Traduit de l’Anglais par Madeleine Nasalik, cette bd est une série de strip de 3 cases mettant en scène des super-héros face à des gens ordinaires qui les avaient sans doute un peu trop idéalisés. Bref, les icônes du comics vont prendre un sacré coup !
Le style de vie américain est mis à bas par des gens de l'intérieur. Les anti-américains devraient beaucoup aimé. Ce n'est pas mon cas.
La bd est d'un humour assez particulier et très désopilant. J'avoue sous un sérum de vérité ne pas avoir adhéré à cette forme d'humour grinçante. Le cynisme et l'humour noir ne sont pas ma kryptonite. Toute la misère sexuelle ainsi que les dépressifs nous est présenté. Ce n'est pas drôle du tout.
Aie, triple aie! Dire que ça part dans tous les sens au niveau du scénario n'est faire offense à personne et la première partie de cette BD est bien confuse à comprendre. C'est le temps d'installer les choses me diront les optimistes, certes mais je leur répondrais que dans la deuxième partie les choses vont de mal en pis.
Non en fait ce qui est totalement rédhibitoire c'est le dessin; proportions bizarres, visages inexistants dès qu'ils sont à l'arrière plan, certaines expressions sont tellement forcées qu'on a l'impression d'être à un concours de grimaces, quant à la retranscription de Venise au XVème siècle, ben ça sent le bâclé. Cela s'inspire vaguement de Le Scorpion, mais c'est faire injure à Marini.
Pour moi l'ensemble est vraiment trop faible pour avoir mon assentiment.
Franchement, en ce moment, aucune bd ne trouve grâce à mes yeux. Nous avons une bd regroupant 6 récits dont deux muets.
Sur cet ensemble, seulement un semble un peu sortir du lot par son côté fantastique. Il s'agit du récit d'un professeur de math prenant en otage sa classe. Cependant, la fin sera d'un pathétique.
L'univers décrit par l'auteur est encore une fois très déconcertant. L'humour est souvent décalé.
L'incroyable histoire de la sauce soja provient d'un OVNI. Cet album également.
Je n'ai guère été réceptif à ce genre d'humour qui possède un petit quelque chose de Gelück. Il en faut beaucoup pour me faire rire mais ce n'est pas mission impossible. Il y a des auteurs qui y arrivent. Est-ce alors le sujet sur une comparaison entre l'homme et les primates ? Bref, c'est une lecture stérile qui ne m'a pas inspiré. Les gags en deux images est un procédé plutôt ambitieux mais qui ne fonctionne pas en l'occurrence.
J'avoue que moi non plus je n'aime pas ce genre d'humour. Cela ressemble à une bd certes louée mais que je n'aime pas à savoir Le Chat.
Les discussions philosophiques ne sont guère ma tasse de thé en étant plutôt dans l'action et le dynamisme. Là, on peut dire qu'est ce qu'on s'ennuie.
Si encore, ces trop d'humour étaient aussi irrésistible que pertinents. Cela ne sera pas le cas en ce qui me concerne. Tiens, je vois que je ne suis pas le seul...
J'ai lu rapidement cet album chez un de mes bouquinistes, parce que quand j'ai vu la tournure que ça prenait, j'ai lu les 10 dernières pages en diagonale.
Franchement, je ne sais pas ce qui est passé dans la tête de Mitton pour qu'il invente une histoire pareille, aussi fantoche...
Je m'attendais à trouver la véritable histoire de Gilgamesh qui est une grande épopée antique, mais ici, le sieur Mitton mêle sa légende qui a lieu dans l'antique Mésopotamie au VIIIème siècle avant J.C. à de la science-fiction inintéressante, car c'est censé se dérouler pendant la première guerre du Golfe : un mix aléatoire et improbable, mal élaboré par Mitton qui a fait bien mieux en tant que scénariste (notamment sur Attila... mon amour). Ce héros sumérien qui est l'un des principaux personnages de la mythologie assyro-babylonienne, aurait mérité mieux comme traitement, il faut donc se rabattre sur L'Epopée de Gilgamesh dessinée par Brion, qui reprend la légende intacte.
