Ba voilà, ça devait finir par arriver : 1 etoile pour Futuropolis, qui jusqu'ici caracolait en tête de mes meilleure notation par editeur.
Car "Entre deux averses" m'a prodigieusement ennuyé, et j'ai failli à plusieurs reprises lâcher prise pour en abandonner la lecture. L'ennui a beau être pour certain l'apanage de la vieillesse, je ne suis pas sûr que le faire partager à travers une BD soit la meilleure façon d'accrocher le lecteur...
Bref, zéro pointé sur toute la ligne pour ce qui me concerne. J'avoue apprécier ce qui sort de l'ordinaire, mais il y a quand même un minimum de fil conducteur à mener ou de prises à donner au lecteur pour l'embarquer dans son histoire. La couleur à dominante sépia donne une fadeur insipide au récit ; le trait nerveux est irrégulier, et du coup je n'ai pas accroché au dessin, le récit est décousu et la narration difficile (on ne sait plus qui est qui, qui parle, etc.)
Une BD ennuyeuse comme trop de maisons de retraire.
Tentons de faire une critique réussissant à différencier le sujet traité et la réalisation scénaristique et graphique qui formera l’œuvre.
Sur le fond nous est présenté un diptyque racontant les pérégrinations de deux (très) jeunes filles dont la valeur essentielle est l’argent. Pour parvenir à leur fin la seule méthode qui semble les mouvoir est l’attirance masculine pour elles qui leur permettra à défaut de vivre de survivre. En d’autres termes, pour échapper à la caisse du fast food, les deux copines héroïnes vont tourner autour d’un couple avec une petite fille à garder afin de séduire l’homme aux revenus confortable en foutant dehors sa blonde et ainsi « gagner 20 ans de vie sociale d'un coup » comme nous le dit l’héroïne la plus cynique. L’autre, quelques scrupules en plus, se débrouille moins bien, car là aussi pas de cadeaux même entre copines, on a flairé un mâle semblant entrer dans le schéma, maintenant que la meilleure gagne.
Ceci posé, il ne s’agit pas ici de critiquer une quelconque absence de morale, la BD n’est pas faite pour enseigner aux têtes blondes ce qu’il est de bon ton de penser. Evitez tout de même de mettre l’album entre mains non averties, car dans cet album il ne sera question que de sexe.
Si le scénario se comprend assez vite, l’enchaînement met le lecteur dans une position de voyeur d’une situation franchement malsaine. Le tout s’enchaîne comme dans un scénario de télé réalité pour pousser toujours plus loin l’inconscient habituellement bridé par le surmoi vers ses pulsions grégaires sexuelles débridées : jusqu’où vont aller ces belles salopes et quand le mec va-t-il craquer. Car s’il n’est question que de sexe, vous n’en verrez pas, comme en téléréalité il faut faire fantasmer le lecteur pour qu’il s’accroche à un peut-être afin de mieux le capter. En relisant l’album vous verrez une succession de banalités sans aucune mesure dont l’issue connue ne s’entretient que par une intrusion de plus en plus forte dans le quotidien du mâle ciblé. Car sans faire de la psychologie à deux sous, avec un peu de recul vous voyez bien que, si vous avez suivi le récit, c’est parce que la cible à moitié consentante qui hésite, aimerait bien mais qu’un peu de morale raccroche, c’est vous…
Graphiquement les décors modernes forment un écrin suffisamment impersonnel pour figurer aux catalogues d’ameublement, suffisamment colorés et brillants pour respirer l’argent, suffisamment neutres pour une personnalisation du lecteur, suffisamment vides pour schématiser le néant social de cet univers. Les personnages très longilignes trouvent des expressions adroites, néanmoins la candeur et la jeunesse des deux héroïnes graphiques me parait en complète incohérence avec leurs actions cyniques. En fait on voit deux bombes de 19 ans agir comme des maîtresses femmes de ce qui s’appelait avant la femme entretenue avec une maestria et une connaissance humaine d’une femme de 30 ans passés.
