J’ai rarement lu une histoire aussi affligeante, scénario larmoyant aux rebondissements capillotractés, ponctué de niaiseries et truffé d’incohérences.
Dès le tome 1 :
Si j’ai bien compris le pitch, le roi ordonne l’assassinat de ses 7 fils afin que son sorcier, le marquis, accomplisse un rituel visant à lui obtenir l’immortalité, ainsi pourra t-il régner jusqu’à la fin des temps. Déjà premier problème, l’histoire s’ouvre sur le septième fils se faisant suriner par tous les pores par plusieurs lascars, et aucun ne pense à vérifier si son pouls s’est arrêté ? Personne pour penser je ne sais pas moi, à lui trancher la gorge ? D’accooooord… je ferme les yeux.
Mais ensuite : une fois le forfait accompli le roi demande au marquis si pour l’immortalité c’est bon, et ce dernier lui répond qu’il y travaille, tranquille. T’as raison, ce n’est pas du tout incohérent hein, demander d’assassiner tous ses fils pour obtenir l’immortalité pour ensuite dire que « haha ouais mais non en fait, pas encore vieux, euh j’suis sur le coup t’as vu, ça servait à que dalle en fait ». Et que dit le roi ? Rien, visiblement il est aussi bête qu'une paire de poulaines.
Ensuite, le capitaine de la garde qui décapite un conseiller du roi. Juste, pourquoi ?! Bon ensuite le marquis qui annonce à voix haute devant témoin que le roi il peut bien crever, pour ce qu’il en a à carrer, lui a obtenu ce qu’il voulait et qu’en plus ça pourrait bien être lui le prochain taulier. Et personne ne moufte ? Non mais sérieusement, tout le monde est complètement con dans cette histoire ou bien ?
Il y a aussi ce type là, le passeur qu’il s’appelle. A quoi il sert ce glandu ? Non parce que le mec s’appelle « le passeur », pas le « gardien », ce qui sous-entend que sans lui on ne peut pas franchir la porte donnant sur le jardin immortel, et pourtant, le marquis y rentre comme dans un moulin. Vive les emplois fictifs…
Ah oui il y a ce passage, un de mes préférés, où, comme dans n’importe quel conte au scénario éculé, le gentil et le méchant décident de régler leur différent par un duel à l’épée alors que, pour vous faire un peu le topo, le marquis est en position de force et le gentil est désarmé. Aucune cohérence encore une fois avec la personnalité froide et sans pitié du marquis dépeinte jusqu’ici, mais on n’est plus à ça près. Le marquis lui façonne même une épée magique et l’affrontement débute. Alors qu’à ce moment là je suis déjà en train de me bousiller le cerveau en buvant de la javel, que fait le marquis ? Il soliloque, sûr de lui, le dos tourné à son adversaire, et il est donc tout surpris lorsque celui-ci lui met une estafilade, et remportant ainsi son duel. Je… je… je vais chercher le Destop.
Un récit très manichéen avec le marquis qui est très très méchant, le prince déchu est très très gentil et dark à souhait, le roi est très très con, les femmes sont très très belles. On dirait un Disney, quoi. Franchement j’ai trouvé que ça volait à peine plus haut niveau réflexion et émotion.
Un tome 2 de la même trempe :
Sauf que maintenant on fait aussi dans les dialogues pourris du style le prince Thalès qui annonce à sa dulcinée que « personne à part moi ne le vaincra jamais (en parlant du marquis) ». Sur quoi il se base au fait ? Sur son don de voyant ? Vu que ses visions sont plutôt du genre aléatoire et ne lui permettent pas de prédire l’avenir, j’en doute. Non c’est juste parce les dialogues sont paresseux et clichés et que les personnages se comportent comme dans une histoire à l’eau de rose.
J’aime bien aussi quand la voix off nous dit que nos héros sont exilés aux frontières des royaumes annexés, mais quand Thalès part rejoindre la capitale, un freluquet dit « ce soir à la nuit, il sera là-bas ». Il est grand comme la Creuse ce royaume…
Sinon, une autre brillante idée du marquis pour capturer nos deux héros en fuite : lever l’armée. Il n’y a rien de plus efficace qu’une armée en mouvement se déplaçant à la vitesse qu’on imagine pour retrouver deux personnes. Non mais c’est un génie ce mec, paraît-il. Enfant, ses parents devaient dire de lui qu’il était « spécial » mais ça a sûrement était mal interprété.
