Je lis que le vénérable "Times" a comparé cette histoire au fabuleux "Seigneur des Anneaux", z'avaient mis un truc dans leur thé les critiques. Mais avant d'aller plus loin une précision s'impose.
Oui, j'aime la Fantasy et même lorsqu'elle se qualifie d'Héroic; mais je ne suis pas pour autant un bourrin qui est limite en transe quand il voit une épée, une scène de bataille ou tout autres faits inhérents au genre. Je sais apprécier des choses plus soft qui décrivent des quotidiens plus banals mais pas forcément ennuyeux.
Sans jeux de mots aucun, ici, j'ai attendu qu'une histoire démarre, plusieurs trames narratives arrivent mais le plus souvent elles ne restent qu'à l'état d'ébauches. En fait j'ai eu l'impression qu'il ne se passait pas grand chose, l'auteure se bornant à faire moult références à des contes populaires mais sans arriver à trouver une unité quelconque à l'ensemble.
Suis je niais, limité ? Y'a rien de plus chiant que de tomber sur une histoire dont on ne comprends pas quel est le but de l'auteur. Les images et les idées qui sont véhiculées ici sont finalement assez rétrogrades pour ne pas dire carrément puantes. Mesdames vous avez du vous marrer jaune!!
Allez pas d'accablement intempestif, mais juste un dernier mot pour parler du dessin, certains avis font référence pour parler du style aux enluminures des livres d'heures, ça leur rappelle les vieux grimoires d'antan. Ben y peuvent rappeler, et fort, parce que là on est quand même loin du compte. C'est plat, figé de plus je n'oserais pas le prêter à mon petit neveu tellement c'est niaiseux, quoique ça lui ferait un super livre de coloriage.
Je sais c'est un peu méchant, mais autant être honnête! Je me suis arrêté à la page 354, épuisé, et ne me dites pas que tout s'éclairait ensuite je ne vous croirais pas!
Ce shojo n'est vraiment pas ma tasse de thé. Il est vrai que j'en ai un peu marre de ces histoires de midinettes à la recherche du grand amour dans une salle de classe nippone.
Le stratagème utilisé par notre héroïne pour se rapprocher d'un garçon dont elle est secrètement amoureuse est de fréquenter le meilleure ami de celui-ci. A force de fréquenter Sasamoto pour obtenir des informations sur Mizuno, qu’elle développe des sentiments pour son voisin de classe, lequel ne semble pas insensible aux charmes de Hiyori. Mais cette dernière ignore tout du passé de ce trio d’amis et ce qu’elle va découvrir pourrait bien lui briser le cœur. On ne demande pas mieux...
Le dessin est très simpliste. Les détails sont presque totalement absents. Même graphiquement, cela ne tient pas la route. Pour ceux qui s'intéressent aux histoires d'amour des adolescentes.
Segrelles est un grand illustrateur, je n'ai pas de doute. Mais en BD c'est le plus horrible, le plus kitsch que j'ai rencontré jusqu'a ce jour. Il y a du kitsch qui devient interéssant, même culte, avec de la distance, du temps. Ce n'est pas le cas. Tout reste épouvantable et sans rédemption. Les scénarios... je ne les ai pas trouvés. Seulement des clichés, des conventions sans émotion ou créativité. Les filles, supposées sexy, toujours avec ses petites culotes, me font pleurer...
Il faut garder ses illustrations pour l'histoire des armes, des avions, des bateaux. Mais pas les Bds! C'est vraiment un gâchis de talent pour l'auteur, une perte de temps pour le lecteur. A eviter au nom du goût.
Je me suis encore fait avoir par un pitch racoleur mais intriguant et de superbes illustrations de couverture.
Déjà le synopsis est trompeur. On nous parle d’invasion extraterrestre avec ces gigantesques tours qui se sont implantées un peu partout sur Terre dix années auparavant sans quasiment jamais donner le moindre signe d’activité, mais en vérité ces intrus ne sont présents que sur le quatrième de couverture, tout cela ne relève que de suppositions. D’ailleurs ces « arbres » comme elles sont appelées, s’ils hantent les six premiers volumes que j’ai lus en VO (et qui correspondent au tome un VF), ils restent toujours plus ou moins dans l’ombre et ils n’ont pour l’instant pas grand-chose à voir avec la choucroute racontée ici.