De fait, cette incohérence de personnage m’a rapidement marqué et a mis un écart entre l’album et moi. J’ai ensuite été frappé par la concomitance de moyens entre TV réalité et cet album pour placer malgré lui le lecteur dans une position de voyeur en besoin, en attente. Or s’il y a bien une chose que je déteste, c’est de me savoir manipulé.
La suite ne m’intéresse pas, qu’elle contienne l’apologie de la destruction égoïste d’humains par pur profit momentané (l’idée que dans 20 ans elle se retrouve face à des jeunes comme elle du mauvais côté du mâle ne lui effleure visiblement pas le crâne) ou au contraire un moralisme de quelque nature (de toute façon de mauvais goût). Ce que j’ai détesté dans cette BD, c’est me sentir manipulé, je ne vais pas aller en redemander ! Le temps de cerveau disponible ne rentre pas dans mon quotidien
Etrange chose que ce petit vampire... Vraiment étrange.
Après la lecture du premier tome, je fus plutôt emballé, personnages croquignolesques, trouvailles de situation, univers attachant, et galerie ambiance train fantôme, trucculente.
Le dessin de Sfar, très organique, comme à son habitude, fait mouche sur cette thématique, ce trait tremblotant, tout en volutes, achève de signer une ambiance maison hantée, de brillante manière. De plus il ajoute à cela des bouilles tordantes, cartoonesques à souhait, et l'ensemble se regarde donc avec un plaisir non dissimulé.
Se regarde. Se regarde effectivement, car si on s'arretait là, j'y aurais mis 5/5 culte, achat immédiat. Comme vous pouvez le remarquer plus haut, ce n'est pas le cas.
Il y a un énorme problème dans cet ouvrage. Son ton rédactionnel, ce que nous raconte l'auteur, ne touche jamais les bonnes personnes, et surtout met vraiment mal à l'aise. On ne sait pas trop quel est la cible de l'ouvrage, on dirait un anti-conte pour enfants. La série possède un ton régressif, scatologique, sadique, cynique, ironique, amené d'une manière très fallacieuse. Un enfant trouvera certaines péripeties drôles, d'autre déclencheront le malaise, l'adulte, passera au dessus de tout ça d'un air détaché, parce que ce n'est pas très drôle pour son niveau non plus. L'humour régressif fonctionne pour des enfants en bas âge, mais le reste ne fonctionne pas. Pour un enfant de 8 ans, ce n'est pas terrible non plus, et il peut être "choqué", ou mis mal à l'aise, par les thématiques adultes, qu'il va comprendre tout de même.
En fait, je trouve la position de Sfar sur cet ouvrage pas claire du tout, voire même, en exagérant, un peu dangereuse.
Le premier volume de la série est le plus équilibré, je conseillerais celui là, si on devait en lire un. Les autres... ressemblent étrangement à une opération d'"anti-morale" subversive de la part de l'auteur, qui s'amuserait avec tous ses publics, sourire sardonique sur le visage.
Pas très net tout ça.
Graphiquement, honnêtement il y a de quoi faire. Le dessin tout simplement magnifique nous submerge dans la partie médiévale même s’il brille un peu. La qualité du trait associée au dynamisme des couleurs donne un rendu particulièrement vif et agréable pour l’œil. Et s’il brille un peu la fin du récit me le fait pardonner bien volontiers étant donné le scénario. Dans la partie futuro-contemporaine en revanche la superficialité des dessins me gène, même s’il s’agit d’une partie très mineure de l’album.
En revanche scénaristiquement quelle catastrophe. Tout le récit médiéval nous permettant d’intégrer cet univers me parait tellement artificiel (et pour cause) que je ne suis jamais rentré dans le délire mégalomane de ce lion divinisé. Et puis soyons honnête : le coup de théâtre de la fin du récit de type matrix nous est allègrement suggéré depuis très longtemps et fait vraiment figure de fausse surprise. Encore à ce stade cela aurait pu justifier tout cet étalage de ciels bleus et de superficialité générale, mais l’aventure qui se poursuit après le coup de théâtre devient de l’action à son plus simple degré avec sa foison de clichés, de deus ex machina scénaristiques très pesants. Honnêtement a posteriori faire 4/5 d’un album sur le sujet traité (décidément difficile d’écrire un avis sur cet album sans trop dévoiler) puis quelques planches de fin pour mettre en perspective le tout, j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur se foutait de moi en ayant bien brodé un tome pour en vendre un de plus !
