Arrivé chez mon dentiste un peu trop en avance, j'ai trouvé un album de cette série parmi les lectures proposées en salle d'attente (le tome 3, Vite, docteur !). Je ne connaissais pas du tout cette série, et ce n'était en fait pas bien grave.
Je ne chercherai pas à voir les deux autres tomes, et n'ai d'ailleurs fini celui-là que parce que j'étais coincé avec du temps à tuer. Je n'ai jamais ri, aucun gag n'était franchement drôle. C'est convenu, ça tombe généralement à plat, et on voit arriver la chute à l'avance le plus souvent. Chute assez lourde en plus. Et donc pas drôle...
Franchement, si les deux autres albums sont du même acabit, je suis très surpris que Casterman en ait publié trois !
Ce sont des petites histoires à gags d'une page (une seule de deux pages dans cet album), et dans le genre, il y a beaucoup beaucoup mieux !
Une série qui aligne les gags souvent à caractère érotique à raison d'un par page.
Hélas, pour moi l'ensemble est complètement raté car la plupart des calembours sont assez prévisibles et surtout ne font jamais rire ; c'est tout juste si l'on esquisse un léger sourire de temps à autre.
Pourtant j'ai voulu laisser sa chance à l'auteur en lisant avec peine trois tomes de cette série ; mais rien à faire, je suis bien forcé d'avouer que la qualité scénaristique n'est définitivement pas au rendez vous.
Quant aux dessins ils sont caractéristiques des séries du genre ; pas mauvais mais pas franchement terribles.
Bref, une série qui se veut comique mais passe complètement à coté et qui n'a d'autre but que de vous faire dépenser de l'argent inutilement.
Encouragé par les critiques de ce site je me suis plongé dans une lecture que j’espérais réjouissante. L’opus tout à fait rafraichissant du Le Singe de Hartlepool m’incitait à la confiance
Hélas j’ai très vite déchanté, car le scénario sympathique de l’antihéros paumé devient rapidement un manifeste politique socialo-progressiste bien lourdingue, bien dégoulinant de bon sentiments, bien stigmatisant avec une vision binaire : la pensée positive, le camp du bien et de la tolérance Versus la mauvaise pensée à la fois fasciste, intolérante, liberticide et culpabilisante. Ah oui, j’allais oublier la touche homophobe aussi. Par contre le fait que notre héros se dise qu’en rétrocédant une partie du fric piqué il va faire aller mieux les gens qu’il aurait blessé (moralement hein parce que notre malfrat fait dans la violence psychologique) dans son coup ne choque visiblement personne. Pardon je vomis et je reviens.
Le dessin sert tout à fait correctement le propos, les méchants intolérants sont laids, les gentils paumés tout à fait sympa, et même notre caïd raciste (parce qu’il en faut bien un pour éviter le manifeste dictatorial) alterne entre les deux suivant qu’il présente ses bons ou mauvais côtés. Le dessinateur fait donc un très bon travail d’adaptation narratif frais et libre. Les ambiances sont sympa on sent la tension, on sent la lassitude.
Au final j’ai bien sûr détesté, je ne doute pas que cet album puisse plaire, car la narration claire et l’intrigue suit un cours tout à fait plaisant, mais le fond totalement indigeste de dogmatisme hors sujet m’a fait décrocher très vite. Quel dommage pour cette jeune maman qui semble tout à fait charmante.
Pour moi, Garfield c'est le petit comic strip que je retrouve à la fin du Télé Poche, c'est dire le niveau.
C'est la quintessence de la bande dessinée ringarde au même titre que Le Chat. Ce gros matou paresseux, égocentrique, cynique et méchant à tout pour me plaire à la base mais il ne m'a jamais fait décrocher un sourire. Ce n'est pas drôle. Jamais. Certains y voient parfois une critique sociale...
1ère case: Odie en train de baver avec une pancarte devant lui marqué "Câlin pour 1 dollar".
2ème case: Garfield passe devant et soudain lui vient une idée.
3ème case: Garfield ouvre un stand à côté d'Odie avec une pancarte marqué "Serviettes pour 2 dollars".
Haha, ah ouais, c'est pas banal... Sérieusement, il y a des gens à qui ça fait "rire" ce genre de blague à Toto ? Et qui sont prêts à mettre de l'argent là-dedans ?
Je crois que je vais commencer à écrire un one-man show...
J'avais eu l'occasion de regarder avec mes enfants quelques bribes d'épisodes du dessin animé, et n'avais déjà pas franchement accroché à ces histoires.
