En 1965, Mandryka fait surgir ce personnage légumier dans le journal Vaillant ; c'est une bande basée sur un humour nosensique et des gags absurdes qui peut surprendre dans ce journal pour jeunes, plutôt voué à l'aventure et à un humour moins intellectuel. Ceci dit, Vaillant/Pif-Gadget accueillera d'autres Bd qui seront aussi déroutantes pour son public, telles M le Magicien... de Mattioli, "les Compagnons d'Univerzoo" de Usero et Mora, "Milo Marat" de Bonvi, ou Corto Maltese...
Ce concombre masqué vit donc une première vie où il ne se passe pas grand chose, on se contente de deviser de façon philosophique. La formule change en 1971 lorsque le légume atypique arrive dans Pilote : le décor est plus stylisé, les humains sont remplacés par d'autres végétaux, et le ton devient beaucoup plus tourné vers la psychanalyse et la discussion existentielle entre le héros et son copain Chourave. Plus tard, dans L'Echo des Savanes, le concombre se préoccupera de politique, avant de revenir dans Pilote où il retrouvera la poésie de ses débuts. C'est donc à partir de 1971 que cette bande inclassable et difficile à définir a été "récupérée" par une sorte d'élite intellectuelle qui y voyait une Bd de génie. Je suis désolé mais moi ça m'a toujours laissé froid, je trouvais ça stupide et sans intérêt, mais ça ne m'a pas étonné, car dès qu'il y a quelque chose d'un peu novateur ou de singulier par son non-sens, les intellos, qui souvent à cette époque avaient été les premiers dix ans avant à cracher sur la bande dessinée comme quoi c'était pas un art et tout ça...sont toujours là pour crier au génie, parce qu'un crétin a dû dire que c'était génial. Quelle hypocrisie et quelle récupération calamiteuse !
Bref, cette bande ne m'a jamais fait rire, et je n'ai jamais compris comment ça avait pu autant tourner la tête des gens, avec un humour à 2 balles et un dessin pas hideux mais pas formidable quand même. Pourtant j'aime bien l'absurde, mais là, je trouve que c'est pas vraiment intelligent, c'est banal, quelconque, commun, ennuyeux, lassant et ça veut rien dire...
Après son coup d'essai en retrait, Druillet fait surgir son néo-terrien aux yeux rouges en 1970 dans le journal Pilote ; celui-ci commence à virer tous les héros à la papa, pour inviter de nouveaux dessinateurs à s'exprimer, c'est ainsi qu'on verra des gens comme Alexis, Loro, Reiser, Mandryka, Solé, F'Murr, Brétécher, Caza ou Mulatier.... côtoyer un temps encore les dernières aventures de Lucky Luke, de Blueberry, d'Achile Talon ou d'Astérix....ça sera bizarre d'ailleurs ce changement de formule en mensuel, ce remaniement de dessinateurs et cette sorte de cohabitation parfois malaisée entre auteurs classiques et avant-gardistes. Druillet se situait tout à fait dans ceux-là, puisque "Lone Sloane" qui arrive avec les 6 Voyages se fondait dans le moule du nouveau Pilote, graphiquement, narrativement, idéologiquement et au niveau des couleurs aussi. Pour moi, c'était la fin d'une époque, et il n'était pas question que j'aime ce genre de bande (comme je l'ai dit dans l'avis Lone Sloane 66) ; cependant, cette bande est un jalon dans l'histoire de la bande dessinée, on a le droit de pas l'aimer, mais on doit savoir qu'elle existe.
Surtout parce que ça déroute le lecteur et qu'on découvre alors le génie graphique d'un dessinateur aux pages délirantes et aux cadres éclatés, aux couleurs qui explosent, et composées d'architectures tourmentées, de machines de métal complexes, de visions chaotiques d'un monde en perdition, de décors fouillés et surchargés à l'excès.... bref, des images-choc abolissant le découpage classique de la BD traditionnelle, qui trouvent leur inspiration chez Lovecraft, et donnent une démesure dans le ton et le dessin dûs à la folie créatrice de Druillet.