Dommage donc que ce dessin somptueux ne trouve pas un scénario moins convenu. En revanche, il faut avouer qu’en tome introductif, des ingrédients ont été posés pour faire quelque chose de l’univers décrit. Cette note pourra donc s’améliorer si la suite commence à enfin tenir debout. On se dira alors que l’introduction était loupée. Je demande à voir, mais en attendant je n’ai vraiment pas aimé ce prélude (en plus le graphisme de la fin du récit me touchant moins que celui de la majeure partie je crains que le point fort de la série soit amené à vivre en pointillés).
Alors voila, j'ai offert cette BD à ma chérie qui adore les chats, pensant que cela serait léger et plutôt drôle.
Mais malheureusement, ce n'est pas drôle et vraiment trop léger...
Les dessins sont honnêtes et ils vont bien avec l'aspect général de la série. On reste dans du dessin enfantin avec des expressions exagérées et qui font penser au Totally spies.
Niveau scénario et gag, c'est plutôt le vide intersidéral. Ce n'est pas drôle, on n'apprend rien sur la vie des chats, et pire que tout, c'est gnangnan à souhait. Sur 48 pages, je nai pas souris une seule fois! Et pourtant je suis bon public et je ris facilement...
En gros, une BD destiné aux 7/8 ans et encore, je pense qu'ils ne comprendraient pas tout...
Bref, à éviter.
Cette histoire contient tout ce que je n'aime pas dans les comics Marvel des années 90. Je n'aime pas le dessin. Je ne suis pas fan des dessins où les super-héros ont des gros muscles. Ce n'est pas aussi nul que du Rob Liefled (c'est lisible), mais c'est pas non plus du Neal Adams ou du Jack Kirby.
Ensuite, le scénario est chiant. Au début, c'est intéressant de voir ce que sont devenus les personnages dans cette réalité (j'aime bien le Fauve), mais vers la moitié du premier tome j'ai senti de la lassitude. Ce n'est qu'une suite de combats inintéressants. De plus, il y a trop de personnages et ça rend l'histoire incompréhensible car il faut toujours se rappeller qui fait quoi.
J'ai lâché la lecture au milieu du tome 2 et je ne compte pas lire le reste.
Mais quelle surprise ! J'ai découvert le mauvais goût dans toute sa splendeur ! Un dessin qui paraît totalement baclé avec des arrières plans inexistants et des personnages quasi-statiques même dans les scènes d'action. Que dire sur le raffinement ? Je prends mon joker !
On peut également parler du scénario sans grand intérêt avec cette succession de vulgarités. Il manque à cette "oeuvre" l'intelligence et le talent. C'est quand même beaucoup ! J'ai juste une petite question : cela se vend ça ?
Encore une lecture laborieuse ! No honor représente pour moi une histoire sans aucune originalité. Il n'y a rien d'inventif à partir de cette dualité de héros dans un même corps. Que retenir de cette lecture au final ? Franchement pas grand chose !
Même le dessin n'a rien d'extraordinaire tant il reste classique dans le style à l'image des comics américains. Cependant, j'admets que les scènes d'actions ainsi que la colorisation sont plutôt réussis. Cela ne suffit pas.
C'est surtout le scénario qui est réellement déconcertant. On ne s'attachera même pas à la galerie de personnages plus insignifiants les uns que les autres. J'ai tout de suite pris une certaine distance avec cette lecture car la magie n'a pas opéré dès les premières pages dont le découpage laissait également à désirer. Décevant !