Le tome 3 : je crois qu’on a compris hein, je ne vais pas le faire.
Ah oui, le dessin avec peu d’encrage est tout joli, quoique l’épuration du décor me gêne quand même un peu, les couleurs à l’aquarelle sont belles comme tout, le design du marquis est bien trouvé, mais ce scénario… imbitable.
C'est typiquement le genre de bd que je n'aime pas avec une longue narration bavarde qui nous abreuve tout en nous saoulant. Les images ne sont que contemplatives. La narration s'emballe sur tout à fait autre chose. C'est pire qu'ennuyeux !
L'auteur espérait sans doute créer un effet de style semi-intellectuel ou philosophique sur les courbes d'une malinche. Dans un autre style mais sur le même thème, je conseillerais plutôt Quetzalcoatl qui est véritablement culte pour moi. Oui, en l'espèce, on semble être aux antipodes.
Le soleil mexicain offrait pourtant d'autres perspectives plus intéressantes.
Vraiment très ennuyeux.
Je n'ai pas pu terminer le deuxième tome malgré mon envie d'en savoir plus sur ce pilier de notre dix-neuvième siècle français. Ça sent la commande. On se cantonne aux batailles militaires et politiques, qui se succèdent avec monotonie, sans qu'on en ressente la nécessité.
Ce qui m'aurait intéressée c'est de savoir pourquoi, comment et avec qui il a décidé de la rédaction du code civil, quels rapports il avait avec les premiers industriels, sûrement étroits puisqu'il a rendu obligatoires des livrets d'ouvrier qui devaient être tamponnés par les autorités de l'état à chaque fois qu'ils souhaitaient changer d'employeur... Bref du nouveau qui pourrait servir à comprendre notre présent. Si c'est pour ressasser des batailles glorieuses et décortiquer des stratégies militaires dépassées, je ne me sens pas concernée.
Le dessin est très classique, lui aussi, dans le genre pompier, sabres, boutons et épaulettes, rien ne manque. Après 7 BD sur le sujet, on pouvait attendre autre chose il me semble...
Dans la série, je colle des dessins bout à bout en faisant mon possible pour qu'ils n'aient aucun rapport entre eux, voici donc HKO ! Mazette ! franchement j'aimerais comprendre, c'est qui ce Sera ? Drogues, perceptions du monde réel perverties par une grosse fatigue. Non sérieux là je déconne mais je vous assure que ça me ferait plaisir de rencontrer ce mec pour pouvoir parler avec lui de ses choix artistiques. Parler avec lui de la notion de découpage, lui dire que passer d'un chapitre à l'autre sans aucune indication, même subliminale pour avertir le lecteur, c'est fun mais au final je m'aperçois que je ne vaux pas mieux que mes précédents camarades qui n'ont pas pu aller au bout de leur lecture.
Itou pour moi donc et vraiment rien, mais rien n'a trouvé grâce à mes yeux dans cette histoire qui avait un potentiel certain puisque traitant des derniers jours de Hong Kong avant sa rétrocession à la Chine.
J'ai tenté d'acheter un truc qui n'est habituellement pas le genre de truc que j’achète (style de dessin, format de roman graphique, polar...). La couverture m'a sauté aux yeux (dernière édition) et puis l'ambiance de ville nocturne vieille banlieue près du périf'. Tout à fait l'ambiance de polar que j'aime. Même si les dessins sont un peu bizarres, j'ai tenté ma chance sur cet achat (à 7 euros tout de même).
Eh bien j'ai perdu 7 euros car le plaisir de lecture est quasi-inexistant. C'est trop emberlificoté, le récit part sur une intrigue assez commune mais plaisante. Un veilleur de nuit dans un petit hôtel rencontre une mystérieuse femme qui lui propose de voler une valise de billets à son client qui séjourne régulièrement dans cet hôtel (la femme est une prostituée). Puis avec l'argent ils partent en Amérique du sud. Bon là déjà, si on voulait faire plus cliché on y arriverait pas. Mais bon cela se lit tout de même et on se dit que cela peut devenir intéressant par la suite.
Eh bien non, après c'est incompréhensible tout du long. Déjà la femme c'était juste un rêve je crois. Je ne sais pas, je n'ai pas réussi à finir la BD. C'était trop pénible. De plus le dessin, même s'il est original n'est vraiment pas clair. On nage en plein brouillard.