Certains observateurs prétendent que les créations de Druillet ressemblent plus à des prouesses graphiques qu'à de véritables histoires ; je ne suis pas assez qualifié pour trancher, mais ce qui est sûr, c'est que ses oeuvres ont profondément marqué le monde de la BD des années 70, et ont contribué à élever le 9ème art vers une véritable forme d'expression.
J'ai donc suffisamment approché cet univers tortueux pour pouvoir le décrire, mais ça aura été au prix d'une épreuve assez difficile, une lecture que je ne pourrais plus refaire maintenant parce qu'il m'est absolument impossible de rentrer dedans sans me faire ch...voila tout.
Cette histoire fantastique et baroque emmène le héros vagabond intergalactique surgi du cosmos dans un cauchemar infini, à la recherche de la planète Terre, en parcourant d'étranges univers peuplés de guerriers sanguinaires, de démons vicieux et de sorciers démoniaques. C'était un personnage totalement novateur et avant-gardiste en 1966, ça a beaucoup surpris à cette époque, ce qui obligea Druillet à le mettre un peu en attente.
Le personnage est apparu dans "le Mystère des abîmes" chez l'éditeur Eric Losfeld ; cet album est aujourd'hui très recherché ; puis il est réédité en 1977 aux Humanoïdes Associés sous le titre de "Lone Sloane 66". J'ai eu l'occasion de lire cette réédition, et c'est carrément le genre de Bd que je déteste au plus haut point, d'abord parce je n'y comprend rien, ensuite parce cet univers ne m'apporte rien, aucun plaisir, aucune joie de lecture, et en plus, ça n'est pas fait pour m'attirer vers la SF, déjà que je n'aime pas vraiment ça. Mais, il faut bien reconnaître (car je ne suis pas bêtement borné) que c'est du lourd. Un de mes oncles m'a raconté qu'à l'époque, on sentait le fort potentiel et le talent d'un créateur prêt à bousculer le cadre classique du graphisme et de la narration en bande dessinée. Et surtout, on sentit une approche de la science-fiction différente des Bd américaines, une SF résolument visionnaire.
Bref, c'est pas mon truc du tout, mais ça fait partie de l'histoire de la BD, on ne peut l'ignorer.
Aouch !
Le gars qui a pondu un tel scénario doit être schizo, sous acides, et bien chargé !!
Franchement, c'est incompréhensible, cauchemardesque, impénétrable....
Je fais le résumé des pages que j'ai réussi à lire, avant de lâcher, c'est-à-dire la moitié de l'album à peu près...
Un père et son fils, tous les deux juifs, représentés sous des traits monstrueux et, malgré leur lien de parenté, très différents l'un de l'autre, tombent dans les mains d'une brigade de SS, dirigée par une espèce de nain nazi déguisé en Merlin l'enchanteur, sauf qu'au lieu des étoiles et croissants de lune, son habit figure des croix gammées.
Au début, ils sympathisent, mais nos deux ptits monstres se rendent compte que les nazis enlèvent des ptits chats pour les tuer, et ça, c'est intolérable, ils décident de les libérer, et, du coup, ils se disputent avec Merlin le nazi et sont faits prisonniers...
J'en étais arrivé au moment où deux soldats polonais poètes, déguisés en chat, font exprès de se faire capturer par cette escouade pour les sauver...
Voilà donc le style d'histoire auquel vous vous confronterez en lisant cet album.
J'ai pas pu tenir plus, car, en plus d'être complètement fou, les dialogues sont chiants à mourrir, et que le dessin n'est même pas beau.
Je constate que je ne suis pas le seul à mettre la note fatidique, je vous conseille donc de passer votre chemin, et de choisir autre chose.
(267)
Voici un manga baston avec un scénario peu original et indigent. Le cadre sera celui de la guerre des gangs avec ses enchaînements de combats. On va avoir droit à une débauche de violence à la limite du gore et de la boucherie.
Je n'ai pas aimé car ce récit n'est pas au service d'une intelligence digne de ce nom. Le final est pour autant dire ridicule si vous arrivez à suivre jusqu'au 7ème tome. Bref, rien ne vaut cette lecture.
