Bon ba voilà, j'ai fait ma B.A. de l'année en m'attelant à la lecture de cet album... (Non, je n'ai pas lu la série entière -je vous rassure- le premier tome m'aura suffit, c'est vraiment pas mon truc.)
C'est franchement le genre d'album avec lequel je ne pense vraiment pas avoir d'affinité. J'ai fait mon curieux... voilà... je suis fixé.
Je n'aime pas cet humour que je trouve caricatural ressassant et retriturant les poncifs sur le football. Jeux de mots moisis ( le club s'appelle "F.C. Palajoy" ... hahaha ) et chute de gag téléphonée... Je cherche encore où je dois rire... Ah si, peut être que le scénariste à mal placé le "L" dans son pseudo...
Concernant le dessin, bon, c'est simple et efficace... Mais que c'est plat. Décors quasi inexistants, expression des personnages répétitifs dans le trait... Pfff...
Bref, un album que je me suis dépêché de finir...
Il est vrai que ça ressemble à du comics underground, mais dont l'exagération crue est poussée à l'extrême, car même chez Crumb ou d'autres auteurs américains comme Moscoso, Vaughn Bodé, Spain Rodriguez, Jay Lynch ou mieux S. Clay Wilson.. on ne voit pas autant de débordements. Encore que... le seul qui pourrait être comparé en remplissage de cases surchargées et en folie dévastatrice, c'est sans doute S. Clay Wilson qui avec sa bande "Captain Pissgum and his pervert pirates" parue à la fin des années 60, faisait dans le violent et sexuel crade, mais la partie graphique était beaucoup plus travaillée.
Ici, le côté glauque, complètement allumé ou très cru, assorti d'outrance sexuelle ne me dérange absolument pas, j'ai vu pire chez Wilson comme je disais, mais c'est le dessin qui me fait trop mal aux yeux, je le trouve hideux pour illustrer un tel sujet, je suis sûr que mon petit cousin de 7 ans en ferait autant ; il aurait fallu un trait plus appliqué, mais pas réaliste, juste un peu plus esthétique, comme dans Squeak the mouse à laquelle cette bande m'a aussi fait penser, et où le dessin rond rappelait les dessins animés de Tex Avery.
Quant à l'aspect drôle, c'est vite dit, ça veut faire penser aux trucs dégoûtants du Vuillemin des "Sales Blagues" avec ce côté très spermatisant chronique, mais chez Vuillemin, ça passe, ici ça n'est pas drôle, je n'ai pas souri un instant. Je crois que c'est le dessin qui pour moi est trop rebutant. En tout cas, cette Bd m'a été prêtée par une amie, je l'ai vite lue et lui ai rendue presque aussi vite et sans regret..
Je me rappelle avoir lu cet album dans Circus dans les années 80 alors que la Bd était titrée "Chroniques de fin de siècle" ; elle relatait les aventures d'un dénommé Gérard Craan avec une tête de Patrick Dewaère, qui agit tout au long d'une histoire de façon parfois violente dans des récits étranges et angoissants, et c'était avec ce dessin plus doux et agréable de Santi, très différent des premiers récits répertoriés ici sous le titre Une aventure de Gérard Craan. Je me souviens notamment d'un épisode où Craan rencontre un type qui a la tête de Depardieu, et qu'il attache une fille nue sur une chaise après l'avoir sautée... En bref, c'était un peu du n'importe quoi, ça ne signifiait pas grand chose et je me souviens que je n'avais pas accroché du tout.
Le posteur précédent décrit très bien dans son avis les élections et l'aboutissement du fascisme qui règne sur l'Europe, soit en Belgique, soit en France ; il est vrai que la Belgique a connu dans les années 80 des heures agitées et qu'en France, on en a peu parlé, enfin je n'en ai pas le souvenir vivace. Bucquoy se sert d'une certaine réalité d'époque pour étayer son récit.
Mais cette Bd reste intéressante uniquement pour sa description d'un contexte complètement déboussolé et perverti par une politique répressive et nauséabonde. Cette bande brasse un peu de tout en une sorte d'anticipation de politique-fiction ou d'une uchronie, je ne sais pas trop, ou un peu des deux, mais en tout cas, c'est du pur Bucquoy, subversif, dérangeant, qui décrit une fin de siècle particulièrement sombre et terrifiante, avec sa méthode rentre dedans, n'hésitant pas à étaler violence, sexe, dérives et actions condamnables, un peu dans le même style vu dans ses autres créations comme Stone ou Alain Moreau, ou même un épisode de Jaunes qui impliquait la famille royale belge... c'est donc très spécial et inclassable.