A éviter donc. En dehors de la très belle couverture et d'une certaine originalité dans le graphisme à la couleur directe.
Dès l’introduction, le décor est planté. Le redoutable tueur arborant tête de cochon et costard-cravate rappelle non seulement Leatherface de la série « Massacre à la Tronçonneuse » mais en garde les pratiques barbares par la mise à nue viscérale d’une fugitive sur sa mystérieuse ile.
Le temps de se délecter de quelques doigts humains, l’attention de notre assassin cannibale silencieux est détournée par une petite embarcation rempli d’étudiants venus explorer cette ile non répertoriée sur les cartes…
Contraints d’y débarquer, les voici embarqués sur le terrain de jeu d’un être violent et sanguinaire qui va les prendre en chasse…
Masaya Hokazono plante le décor intriguant en quelques pages bien violentes et malsaines.
L’ambiance malsaine et craspec ne va faire que s’amplifier au fur et à mesure de la découverte de ce nouvel environnement hostile.
Les personnages sont tous stéréotypés et détestables au possible avec l’intello malade, le gros gentil qui sait tout (et en profite pour commenter tout ce qui se déroule comme si on écoutait un match de foot à la radio), l’amoureux éperdu qui se soucie de plaire à la jolie rebelle esseulée pendant que tout le monde se fait massacrer. L’arrivée fortuite d’un nouveau personnage ne va rien changer à tout cela. Constamment on nous prend par la main afin de deviner avec une dizaine de pages d’avances ce qui va se dérouler sous nos yeux ébahis par tant de niaiseries sans grand intérêt.
Les dessins ne sont pas vilains, loin s’en faut, mais n’offrent aucune originalité et restent dans la lignée de ce qu’on peut trouver dans le style Seinen. La végétation de l’île est réussie et est bien plus travaillée que les traits des personnages, à l’exception du psychopathe à tête de porc, massif, effrayant et emblématique.
Le « cliffhanger » final de ce premier tome n’est pas vraiment une surprise tant le lecteur dispose de longueurs d’avance sur les 6 étudiants et c’est sans regret qu’on referme ce premier tome classique et laborieux avec l’infini sentiment qu’on ne m’y reprendra plus et que je me fous éperdument de la suite ainsi que de la destinée de cette bande de blaireaux.
De la violence gratuite pas drôle, pas fun et pas intéressante. A oublier sans regret au plus vite !
Une couverture très réussie, (par Massimo Carnevale) mais le reste est sans originalité, cruel et absurde.
Je le déconseille franchement.
Ce premier tome nous montre la formation d'enfant soldats par une armée sans scrupule qui prétend lutter contre des extraterrestres forcément méchants. Le cliché à l'américaine.
Une face boyscout, une face Rambo.
Le dessin est très classique (deux dessinateurs se passent le témoin en cours de route mais ça ne se voit pas) les couleurs (par Lorenzo de Felici puis Annalisa Leoni) sont un peu univoques aussi. Je me demande si en choisissant un dessin plus subtil ou original on aurait pu sauver le scénario. Des extraterrestres attirants ou variés, des villes intrigantes...
L'action est délayée pour faire plusieurs tomes, c'est très vite lu, je n'ai même pas eu le temps d'abandonner, mais j'aurais largement pu me passer de finir...
J’avoue, je m’attendais à quelque chose de plus délicat pour une histoire de licorne. Habituellement, ce genre de production n’est pas ce que je préfère, mais je voulais tout de même tenter le coup. Malheureusement à aucun moment, je ne suis rentré dans l’histoire. A vrai dire, j’ai rarement vu scénario aussi confus. Les auteurs semblent avoir pensé qu’un vague mélange d’Histoire et de mythologie constituerait une recette infaillible pour séduire le grand public. Peut-être ont-ils oublié les épices, car cette tambouille insipide laisse un arrière-goût de temps perdu. Cette production doit réunir à peu près tous les clichés du genre, sans les transcender.
