Je précise que j'ai lu le vieil album de 1981 édité chez Glénat.
C'est toute la SF que je déteste, des astronefs, des fusées, des nébuleuses, des androïdes, une planète où il ne fait pas bon vivre, de l'exploration galactique... bref des éléments classiques mais avec des personnages inconsistants et une intrigue mille fois vue dans des films de série Z parfois mieux foutus comme le Guerrier de l'Espace, Metalstorm, les Mercenaires de l'espace..j'en passe et des meilleurs. On dirait que ça veut ressembler à la Guerre des Etoiles qui tenait le haut du pavé à l'époque, mais c'est pathétiquement plat et sans intérêt, et tous ces plans d'appareils sont ennuyeux à la longue. Le dessin de Gimenez qui lorgnait un peu vers Moebius en 1981, aurait mérité mieux..
Ce n'est guère folichon ! Je n'ai absolument pas aimé cette nouvelle aventure écrit par Ozanam. Je deviens un habitué. Il n'y a rien à faire: c'est un effet de style qui nous perd complètement à commencer par les témoignages des divers protagonistes qui remplissent des pages entières.
En effet, je n'ai rien compris à cette histoire qui n'a ni queue ni tête car la construction de ce récit a été sans doute assez mal opéré. Les tribulations loufoques de cette jolie tueuse angélique de la région PACA au service de Dieu ne m'a guère inspiré d'où une notation sans concession.
Bon ben voila, j'aurais essayé de l'urban fantasy, et je m'aperçois que je suis totalement pas réceptif à ce genre et à ce type de Bd. Au contraire de séries dans le même univers comme Ekhö, monde miroir que j'avais un peu plus appréciée pour sa poésie et son côté merveilleux, ou comme 666 qui faisait preuve d'un véritable délire plus axé vers le fantastique maléfique, ici je ne retrouve ni poésie, ni merveilleux, ni folie délirante... je me suis ennuyé comme un rat mort..
Le scénario est confus, les lieux de l'action changent sans cesse sans transition, les personnages sont creux et sans intérêt, le mélange de genres et de personnages est trop accentué, bref ça ne m'a aucunement emballé. J'ai tenté cette aventure en voyant le nom de De Vita, et son dessin, bien que différent du style plus propre et lisse vu sur James Healer que j'avais tant apprécié, n'a pas le même vernis, c'est moins joli aux entournures, tout en restant esthétique.
Dès le premier album, ça m'a assez vite surpris et ennuyé, j'ai lu cette histoire à contrecoeur pour voir où ça menait, la lecture des 2 suivants fut très pénible, j'ai donc laissé tomber, n'en pouvant plus, tout ceci n'est pas du tout dans mes goûts, je n'aime vraiment pas..
Je ne suis pas parvenu à comprendre le fondement de cette Bd, je ne sais pas ce que Sfar essaie de démontrer ici, même s'il soulève quelques questions sur la religion juive ; où veut-il en venir ? quel est l'intérêt de ce sujet ? Bah j'avoue être très dubitatif.
Au départ, ça pouvait être intéressant, mais l'ensemble sombre vite dans une anarchie scénaristique, ce n'est pas construit, c'est brouillon, il n'y a pas de scénario linéaire, c'est plus une succession de scènes sans trop de lien qui ne mènent à rien, il y a même des séquences complètement inutiles ou stupides, bref c'est très très moyen et je n'ai pris aucun plaisir à cette lecture.
De plus, l'époque sous-entend un langage adapté à cette Judée sous occupation romaine après la crucifixion de Jésus-Christ ; or on voit de nombreux dialogues qui ne sonnent absolument pas Ier siècle de notre ère, mais qui tirent plutôt vers le langage des banlieues de notre monde moderne. Certains sont même très maladroits ("C'est complètement connard ce qu'on fait" ou "T'as vu comme elle est bonne !").. c'est bien simple, j'avais l'impression d'entendre les petits branleurs de mon quartier , je ne peux donc pas accepter ce type de dialogue dans un tel décor.
C'est sûrement dommage, je suis certain que Sfar aurait pu faire mieux en soulevant des questions importantes sous couvert d'humour s'il avait été plus subtil et mieux construit. Le dessin est pourtant bon, c'est un trait sobre qui adopte une sorte de Ligne Claire assez séduisante et qui utilise la technique traditionnelle du gaufrier à 6 cases larges par page, une structure immuable de découpage qui étonnamment ne fige pas la rythmique.
Une bande décevante pour moi, en plus inachevée, et pour laquelle j'ai du mal à comprendre les notes si favorables..