Le cinquième tome confirme le peu d’inspiration des auteurs pour leur invasion extraterrestre. Au lieu de conclure clairement la problématique des insectes géants, des fils d’Ezéchiel ou des humanoïdes aux tempes sensibles, ils préfèrent s’attarder sur une bataille aérienne inintéressante. Que de planches gâchées ! Que de sujets effleurés ! Même les relations entre personnages, si chères à Léo, sont fades et dénuées de passion.
Un second cycle malheureusement raté, paresseux, qui ne donne pas envie de suivre le prochain.
Encore un livre de commande du musée du Louvre qui ne réussit pas du tout à nous captiver...
Des dessins extrêmement précis aux couleurs pastel, avec une sorte de fixité désagréable.
Un scénario répétitif et sans ressort dramatique, avec une sorte de brume qui essaye de raccorder l'histoire de l'art française et celle du Japon par l'intervention de deux peintres japonais qui se sont inspirés de la peinture occidentale au début du XXème siècle. Mais c'est réellement soporifique, et je n'ai pas réussi à m'y intéresser une minute. Le personnage principal est une sorte de Marcel Proust mais qui ne saurait pas écrire : autrement dit un pauvre jeune homme affaibli et sans qualité. Pas pu finir.
Quel dommage pour la BD. Celle de Nicolas de Crécy était beaucoup plus inventive, en tout cas. En revanche, pour le Louvre, c'est vrai que ça le rappelle à notre souvenir... Mais 130 pages qu'on survole sans plaisir, c'était inutile.
Nous avons droit à une autre image de Venise qui détruit totalement le mythe de la carte postale. Ce n'est pas tant la démystification qui ne m'a pas charmé mais plutôt la vulgarité du propos. C'est glauque à souhait et cela n'a aucun sens en ce qui me concerne.
Par ailleurs, les clins d'oeil et les références ne sauvent en rien cette oeuvre immorale. Associer les personnages de Disney à cette débauche est plus qu'une faute de goût.
Bon, j'avoue que j'ai rarement lu une bd aussi mauvaise ou plutôt rebutante. Ma note sera donc sans appel. Ce titre pourrait aisément figurer dans ma liste des razzies awards.
Note de la modération: Avis portant sur les épisodes The Amazing Spider-Man (V.II) #40 à 45 tels que publiés en 2008 dans la collection "Marvel, les incontournables".
J’ai toujours trouvé Spider-man ringard (pas autant que Superman ou Captain America, mais ringard quand même…) et relativement dépourvu de charisme. Si cet album ne m’a pas fait changer d’avis à ce sujet, peut-être plaira-t-il toutefois aux fans du super-héros en question…
Les épisodes rassemblés dans ce recueil sont originellement parus en 2002 dans ‘Amazing Spider-man (vol. 2)’ (numéros 40 à 45), ce qui explique que cet album n’a pas vraiment de début, ni de fin. Il s’agit juste d’une tranche des aventures de Spidey et cette tranche ne m’a pas paru incontournable.
• 1ère moitié : 1/5 (parce qu’il n’y a pas moins !)
Dans les trois premiers épisodes, Spider-man enquête au sujet des disparitions inexplicables de jeunes drogués. [SPOILER] Il rencontre ainsi un nouvel ennemi qui a le pouvoir d’apparaître et de disparaître dans le plan astral !!! [/SPOILER] Affligeant… Du très mauvais comic book…
• 2nde moitié : 2,5/5
Dans les trois derniers épisodes, Spider-man se voit confronté à son vieil ennemi Octopus. Ce dernier n’est toutefois pas seul ! Ça reste très moyen, mais c’est déjà mieux que le début de l’album.
Sur le plan des activités du super-héros, cet album n’apporte pas grand-chose. Sur le plan de sa vie privée, Spider-man vient d’avouer le secret de sa double vie à sa tante et est en froid avec M.J. Personnellement, je trouve l’entourage de Spidey aussi peu intéressant que le super-héros lui-même…
En un mot, le dessin est, quant à lui, quelconque !
Bref, à éviter, sauf pour les inconditionnels du super-héros (et encore…)
Cette adaptation du roman éponyme de Leopold Sacher-Masoch théorisant la pratique du masochisme, vient après celles de Histoire d'O et de Emmanuelle en 1985, Crepax n'est donc pas novice dans ce domaine, mais bizarrement, la Bd apparaît au premier abord comme une succession banale de punitions et de supplices.