La construction narrative fait penser à du Christophe Bec, plusieurs tranches de vie décrites et qui s’enchaînent sans transition. Trop de personnages à mon goût pour qu’on puisse comprendre quoi que ce soit et dont j’en n'ai eu rien à carrer. Le chinois qui se rend dans une mégalopole pour connaître ses premiers émois sexuels avec des trans, une jeune italienne qui veut apprendre à se battre auprès d’un vieux mafieux, un milliardaire qui n’apparaît que durant l’introduction du premier numéro… Qu’est-ce qu’on en a à s’couer de ces âneries ?! C’est vraiment trop long à mettre en place.
En plus le scénario est plombé par un truc complètement incohérent qui moi me gêne beaucoup : dans le premier numéro, on assiste à une catastrophe dans la ville de Rio où « l’arbre » rejette ce qui ressemble à un liquide acide, tuant presque tout les habitants. Et pourtant dans les autres endroits où sont implantées les tours, personne ne semble se dire « tiens si ça trouve nos tours aussi vont sécréter de l’acide, on ferait mieux de foutre le camp ». Non non, tout le monde attend gentiment que ça leur tombe sur la gueule, aucun plan d’évacuation, pas de panique. Pour l’instant l’intro est plutôt comac.
J’espère que l’auteur envisage de passer un peu plus à l’action parce qu’on s’ennuie à mourir à lire les personnages monologuer dans leur coin, où les dialogues sont plus pompeux et prétentieux les uns que les autres, la voix off inutile et qui raconte du rien. Ellis se regarde écrire.
Le dessin de Howard est intéressant mais pas ma came. Le trait hachuré et la mise en couleur légère montre que la série se veut une série d’ambiance. Des fois on oscille entre un dessin détaillé ou juste esquissé. C’est particulier mais ça dénote un vrai style.
A l’image de cette humanité décrite ici, on s’emmerde passablement.
J'ai déjà lu à mon actif plein de manga d'horreur donc je peux dire que je suis un habitué. Celui-ci se laisse bien lire mais le propos est plutôt assez stupide tout comme la mise en scène. D'ailleurs, l'auteur ne s'est pas faite une réputation du maître de l'horreur comme Ito Junji.
Le point commun est que dans les six nouvelles, ce sont des héroïnes qui occupent le devant de la scène. J'ai bien aimé la première histoire malgré une chute très classique. Les autres récits ne sont pas au niveau. Même le dessin est assez froid. Tout cela résonne un peu creux.
On retiendra surtout le manque de crédibilité de ce one-shot. On peut zapper cette sister.
Je savais dès le départ ne pas faire partie du public cible pour ce manga. Mais sait-on jamais, on tombe parfois sur de belles surprises, regardez Emma (Mori)...
L'avantage c'est que la lecture de cette histoire ne m'a pas pris longtemps ; deux volumes de manga de taille moyenne, un tiers des cases sans paroles... Pour tout dire je me serais presque passé des dialogues, tant ils sont mièvres. Alors certes nous sommes dans la tête d'adolescents japonais qui hésitent quant à leurs sentiments, mais c'est quand même assez cucul... Faire 300 à 350 pages sur des hésitations comme ça, c'est osé. Parce qu'au final il ne se passe quasiment rien, le tout pourrait se résumer à 4 ou 5 scènes. A la limite, l'histoire courte qui sert de prequel (et située à la fin du tome 2), est la plus intéressante, exposant plus clairement les relations entre certains des personnages.
Quant au dessin... Rien de particulier, si ce n'est ce regard de merlan frit qu'ont les personnages en permanence, leur conférant une expressivité de poisson mort.
Bref, très très anecdotique.
Sex criminals n’est pas à confondre avec des crimes de sexe. Non, là c’est plutôt l’acte sexuel qui suspend le temps ce qui permet par exemple de braquer une banque. On peut faire un tas d’autres choses mais non, on est bien dans l’esprit criminel de voler l’argent qui ne nous appartient pas afin de bâtir des projets. Les banques ont bon dos car elles profitent déjà allègrement des clients nous dit-on alors, on peut se servir. Je n’aime pas trop ce constat de base qui relève de la psychologie de comptoir mais passons puisque certains éditorialistes n’ont pas hésité à crier au chef d’œuvre. Prix Eisner 2014 de la meilleure nouvelle série tout de même !