J'ai récemment feuilleté un album de cette série. Feuilleté seulement, car rien n'a réussi à me faire changer d'avis sur ce Foot 2 rue. Vraiment pas ma tasse de thé !
Je trouve que les histoires débordent trop de bons sentiments, avec des personnages aux caractères manichéens. Et je n'aime pas du tout le dessin.
Bref, série à réserver aux accrocs du dessin animé (même si déjà j'aime modérément ces adaptations qui fleurent bon l'appât du gain).
Scalped aurait pu me plaire car je suis assez friand des histoires mêlant les indiens même s'ils s'agit en l'espèce de leurs descendants vivant malheureusement dans les fameuses réserves. Cependant, j'ai très vite été en overdose.
Tout d'abord, un graphisme qui ne m'a pas du tout attiré. Puis, la violence verbale et physique sous toutes ses formes. On entre dans un univers résolument glauque et malsain. Cependant, je n'aime pas la vulgarité même contextuelle.
Certes, les personnages ne sont ni bons, ni mauvais et ils survivent tant bien que mal dans une médiocrité imposée. Un comics très noir à défaut d'être rouge.
Perdu dans mes sempiternelles préoccupations du moment, je trouve parfois du temps pour lire des trucs qui , franchement , ne m'auraient pas titillé la rétine, et ce, à tort ou à raison ; mais j'ai la chance ou malchance d'avoir un libraire vraiment hors du commun : vous savez le genre de libraire qui essaye de comprendre vos goûts, votre style, qui vous propose vraiment un service presqu'à la carte (NDMF : GENRE!!! Il va pas se tirer une balle dans le pied en remballant son client fond de commerce!!! ) ; pas comme si vous achetiez votre bouquin en ligne juste parce que le prix est « vachement » moins cher, mais là, c'est un autre débat qui n'a pas place vraiment dans cette critique ; car oui « ô » lecteur assidu qui lit cette missive, aujourd'hui, on va faire une petite critique d'une bd « España la vida ».
Mais keseksa me direz-vous ? Comme son nom l'indique cela se passe en Espagne (et oui ma bonne-dame) et nous raconte l'histoire du jeune Jean-Léonard, un jeune français qui s'éprend de la cause antifranquiste pendant la guerre civile d'Espagne qui se déroula entre 1936-1939. Jeune marxiste et communiste dans l'âme, il fait partie d'un groupuscule d'intellos militant en France. Suite au bombardement de la ville Guernica par l'aviation de Franco (dont le fameux tableau de Picasso montrera toute l'ampleur de l'horreur), il sera bouleversé. Fort de ses convictions communistes (lutte des classes toussa???...), il décide de faire le pas et de tout lâcher pour partir sur le front combattre ce qui lui semble être une hérésie. S'en suivra une confrontation avec la dure réalité, des rencontres et une vision autre des choses de la vie dont notamment celle de son père.
Un récit politique et engagé donc ! Humaniste sur le fond, ce livre a un côté quasi-hommage mémoriel pour un pan de l'histoire complètement oublié de la plupart des personnes (pour info, la guerre civile en Espagne a vraiment été une boucherie sans nom).
Vu comme cela, on se dirait « why not » mais voilà on se retrouve rapidement face à une narration assez plate, un scénario qui manque de souffle, de peps et d'intensité, un manque de réelle profondeur qui rend difficile la lecture par le néophyte en herbe que nous sommes .
Graphiquement, ce n'est pas la panacée non plus (l'égout et les douleurs...) mais là je n'adhère vraiment pas au style graphique tellement c'est « moche » avec ce mélange de crayonné gras, épais, voire limite « c'est moi qui l'ai fait ». Le découpage des cases est des plus classique même si parfois on a une pointe de « folie » qui dénote et relève un peu la lecture. Les couleurs sont sombres ... Bref beurk.
Reste la maquette qui est soignée avec sa couverture en dur, ses 120 pages épaisses ...
Au final on se retrouve avec une bd dans laquelle les auteurs ont mis du cœur mais qui se sont perdus ou surpassés par le projet ce qui est dommage car il suffisait de quelques trucs pour le rendre un peu plus attrayant et didactique comme un fascicule qui expliquerait la raison de la guerre civile, les revendications, qu'est-ce que le nationalisme, pourquoi certains pays limitrophes supportaient Franco etc ... Wait! Finalement même si j'étais étudiant, je trouverais le truc ultra chiant.