Ma note reflète simplement le plaisir que j'ai ressenti à la lecture sans être aveugle fort heureusement. ;)
Ce n'est pas que je n'aime pas la banlieue, ses blocs monolythes et son langage si peu chatié. Ces zones ne devraient pas exister car chacun devrait vivre dans une habitation à visage humain dans un cadre harmonieux où la violence serait proscrite. Voilà pour la théorie super-idéaliste ...
Je n'ai pas vraiment aimé cette histoire qui tourne au drame pour une pécatille. C'est ultra-réaliste car on se croirait vraiment dans la cité avec ses propres acteurs. Moi, je n'en tire rien de positif sur ce format de la bd. Il faut réellement supporter la rudesse du vocabulaire employé tout le long ! Cela ne sera pas chose aisée pour tout le monde.
Par ailleurs, le décors est inexistant, les dialogues sont lourds, le découpage pas convaincant et surtout un scénario tellement mince ! Bien entendu, le bloc doit refléter très vraissemblablement la banlieue sans tomber dans les éternelles clichés.
C'est certainement un travail honnête d'un point de vue objectif mais le courant n'est pas passé sur le plan des émotions. Or, cela compte pour moi. J'ai l'impression d'être resté à l'extérieur du bloc !
Je n'étais visiblement pas prêt à lire cette étrange BD minimaliste, poétique mais surtout absurde à mes yeux.
Le dessin est enfantin, la couleur le rend encore plus immature. C'est assez affligeant, l'indépendant a ses limites...
Le récit est assez rapide à lire et accumule des réflexions toutes plus décalées les unes des autres. Je suis beaucoup trop cartésien pour ce one shot. Du coup, n'ayant pas pu rentrer dans la BD, je n'ai pu que me focaliser sur le premier degré expliquant ma note.
J'ai adoré découvrir les premières BD de l'Association, mais depuis quelques temps, à part Daly et le duo Ruppert et Mulot, je n'ai plus trouvé de quoi satisfaire ma boulimie de BD.
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Entre deux averses
Ba voilà, ça devait finir par arriver : 1 etoile pour Futuropolis, qui jusqu'ici caracolait en tête de mes meilleure notation par editeur. Car "Entre deux averses" m'a prodigieusement ennuyé, et j'ai failli à plusieurs reprises lâcher prise pour en abandonner la lecture. L'ennui a beau être pour certain l'apanage de la vieillesse, je ne suis pas sûr que le faire partager à travers une BD soit la meilleure façon d'accrocher le lecteur... Bref, zéro pointé sur toute la ligne pour ce qui me concerne. J'avoue apprécier ce qui sort de l'ordinaire, mais il y a quand même un minimum de fil conducteur à mener ou de prises à donner au lecteur pour l'embarquer dans son histoire. La couleur à dominante sépia donne une fadeur insipide au récit ; le trait nerveux est irrégulier, et du coup je n'ai pas accroché au dessin, le récit est décousu et la narration difficile (on ne sait plus qui est qui, qui parle, etc.) Une BD ennuyeuse comme trop de maisons de retraire.