Là-dessus, je n'aime pas ce dessin qui semble plutôt approximatif par endroits, voire fébrile alors qu'ailleurs, il est plus agréable, c'est donc inégal et peu joli.
Un abandon logique, qui ne sera pas regretté, un de plus...
Je suis fan des reportages de Joe Sacco (notamment le dernier en date, Gaza 1956, en marge de l'histoire), je me suis donc jeté sur ce nouvel album, sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Quelle douche froide.
L’auteur retourne à ses débuts satiriques, et réalise un album underground (dans l’esprit de ceux de Robert Crumb) complètement trash et irrévérencieux. Je n’ai vraiment pas accroché au ton loufoque et déjanté, et je suis resté complétement hermétique au message, qui semble critiquer les classe politique et religieuse, et sans doute la société américaine de manière plus générale. Mais franchement je n’ai pas compris grand-chose, je n’y ai vu qu’un grand « n’importe quoi ». Je me suis forcé jusqu’à la page 90 (sur 120) avant de jeter l’éponge.
Les amateurs du genre apprécieront sans doute cet album à sa juste valeur. Moi, je suis complétement passé à côté.
L'auteur ne sait pas dessiner. Je suis le premier à discorder des autres avis sur ce point, je crois... mais le dessin est vraiment mauvais. Un emprunt aux encyclopédies visuelles existantes sur le marché, avec de la maladresse en plus. Ça peut donner une impression de spontanéité ou originalité qui n'existe pas.
Après, je suis d'accord avec les plus critiques : c'est un mixte qui essaye d'être agréable à tout le monde, évolutionnistes, créationnistes, mystiques, et surtout ce que je conteste le plus : l'idée que la vie a un sens prédéterminé en fonction de l'être humain.
En plus, et surtout au second volume, ce qui me dérange c'est la minimisation, voire l'escamotage de la violence arbitraire, sacrificielle, des communautés primitives et premières civilisations : cannibalisme, lynchage, racisme, sexisme ne reçoivent un traitement suffisamment critique, je crois.
On nous présente une vision trop naïve de la culture. L'optimisme anthropologique ignore toujours le rôle du bouc émissaire.
Bref, c'est trop conventionnel, pas critique ou innovateur. Je suis très repenti d'avoir acheté ces volumes. Et ils sont vraiment chers pour ce qu'ils offrent.
Mis à part le titre qui intrigue, il n'y a rien. Les illustrations sont en noir et blanc. L'auteur expérimente des techniques à chacune de ces 10 petites histoires qui n'ont eu aucun sens pour moi.
Encore de la pseudo-poésie intellectuelle qui ne veut rien dire pour le commun des mortels ! Encore un délire à coup de pétards ! Cela m'a laissé totalement indifférent tant le style est froid.
Maintenant, cela peut plaire à des lecteurs qui aiment les récits très courts qui sont oniriques, absurdes et surréalistes à la fois.
Je vais faire tache dans ce concert de louanges : je n'ai pas aimé Le Sommet des dieux.
Il y a toujours quelqu'un dans mon entourage qui, connaissant ma passion pour la BD, essaie de me faire lire – et espère me faire apprécier – un manga.
Le défi est ardu tant je suis conditionné à tourner les pages et à lire les livres dans le sens occidental que l'on m'a inculqué depuis ma plus tendre enfance ; à tel point que même après 1700 pages, je me surprenais, poussé par mes réflexes, à régulièrement tourner les pages de droite à gauche et à commencer la lecture en haut à gauche…
C'est dire si le manga m'emmerde au départ et l'effort surhumain que je fis pour arriver au bout de cette interminable lecture.
C'est bien parce que j'ai plutôt apprécié Quartier lointain et Le Journal de mon père, du même dessinateur, et aussi parce que je ne voulais pas paraître borné, que j'ai fini par céder aux exhortations des admirateurs du Sommet des dieux…
Des histoires de montagne, je connaissais surtout les romans de Roger Frison-Roche, quelques films qui donnent le vertige comme Cliffhanger ou Vertical limit, et les racontars émus d'amis qui aiment passer la nuit dans des refuges puant la vieille chaussette pour aller se geler les pieds à l'aube sur des glaciers. J'ai tenté ce genre d'expérience une fois, ça ne m'a pas transporté…
La montagne ne fait pas partie de horizons qui me font particulièrement réver. Il paraît que l'on est soit mer, soit montagne, moi je suis plutôt mer… mais côté plage car je crains les vagues scélérates.