J'ai lu l'édition originale Albin Michel de 1985, qui offre de grandes planches aux cases très larges et de nombreuses pleines pages à l'encre, aux décors dépouillés. Cette lecture venait aussi après celles des oeuvres citées plus haut où Crepax faisait preuve de plus d'originalité dans sa mise en page ; ici, j'ai trouvé ce style froid et sans âme, je n'ai pas éprouvé du dégoût mais plutôt de l'indifférence, c'est clairement le genre de Bd érotique que je n'aime pas, mais qu'il est intéressant de lire pour s'en faire une idée, surtout quand il s'agit d'un grand auteur comme Crepax.
Ces perversions sado-masochistes sont décadentes et d'un ennui mortel, elles se suivent sans aucune fantaisie, et ne produisent aucun effet sur moi car ce n'est pas mon trip. Ces pratiques traduisent aussi un déséquilibre sexuel profond chez ces couples de la haute société qui ne savent pas obtenir la jouissance en se faisant simplement du bien. Bon après tout, ça les regarde..
Au-dela de ça, on peut admirer quand même le travail de Crepax qui reste fidèle à sa technique graphique constituée de très grandes cases, de gros plans et d'enchaînement cinématographique ; si j'ai pu aller jusqu'à la fin, c'est que heureusement c'est découpé en petits chapitres de 5 à 6 planches avec des dialogues réduits à l'essentiel, l'image compte beaucoup, et justement, c'est très vite lu.
Pour ceux qui souhaitent découvrir cette oeuvre déroutante, ils pourront y percevoir en filigrane une introduction à un univers sexuel très codifié, tout en ouvrant une réflexion très actuelle sur les rapports entre les sexes.
Cette trilogie possède la force de certaines sagas de SF, c'est certain, mais l'univers, l'ambiance et les personnages me révulsent de la même façon que dans Les Eaux de Mortelune. Car même si Adamov pond son premier scénario en solo, on voit bien que l'influence reçue sur sa précédente série est évidente. Il y reprend à peu près les mêmes éléments, ce ton nauséeux et ces scènes un peu dégueu qu'on rencontre dans Les Eaux de Mortelune. C'est donc encore une fresque de science-fiction baroque avec cependant quelques variantes et surtout cet aspect organique malsain, je supporte mal ce genre de sujet qui représente ce que je déteste le plus en SF.
Pourtant, les quelque premières pages semblaient prometteuses, on pénètre dans un univers étrange et sauvage où va régner la loi du plus fort... et puis très vite, ça sombre dans un délire mystico-conflictuel basé sur le pouvoir avec des séquences complètement surréalistes, tout ça ne me convient pas.
Mais surtout, ce que je regrette le plus, c'est de voir le talent graphique exceptionnel d'un dessinateur qui prend plaisir à s'aventurer dans des univers de folie comme ici ; quand il décidera de faire une Bd d'aventure normale, je serai client sans problème. En tout cas, j'aime son dessin d'une finesse et d'une fluidité esthétique, avec des cases souvent chargées, remplies de petits détails intéressants à observer.
Et aussi, je reconnais son mérite d'avoir su créer un monde imaginaire, même s'il rappelle un peu Mortelune, et même s'il est trop bizarre pour moi...
Non. Je suis restée totalement à l'extérieur du truc.
Comme devant une tapisserie des Gobelins: oui et alors? Je ne sais pas... le coté "c'est pas sorcier", je vous explique la science, mais en fait c'est de la magie, mais en fait c'est extraordinaire, t'inquiètes de rien, je t'emmène au pays des merveilles... Je n'ai pas réussi à finir.
Un coté "au pays de Candy", tout est en sucre d'orge et ça me donne mal aux dents.
Pourtant les dessins sont lumineux et tout et tout, mais aucun personnage auquel j'aurais pu m'identifier.
Désolée, ça ne se commande pas.
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Les Foot Maniacs
Bon ba voilà, j'ai fait ma B.A. de l'année en m'attelant à la lecture de cet album... (Non, je n'ai pas lu la série entière -je vous rassure- le premier tome m'aura suffit, c'est vraiment pas mon truc.) C'est franchement le genre d'album avec lequel je ne pense vraiment pas avoir d'affinité. J'ai fait mon curieux... voilà... je suis fixé. Je n'aime pas cet humour que je trouve caricatural ressassant et retriturant les poncifs sur le football. Jeux de mots moisis ( le club s'appelle "F.C. Palajoy" ... hahaha ) et chute de gag téléphonée... Je cherche encore où je dois rire... Ah si, peut être que le scénariste à mal placé le "L" dans son pseudo... Concernant le dessin, bon, c'est simple et efficace... Mais que c'est plat. Décors quasi inexistants, expression des personnages répétitifs dans le trait... Pfff... Bref, un album que je me suis dépêché de finir...