Il est vrai qu'on n'attendait pas Zep sur ce registre et c'est plutôt encourageant de voir qu'il peut faire autre chose que dans la bd d'humour pro-ado. Cependant, quand il sort du sentier battu pour réaliser une oeuvre plus mâture, il se met alors à égalité avec les autres auteurs qui nous pondent également des histoires plus ou mois intéressantes.
En l'occurrence, il s'agit d'un secret de famille dans un groupe de rock ayant raté le coche. Cela manque de cohérence au niveau du scénario. On se perd dans les flash-back et les personnages qui se ressemblent et on ne comprend plus rien. Il n'est pas facile d'élaborer un scénario qui tranche avec le reste. C'est plus que moyen. Même les dialogues sont parfois vulgaires avec une Madonna, reine du rock, qui en prend pour son grade.
Maintenant, je ne ferai pas dans la complaisance pour indiquer qu'il s'agit d'une bd événement du grand Zep. A vous de juger !
Il m'a fallu m'y reprendre à trois fois pour terminer cet album. En cause ? L'absurdité des dialogues, l'inintérêt des situations et la platitude des personnages.
Parfois l'absurde sert un propos, sous-tend une histoire, une opinion... Ici, rien. Rien de rien. On a l'impression que l'auteur n'a pas écrit son récit au préalable, qu'il s'est laissé porter par son récit, au risque de perdre le fil, ce qu'il fait jusqu'à la fin ou presque.
Le dessin n'est pas désagréable, mais se réfugie un peu trop facilement dans un style à la Dali pour masquer ses insuffisances en matière de morphologie.
Bref, inintéressant. A éviter.
Une lecture énervante, quoique très brève (15 minutes) ; et ce ne sont pas les banals dialogues réduits ici au strict minimum ou bien des graphismes gnan-gnan qui auraient put retenir mon attention quelques minutes de plus.
Pratique le prétexte du décor enneigé pour un dessinateur qui aurait la flemme de dessiner autre chose que quelques personnages. Personnages n’ayant aucune profondeur, charisme, personnalité, même pas un seul trait de caractère qui aurait put le rendre sympathique. Rien. Le néant total, à l’image d’une intrigue sans aucun intérêt dont ils ne sont que simples figurants (ils n’ont pas de nom d’ailleurs) et bien que vivant dans un hameau de huit maisons, semblent ne pas se connaître (dingue, non ?).
Au niveau incohérence abracadabrantesque, j’ai noté celle-ci qui m’a beaucoup fait rire (autant que je l’ai trouvé divinement naze) : 2 enfants de 10 ans (à vue d’œil on dirait 10 ans) aident des adultes à sortir d’un trou de plusieurs mètres de profondeur à la force de leurs bras… Hum.
Et la façon dont le chasseur est traité, alors que c'est le seul qui ose agir face à la "menace", pendant que les autres se contentent d'être sarcastiques envers lui alors qu'ils ne sont que spectateurs; ça aussi ça m'a fortement agacé.
Le genre de bd qui me gonfle vraiment, même achetée pas chère.
Cette BD m'a laissé perplexe. Un dessin moyen voire très moyen, qui a vraiment mal vieilli, sans vraiment d’intérêt.
Cet album comprend 7 petites histoires qui sont courtes et finalement assez peu intéressantes. Dans un cadre futuriste, on prend un monsieur tout le monde, le fil conducteur c'est cette machine à "fantasme", on se retrouve dans ce "fantasme". Cela se termine parfois avec une morale ou une pseudo réflexion un peu philosophique sur la vie, ou parfois ça n'a ni queue ni tête.
Pour moi, cette BD présente finalement assez peu d'intérêt, passez votre chemin...
Je cherchais un bon manga de dark fantasy, et on peut dire que je cherche encore...
C'est simple, je n'ai même pas réussir à lire plus de la moitié du premier tome.
Des scènes de sexe simplistes et gratuites et des personnages très stéréotypés qui manquent complètement de crédibilité...