Visiblement, il n’y aura qu’une seule idée originale autour duquel ce comics est bâti. Mon épouse a lu les premières pages avant moi et a stoppé net en m’indiquant que c’était spécial. J’ai pensé qu’elle exagérait un peu mais ce ne fut malheureusement pas le cas. J’aurais pu également suspendre ma lecture mais je me devais de lire jusqu’à la dernière case. Ma technique est de lire par petit bout chaque jour pour atténuer le calvaire. Voilà où mène la curiosité d'un titre et d'une couverture hautement racoleuse...
La morale sera tout de même sauve grâce à la police du sexe qui débarque de l’entre-temps pour mettre fin aux agissements de nos deux héros Suzie et Jon. Il n’en reste pas moins de nombreux mystères qui ne seront pas élucidés dans ce premier tome. J’avais envie d’y croire car le graphisme m’est apparu plutôt sympathique. La construction demeure beaucoup trop artificielle.
La suite se fera sans moi. Je suis réellement désolé. On est allé trop loin dans les supers pouvoirs en l'occurence la capacité de géler ce qui nous entoure lorsqu'on a un orgasme ou une éjaculation précoce. Jusqu'où iront-ils ?!
Avec un titre pareil, on croit qu’on va s’embarquer sur un bateau qui va couler. Cependant, on peut être également naufragé de nos vies dissolues. C’est une œuvre à prendre à un second degré, voire un troisième. Il y a des scènes qui partent sur des choses improbables mais qui peuvent avoir un sens pour peu qu'on se creuse les neuronnes après une journée de travail bien chargée. Le lecteur est en plein délire entre rêve et réalité. La thématique est celle du suicide et du rejet social : tout un programme !
Par rapport à la mer, il y a un lien avec l’ouverture d’un magasin d’aquarium. On découvrira ainsi plusieurs espèces de poissons différents avec des caractéristiques peu communes. Ainsi, j’ai par exemple appris qu’un poisson peut se noyer. Ceci dit, la lecture de cette œuvre mi-intello a été assez pénible. Je n’ai pas éprouvé le moindre plaisir. Le divertissement ne sera pas assuré. On devine qu’il y a un terrible drame derrière cette jeune vendeuse de poisson qui peut s’endormir à tout moment dans son quartier chaud la nuit.
Désolé, mais je vais arrêter le naufrage après la fin de ce premier tome. Il ne se passe pas grand-chose. L’ennui est presque mortel. La déprime n'est pas loin.
C'est un shonen sans grand intérêt pour moi qui mélange l'art des ninjas avec la comédie de lycée le tout sur fond sportif au fil des tomes. Bref, un vrai inclassable. A noter les perpétuelles changement de décors: on passe ainsi du lycée à la forêt puis au stade de foot.
Par ailleurs, on évietra ce titre à cause de la stupidité des dialogues et des excès en tout genre. C'est une série assez catastrophique qui ne s'améliore pas avec les tomes. Que dire également de ce graphisme approximatif ? Il ne faudra pas être difficile ou regardant.
Certes, cela se peut se laisser lire comme un pur divertissement sucré. On peut être également gagné par la bonne humeur qui se dégage et l'humour omniprésent. les situations sont trop loufoques et cela ne m'attire guère. Médiocre serait le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier cette série.
Une histoire sans grand intérêt.
Le dessin n'est pas mauvais, mais je ne suis pas trop fan des couleurs un peu trop criardes. La seule qualité que j'ai trouvée au scénario, c'est que la narration est fluide sauf que l'histoire est tellement inintéressante que j'ai tout de même eu de la difficulté à lire les deux tomes, enfin surtout le deuxième.
Le récit commence par une scène spectaculaire qui donne envie de connaitre la suite sauf qu'au fil des pages je me suis rendu compte que le tout était trop convenu pour être passionnant et les personnages sont sans intérêt. Passées les premières pages, rien n'a retenu mon attention et je me suis complètement ennuyé à la lecture du second tome. Je me demande comment deux scénaristes d'expériences ont pu faire un truc aussi peu mémorable.