Quant au graphisme, on est ici clairement dans la performance. Si je suis impressionné par la technique et le rendu, je n’ai aucunement été touché par ce type de dessin qui donne parfois l’impression d’être dans un jeu vidéo. Cela donne un côté lisse et artificiel, et je ne vois d’ailleurs pas l’intérêt pour un dessinateur de tenter de reproduire la réalité à ce point, qui plus est avec Photoshop. Je ne nie pas qu’il y a du travail et on pourra même trouver ça beau. Certaines des cases, par exemple les nuages en forme de licorne, auraient pu produire leur petit effet sur un semi-remorque US. Mais en ce qui me concerne, désolé, l’esbroufe façon Mack, ce n’est guère ma tasse de thé.
Si l’éditeur parle de « résilience poétique d’un duo magique », ni poésie ni de magie je n’ai vu ici. Juste un produit très moyen qu’on retrouvera dans les bacs d’occasion à 1 € dans quelques mois. Lisez plutôt Traquemage, une parodie nettement plus enchanteuse et réjouissante qui vient également de sortir !
Je vais éviter d'être désagréable mais je ne vous promets rien...
Comment peut-on pondre une histoire pareille en faisant croire qu'on tient là un grand thriller surfant à la fois sur la vague d'actualité des attentats islamistes aux States et sur le phénomène de l'agent amnésique style Jason Bourne ?
C'est vrai que certaines cases sont hideuses avec une colorisation à outrance. Que dire également de cet enchaînement de cases tout à fait stérile et peu méritoire ? L'histoire ne brille pas par son originalité. Bref, c'est une bd sans âme qui n'apporte pas grand chose. Ceci dit, ais-je lu pire dans le genre ?
Avoir réédité une intégrale en 2014 relève d'un sacré mauvais goût surtout lorsque les lecteurs dans leur grande majorité ont eu un avis assez négatif tout sites confondus.
Cette histoire commence comme American Pie pour se terminer par Scream ou encore le projet Blair Witch. Bref, une culture de slashers et de teen-movie américain.
J'ai été particulièrement choqué par le vocabulaire franchement vulgaire de cette jeunesse huppée coréenne qui n'a rien à envier à nos cités. C'est un manhwa fantastique dans le genre huis-clos assez oppressant.
Cela n'a pas pris avec moi malgré tout. Le dessin est de piètre qualité de même que la mise en page. Ce n'est guère attirant et finalement peu intéressant.
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Le Roi Cyclope
J’ai rarement lu une histoire aussi affligeante, scénario larmoyant aux rebondissements capillotractés, ponctué de niaiseries et truffé d’incohérences. Dès le tome 1 : Si j’ai bien compris le pitch, le roi ordonne l’assassinat de ses 7 fils afin que son sorcier, le marquis, accomplisse un rituel visant à lui obtenir l’immortalité, ainsi pourra t-il régner jusqu’à la fin des temps. Déjà premier problème, l’histoire s’ouvre sur le septième fils se faisant suriner par tous les pores par plusieurs lascars, et aucun ne pense à vérifier si son pouls s’est arrêté ? Personne pour penser je ne sais pas moi, à lui trancher la gorge ? D’accooooord… je ferme les yeux. Mais ensuite : une fois le forfait accompli le roi demande au marquis si pour l’immortalité c’est bon, et ce dernier lui répond qu’il y travaille, tranquille. T’as raison, ce n’est pas du tout incohérent hein, demander d’assassiner tous ses fils pour obtenir l’immortalité pour ensuite dire que « haha ouais mais non en fait, pas encore vieux, euh j’suis sur le coup t’as vu, ça servait à que dalle en fait ». Et que dit le roi ? Rien, visiblement il est aussi bête qu'une paire de poulaines. Ensuite, le capitaine de la garde qui décapite un conseiller du roi. Juste, pourquoi ?! Bon ensuite le marquis qui annonce à voix haute devant témoin que le roi il peut bien crever, pour ce qu’il en a à carrer, lui a obtenu ce qu’il voulait et qu’en plus ça pourrait bien être lui le prochain taulier. Et personne ne moufte ? Non mais sérieusement, tout le monde est complètement con dans cette histoire ou bien ? Il y a aussi ce type là, le passeur qu’il s’appelle. A quoi il sert ce glandu ? Non parce que le mec s’appelle « le passeur », pas le « gardien », ce qui sous-entend que sans lui on ne peut pas franchir la porte donnant sur le jardin immortel, et pourtant, le marquis y rentre comme