc la pire série qui m'a été donné de lire et je n'en écrirai pas plus. En espérant que Pandemonium, Carthago et Bunker ne baissent pas en qualité, C. BEC devrait se méfier à trop vouloir multiplier les scénarios. Point. Récapitulation : Tome 1 : 3/5 Tome 2 : 2/5 Tome 3 : 1 snif.

12/12/2008 (MAJ le 04/04/2010) (modifier)
Couverture de la série Loving Dead (Fragile)
Loving Dead (Fragile)

L’idée de départ était originale. Un héros zombie, ce n’est pas courant. Mais à part cela, les défauts de ‘Loving dead’ sont vraiment trop nombreux et trop importants ! Tout d’abord, les personnages principaux sont lisses au possible. Quel manque de charisme !!! Il est dès lors impossible de s’attacher à eux ou à leur pseudo histoire d’amour, à laquelle l’on ne croit pas une seconde. En outre, les dialogues ne sont pas toujours très inspirés. Deux extraits à titre d’illustrations : « j’ai l’impression de te connaître depuis toujours, Lynn ! » ; « nous étions ensemble et moi, j’étais prêt à m’envoler, à affronter la tempête avec elle ». Dans le genre mièvre… Pitié !!! :?) Enfin, la narration est parfois vraiment foireuse, notamment à cause d’ellipses pas du tout maîtrisées. Concernant le graphisme, le trait de l’auteur est plutôt bon. Pour ce qui est de la couleur, par contre… J’ai lu la version intégrale. J’aurais sans doute préféré la version en couleurs. Moi, j’aime le noir et blanc ! Pas le noir, blanc et gris ! ‘Loving dead’, c’est finalement un album prévu initialement en couleurs, mais qui a par la suite été transformé en trames et nuances de gris, pour le vendre moins cher ! (C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne suis pas non plus fan du dessin de la série Walking dead…) Bref, inutile de gâcher votre temps et votre argent pour ce triptyque qui ne fait honneur ni aux récits de zombies, ni aux histoires d’amour !

03/04/2010 (modifier)