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Château l'Attente
Je lis que le vénérable "Times" a comparé cette histoire au fabuleux "Seigneur des Anneaux", z'avaient mis un truc dans leur thé les critiques. Mais avant d'aller plus loin une précision s'impose. Oui, j'aime la Fantasy et même lorsqu'elle se qualifie d'Héroic; mais je ne suis pas pour autant un bourrin qui est limite en transe quand il voit une épée, une scène de bataille ou tout autres faits inhérents au genre. Je sais apprécier des choses plus soft qui décrivent des quotidiens plus banals mais pas forcément ennuyeux. Sans jeux de mots aucun, ici, j'ai attendu qu'une histoire démarre, plusieurs trames narratives arrivent mais le plus souvent elles ne restent qu'à l'état d'ébauches. En fait j'ai eu l'impression qu'il ne se passait pas grand chose, l'auteure se bornant à faire moult références à des contes populaires mais sans arriver à trouver une unité quelconque à l'ensemble. Suis je niais, limité ? Y'a rien de plus chiant que de tomber sur une histoire dont on ne comprends pas quel est le but de l'auteur. Les images et les idées qui sont véhiculées ici sont finalement assez rétrogrades pour ne pas dire carrément puantes. Mesdames vous avez du vous marrer jaune!! Allez pas d'accablement intempestif, mais juste un dernier mot pour parler du dessin, certains avis font référence pour parler du style aux enluminures des livres d'heures, ça leur rappelle les vieux grimoires d'antan. Ben y peuvent rappeler, et fort, parce que là on est quand même loin du compte. C'est plat, figé de plus je n'oserais pas le prêter à mon petit neveu tellement c'est niaiseux, quoique ça lui ferait un super livre de coloriage. Je sais c'est un peu méchant, mais autant être honnête! Je me suis arrêté à la page 354, épuisé, et ne me dites pas que tout s'éclairait ensuite je ne vous croirais pas!
How do you love me ?
Ce shojo n'est vraiment pas ma tasse de thé. Il est vrai que j'en ai un peu marre de ces histoires de midinettes à la recherche du grand amour dans une salle de classe nippone. Le stratagème utilisé par notre héroïne pour se rapprocher d'un garçon dont elle est secrètement amoureuse est de fréquenter le meilleure ami de celui-ci. A force de fréquenter Sasamoto pour obtenir des informations sur Mizuno, qu’elle développe des sentiments pour son voisin de classe, lequel ne semble pas insensible aux charmes de Hiyori. Mais cette dernière ignore tout du passé de ce trio d’amis et ce qu’elle va découvrir pourrait bien lui briser le cœur. On ne demande pas mieux... Le dessin est très simpliste. Les détails sont presque totalement absents. Même graphiquement, cela ne tient pas la route. Pour ceux qui s'intéressent aux histoires d'amour des adolescentes.
Le Mercenaire
Segrelles est un grand illustrateur, je n'ai pas de doute. Mais en BD c'est le plus horrible, le plus kitsch que j'ai rencontré jusqu'a ce jour. Il y a du kitsch qui devient interéssant, même culte, avec de la distance, du temps. Ce n'est pas le cas. Tout reste épouvantable et sans rédemption. Les scénarios... je ne les ai pas trouvés. Seulement des clichés, des conventions sans émotion ou créativité. Les filles, supposées sexy, toujours avec ses petites culotes, me font pleurer... Il faut garder ses illustrations pour l'histoire des armes, des avions, des bateaux. Mais pas les Bds! C'est vraiment un gâchis de talent pour l'auteur, une perte de temps pour le lecteur. A eviter au nom du goût.