Je ne sais pas ce qui se passe sincèrement dans l’esprit de Joann Sfar depuis quelques années et notamment depuis qu’il est passé à la réalisation du biopic sur Gainsbourg mais il y aura clairement eu un avant et un après.
Si le propos d’origine est tentant avec des clins d’œil appuyés à l’œuvre de Voltaire et notamment de son Candide sur la question grave de l’esclavage, j’ai vite décroché avec les pages suivantes et un mélange improbable cul-esclavage.. Oui oui vous avez bien lu !
La curiosité et les propos du récit sont donc alternés de façon complètement hétérogènes au point même de perdre complètement de vue l’histoire principale (d’ailleurs y en a-t-il une vraiment ?).
Je suis plutôt open sur pas mal de sujets et aurai souhaité y trouver un intérêt mais à priori cet album n’aura pas de suite, Sfar l’avait développé en vue de l’adapter pour le cinéma mais c’est tombé à l’eau… Il est donc clair et net que le monsieur ayant déjà du mal à boucler ses séries cohérentes, on peut légitimement garder moins d’espoirs pour celle-ci qui aurait pu bénéficier de deux étoiles sans cette affreuse couverture d’une rare laideur mais là ce n’est juste pas possible…
Une déception de plus pour l’enfant chéri des critiques branchés parisiens mais qui s’éloigne encore un peu plus d’auteurs français comme Blain, Larcenet et Trondheim qui produisent moins mais de bien meilleure qualité… À éviter ? Non mais à fuir surement !
Il n'y aura pas de dialogues dans cette bd totalement muette. L'impression sera en quadrichromie. Les images sont simples et il faudra deviner les actions loufoques de ces trois compères.
L'humour est censé côtoyer le tragique mais l'effet est plutôt désopilant. On sent bien une ode contre les industries qui polluent notre monde. C'est plutôt un court essai comme une expérimentation.
C'est le Conseil des arts du Canada qui a financé cette publication étrange car inclassable. L'auteur qui avait passé une licence d'art plastique à Strasbourg est publié pour la première fois. Il vit désormais à Paris et illustre des livres pour enfants.
Pour autant, je n'ai pas aimé car je n'ai pas eu ce qu'on pourrait appeler un bon moment de lecture. Cela ne m'a rien apporté. Les rois du pétrole ne vont pas marquer le destin du monde pour une fois.
Comme son nom l'indique one-shot est un one-shot. Fort heureusement d'ailleurs car on nous épargne une série qui aurait été de bien mauvaise qualité. Les dessins sont véritablement hideux: ils ont pourtant bénéficié d'un effet informatique. Le scénario est bien piètre et difficilement compréhensible. Même la couverture est laide avec ce personnage ressemblant étrangement à Teal'c à la recherche de naquadah ou poursuivi par les Goa'uld.
Il y a tout juste une réflexion assez intéressante à un moment donné fait par la narration sur le fait qu'on pourrait laisser le pouvoir à un seul homme plutôt que de le donner au peuple car ce dernier est bien trop idiot. Un homme seul ne pourrait pas faire grand mal mais s'il est suivi par tout un peuple, nul ne peut prédire jusqu'où la bêtise peut aller. Certes, mais cette réflexion sans doute intelligente se perd dans une histoire beaucoup trop confuse.
Alors cette BD... Hum... je crois que l'auteur de la BD ne sait pas bien pomper sur les autres...
En effet, depuis 2005, il existe sur le marché de la BD la seule et unique BD avec des héros handicapés, c'est la Bande à Ed... Mais là ? C'est quoi de cette BD pas drôle qui reprend le petit personnage de Ed et le fait évoluer dans des gags bien fades, ne parlant pas du handicap au sens propre et ne faisant pas passer de vrais messages ? Tout est plat...
Bref... une série à éviter !
Encore une de ces lectures qui ne me parlent pas. Pourtant, le sujet avait l'air intéressant. Force est de constater qu'il a été plutôt assez mal exploité. C'est un magma protéiforme sans queue ni tête. Bref, c'est trop abstrait en ce qui me concerne.
Certes, j'entends le discours alarmiste nous présentant un apocalypse si nous ne faisons rien pour changer les choses. Nous a-t-on simplement demandé notre avis ? Aux hommes politiques et aux riches financiers constructeurs de ce monde de régler le problème sans nous culpabiliser ! En attendant, je promets de continuer à faire le tri sélectif et à jeter mes papiers dans une poubelle. Pour la guerre nucléaire, je ne promets rien car ce n'est pas de mon ressort.
En voilà un drôle d’OVNI débarquant sur le monde de la bd franco-belge !