dans un moulin. Vive les emplois fictifs… Ah oui il y a ce passage, un de mes préférés, où, comme dans n’importe quel conte au scénario éculé, le gentil et le méchant décident de régler leur différent par un duel à l’épée alors que, pour vous faire un peu le topo, le marquis est en position de force et le gentil est désarmé. Aucune cohérence encore une fois avec la personnalité froide et sans pitié du marquis dépeinte jusqu’ici, mais on n’est plus à ça près. Le marquis lui façonne même une épée magique et l’affrontement débute. Alors qu’à ce moment là je suis déjà en train de me bousiller le cerveau en buvant de la javel, que fait le marquis ? Il soliloque, sûr de lui, le dos tourné à son adversaire, et il est donc tout surpris lorsque celui-ci lui met une estafilade, et remportant ainsi son duel. Je… je… je vais chercher le Destop. Un récit très manichéen avec le marquis qui est très très méchant, le prince déchu est très très gentil et dark à souhait, le roi est très très con, les femmes sont très très belles. On dirait un Disney, quoi. Franchement j’ai trouvé que ça volait à peine plus haut niveau réflexion et émotion. Un tome 2 de la même trempe : Sauf que maintenant on fait aussi dans les dialogues pourris du style le prince Thalès qui annonce à sa dulcinée que « personne à part moi ne le vaincra jamais (en parlant du marquis) ». Sur quoi il se base au fait ? Sur son don de voyant ? Vu que ses visions sont plutôt du genre aléatoire et ne lui permettent pas de prédire l’avenir, j’en doute. Non c’est juste parce les dialogues sont paresseux et clichés et que les personnages se comportent comme dans une histoire à l’eau de rose. J’aime bien aussi quand la voix off nous dit que nos héros sont exilés aux frontières des royaumes annexés, mais quand Thalès part rejoindre la capitale, un freluquet dit « ce soir à la nuit, il sera là-bas ». Il est grand comme la Creuse ce royaume… Sinon, une autre brillante idée du marquis pour capturer nos deux héros en fuite : lever l’armée. Il n’y a rien de plus efficace qu’une armée en mouvement se déplaçant à la vitesse qu’on imagine pour retrouver deux personnes. Non mais c’est un génie ce mec, paraît-il. Enfant, ses parents devaient dire de lui qu’il était « spécial » mais ça a sûrement était mal interprété. Le tome 3 : je crois qu’on a compris hein, je ne vais pas le faire. Ah oui, le dessin avec peu d’encrage est tout joli, quoique l’épuration du décor me gêne quand même un peu, les couleurs à l’aquarelle sont belles comme tout, le design du marquis est bien trouvé, mais ce scénario… imbitable.
Malinche
C'est typiquement le genre de bd que je n'aime pas avec une longue narration bavarde qui nous abreuve tout en nous saoulant. Les images ne sont que contemplatives. La narration s'emballe sur tout à fait autre chose. C'est pire qu'ennuyeux ! L'auteur espérait sans doute créer un effet de style semi-intellectuel ou philosophique sur les courbes d'une malinche. Dans un autre style mais sur le même thème, je conseillerais plutôt Quetzalcoatl qui est véritablement culte pour moi. Oui, en l'espèce, on semble être aux antipodes. Le soleil mexicain offrait pourtant d'autres perspectives plus intéressantes.
Napoléon (Glénat)
Vraiment très ennuyeux. Je n'ai pas pu terminer le deuxième tome malgré mon envie d'en savoir plus sur ce pilier de notre dix-neuvième siècle français. Ça sent la commande. On se cantonne aux batailles militaires et politiques, qui se succèdent avec monotonie, sans qu'on en ressente la nécessité. Ce qui m'aurait intéressée c'est de savoir pourquoi, comment et avec qui il a décidé de la rédaction du code civil, quels rapports il avait avec les premiers industriels, sûrement étroits puisqu'il a rendu obligatoires des livrets d'ouvrier qui devaient être tamponnés par les autorités de l'état à chaque fois qu'ils souhaitaient changer d'employeur... Bref du nouveau qui pourrait servir à comprendre notre présent. Si c'est pour ressasser des batailles glorieuses et décortiquer des stratégies militaires dépassées, je ne me sens pas concernée. Le dessin est très classique, lui aussi, dans le genre pompier, sabres, boutons et épaulettes, rien ne manque. Après 7 BD sur le sujet, on pouvait attendre autre chose il me semble...