Désolé mais vraiment rien à sauver. Pour conclure, on a un essai non-concluant qui ne trouvera son public que dans un tout petit lectorat un peu « élitiste » ... Un pet dans l'eau quoi !
J'ai trouvé l'intégrale chez un bouquiniste. Pas chère… Heureusement !
"La graine de folie" est une œuvre très colorée, où Civiello montre qu'il manie la peinture avec talent (pour qui aime les couleurs sombres). Des éclaboussures de peinture submergent les planches, où l'on peine à repérer les personnages, d'ailleurs très laids… Certaines images pourraient éventuellement faire de jolis tableaux à exposer à la FIAC, pour l'ambiance chromatique. Peut-être une idée pour un nouveau style de papier peint, genre psychédélique sous acide. Ou alors des cartes postales. Des ex-libris à la rigueur…
En somme, "La graine de folie" est un artbook, pas une BD !
En ce qui concerne l'histoire, elle est extrêmement confuse et les dialogues (souvent des monologues interminables en voix off) sont difficile à lire, à cause des couleurs du lettrage. De toutes façons, il n'y a pas grand chose à comprendre étant donné que le scénario ne tient qu'à un fil ténu et d'une banalité affligeante : « le mode des fées se meurt et il faut le sauver ». Comme en plus le récit est maladroit, mal rythmé et rempli d'allusions brumeuses, en tant que lecteur je n'ai pas réussi à m'y intéresser… Je lis les livres jusqu'au bout, même quand ils m'ennuient, mais là, ce fut dur. Heureusement, comme il ne se passe rien durant 4 albums, c'est vite fait.
Même si Civiello a la bonne idée de faire appel à Mosdi pour réaliser le scénario du quatrième album et clore son cycle, il ne sauve pas grand chose.
Franchement, pour passer autant de temps à s'appliquer à mettre en album de telles inepties, j'espère qu'il vit vraiment sous acide…
Cette manie qu'ont les auteurs modernes de recycler des mythes antiques en science-fiction ne me plaît pas, on ne voit que ça : Hercule (Soleil), Imperator, Le dernier Troyen... c'est quoi ? un manque d'imagination ? la peur de s'attaquer vraiment aux histoires originelles ? Sûrement un peu de tout ça, et Mangin est bien spécialisée dans ce créneau puisque la Rome galactique entrevue ici sert de base à la création de Le dernier Troyen que j'avais trouvée du même niveau, mais avec un dessin beaucoup plus séduisant ; ici, le dessin ne me plaît pas, je le trouve sans génie, et les couleurs sont souvent ternes par endroits.
Autant dire que cette libre adaptation de l'affrontement du roi Hun et du général romain Aetius en version SF a été pour moi une lecture pénible ; à mi-chemin entre SF et fantasy, cette gigantesque fresque épique est très poussive au début, c'est trop long à démarrer, j'aurais pu tout envoyer promener, mais j'ai voulu en voir un peu plus, et j'ai continué à travers une avalanche de batailles spatiales, de scènes violentes et de massacres souvent gratuits au ton vraiment trop sérieux, sans aucun relâchement pour reposer un peu le lecteur. Et je n'avais rien de positif à quoi me rattacher, puisque le dessin ne me convient pas. J'en suis donc ressorti étrillé et désespéré par un résultat final bien décevant. J'aurais préféré la vraie histoire entre Attila et Aetius, beaucoup plus riche, et non cet ersatz galactique qui rejoue l'éternelle lutte manichéenne entre le bien et le mal.
Aouch !
Encore une série à rallonge !
Impossible de trouver la motivation pour aller plus loin que le tome 2...
Le dessin est franchement vieillot, et n'est pas beau, pour ainsi dire. Le visage de la jeune héroïne est souvent raté, par exemple. Les couleurs sont défraichies, ça sent vraiment la poussière...
Côté scénario, je reproche le manque de clarté dans les différentes scènes et motivations des personnages. Je trouve que les auteurs n'ont pas su allier habilement le documentaire et le récit de divertissement.
Dans les scènes de batailles, on distingue mal qui est qui...Catholique, protestant ?
Pour le manque de crédibilité, je me souviens d'une scène qui m'a particulièrement frappé: tout un village avec sa milice est littéralement en panique parcequ'ils sont attaqués par une poignée d'hommes, soi-disant très nombreux (3-4 au bas mot...).
Bref, je n'ai pris aucun plaisir avec cette lecture, qui, loin d'être divertissante, a été fastidieuse, et même pas agréable à regarder.