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Le Concombre Masqué
En 1965, Mandryka fait surgir ce personnage légumier dans le journal Vaillant ; c'est une bande basée sur un humour nosensique et des gags absurdes qui peut surprendre dans ce journal pour jeunes, plutôt voué à l'aventure et à un humour moins intellectuel. Ceci dit, Vaillant/Pif-Gadget accueillera d'autres Bd qui seront aussi déroutantes pour son public, telles M le Magicien... de Mattioli, "les Compagnons d'Univerzoo" de Usero et Mora, "Milo Marat" de Bonvi, ou Corto Maltese... Ce concombre masqué vit donc une première vie où il ne se passe pas grand chose, on se contente de deviser de façon philosophique. La formule change en 1971 lorsque le légume atypique arrive dans Pilote : le décor est plus stylisé, les humains sont remplacés par d'autres végétaux, et le ton devient beaucoup plus tourné vers la psychanalyse et la discussion existentielle entre le héros et son copain Chourave. Plus tard, dans L'Echo des Savanes, le concombre se préoccupera de politique, avant de revenir dans Pilote où il retrouvera la poésie de ses débuts. C'est donc à partir de 1971 que cette bande inclassable et difficile à définir a été "récupérée" par une sorte d'élite intellectuelle qui y voyait une Bd de génie. Je suis désolé mais moi ça m'a toujours laissé froid, je trouvais ça stupide et sans intérêt, mais ça ne m'a pas étonné, car dès qu'il y a quelque chose d'un peu novateur ou de singulier par son non-sens, les intellos, qui souvent à cette époque avaient été les premiers dix ans avant à cracher sur la bande dessinée comme quoi c'était pas un art et tout ça...sont toujours là pour crier au génie, parce qu'un crétin a dû dire que c'était génial. Quelle hypocrisie et quelle récupération calamiteuse ! Bref, cette bande ne m'a jamais fait rire, et je n'ai jamais compris comment ça avait pu autant tourner la tête des gens, avec un humour à 2 balles et un dessin pas hideux mais pas formidable quand même. Pourtant j'aime bien l'absurde, mais là, je trouve que c'est pas vraiment intelligent, c'est banal, quelconque, commun, ennuyeux, lassant et ça veut rien dire...
Lone Sloane
Après son coup d'essai en retrait, Druillet fait surgir son néo-terrien aux yeux rouges en 1970 dans le journal Pilote ; celui-ci commence à virer tous les héros à la papa, pour inviter de nouveaux dessinateurs à s'exprimer, c'est ainsi qu'on verra des gens comme Alexis, Loro, Reiser, Mandryka, Solé, F'Murr, Brétécher, Caza ou Mulatier.... côtoyer un temps encore les dernières aventures de Lucky Luke, de Blueberry, d'Achile Talon ou d'Astérix....ça sera bizarre d'ailleurs ce changement de formule en mensuel, ce remaniement de dessinateurs et cette sorte de cohabitation parfois malaisée entre auteurs classiques et avant-gardistes. Druillet se situait tout à fait dans ceux-là, puisque "Lone Sloane" qui arrive avec les 6 Voyages se fondait dans le moule du nouveau Pilote, graphiquement, narrativement, idéologiquement et au niveau des couleurs aussi. Pour moi, c'était la fin d'une époque, et il n'était pas question que j'aime ce genre de bande (comme je l'ai dit dans l'avis Lone Sloane 66) ; cependant, cette bande est un jalon dans l'histoire de la bande dessinée, on a le droit de pas l'aimer, mais on doit savoir qu'elle existe. Surtout parce que ça déroute le lecteur et qu'on découvre alors le génie graphique d'un dessinateur aux pages délirantes et aux cadres éclatés, aux couleurs qui explosent, et composées d'architectures tourmentées, de machines de métal complexes, de visions chaotiques d'un monde en perdition, de décors fouillés et surchargés à l'excès.... bref, des images-choc abolissant le découpage classique de la BD traditionnelle, qui trouvent leur inspiration chez Lovecraft, et donnent une démesure dans le ton et le dessin dûs à la folie créatrice de Druillet. Certains observateurs prétendent que les créations de Druillet ressemblent plus à des prouesses graphiques qu'à de véritables histoires ; je ne suis pas assez qualifié pour trancher, mais ce qui est sûr, c'est que ses oeuvres ont profondément marqué le monde de la BD des années 70, et ont contribué à élever le 9ème art vers une véritable forme d'expression. J'ai donc suffisamment approché cet univers tortueux pour pouvoir le décrire, mais ça aura été au prix d'une épreuve assez difficile, une lecture que je ne pourrais plus refaire maintenant parce qu'il m'est absolument impossible de rentrer dedans sans me faire ch...voila tout.