En somme, dès le début, je reconnais que je n'ai pas entamé la lecture du Sommet des dieux dans les meilleures dispositions d'esprit.
Après lecture des cinq pavés, je confirme mes a priori.
J'admets que, pour du manga, c'est plutôt bien dessiné, surtout les paysages. Mais tant qu'à faire, pourquoi ne pas tenter une mise en couleur ? Les sommets enneigés, les rochers, le ciel auraient pu présenter de belles nuances, dont seules les couvertures donnent un avant-goût. Les visages des personnages ont le style japonais, pour moi, c'est du Dragon Ball réaliste ; au moins nous épargne-t-on à peu près les grimaces censées les rendre expressifs.
Mon calvaire de lecteur tint surtout aux 1700 planches d'une histoire lente, répétitive, interminable… On progresse à peu près aussi vite qu'un alpiniste scotché sur une face nord verglacée. Et les explications minutieuses des petites péripéties techniques de l'alpinisme ne m'ont pas rendu les ascensions moins fastidieuses. J'ai tourné certaines pages en accéléré sans avoir la sensation de louper grand chose.
Quant à la morale de toute cette histoire, elle est exactement conforme à ce que je craignais. Qu'est-ce qui pousse l'être humain à se mettre en danger, à dépasser ses limites, à monter plus haut ?… Quête de l'absolu, mysticisme du sportif aventurier, rapport au divin, philosophie à deux balles…
1700 pages pour un putain de manuel d'alpinisme…
Pour la recherche de la beauté du monde, je crois que je vais m'en tenir aux récits de voyage d'Emmanuel Lepage, au moins il sait flatter l'œil. Et c'est imprimé à l'endroit.
Je suis peut-être un gros bourrin inaccessible à la subtilité, mais en ce qui concerne la montagne, je préfère revoir Cliffhanger finalement.
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Sérum de vérité
Traduit de l’Anglais par Madeleine Nasalik, cette bd est une série de strip de 3 cases mettant en scène des super-héros face à des gens ordinaires qui les avaient sans doute un peu trop idéalisés. Bref, les icônes du comics vont prendre un sacré coup ! Le style de vie américain est mis à bas par des gens de l'intérieur. Les anti-américains devraient beaucoup aimé. Ce n'est pas mon cas. La bd est d'un humour assez particulier et très désopilant. J'avoue sous un sérum de vérité ne pas avoir adhéré à cette forme d'humour grinçante. Le cynisme et l'humour noir ne sont pas ma kryptonite. Toute la misère sexuelle ainsi que les dépressifs nous est présenté. Ce n'est pas drôle du tout.
La Vénitienne
Aie, triple aie! Dire que ça part dans tous les sens au niveau du scénario n'est faire offense à personne et la première partie de cette BD est bien confuse à comprendre. C'est le temps d'installer les choses me diront les optimistes, certes mais je leur répondrais que dans la deuxième partie les choses vont de mal en pis. Non en fait ce qui est totalement rédhibitoire c'est le dessin; proportions bizarres, visages inexistants dès qu'ils sont à l'arrière plan, certaines expressions sont tellement forcées qu'on a l'impression d'être à un concours de grimaces, quant à la retranscription de Venise au XVème siècle, ben ça sent le bâclé. Cela s'inspire vaguement de Le Scorpion, mais c'est faire injure à Marini. Pour moi l'ensemble est vraiment trop faible pour avoir mon assentiment.
L'Incroyable Histoire de la Sauce Soja
Franchement, en ce moment, aucune bd ne trouve grâce à mes yeux. Nous avons une bd regroupant 6 récits dont deux muets. Sur cet ensemble, seulement un semble un peu sortir du lot par son côté fantastique. Il s'agit du récit d'un professeur de math prenant en otage sa classe. Cependant, la fin sera d'un pathétique. L'univers décrit par l'auteur est encore une fois très déconcertant. L'humour est souvent décalé. L'incroyable histoire de la sauce soja provient d'un OVNI. Cet album également.