Trees
Je me suis encore fait avoir par un pitch racoleur mais intriguant et de superbes illustrations de couverture. Déjà le synopsis est trompeur. On nous parle d’invasion extraterrestre avec ces gigantesques tours qui se sont implantées un peu partout sur Terre dix années auparavant sans quasiment jamais donner le moindre signe d’activité, mais en vérité ces intrus ne sont présents que sur le quatrième de couverture, tout cela ne relève que de suppositions. D’ailleurs ces « arbres » comme elles sont appelées, s’ils hantent les six premiers volumes que j’ai lus en VO (et qui correspondent au tome un VF), ils restent toujours plus ou moins dans l’ombre et ils n’ont pour l’instant pas grand-chose à voir avec la choucroute racontée ici. La construction narrative fait penser à du Christophe Bec, plusieurs tranches de vie décrites et qui s’enchaînent sans transition. Trop de personnages à mon goût pour qu’on puisse comprendre quoi que ce soit et dont j’en n'ai eu rien à carrer. Le chinois qui se rend dans une mégalopole pour connaître ses premiers émois sexuels avec des trans, une jeune italienne qui veut apprendre à se battre auprès d’un vieux mafieux, un milliardaire qui n’apparaît que durant l’introduction du premier numéro… Qu’est-ce qu’on en a à s’couer de ces âneries ?! C’est vraiment trop long à mettre en place. En plus le scénario est plombé par un truc complètement incohérent qui moi me gêne beaucoup : dans le premier numéro, on assiste à une catastrophe dans la ville de Rio où « l’arbre » rejette ce qui ressemble à un liquide acide, tuant presque tout les habitants. Et pourtant dans les autres endroits où sont implantées les tours, personne ne semble se dire « tiens si ça trouve nos tours aussi vont sécréter de l’acide, on ferait mieux de foutre le camp ». Non non, tout le monde attend gentiment que ça leur tombe sur la gueule, aucun plan d’évacuation, pas de panique. Pour l’instant l’intro est plutôt comac. J’espère que l’auteur envisage de passer un peu plus à l’action parce qu’on s’ennuie à mourir à lire les personnages monologuer dans leur coin, où les dialogues sont plus pompeux et prétentieux les uns que les autres, la voix off inutile et qui raconte du rien. Ellis se regarde écrire. Le dessin de Howard est intéressant mais pas ma came. Le trait hachuré et la mise en couleur légère montre que la série se veut une série d’ambiance. Des fois on oscille entre un dessin détaillé ou juste esquissé. C’est particulier mais ça dénote un vrai style. A l’image de cette humanité décrite ici, on s’emmerde passablement.
Sister
J'ai déjà lu à mon actif plein de manga d'horreur donc je peux dire que je suis un habitué. Celui-ci se laisse bien lire mais le propos est plutôt assez stupide tout comme la mise en scène. D'ailleurs, l'auteur ne s'est pas faite une réputation du maître de l'horreur comme Ito Junji. Le point commun est que dans les six nouvelles, ce sont des héroïnes qui occupent le devant de la scène. J'ai bien aimé la première histoire malgré une chute très classique. Les autres récits ne sont pas au niveau. Même le dessin est assez froid. Tout cela résonne un peu creux. On retiendra surtout le manque de crédibilité de ce one-shot. On peut zapper cette sister.
La Mélancolie de Sumiré
Je savais dès le départ ne pas faire partie du public cible pour ce manga. Mais sait-on jamais, on tombe parfois sur de belles surprises, regardez Emma (Mori)... L'avantage c'est que la lecture de cette histoire ne m'a pas pris longtemps ; deux volumes de manga de taille moyenne, un tiers des cases sans paroles... Pour tout dire je me serais presque passé des dialogues, tant ils sont mièvres. Alors certes nous sommes dans la tête d'adolescents japonais qui hésitent quant à leurs sentiments, mais c'est quand même assez cucul... Faire 300 à 350 pages sur des hésitations comme ça, c'est osé. Parce qu'au final il ne se passe quasiment rien, le tout pourrait se résumer à 4 ou 5 scènes. A la limite, l'histoire courte qui sert de prequel (et située à la fin du tome 2), est la plus intéressante, exposant plus clairement les relations entre certains des personnages. Quant au dessin... Rien de particulier, si ce n'est ce regard de merlan frit qu'ont les personnages en permanence, leur conférant une expressivité de poisson mort. Bref, très très anecdotique.