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Albert Lombaire
Arrivé chez mon dentiste un peu trop en avance, j'ai trouvé un album de cette série parmi les lectures proposées en salle d'attente (le tome 3, Vite, docteur !). Je ne connaissais pas du tout cette série, et ce n'était en fait pas bien grave. Je ne chercherai pas à voir les deux autres tomes, et n'ai d'ailleurs fini celui-là que parce que j'étais coincé avec du temps à tuer. Je n'ai jamais ri, aucun gag n'était franchement drôle. C'est convenu, ça tombe généralement à plat, et on voit arriver la chute à l'avance le plus souvent. Chute assez lourde en plus. Et donc pas drôle... Franchement, si les deux autres albums sont du même acabit, je suis très surpris que Casterman en ait publié trois ! Ce sont des petites histoires à gags d'une page (une seule de deux pages dans cet album), et dans le genre, il y a beaucoup beaucoup mieux !
Innocence
Une série qui aligne les gags souvent à caractère érotique à raison d'un par page. Hélas, pour moi l'ensemble est complètement raté car la plupart des calembours sont assez prévisibles et surtout ne font jamais rire ; c'est tout juste si l'on esquisse un léger sourire de temps à autre. Pourtant j'ai voulu laisser sa chance à l'auteur en lisant avec peine trois tomes de cette série ; mais rien à faire, je suis bien forcé d'avouer que la qualité scénaristique n'est définitivement pas au rendez vous. Quant aux dessins ils sont caractéristiques des séries du genre ; pas mauvais mais pas franchement terribles. Bref, une série qui se veut comique mais passe complètement à coté et qui n'a d'autre but que de vous faire dépenser de l'argent inutilement.
Ma révérence
Encouragé par les critiques de ce site je me suis plongé dans une lecture que j’espérais réjouissante. L’opus tout à fait rafraichissant du Le Singe de Hartlepool m’incitait à la confiance Hélas j’ai très vite déchanté, car le scénario sympathique de l’antihéros paumé devient rapidement un manifeste politique socialo-progressiste bien lourdingue, bien dégoulinant de bon sentiments, bien stigmatisant avec une vision binaire : la pensée positive, le camp du bien et de la tolérance Versus la mauvaise pensée à la fois fasciste, intolérante, liberticide et culpabilisante. Ah oui, j’allais oublier la touche homophobe aussi. Par contre le fait que notre héros se dise qu’en rétrocédant une partie du fric piqué il va faire aller mieux les gens qu’il aurait blessé (moralement hein parce que notre malfrat fait dans la violence psychologique) dans son coup ne choque visiblement personne. Pardon je vomis et je reviens. Le dessin sert tout à fait correctement le propos, les méchants intolérants sont laids, les gentils paumés tout à fait sympa, et même notre caïd raciste (parce qu’il en faut bien un pour éviter le manifeste dictatorial) alterne entre les deux suivant qu’il présente ses bons ou mauvais côtés. Le dessinateur fait donc un très bon travail d’adaptation narratif frais et libre. Les ambiances sont sympa on sent la tension, on sent la lassitude. Au final j’ai bien sûr détesté, je ne doute pas que cet album puisse plaire, car la narration claire et l’intrigue suit un cours tout à fait plaisant, mais le fond totalement indigeste de dogmatisme hors sujet m’a fait décrocher très vite. Quel dommage pour cette jeune maman qui semble tout à fait charmante.
Garfield
Pour moi, Garfield c'est le petit comic strip que je retrouve à la fin du Télé Poche, c'est dire le niveau. C'est la quintessence de la bande dessinée ringarde au même titre que Le Chat. Ce gros matou paresseux, égocentrique, cynique et méchant à tout pour me plaire à la base mais il ne m'a jamais fait décrocher un sourire. Ce n'est pas drôle. Jamais. Certains y voient parfois une critique sociale... 1ère case: Odie en train de baver avec une pancarte devant lui marqué "Câlin pour 1 dollar". 2ème case: Garfield passe devant et soudain lui vient une idée. 3ème case: Garfield ouvre un stand à côté d'Odie avec une pancarte marqué "Serviettes pour 2 dollars". Haha, ah ouais, c'est pas banal... Sérieusement, il y a des gens à qui ça fait "rire" ce genre de blague à Toto ? Et qui sont prêts à mettre de l'argent là-dedans ? Je crois que je vais commencer à écrire un one-man show...