Les Primates nous font marcher
Je n'ai guère été réceptif à ce genre d'humour qui possède un petit quelque chose de Gelück. Il en faut beaucoup pour me faire rire mais ce n'est pas mission impossible. Il y a des auteurs qui y arrivent. Est-ce alors le sujet sur une comparaison entre l'homme et les primates ? Bref, c'est une lecture stérile qui ne m'a pas inspiré. Les gags en deux images est un procédé plutôt ambitieux mais qui ne fonctionne pas en l'occurrence.
Béret et casquette
J'avoue que moi non plus je n'aime pas ce genre d'humour. Cela ressemble à une bd certes louée mais que je n'aime pas à savoir Le Chat. Les discussions philosophiques ne sont guère ma tasse de thé en étant plutôt dans l'action et le dynamisme. Là, on peut dire qu'est ce qu'on s'ennuie. Si encore, ces trop d'humour étaient aussi irrésistible que pertinents. Cela ne sera pas le cas en ce qui me concerne. Tiens, je vois que je ne suis pas le seul...
Gilgamesh (Soleil)
J'ai lu rapidement cet album chez un de mes bouquinistes, parce que quand j'ai vu la tournure que ça prenait, j'ai lu les 10 dernières pages en diagonale. Franchement, je ne sais pas ce qui est passé dans la tête de Mitton pour qu'il invente une histoire pareille, aussi fantoche... Je m'attendais à trouver la véritable histoire de Gilgamesh qui est une grande épopée antique, mais ici, le sieur Mitton mêle sa légende qui a lieu dans l'antique Mésopotamie au VIIIème siècle avant J.C. à de la science-fiction inintéressante, car c'est censé se dérouler pendant la première guerre du Golfe : un mix aléatoire et improbable, mal élaboré par Mitton qui a fait bien mieux en tant que scénariste (notamment sur Attila... mon amour). Ce héros sumérien qui est l'un des principaux personnages de la mythologie assyro-babylonienne, aurait mérité mieux comme traitement, il faut donc se rabattre sur L'Epopée de Gilgamesh dessinée par Brion, qui reprend la légende intacte. Là-dessus, je n'aime pas ce dessin qui semble plutôt approximatif par endroits, voire fébrile alors qu'ailleurs, il est plus agréable, c'est donc inégal et peu joli. Un abandon logique, qui ne sera pas regretté, un de plus...
Bumf
Je suis fan des reportages de Joe Sacco (notamment le dernier en date, Gaza 1956, en marge de l'histoire), je me suis donc jeté sur ce nouvel album, sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Quelle douche froide. L’auteur retourne à ses débuts satiriques, et réalise un album underground (dans l’esprit de ceux de Robert Crumb) complètement trash et irrévérencieux. Je n’ai vraiment pas accroché au ton loufoque et déjanté, et je suis resté complétement hermétique au message, qui semble critiquer les classe politique et religieuse, et sans doute la société américaine de manière plus générale. Mais franchement je n’ai pas compris grand-chose, je n’y ai vu qu’un grand « n’importe quoi ». Je me suis forcé jusqu’à la page 90 (sur 120) avant de jeter l’éponge. Les amateurs du genre apprécieront sans doute cet album à sa juste valeur. Moi, je suis complétement passé à côté.
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
L'auteur ne sait pas dessiner. Je suis le premier à discorder des autres avis sur ce point, je crois... mais le dessin est vraiment mauvais. Un emprunt aux encyclopédies visuelles existantes sur le marché, avec de la maladresse en plus. Ça peut donner une impression de spontanéité ou originalité qui n'existe pas. Après, je suis d'accord avec les plus critiques : c'est un mixte qui essaye d'être agréable à tout le monde, évolutionnistes, créationnistes, mystiques, et surtout ce que je conteste le plus : l'idée que la vie a un sens prédéterminé en fonction de l'être humain. En plus, et surtout au second volume, ce qui me dérange c'est la minimisation, voire l'escamotage de la violence arbitraire, sacrificielle, des communautés primitives et premières civilisations : cannibalisme, lynchage, racisme, sexisme ne reçoivent un traitement suffisamment critique, je crois. On nous présente une vision trop naïve de la culture. L'optimisme anthropologique ignore toujours le rôle du bouc émissaire. Bref, c'est trop conventionnel, pas critique ou innovateur. Je suis très repenti d'avoir acheté ces volumes. Et ils sont vraiment chers pour ce qu'ils offrent.