Dargaud a cru flairer le bon filon en laissant au tant décrié Joann Sfar carte blanche sur ce « diptyque » Tokyo avec encarts publicitaires, têtes de gondole en librairie et articles presse pro à la clé.
Tout cela est bien beau mais hormis une couverture réussie, il ne reste pas grand-chose d’une lecture fastidieuse que l’on poursuit sans grande motivation, les éléments de compréhension n’étant pas développées…
Tokyo n’est pas une ville, il s’agit d’une jeune fille aux longs cheveux roux vivant sur une ile irradiée, Sfar faisant référence aux tristes évènements liés au 11 mars 2011 au Japon…
Le souci c’est que Sfar part après complètement en vrille dans un truc brouillon mélangeant dessins paresseux (le bougre est capable de bien mieux mais on a de plus en plus la sensation que dessiner le fait royalement chier) et photos collage sans logique. Il y a aussi certaines photos mises ici et là et souhaitant reproduire un style qui m’échappe encore mais au moins on voit quelques jolies demoiselles…
Vaste catalogue de tout et de surtout n’importe quoi, fumer quelques trucs illicite peut aider à sa compréhension mais il est franchement difficile de succomber aux « charmes » d’une histoire sans queue ni tête.
Tout comme Sloane, c’est par la grâce d’un emprunt que j’ai pu passer une grosse demi-heure à lire une histoire dont je n’ai rien compris. Il y a beaucoup de choses indépendantes, biographiques et alternatives de qualité par d’autres auteurs, ou dans de petites maisons d’édition sans que le grand public ne soit confronté à une bd éditée à grand tirage et qui n’aura finalement réussi à séduire que le nombril de son auteur ou de ses fidèles disciples. Bref soit un second tome vient remettre de l’ordre dans tout ce foutras soit il faut décidément se dire que Sfar profite de son immense succès passé pour balancer tout ce qui lui passe par la tête même quand c’est aussi brouillon et confus que cet exercice…
À éviter car l’objet n’a véritablement rien de séduisant…
Je ne comprends décidément plus rien à cet auteur pour lequel je serais toujours reconnaissant pour être l'un des créateurs de la série culte "Donjon" mais dont presque tout le reste me laisse totalement indifférent et donc ce Tokyo constitue la rupture définitive...
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L'Étoile noire
Je précise que j'ai lu le vieil album de 1981 édité chez Glénat. C'est toute la SF que je déteste, des astronefs, des fusées, des nébuleuses, des androïdes, une planète où il ne fait pas bon vivre, de l'exploration galactique... bref des éléments classiques mais avec des personnages inconsistants et une intrigue mille fois vue dans des films de série Z parfois mieux foutus comme le Guerrier de l'Espace, Metalstorm, les Mercenaires de l'espace..j'en passe et des meilleurs. On dirait que ça veut ressembler à la Guerre des Etoiles qui tenait le haut du pavé à l'époque, mais c'est pathétiquement plat et sans intérêt, et tous ces plans d'appareils sont ennuyeux à la longue. Le dessin de Gimenez qui lorgnait un peu vers Moebius en 1981, aurait mérité mieux..
Seconde chance
Ce n'est guère folichon ! Je n'ai absolument pas aimé cette nouvelle aventure écrit par Ozanam. Je deviens un habitué. Il n'y a rien à faire: c'est un effet de style qui nous perd complètement à commencer par les témoignages des divers protagonistes qui remplissent des pages entières. En effet, je n'ai rien compris à cette histoire qui n'a ni queue ni tête car la construction de ce récit a été sans doute assez mal opéré. Les tribulations loufoques de cette jolie tueuse angélique de la région PACA au service de Dieu ne m'a guère inspiré d'où une notation sans concession.
Wisher
Bon ben voila, j'aurais essayé de l'urban fantasy, et je m'aperçois que je suis totalement pas réceptif à ce genre et à ce type de Bd. Au contraire de séries dans le même univers comme Ekhö, monde miroir que j'avais un peu plus appréciée pour sa poésie et son côté merveilleux, ou comme 666 qui faisait preuve d'un véritable délire plus axé vers le fantastique maléfique, ici je ne retrouve ni poésie, ni merveilleux, ni folie délirante... je me suis ennuyé comme un rat mort.. Le scénario est confus, les lieux de l'action changent sans cesse sans transition, les personnages sont creux et sans intérêt, le mélange de genres et de personnages est trop accentué, bref ça ne m'a aucunement emballé. J'ai tenté cette aventure en voyant le nom de De Vita, et son dessin, bien que différent du style plus propre et lisse vu sur James Healer que j'avais tant apprécié, n'a pas le même vernis, c'est moins joli aux entournures, tout en restant esthétique. Dès le premier album, ça m'a assez vite surpris et ennuyé, j'ai lu cette histoire à contrecoeur pour voir où ça menait, la lecture des 2 suivants fut très pénible, j'ai donc laissé tomber, n'en pouvant plus, tout ceci n'est pas du tout dans mes goûts, je n'aime vraiment pas..