Foot 2 rue
J'avais eu l'occasion de regarder avec mes enfants quelques bribes d'épisodes du dessin animé, et n'avais déjà pas franchement accroché à ces histoires. J'ai récemment feuilleté un album de cette série. Feuilleté seulement, car rien n'a réussi à me faire changer d'avis sur ce Foot 2 rue. Vraiment pas ma tasse de thé ! Je trouve que les histoires débordent trop de bons sentiments, avec des personnages aux caractères manichéens. Et je n'aime pas du tout le dessin. Bref, série à réserver aux accrocs du dessin animé (même si déjà j'aime modérément ces adaptations qui fleurent bon l'appât du gain).
Scalped
Scalped aurait pu me plaire car je suis assez friand des histoires mêlant les indiens même s'ils s'agit en l'espèce de leurs descendants vivant malheureusement dans les fameuses réserves. Cependant, j'ai très vite été en overdose. Tout d'abord, un graphisme qui ne m'a pas du tout attiré. Puis, la violence verbale et physique sous toutes ses formes. On entre dans un univers résolument glauque et malsain. Cependant, je n'aime pas la vulgarité même contextuelle. Certes, les personnages ne sont ni bons, ni mauvais et ils survivent tant bien que mal dans une médiocrité imposée. Un comics très noir à défaut d'être rouge.
España la vida
Perdu dans mes sempiternelles préoccupations du moment, je trouve parfois du temps pour lire des trucs qui , franchement , ne m'auraient pas titillé la rétine, et ce, à tort ou à raison ; mais j'ai la chance ou malchance d'avoir un libraire vraiment hors du commun : vous savez le genre de libraire qui essaye de comprendre vos goûts, votre style, qui vous propose vraiment un service presqu'à la carte (NDMF : GENRE!!! Il va pas se tirer une balle dans le pied en remballant son client fond de commerce!!! ) ; pas comme si vous achetiez votre bouquin en ligne juste parce que le prix est « vachement » moins cher, mais là, c'est un autre débat qui n'a pas place vraiment dans cette critique ; car oui « ô » lecteur assidu qui lit cette missive, aujourd'hui, on va faire une petite critique d'une bd « España la vida ». Mais keseksa me direz-vous ? Comme son nom l'indique cela se passe en Espagne (et oui ma bonne-dame) et nous raconte l'histoire du jeune Jean-Léonard, un jeune français qui s'éprend de la cause antifranquiste pendant la guerre civile d'Espagne qui se déroula entre 1936-1939. Jeune marxiste et communiste dans l'âme, il fait partie d'un groupuscule d'intellos militant en France. Suite au bombardement de la ville Guernica par l'aviation de Franco (dont le fameux tableau de Picasso montrera toute l'ampleur de l'horreur), il sera bouleversé. Fort de ses convictions communistes (lutte des classes toussa???...), il décide de faire le pas et de tout lâcher pour partir sur le front combattre ce qui lui semble être une hérésie. S'en suivra une confrontation avec la dure réalité, des rencontres et une vision autre des choses de la vie dont notamment celle de son père. Un récit politique et engagé donc ! Humaniste sur le fond, ce livre a un côté quasi-hommage mémoriel pour un pan de l'histoire complètement oublié de la plupart des personnes (pour info, la guerre civile en Espagne a vraiment été une boucherie sans nom). Vu comme cela, on se dirait « why not » mais voilà on se retrouve rapidement face à une narration assez plate, un scénario qui manque de souffle, de peps et d'intensité, un manque de réelle profondeur qui rend difficile la lecture par le néophyte en herbe que nous sommes . Graphiquement, ce n'est pas la panacée non plus (l'égout et les douleurs...) mais là je n'adhère vraiment pas au style graphique tellement c'est « moche » avec ce mélange de crayonné gras, épais, voire limite « c'est moi qui l'ai fait ». Le découpage des cases est des plus classique même si parfois on a une pointe de « folie » qui dénote et relève un peu la lecture. Les couleurs sont sombres ... Bref beurk. Reste la maquette qui est soignée avec sa couverture en dur, ses 120 pages épaisses ... Au final on se retrouve avec une bd dans laquelle les auteurs ont mis du cœur mais qui se sont perdus ou surpassés par le projet ce qui est dommage car il suffisait de quelques trucs pour le rendre un peu plus attrayant et didactique comme un fascicule qui expliquerait la raison de la guerre civile, les revendications, qu'est-ce que le nationalisme, pourquoi certains pays limitrophes supportaient Franco etc ... Wait! Finalement même si j'étais étudiant, je trouverais le truc ultra chiant. Désolé mais vraiment rien à sauver. Pour conclure, on a un essai non-concluant qui ne trouvera son public que dans un tout petit lectorat un peu « élitiste » ... Un pet dans l'eau quoi !