Le Sourire de la baby sitter
Tentons de faire une critique réussissant à différencier le sujet traité et la réalisation scénaristique et graphique qui formera l’œuvre. Sur le fond nous est présenté un diptyque racontant les pérégrinations de deux (très) jeunes filles dont la valeur essentielle est l’argent. Pour parvenir à leur fin la seule méthode qui semble les mouvoir est l’attirance masculine pour elles qui leur permettra à défaut de vivre de survivre. En d’autres termes, pour échapper à la caisse du fast food, les deux copines héroïnes vont tourner autour d’un couple avec une petite fille à garder afin de séduire l’homme aux revenus confortable en foutant dehors sa blonde et ainsi « gagner 20 ans de vie sociale d'un coup » comme nous le dit l’héroïne la plus cynique. L’autre, quelques scrupules en plus, se débrouille moins bien, car là aussi pas de cadeaux même entre copines, on a flairé un mâle semblant entrer dans le schéma, maintenant que la meilleure gagne. Ceci posé, il ne s’agit pas ici de critiquer une quelconque absence de morale, la BD n’est pas faite pour enseigner aux têtes blondes ce qu’il est de bon ton de penser. Evitez tout de même de mettre l’album entre mains non averties, car dans cet album il ne sera question que de sexe. Si le scénario se comprend assez vite, l’enchaînement met le lecteur dans une position de voyeur d’une situation franchement malsaine. Le tout s’enchaîne comme dans un scénario de télé réalité pour pousser toujours plus loin l’inconscient habituellement bridé par le surmoi vers ses pulsions grégaires sexuelles débridées : jusqu’où vont aller ces belles salopes et quand le mec va-t-il craquer. Car s’il n’est question que de sexe, vous n’en verrez pas, comme en téléréalité il faut faire fantasmer le lecteur pour qu’il s’accroche à un peut-être afin de mieux le capter. En relisant l’album vous verrez une succession de banalités sans aucune mesure dont l’issue connue ne s’entretient que par une intrusion de plus en plus forte dans le quotidien du mâle ciblé. Car sans faire de la psychologie à deux sous, avec un peu de recul vous voyez bien que, si vous avez suivi le récit, c’est parce que la cible à moitié consentante qui hésite, aimerait bien mais qu’un peu de morale raccroche, c’est vous… Graphiquement les décors modernes forment un écrin suffisamment impersonnel pour figurer aux catalogues d’ameublement, suffisamment colorés et brillants pour respirer l’argent, suffisamment neutres pour une personnalisation du lecteur, suffisamment vides pour schématiser le néant social de cet univers. Les personnages très longilignes trouvent des expressions adroites, néanmoins la candeur et la jeunesse des deux héroïnes graphiques me parait en complète incohérence avec leurs actions cyniques. En fait on voit deux bombes de 19 ans agir comme des maîtresses femmes de ce qui s’appelait avant la femme entretenue avec une maestria et une connaissance humaine d’une femme de 30 ans passés. De fait, cette incohérence de personnage m’a rapidement marqué et a mis un écart entre l’album et moi. J’ai ensuite été frappé par la concomitance de moyens entre TV réalité et cet album pour placer malgré lui le lecteur dans une position de voyeur en besoin, en attente. Or s’il y a bien une chose que je déteste, c’est de me savoir manipulé. La suite ne m’intéresse pas, qu’elle contienne l’apologie de la destruction égoïste d’humains par pur profit momentané (l’idée que dans 20 ans elle se retrouve face à des jeunes comme elle du mauvais côté du mâle ne lui effleure visiblement pas le crâne) ou au contraire un moralisme de quelque nature (de toute façon de mauvais goût). Ce que j’ai détesté dans cette BD, c’est me sentir manipulé, je ne vais pas aller en redemander ! Le temps de cerveau disponible ne rentre pas dans mon quotidien
Petit Vampire
Etrange chose que ce petit vampire... Vraiment étrange. Après la lecture du premier tome, je fus plutôt emballé, personnages croquignolesques, trouvailles de situation, univers attachant, et galerie ambiance train fantôme, trucculente. Le dessin de Sfar, très organique, comme à son habitude, fait mouche sur cette thématique, ce trait tremblotant, tout en volutes, achève de signer une ambiance maison hantée, de brillante manière. De plus il ajoute à cela des bouilles tordantes, cartoonesques à souhait, et l'ensemble se regarde donc avec un plaisir non dissimulé. Se regarde. Se regarde effectivement, car si on s'arretait là, j'y aurais mis 5/5 culte, achat immédiat. Comme vous pouvez le remarquer plus haut, ce n'est pas le cas. Il y a un énorme problème dans cet ouvrage. Son ton rédactionnel, ce que nous raconte l'auteur, ne touche jamais les bonnes personnes, et surtout met vraiment mal à l'aise. On ne sait pas trop quel est la cible de l'ouvrage, on dirait un anti-conte pour enfants. La série possède un ton régressif, scatologique, sadique, cynique, ironique, amené d'une manière très fallacieuse. Un enfant trouvera certaines péripeties drôles, d'autre déclencheront le malaise, l'adulte, passera au dessus de tout ça d'un air détaché, parce que ce n'est pas très drôle pour son niveau non plus. L'humour régressif fonctionne pour des enfants en bas âge, mais le reste ne fonctionne pas. Pour un enfant de 8 ans, ce n'est pas terrible non plus, et il peut être "choqué", ou mis mal à l'aise, par les thématiques adultes, qu'il va comprendre tout de même. En fait, je trouve la position de Sfar sur cet ouvrage pas claire du tout, voire même, en exagérant, un peu dangereuse. Le premier volume de la série est le plus équilibré, je conseillerais celui là, si on devait en lire un. Les autres... ressemblent étrangement à une opération d'"anti-morale" subversive de la part de l'auteur, qui s'amuserait avec tous ses publics, sourire sardonique sur le visage. Pas très net tout ça.