Les Olives noires
Je ne suis pas parvenu à comprendre le fondement de cette Bd, je ne sais pas ce que Sfar essaie de démontrer ici, même s'il soulève quelques questions sur la religion juive ; où veut-il en venir ? quel est l'intérêt de ce sujet ? Bah j'avoue être très dubitatif. Au départ, ça pouvait être intéressant, mais l'ensemble sombre vite dans une anarchie scénaristique, ce n'est pas construit, c'est brouillon, il n'y a pas de scénario linéaire, c'est plus une succession de scènes sans trop de lien qui ne mènent à rien, il y a même des séquences complètement inutiles ou stupides, bref c'est très très moyen et je n'ai pris aucun plaisir à cette lecture. De plus, l'époque sous-entend un langage adapté à cette Judée sous occupation romaine après la crucifixion de Jésus-Christ ; or on voit de nombreux dialogues qui ne sonnent absolument pas Ier siècle de notre ère, mais qui tirent plutôt vers le langage des banlieues de notre monde moderne. Certains sont même très maladroits ("C'est complètement connard ce qu'on fait" ou "T'as vu comme elle est bonne !").. c'est bien simple, j'avais l'impression d'entendre les petits branleurs de mon quartier , je ne peux donc pas accepter ce type de dialogue dans un tel décor. C'est sûrement dommage, je suis certain que Sfar aurait pu faire mieux en soulevant des questions importantes sous couvert d'humour s'il avait été plus subtil et mieux construit. Le dessin est pourtant bon, c'est un trait sobre qui adopte une sorte de Ligne Claire assez séduisante et qui utilise la technique traditionnelle du gaufrier à 6 cases larges par page, une structure immuable de découpage qui étonnamment ne fige pas la rythmique. Une bande décevante pour moi, en plus inachevée, et pour laquelle j'ai du mal à comprendre les notes si favorables..
Les Lumières de la France
Je ne sais pas ce qui se passe sincèrement dans l’esprit de Joann Sfar depuis quelques années et notamment depuis qu’il est passé à la réalisation du biopic sur Gainsbourg mais il y aura clairement eu un avant et un après. Si le propos d’origine est tentant avec des clins d’œil appuyés à l’œuvre de Voltaire et notamment de son Candide sur la question grave de l’esclavage, j’ai vite décroché avec les pages suivantes et un mélange improbable cul-esclavage.. Oui oui vous avez bien lu ! La curiosité et les propos du récit sont donc alternés de façon complètement hétérogènes au point même de perdre complètement de vue l’histoire principale (d’ailleurs y en a-t-il une vraiment ?). Je suis plutôt open sur pas mal de sujets et aurai souhaité y trouver un intérêt mais à priori cet album n’aura pas de suite, Sfar l’avait développé en vue de l’adapter pour le cinéma mais c’est tombé à l’eau… Il est donc clair et net que le monsieur ayant déjà du mal à boucler ses séries cohérentes, on peut légitimement garder moins d’espoirs pour celle-ci qui aurait pu bénéficier de deux étoiles sans cette affreuse couverture d’une rare laideur mais là ce n’est juste pas possible… Une déception de plus pour l’enfant chéri des critiques branchés parisiens mais qui s’éloigne encore un peu plus d’auteurs français comme Blain, Larcenet et Trondheim qui produisent moins mais de bien meilleure qualité… À éviter ? Non mais à fuir surement !
Les Rois du pétrole
Il n'y aura pas de dialogues dans cette bd totalement muette. L'impression sera en quadrichromie. Les images sont simples et il faudra deviner les actions loufoques de ces trois compères. L'humour est censé côtoyer le tragique mais l'effet est plutôt désopilant. On sent bien une ode contre les industries qui polluent notre monde. C'est plutôt un court essai comme une expérimentation. C'est le Conseil des arts du Canada qui a financé cette publication étrange car inclassable. L'auteur qui avait passé une licence d'art plastique à Strasbourg est publié pour la première fois. Il vit désormais à Paris et illustre des livres pour enfants. Pour autant, je n'ai pas aimé car je n'ai pas eu ce qu'on pourrait appeler un bon moment de lecture. Cela ne m'a rien apporté. Les rois du pétrole ne vont pas marquer le destin du monde pour une fois.