HKO - Menaces sur Hong Kong
Dans la série, je colle des dessins bout à bout en faisant mon possible pour qu'ils n'aient aucun rapport entre eux, voici donc HKO ! Mazette ! franchement j'aimerais comprendre, c'est qui ce Sera ? Drogues, perceptions du monde réel perverties par une grosse fatigue. Non sérieux là je déconne mais je vous assure que ça me ferait plaisir de rencontrer ce mec pour pouvoir parler avec lui de ses choix artistiques. Parler avec lui de la notion de découpage, lui dire que passer d'un chapitre à l'autre sans aucune indication, même subliminale pour avertir le lecteur, c'est fun mais au final je m'aperçois que je ne vaux pas mieux que mes précédents camarades qui n'ont pas pu aller au bout de leur lecture. Itou pour moi donc et vraiment rien, mais rien n'a trouvé grâce à mes yeux dans cette histoire qui avait un potentiel certain puisque traitant des derniers jours de Hong Kong avant sa rétrocession à la Chine.
Mirage Hôtel
J'ai tenté d'acheter un truc qui n'est habituellement pas le genre de truc que j’achète (style de dessin, format de roman graphique, polar...). La couverture m'a sauté aux yeux (dernière édition) et puis l'ambiance de ville nocturne vieille banlieue près du périf'. Tout à fait l'ambiance de polar que j'aime. Même si les dessins sont un peu bizarres, j'ai tenté ma chance sur cet achat (à 7 euros tout de même). Eh bien j'ai perdu 7 euros car le plaisir de lecture est quasi-inexistant. C'est trop emberlificoté, le récit part sur une intrigue assez commune mais plaisante. Un veilleur de nuit dans un petit hôtel rencontre une mystérieuse femme qui lui propose de voler une valise de billets à son client qui séjourne régulièrement dans cet hôtel (la femme est une prostituée). Puis avec l'argent ils partent en Amérique du sud. Bon là déjà, si on voulait faire plus cliché on y arriverait pas. Mais bon cela se lit tout de même et on se dit que cela peut devenir intéressant par la suite. Eh bien non, après c'est incompréhensible tout du long. Déjà la femme c'était juste un rêve je crois. Je ne sais pas, je n'ai pas réussi à finir la BD. C'était trop pénible. De plus le dessin, même s'il est original n'est vraiment pas clair. On nage en plein brouillard. A éviter donc. En dehors de la très belle couverture et d'une certaine originalité dans le graphisme à la couleur directe.
Freak Island
Dès l’introduction, le décor est planté. Le redoutable tueur arborant tête de cochon et costard-cravate rappelle non seulement Leatherface de la série « Massacre à la Tronçonneuse » mais en garde les pratiques barbares par la mise à nue viscérale d’une fugitive sur sa mystérieuse ile. Le temps de se délecter de quelques doigts humains, l’attention de notre assassin cannibale silencieux est détournée par une petite embarcation rempli d’étudiants venus explorer cette ile non répertoriée sur les cartes… Contraints d’y débarquer, les voici embarqués sur le terrain de jeu d’un être violent et sanguinaire qui va les prendre en chasse… Masaya Hokazono plante le décor intriguant en quelques pages bien violentes et malsaines. L’ambiance malsaine et craspec ne va faire que s’amplifier au fur et à mesure de la découverte de ce nouvel environnement hostile. Les personnages sont tous stéréotypés et détestables au possible avec l’intello malade, le gros gentil qui sait tout (et en profite pour commenter tout ce qui se déroule comme si on écoutait un match de foot à la radio), l’amoureux éperdu qui se soucie de plaire à la jolie rebelle esseulée pendant que tout le monde se fait massacrer. L’arrivée fortuite d’un nouveau personnage ne va rien changer à tout cela. Constamment on nous prend par la main afin de deviner avec une dizaine de pages d’avances ce qui va se dérouler sous nos yeux ébahis par tant de niaiseries sans grand intérêt. Les dessins ne sont pas vilains, loin s’en faut, mais n’offrent aucune originalité et restent dans la lignée de ce qu’on peut trouver dans le style Seinen. La végétation de l’île est réussie et est bien plus travaillée que les traits des personnages, à l’exception du psychopathe à tête de porc, massif, effrayant et emblématique. Le « cliffhanger » final de ce premier tome n’est pas vraiment une surprise tant le lecteur dispose de longueurs d’avance sur les 6 étudiants et c’est sans regret qu’on referme ce premier tome classique et laborieux avec l’infini sentiment qu’on ne m’y reprendra plus et que je me fous éperdument de la suite ainsi que de la destinée de cette bande de blaireaux. De la violence gratuite pas drôle, pas fun et pas intéressante. A oublier sans regret au plus vite !