Lone Sloane 66
Cette histoire fantastique et baroque emmène le héros vagabond intergalactique surgi du cosmos dans un cauchemar infini, à la recherche de la planète Terre, en parcourant d'étranges univers peuplés de guerriers sanguinaires, de démons vicieux et de sorciers démoniaques. C'était un personnage totalement novateur et avant-gardiste en 1966, ça a beaucoup surpris à cette époque, ce qui obligea Druillet à le mettre un peu en attente. Le personnage est apparu dans "le Mystère des abîmes" chez l'éditeur Eric Losfeld ; cet album est aujourd'hui très recherché ; puis il est réédité en 1977 aux Humanoïdes Associés sous le titre de "Lone Sloane 66". J'ai eu l'occasion de lire cette réédition, et c'est carrément le genre de Bd que je déteste au plus haut point, d'abord parce je n'y comprend rien, ensuite parce cet univers ne m'apporte rien, aucun plaisir, aucune joie de lecture, et en plus, ça n'est pas fait pour m'attirer vers la SF, déjà que je n'aime pas vraiment ça. Mais, il faut bien reconnaître (car je ne suis pas bêtement borné) que c'est du lourd. Un de mes oncles m'a raconté qu'à l'époque, on sentait le fort potentiel et le talent d'un créateur prêt à bousculer le cadre classique du graphisme et de la narration en bande dessinée. Et surtout, on sentit une approche de la science-fiction différente des Bd américaines, une SF résolument visionnaire. Bref, c'est pas mon truc du tout, mais ça fait partie de l'histoire de la BD, on ne peut l'ignorer.
Achtung Zelig !
Aouch ! Le gars qui a pondu un tel scénario doit être schizo, sous acides, et bien chargé !! Franchement, c'est incompréhensible, cauchemardesque, impénétrable.... Je fais le résumé des pages que j'ai réussi à lire, avant de lâcher, c'est-à-dire la moitié de l'album à peu près... Un père et son fils, tous les deux juifs, représentés sous des traits monstrueux et, malgré leur lien de parenté, très différents l'un de l'autre, tombent dans les mains d'une brigade de SS, dirigée par une espèce de nain nazi déguisé en Merlin l'enchanteur, sauf qu'au lieu des étoiles et croissants de lune, son habit figure des croix gammées. Au début, ils sympathisent, mais nos deux ptits monstres se rendent compte que les nazis enlèvent des ptits chats pour les tuer, et ça, c'est intolérable, ils décident de les libérer, et, du coup, ils se disputent avec Merlin le nazi et sont faits prisonniers... J'en étais arrivé au moment où deux soldats polonais poètes, déguisés en chat, font exprès de se faire capturer par cette escouade pour les sauver... Voilà donc le style d'histoire auquel vous vous confronterez en lisant cet album. J'ai pas pu tenir plus, car, en plus d'être complètement fou, les dialogues sont chiants à mourrir, et que le dessin n'est même pas beau. Je constate que je ne suis pas le seul à mettre la note fatidique, je vous conseille donc de passer votre chemin, et de choisir autre chose. (267)
Jackals
Voici un manga baston avec un scénario peu original et indigent. Le cadre sera celui de la guerre des gangs avec ses enchaînements de combats. On va avoir droit à une débauche de violence à la limite du gore et de la boucherie. Je n'ai pas aimé car ce récit n'est pas au service d'une intelligence digne de ce nom. Le final est pour autant dire ridicule si vous arrivez à suivre jusqu'au 7ème tome. Bref, rien ne vaut cette lecture.