L'Amour infini que j'ai pour toi
Mis à part le titre qui intrigue, il n'y a rien. Les illustrations sont en noir et blanc. L'auteur expérimente des techniques à chacune de ces 10 petites histoires qui n'ont eu aucun sens pour moi. Encore de la pseudo-poésie intellectuelle qui ne veut rien dire pour le commun des mortels ! Encore un délire à coup de pétards ! Cela m'a laissé totalement indifférent tant le style est froid. Maintenant, cela peut plaire à des lecteurs qui aiment les récits très courts qui sont oniriques, absurdes et surréalistes à la fois.
Le Sommet des dieux
Je vais faire tache dans ce concert de louanges : je n'ai pas aimé Le Sommet des dieux. Il y a toujours quelqu'un dans mon entourage qui, connaissant ma passion pour la BD, essaie de me faire lire – et espère me faire apprécier – un manga. Le défi est ardu tant je suis conditionné à tourner les pages et à lire les livres dans le sens occidental que l'on m'a inculqué depuis ma plus tendre enfance ; à tel point que même après 1700 pages, je me surprenais, poussé par mes réflexes, à régulièrement tourner les pages de droite à gauche et à commencer la lecture en haut à gauche… C'est dire si le manga m'emmerde au départ et l'effort surhumain que je fis pour arriver au bout de cette interminable lecture. C'est bien parce que j'ai plutôt apprécié Quartier lointain et Le Journal de mon père, du même dessinateur, et aussi parce que je ne voulais pas paraître borné, que j'ai fini par céder aux exhortations des admirateurs du Sommet des dieux… Des histoires de montagne, je connaissais surtout les romans de Roger Frison-Roche, quelques films qui donnent le vertige comme Cliffhanger ou Vertical limit, et les racontars émus d'amis qui aiment passer la nuit dans des refuges puant la vieille chaussette pour aller se geler les pieds à l'aube sur des glaciers. J'ai tenté ce genre d'expérience une fois, ça ne m'a pas transporté… La montagne ne fait pas partie de horizons qui me font particulièrement réver. Il paraît que l'on est soit mer, soit montagne, moi je suis plutôt mer… mais côté plage car je crains les vagues scélérates. En somme, dès le début, je reconnais que je n'ai pas entamé la lecture du Sommet des dieux dans les meilleures dispositions d'esprit. Après lecture des cinq pavés, je confirme mes a priori. J'admets que, pour du manga, c'est plutôt bien dessiné, surtout les paysages. Mais tant qu'à faire, pourquoi ne pas tenter une mise en couleur ? Les sommets enneigés, les rochers, le ciel auraient pu présenter de belles nuances, dont seules les couvertures donnent un avant-goût. Les visages des personnages ont le style japonais, pour moi, c'est du Dragon Ball réaliste ; au moins nous épargne-t-on à peu près les grimaces censées les rendre expressifs. Mon calvaire de lecteur tint surtout aux 1700 planches d'une histoire lente, répétitive, interminable… On progresse à peu près aussi vite qu'un alpiniste scotché sur une face nord verglacée. Et les explications minutieuses des petites péripéties techniques de l'alpinisme ne m'ont pas rendu les ascensions moins fastidieuses. J'ai tourné certaines pages en accéléré sans avoir la sensation de louper grand chose. Quant à la morale de toute cette histoire, elle est exactement conforme à ce que je craignais. Qu'est-ce qui pousse l'être humain à se mettre en danger, à dépasser ses limites, à monter plus haut ?… Quête de l'absolu, mysticisme du sportif aventurier, rapport au divin, philosophie à deux balles… 1700 pages pour un putain de manuel d'alpinisme… Pour la recherche de la beauté du monde, je crois que je vais m'en tenir aux récits de voyage d'Emmanuel Lepage, au moins il sait flatter l'œil. Et c'est imprimé à l'endroit. Je suis peut-être un gros bourrin inaccessible à la subtilité, mais en ce qui concerne la montagne, je préfère revoir Cliffhanger finalement.