Genuine City
Graphiquement, honnêtement il y a de quoi faire. Le dessin tout simplement magnifique nous submerge dans la partie médiévale même s’il brille un peu. La qualité du trait associée au dynamisme des couleurs donne un rendu particulièrement vif et agréable pour l’œil. Et s’il brille un peu la fin du récit me le fait pardonner bien volontiers étant donné le scénario. Dans la partie futuro-contemporaine en revanche la superficialité des dessins me gène, même s’il s’agit d’une partie très mineure de l’album. En revanche scénaristiquement quelle catastrophe. Tout le récit médiéval nous permettant d’intégrer cet univers me parait tellement artificiel (et pour cause) que je ne suis jamais rentré dans le délire mégalomane de ce lion divinisé. Et puis soyons honnête : le coup de théâtre de la fin du récit de type matrix nous est allègrement suggéré depuis très longtemps et fait vraiment figure de fausse surprise. Encore à ce stade cela aurait pu justifier tout cet étalage de ciels bleus et de superficialité générale, mais l’aventure qui se poursuit après le coup de théâtre devient de l’action à son plus simple degré avec sa foison de clichés, de deus ex machina scénaristiques très pesants. Honnêtement a posteriori faire 4/5 d’un album sur le sujet traité (décidément difficile d’écrire un avis sur cet album sans trop dévoiler) puis quelques planches de fin pour mettre en perspective le tout, j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur se foutait de moi en ayant bien brodé un tome pour en vendre un de plus ! Dommage donc que ce dessin somptueux ne trouve pas un scénario moins convenu. En revanche, il faut avouer qu’en tome introductif, des ingrédients ont été posés pour faire quelque chose de l’univers décrit. Cette note pourra donc s’améliorer si la suite commence à enfin tenir debout. On se dira alors que l’introduction était loupée. Je demande à voir, mais en attendant je n’ai vraiment pas aimé ce prélude (en plus le graphisme de la fin du récit me touchant moins que celui de la majeure partie je crains que le point fort de la série soit amené à vivre en pointillés).
Chats !
Alors voila, j'ai offert cette BD à ma chérie qui adore les chats, pensant que cela serait léger et plutôt drôle. Mais malheureusement, ce n'est pas drôle et vraiment trop léger... Les dessins sont honnêtes et ils vont bien avec l'aspect général de la série. On reste dans du dessin enfantin avec des expressions exagérées et qui font penser au Totally spies. Niveau scénario et gag, c'est plutôt le vide intersidéral. Ce n'est pas drôle, on n'apprend rien sur la vie des chats, et pire que tout, c'est gnangnan à souhait. Sur 48 pages, je nai pas souris une seule fois! Et pourtant je suis bon public et je ris facilement... En gros, une BD destiné aux 7/8 ans et encore, je pense qu'ils ne comprendraient pas tout... Bref, à éviter.