Monkey and the Living Dead
Il est vrai que ça ressemble à du comics underground, mais dont l'exagération crue est poussée à l'extrême, car même chez Crumb ou d'autres auteurs américains comme Moscoso, Vaughn Bodé, Spain Rodriguez, Jay Lynch ou mieux S. Clay Wilson.. on ne voit pas autant de débordements. Encore que... le seul qui pourrait être comparé en remplissage de cases surchargées et en folie dévastatrice, c'est sans doute S. Clay Wilson qui avec sa bande "Captain Pissgum and his pervert pirates" parue à la fin des années 60, faisait dans le violent et sexuel crade, mais la partie graphique était beaucoup plus travaillée. Ici, le côté glauque, complètement allumé ou très cru, assorti d'outrance sexuelle ne me dérange absolument pas, j'ai vu pire chez Wilson comme je disais, mais c'est le dessin qui me fait trop mal aux yeux, je le trouve hideux pour illustrer un tel sujet, je suis sûr que mon petit cousin de 7 ans en ferait autant ; il aurait fallu un trait plus appliqué, mais pas réaliste, juste un peu plus esthétique, comme dans Squeak the mouse à laquelle cette bande m'a aussi fait penser, et où le dessin rond rappelait les dessins animés de Tex Avery. Quant à l'aspect drôle, c'est vite dit, ça veut faire penser aux trucs dégoûtants du Vuillemin des "Sales Blagues" avec ce côté très spermatisant chronique, mais chez Vuillemin, ça passe, ici ça n'est pas drôle, je n'ai pas souri un instant. Je crois que c'est le dessin qui pour moi est trop rebutant. En tout cas, cette Bd m'a été prêtée par une amie, je l'ai vite lue et lui ai rendue presque aussi vite et sans regret..
Chooz
Je me rappelle avoir lu cet album dans Circus dans les années 80 alors que la Bd était titrée "Chroniques de fin de siècle" ; elle relatait les aventures d'un dénommé Gérard Craan avec une tête de Patrick Dewaère, qui agit tout au long d'une histoire de façon parfois violente dans des récits étranges et angoissants, et c'était avec ce dessin plus doux et agréable de Santi, très différent des premiers récits répertoriés ici sous le titre Une aventure de Gérard Craan. Je me souviens notamment d'un épisode où Craan rencontre un type qui a la tête de Depardieu, et qu'il attache une fille nue sur une chaise après l'avoir sautée... En bref, c'était un peu du n'importe quoi, ça ne signifiait pas grand chose et je me souviens que je n'avais pas accroché du tout. Le posteur précédent décrit très bien dans son avis les élections et l'aboutissement du fascisme qui règne sur l'Europe, soit en Belgique, soit en France ; il est vrai que la Belgique a connu dans les années 80 des heures agitées et qu'en France, on en a peu parlé, enfin je n'en ai pas le souvenir vivace. Bucquoy se sert d'une certaine réalité d'époque pour étayer son récit. Mais cette Bd reste intéressante uniquement pour sa description d'un contexte complètement déboussolé et perverti par une politique répressive et nauséabonde. Cette bande brasse un peu de tout en une sorte d'anticipation de politique-fiction ou d'une uchronie, je ne sais pas trop, ou un peu des deux, mais en tout cas, c'est du pur Bucquoy, subversif, dérangeant, qui décrit une fin de siècle particulièrement sombre et terrifiante, avec sa méthode rentre dedans, n'hésitant pas à étaler violence, sexe, dérives et actions condamnables, un peu dans le même style vu dans ses autres créations comme Stone ou Alain Moreau, ou même un épisode de Jaunes qui impliquait la famille royale belge... c'est donc très spécial et inclassable.
Namibia
Le cinquième tome confirme le peu d’inspiration des auteurs pour leur invasion extraterrestre. Au lieu de conclure clairement la problématique des insectes géants, des fils d’Ezéchiel ou des humanoïdes aux tempes sensibles, ils préfèrent s’attarder sur une bataille aérienne inintéressante. Que de planches gâchées ! Que de sujets effleurés ! Même les relations entre personnages, si chères à Léo, sont fades et dénuées de passion. Un second cycle malheureusement raté, paresseux, qui ne donne pas envie de suivre le prochain.