La Graine de Folie
J'ai trouvé l'intégrale chez un bouquiniste. Pas chère… Heureusement ! "La graine de folie" est une œuvre très colorée, où Civiello montre qu'il manie la peinture avec talent (pour qui aime les couleurs sombres). Des éclaboussures de peinture submergent les planches, où l'on peine à repérer les personnages, d'ailleurs très laids… Certaines images pourraient éventuellement faire de jolis tableaux à exposer à la FIAC, pour l'ambiance chromatique. Peut-être une idée pour un nouveau style de papier peint, genre psychédélique sous acide. Ou alors des cartes postales. Des ex-libris à la rigueur… En somme, "La graine de folie" est un artbook, pas une BD ! En ce qui concerne l'histoire, elle est extrêmement confuse et les dialogues (souvent des monologues interminables en voix off) sont difficile à lire, à cause des couleurs du lettrage. De toutes façons, il n'y a pas grand chose à comprendre étant donné que le scénario ne tient qu'à un fil ténu et d'une banalité affligeante : « le mode des fées se meurt et il faut le sauver ». Comme en plus le récit est maladroit, mal rythmé et rempli d'allusions brumeuses, en tant que lecteur je n'ai pas réussi à m'y intéresser… Je lis les livres jusqu'au bout, même quand ils m'ennuient, mais là, ce fut dur. Heureusement, comme il ne se passe rien durant 4 albums, c'est vite fait. Même si Civiello a la bonne idée de faire appel à Mosdi pour réaliser le scénario du quatrième album et clore son cycle, il ne sauve pas grand chose. Franchement, pour passer autant de temps à s'appliquer à mettre en album de telles inepties, j'espère qu'il vit vraiment sous acide…
Le Fléau des Dieux
Cette manie qu'ont les auteurs modernes de recycler des mythes antiques en science-fiction ne me plaît pas, on ne voit que ça : Hercule (Soleil), Imperator, Le dernier Troyen... c'est quoi ? un manque d'imagination ? la peur de s'attaquer vraiment aux histoires originelles ? Sûrement un peu de tout ça, et Mangin est bien spécialisée dans ce créneau puisque la Rome galactique entrevue ici sert de base à la création de Le dernier Troyen que j'avais trouvée du même niveau, mais avec un dessin beaucoup plus séduisant ; ici, le dessin ne me plaît pas, je le trouve sans génie, et les couleurs sont souvent ternes par endroits. Autant dire que cette libre adaptation de l'affrontement du roi Hun et du général romain Aetius en version SF a été pour moi une lecture pénible ; à mi-chemin entre SF et fantasy, cette gigantesque fresque épique est très poussive au début, c'est trop long à démarrer, j'aurais pu tout envoyer promener, mais j'ai voulu en voir un peu plus, et j'ai continué à travers une avalanche de batailles spatiales, de scènes violentes et de massacres souvent gratuits au ton vraiment trop sérieux, sans aucun relâchement pour reposer un peu le lecteur. Et je n'avais rien de positif à quoi me rattacher, puisque le dessin ne me convient pas. J'en suis donc ressorti étrillé et désespéré par un résultat final bien décevant. J'aurais préféré la vraie histoire entre Attila et Aetius, beaucoup plus riche, et non cet ersatz galactique qui rejoue l'éternelle lutte manichéenne entre le bien et le mal.
Les Chemins de Malefosse
Aouch ! Encore une série à rallonge ! Impossible de trouver la motivation pour aller plus loin que le tome 2... Le dessin est franchement vieillot, et n'est pas beau, pour ainsi dire. Le visage de la jeune héroïne est souvent raté, par exemple. Les couleurs sont défraichies, ça sent vraiment la poussière... Côté scénario, je reproche le manque de clarté dans les différentes scènes et motivations des personnages. Je trouve que les auteurs n'ont pas su allier habilement le documentaire et le récit de divertissement. Dans les scènes de batailles, on distingue mal qui est qui...Catholique, protestant ? Pour le manque de crédibilité, je me souviens d'une scène qui m'a particulièrement frappé: tout un village avec sa milice est littéralement en panique parcequ'ils sont attaqués par une poignée d'hommes, soi-disant très nombreux (3-4 au bas mot...). Bref, je n'ai pris aucun plaisir avec cette lecture, qui, loin d'être divertissante, a été fastidieuse, et même pas agréable à regarder. (262)