Une Histoire d'hommes
Il est vrai qu'on n'attendait pas Zep sur ce registre et c'est plutôt encourageant de voir qu'il peut faire autre chose que dans la bd d'humour pro-ado. Cependant, quand il sort du sentier battu pour réaliser une oeuvre plus mâture, il se met alors à égalité avec les autres auteurs qui nous pondent également des histoires plus ou mois intéressantes. En l'occurrence, il s'agit d'un secret de famille dans un groupe de rock ayant raté le coche. Cela manque de cohérence au niveau du scénario. On se perd dans les flash-back et les personnages qui se ressemblent et on ne comprend plus rien. Il n'est pas facile d'élaborer un scénario qui tranche avec le reste. C'est plus que moyen. Même les dialogues sont parfois vulgaires avec une Madonna, reine du rock, qui en prend pour son grade. Maintenant, je ne ferai pas dans la complaisance pour indiquer qu'il s'agit d'une bd événement du grand Zep. A vous de juger !
Castor Joseph
Il m'a fallu m'y reprendre à trois fois pour terminer cet album. En cause ? L'absurdité des dialogues, l'inintérêt des situations et la platitude des personnages. Parfois l'absurde sert un propos, sous-tend une histoire, une opinion... Ici, rien. Rien de rien. On a l'impression que l'auteur n'a pas écrit son récit au préalable, qu'il s'est laissé porter par son récit, au risque de perdre le fil, ce qu'il fait jusqu'à la fin ou presque. Le dessin n'est pas désagréable, mais se réfugie un peu trop facilement dans un style à la Dali pour masquer ses insuffisances en matière de morphologie. Bref, inintéressant. A éviter.
Winter Freaks
Une lecture énervante, quoique très brève (15 minutes) ; et ce ne sont pas les banals dialogues réduits ici au strict minimum ou bien des graphismes gnan-gnan qui auraient put retenir mon attention quelques minutes de plus. Pratique le prétexte du décor enneigé pour un dessinateur qui aurait la flemme de dessiner autre chose que quelques personnages. Personnages n’ayant aucune profondeur, charisme, personnalité, même pas un seul trait de caractère qui aurait put le rendre sympathique. Rien. Le néant total, à l’image d’une intrigue sans aucun intérêt dont ils ne sont que simples figurants (ils n’ont pas de nom d’ailleurs) et bien que vivant dans un hameau de huit maisons, semblent ne pas se connaître (dingue, non ?). Au niveau incohérence abracadabrantesque, j’ai noté celle-ci qui m’a beaucoup fait rire (autant que je l’ai trouvé divinement naze) : 2 enfants de 10 ans (à vue d’œil on dirait 10 ans) aident des adultes à sortir d’un trou de plusieurs mètres de profondeur à la force de leurs bras… Hum. Et la façon dont le chasseur est traité, alors que c'est le seul qui ose agir face à la "menace", pendant que les autres se contentent d'être sarcastiques envers lui alors qu'ils ne sont que spectateurs; ça aussi ça m'a fortement agacé. Le genre de bd qui me gonfle vraiment, même achetée pas chère.
Fantasmagories
Cette BD m'a laissé perplexe. Un dessin moyen voire très moyen, qui a vraiment mal vieilli, sans vraiment d’intérêt. Cet album comprend 7 petites histoires qui sont courtes et finalement assez peu intéressantes. Dans un cadre futuriste, on prend un monsieur tout le monde, le fil conducteur c'est cette machine à "fantasme", on se retrouve dans ce "fantasme". Cela se termine parfois avec une morale ou une pseudo réflexion un peu philosophique sur la vie, ou parfois ça n'a ni queue ni tête. Pour moi, cette BD présente finalement assez peu d'intérêt, passez votre chemin...
Übel Blatt
Je cherchais un bon manga de dark fantasy, et on peut dire que je cherche encore... C'est simple, je n'ai même pas réussir à lire plus de la moitié du premier tome. Des scènes de sexe simplistes et gratuites et des personnages très stéréotypés qui manquent complètement de crédibilité...