Orphelins
Une couverture très réussie, (par Massimo Carnevale) mais le reste est sans originalité, cruel et absurde. Je le déconseille franchement. Ce premier tome nous montre la formation d'enfant soldats par une armée sans scrupule qui prétend lutter contre des extraterrestres forcément méchants. Le cliché à l'américaine. Une face boyscout, une face Rambo. Le dessin est très classique (deux dessinateurs se passent le témoin en cours de route mais ça ne se voit pas) les couleurs (par Lorenzo de Felici puis Annalisa Leoni) sont un peu univoques aussi. Je me demande si en choisissant un dessin plus subtil ou original on aurait pu sauver le scénario. Des extraterrestres attirants ou variés, des villes intrigantes... L'action est délayée pour faire plusieurs tomes, c'est très vite lu, je n'ai même pas eu le temps d'abandonner, mais j'aurais largement pu me passer de finir...
Le Chevalier à la licorne
J’avoue, je m’attendais à quelque chose de plus délicat pour une histoire de licorne. Habituellement, ce genre de production n’est pas ce que je préfère, mais je voulais tout de même tenter le coup. Malheureusement à aucun moment, je ne suis rentré dans l’histoire. A vrai dire, j’ai rarement vu scénario aussi confus. Les auteurs semblent avoir pensé qu’un vague mélange d’Histoire et de mythologie constituerait une recette infaillible pour séduire le grand public. Peut-être ont-ils oublié les épices, car cette tambouille insipide laisse un arrière-goût de temps perdu. Cette production doit réunir à peu près tous les clichés du genre, sans les transcender. Quant au graphisme, on est ici clairement dans la performance. Si je suis impressionné par la technique et le rendu, je n’ai aucunement été touché par ce type de dessin qui donne parfois l’impression d’être dans un jeu vidéo. Cela donne un côté lisse et artificiel, et je ne vois d’ailleurs pas l’intérêt pour un dessinateur de tenter de reproduire la réalité à ce point, qui plus est avec Photoshop. Je ne nie pas qu’il y a du travail et on pourra même trouver ça beau. Certaines des cases, par exemple les nuages en forme de licorne, auraient pu produire leur petit effet sur un semi-remorque US. Mais en ce qui me concerne, désolé, l’esbroufe façon Mack, ce n’est guère ma tasse de thé. Si l’éditeur parle de « résilience poétique d’un duo magique », ni poésie ni de magie je n’ai vu ici. Juste un produit très moyen qu’on retrouvera dans les bacs d’occasion à 1 € dans quelques mois. Lisez plutôt Traquemage, une parodie nettement plus enchanteuse et réjouissante qui vient également de sortir !
Mister George
Je vais éviter d'être désagréable mais je ne vous promets rien... Comment peut-on pondre une histoire pareille en faisant croire qu'on tient là un grand thriller surfant à la fois sur la vague d'actualité des attentats islamistes aux States et sur le phénomène de l'agent amnésique style Jason Bourne ? C'est vrai que certaines cases sont hideuses avec une colorisation à outrance. Que dire également de cet enchaînement de cases tout à fait stérile et peu méritoire ? L'histoire ne brille pas par son originalité. Bref, c'est une bd sans âme qui n'apporte pas grand chose. Ceci dit, ais-je lu pire dans le genre ? Avoir réédité une intégrale en 2014 relève d'un sacré mauvais goût surtout lorsque les lecteurs dans leur grande majorité ont eu un avis assez négatif tout sites confondus.
Redrum 327
Cette histoire commence comme American Pie pour se terminer par Scream ou encore le projet Blair Witch. Bref, une culture de slashers et de teen-movie américain. J'ai été particulièrement choqué par le vocabulaire franchement vulgaire de cette jeunesse huppée coréenne qui n'a rien à envier à nos cités. C'est un manhwa fantastique dans le genre huis-clos assez oppressant. Cela n'a pas pris avec moi malgré tout. Le dessin est de piètre qualité de même que la mise en page. Ce n'est guère attirant et finalement peu intéressant.