One shot
Comme son nom l'indique one-shot est un one-shot. Fort heureusement d'ailleurs car on nous épargne une série qui aurait été de bien mauvaise qualité. Les dessins sont véritablement hideux: ils ont pourtant bénéficié d'un effet informatique. Le scénario est bien piètre et difficilement compréhensible. Même la couverture est laide avec ce personnage ressemblant étrangement à Teal'c à la recherche de naquadah ou poursuivi par les Goa'uld. Il y a tout juste une réflexion assez intéressante à un moment donné fait par la narration sur le fait qu'on pourrait laisser le pouvoir à un seul homme plutôt que de le donner au peuple car ce dernier est bien trop idiot. Un homme seul ne pourrait pas faire grand mal mais s'il est suivi par tout un peuple, nul ne peut prédire jusqu'où la bêtise peut aller. Certes, mais cette réflexion sans doute intelligente se perd dans une histoire beaucoup trop confuse.
Will (Schumi)
Alors cette BD... Hum... je crois que l'auteur de la BD ne sait pas bien pomper sur les autres... En effet, depuis 2005, il existe sur le marché de la BD la seule et unique BD avec des héros handicapés, c'est la Bande à Ed... Mais là ? C'est quoi de cette BD pas drôle qui reprend le petit personnage de Ed et le fait évoluer dans des gags bien fades, ne parlant pas du handicap au sens propre et ne faisant pas passer de vrais messages ? Tout est plat... Bref... une série à éviter !
Derniers tests avant l'apocalypse
Encore une de ces lectures qui ne me parlent pas. Pourtant, le sujet avait l'air intéressant. Force est de constater qu'il a été plutôt assez mal exploité. C'est un magma protéiforme sans queue ni tête. Bref, c'est trop abstrait en ce qui me concerne. Certes, j'entends le discours alarmiste nous présentant un apocalypse si nous ne faisons rien pour changer les choses. Nous a-t-on simplement demandé notre avis ? Aux hommes politiques et aux riches financiers constructeurs de ce monde de régler le problème sans nous culpabiliser ! En attendant, je promets de continuer à faire le tri sélectif et à jeter mes papiers dans une poubelle. Pour la guerre nucléaire, je ne promets rien car ce n'est pas de mon ressort.
Tokyo
En voilà un drôle d’OVNI débarquant sur le monde de la bd franco-belge ! Dargaud a cru flairer le bon filon en laissant au tant décrié Joann Sfar carte blanche sur ce « diptyque » Tokyo avec encarts publicitaires, têtes de gondole en librairie et articles presse pro à la clé. Tout cela est bien beau mais hormis une couverture réussie, il ne reste pas grand-chose d’une lecture fastidieuse que l’on poursuit sans grande motivation, les éléments de compréhension n’étant pas développées… Tokyo n’est pas une ville, il s’agit d’une jeune fille aux longs cheveux roux vivant sur une ile irradiée, Sfar faisant référence aux tristes évènements liés au 11 mars 2011 au Japon… Le souci c’est que Sfar part après complètement en vrille dans un truc brouillon mélangeant dessins paresseux (le bougre est capable de bien mieux mais on a de plus en plus la sensation que dessiner le fait royalement chier) et photos collage sans logique. Il y a aussi certaines photos mises ici et là et souhaitant reproduire un style qui m’échappe encore mais au moins on voit quelques jolies demoiselles… Vaste catalogue de tout et de surtout n’importe quoi, fumer quelques trucs illicite peut aider à sa compréhension mais il est franchement difficile de succomber aux « charmes » d’une histoire sans queue ni tête. Tout comme Sloane, c’est par la grâce d’un emprunt que j’ai pu passer une grosse demi-heure à lire une histoire dont je n’ai rien compris. Il y a beaucoup de choses indépendantes, biographiques et alternatives de qualité par d’autres auteurs, ou dans de petites maisons d’édition sans que le grand public ne soit confronté à une bd éditée à grand tirage et qui n’aura finalement réussi à séduire que le nombril de son auteur ou de ses fidèles disciples. Bref soit un second tome vient remettre de l’ordre dans tout ce foutras soit il faut décidément se dire que Sfar profite de son immense succès passé pour balancer tout ce qui lui passe par la tête même quand c’est aussi brouillon et confus que cet exercice… À éviter car l’objet n’a véritablement rien de séduisant… Je ne comprends décidément plus rien à cet auteur pour lequel je serais toujours reconnaissant pour être l'un des créateurs de la série culte "Donjon" mais dont presque tout le reste me laisse totalement indifférent et donc ce Tokyo constitue la rupture définitive...