Sex Criminals
Sex criminals n’est pas à confondre avec des crimes de sexe. Non, là c’est plutôt l’acte sexuel qui suspend le temps ce qui permet par exemple de braquer une banque. On peut faire un tas d’autres choses mais non, on est bien dans l’esprit criminel de voler l’argent qui ne nous appartient pas afin de bâtir des projets. Les banques ont bon dos car elles profitent déjà allègrement des clients nous dit-on alors, on peut se servir. Je n’aime pas trop ce constat de base qui relève de la psychologie de comptoir mais passons puisque certains éditorialistes n’ont pas hésité à crier au chef d’œuvre. Prix Eisner 2014 de la meilleure nouvelle série tout de même ! Visiblement, il n’y aura qu’une seule idée originale autour duquel ce comics est bâti. Mon épouse a lu les premières pages avant moi et a stoppé net en m’indiquant que c’était spécial. J’ai pensé qu’elle exagérait un peu mais ce ne fut malheureusement pas le cas. J’aurais pu également suspendre ma lecture mais je me devais de lire jusqu’à la dernière case. Ma technique est de lire par petit bout chaque jour pour atténuer le calvaire. Voilà où mène la curiosité d'un titre et d'une couverture hautement racoleuse... La morale sera tout de même sauve grâce à la police du sexe qui débarque de l’entre-temps pour mettre fin aux agissements de nos deux héros Suzie et Jon. Il n’en reste pas moins de nombreux mystères qui ne seront pas élucidés dans ce premier tome. J’avais envie d’y croire car le graphisme m’est apparu plutôt sympathique. La construction demeure beaucoup trop artificielle. La suite se fera sans moi. Je suis réellement désolé. On est allé trop loin dans les supers pouvoirs en l'occurence la capacité de géler ce qui nous entoure lorsqu'on a un orgasme ou une éjaculation précoce. Jusqu'où iront-ils ?!
Les Naufragés (Akata)
Avec un titre pareil, on croit qu’on va s’embarquer sur un bateau qui va couler. Cependant, on peut être également naufragé de nos vies dissolues. C’est une œuvre à prendre à un second degré, voire un troisième. Il y a des scènes qui partent sur des choses improbables mais qui peuvent avoir un sens pour peu qu'on se creuse les neuronnes après une journée de travail bien chargée. Le lecteur est en plein délire entre rêve et réalité. La thématique est celle du suicide et du rejet social : tout un programme ! Par rapport à la mer, il y a un lien avec l’ouverture d’un magasin d’aquarium. On découvrira ainsi plusieurs espèces de poissons différents avec des caractéristiques peu communes. Ainsi, j’ai par exemple appris qu’un poisson peut se noyer. Ceci dit, la lecture de cette œuvre mi-intello a été assez pénible. Je n’ai pas éprouvé le moindre plaisir. Le divertissement ne sera pas assuré. On devine qu’il y a un terrible drame derrière cette jeune vendeuse de poisson qui peut s’endormir à tout moment dans son quartier chaud la nuit. Désolé, mais je vais arrêter le naufrage après la fin de ce premier tome. Il ne se passe pas grand-chose. L’ennui est presque mortel. La déprime n'est pas loin.
Sasanaki
C'est un shonen sans grand intérêt pour moi qui mélange l'art des ninjas avec la comédie de lycée le tout sur fond sportif au fil des tomes. Bref, un vrai inclassable. A noter les perpétuelles changement de décors: on passe ainsi du lycée à la forêt puis au stade de foot. Par ailleurs, on évietra ce titre à cause de la stupidité des dialogues et des excès en tout genre. C'est une série assez catastrophique qui ne s'améliore pas avec les tomes. Que dire également de ce graphisme approximatif ? Il ne faudra pas être difficile ou regardant. Certes, cela se peut se laisser lire comme un pur divertissement sucré. On peut être également gagné par la bonne humeur qui se dégage et l'humour omniprésent. les situations sont trop loufoques et cela ne m'attire guère. Médiocre serait le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier cette série.
Mister George
Une histoire sans grand intérêt. Le dessin n'est pas mauvais, mais je ne suis pas trop fan des couleurs un peu trop criardes. La seule qualité que j'ai trouvée au scénario, c'est que la narration est fluide sauf que l'histoire est tellement inintéressante que j'ai tout de même eu de la difficulté à lire les deux tomes, enfin surtout le deuxième. Le récit commence par une scène spectaculaire qui donne envie de connaitre la suite sauf qu'au fil des pages je me suis rendu compte que le tout était trop convenu pour être passionnant et les personnages sont sans intérêt. Passées les premières pages, rien n'a retenu mon attention et je me suis complètement ennuyé à la lecture du second tome. Je me demande comment deux scénaristes d'expériences ont pu faire un truc aussi peu mémorable.