X-Men - L'ère d'Apocalypse
Cette histoire contient tout ce que je n'aime pas dans les comics Marvel des années 90. Je n'aime pas le dessin. Je ne suis pas fan des dessins où les super-héros ont des gros muscles. Ce n'est pas aussi nul que du Rob Liefled (c'est lisible), mais c'est pas non plus du Neal Adams ou du Jack Kirby. Ensuite, le scénario est chiant. Au début, c'est intéressant de voir ce que sont devenus les personnages dans cette réalité (j'aime bien le Fauve), mais vers la moitié du premier tome j'ai senti de la lassitude. Ce n'est qu'une suite de combats inintéressants. De plus, il y a trop de personnages et ça rend l'histoire incompréhensible car il faut toujours se rappeller qui fait quoi. J'ai lâché la lecture au milieu du tome 2 et je ne compte pas lire le reste.
Le Sabre de Shibito
Mais quelle surprise ! J'ai découvert le mauvais goût dans toute sa splendeur ! Un dessin qui paraît totalement baclé avec des arrières plans inexistants et des personnages quasi-statiques même dans les scènes d'action. Que dire sur le raffinement ? Je prends mon joker ! On peut également parler du scénario sans grand intérêt avec cette succession de vulgarités. Il manque à cette "oeuvre" l'intelligence et le talent. C'est quand même beaucoup ! J'ai juste une petite question : cela se vend ça ?
No Honor
Encore une lecture laborieuse ! No honor représente pour moi une histoire sans aucune originalité. Il n'y a rien d'inventif à partir de cette dualité de héros dans un même corps. Que retenir de cette lecture au final ? Franchement pas grand chose ! Même le dessin n'a rien d'extraordinaire tant il reste classique dans le style à l'image des comics américains. Cependant, j'admets que les scènes d'actions ainsi que la colorisation sont plutôt réussis. Cela ne suffit pas. C'est surtout le scénario qui est réellement déconcertant. On ne s'attachera même pas à la galerie de personnages plus insignifiants les uns que les autres. J'ai tout de suite pris une certaine distance avec cette lecture car la magie n'a pas opéré dès les premières pages dont le découpage laissait également à désirer. Décevant !
Le Bloc
Ma note reflète simplement le plaisir que j'ai ressenti à la lecture sans être aveugle fort heureusement. ;) Ce n'est pas que je n'aime pas la banlieue, ses blocs monolythes et son langage si peu chatié. Ces zones ne devraient pas exister car chacun devrait vivre dans une habitation à visage humain dans un cadre harmonieux où la violence serait proscrite. Voilà pour la théorie super-idéaliste ... Je n'ai pas vraiment aimé cette histoire qui tourne au drame pour une pécatille. C'est ultra-réaliste car on se croirait vraiment dans la cité avec ses propres acteurs. Moi, je n'en tire rien de positif sur ce format de la bd. Il faut réellement supporter la rudesse du vocabulaire employé tout le long ! Cela ne sera pas chose aisée pour tout le monde. Par ailleurs, le décors est inexistant, les dialogues sont lourds, le découpage pas convaincant et surtout un scénario tellement mince ! Bien entendu, le bloc doit refléter très vraissemblablement la banlieue sans tomber dans les éternelles clichés. C'est certainement un travail honnête d'un point de vue objectif mais le courant n'est pas passé sur le plan des émotions. Or, cela compte pour moi. J'ai l'impression d'être resté à l'extérieur du bloc !
La Porte
Je n'étais visiblement pas prêt à lire cette étrange BD minimaliste, poétique mais surtout absurde à mes yeux. Le dessin est enfantin, la couleur le rend encore plus immature. C'est assez affligeant, l'indépendant a ses limites... Le récit est assez rapide à lire et accumule des réflexions toutes plus décalées les unes des autres. Je suis beaucoup trop cartésien pour ce one shot. Du coup, n'ayant pas pu rentrer dans la BD, je n'ai pu que me focaliser sur le premier degré expliquant ma note. J'ai adoré découvrir les premières BD de l'Association, mais depuis quelques temps, à part Daly et le duo Ruppert et Mulot, je n'ai plus trouvé de quoi satisfaire ma boulimie de BD.