Les Gardiens du Louvre
Encore un livre de commande du musée du Louvre qui ne réussit pas du tout à nous captiver... Des dessins extrêmement précis aux couleurs pastel, avec une sorte de fixité désagréable. Un scénario répétitif et sans ressort dramatique, avec une sorte de brume qui essaye de raccorder l'histoire de l'art française et celle du Japon par l'intervention de deux peintres japonais qui se sont inspirés de la peinture occidentale au début du XXème siècle. Mais c'est réellement soporifique, et je n'ai pas réussi à m'y intéresser une minute. Le personnage principal est une sorte de Marcel Proust mais qui ne saurait pas écrire : autrement dit un pauvre jeune homme affaibli et sans qualité. Pas pu finir. Quel dommage pour la BD. Celle de Nicolas de Crécy était beaucoup plus inventive, en tout cas. En revanche, pour le Louvre, c'est vrai que ça le rappelle à notre souvenir... Mais 130 pages qu'on survole sans plaisir, c'était inutile.
Jours tranquilles à Venise
Nous avons droit à une autre image de Venise qui détruit totalement le mythe de la carte postale. Ce n'est pas tant la démystification qui ne m'a pas charmé mais plutôt la vulgarité du propos. C'est glauque à souhait et cela n'a aucun sens en ce qui me concerne. Par ailleurs, les clins d'oeil et les références ne sauvent en rien cette oeuvre immorale. Associer les personnages de Disney à cette débauche est plus qu'une faute de goût. Bon, j'avoue que j'ai rarement lu une bd aussi mauvaise ou plutôt rebutante. Ma note sera donc sans appel. Ce titre pourrait aisément figurer dans ma liste des razzies awards.
Spider-Man (Straczynski)
Note de la modération: Avis portant sur les épisodes The Amazing Spider-Man (V.II) #40 à 45 tels que publiés en 2008 dans la collection "Marvel, les incontournables". J’ai toujours trouvé Spider-man ringard (pas autant que Superman ou Captain America, mais ringard quand même…) et relativement dépourvu de charisme. Si cet album ne m’a pas fait changer d’avis à ce sujet, peut-être plaira-t-il toutefois aux fans du super-héros en question… Les épisodes rassemblés dans ce recueil sont originellement parus en 2002 dans ‘Amazing Spider-man (vol. 2)’ (numéros 40 à 45), ce qui explique que cet album n’a pas vraiment de début, ni de fin. Il s’agit juste d’une tranche des aventures de Spidey et cette tranche ne m’a pas paru incontournable. • 1ère moitié : 1/5 (parce qu’il n’y a pas moins !) Dans les trois premiers épisodes, Spider-man enquête au sujet des disparitions inexplicables de jeunes drogués. [SPOILER] Il rencontre ainsi un nouvel ennemi qui a le pouvoir d’apparaître et de disparaître dans le plan astral !!! [/SPOILER] Affligeant… Du très mauvais comic book… • 2nde moitié : 2,5/5 Dans les trois derniers épisodes, Spider-man se voit confronté à son vieil ennemi Octopus. Ce dernier n’est toutefois pas seul ! Ça reste très moyen, mais c’est déjà mieux que le début de l’album. Sur le plan des activités du super-héros, cet album n’apporte pas grand-chose. Sur le plan de sa vie privée, Spider-man vient d’avouer le secret de sa double vie à sa tante et est en froid avec M.J. Personnellement, je trouve l’entourage de Spidey aussi peu intéressant que le super-héros lui-même… En un mot, le dessin est, quant à lui, quelconque ! Bref, à éviter, sauf pour les inconditionnels du super-héros (et encore…)
La Vénus à la fourrure
Cette adaptation du roman éponyme de Leopold Sacher-Masoch théorisant la pratique du masochisme, vient après celles de Histoire d'O et de Emmanuelle en 1985, Crepax n'est donc pas novice dans ce domaine, mais bizarrement, la Bd apparaît au premier abord comme une succession banale de punitions et de supplices. J'ai lu l'édition originale Albin Michel de 1985, qui offre de grandes planches aux cases très larges et de nombreuses pleines pages à l'encre, aux décors dépouillés. Cette lecture venait aussi après celles des oeuvres citées plus haut où Crepax faisait preuve de plus d'originalité dans sa mise en page ; ici, j'ai trouvé ce style froid et sans âme, je n'ai pas éprouvé du dégoût mais plutôt de l'indifférence, c'est clairement le genre de Bd érotique que je n'aime pas, mais qu'il est intéressant de lire pour s'en faire une idée, surtout quand il s'agit d'un grand auteur comme Crepax. Ces perversions sado-masochistes sont décadentes et d'un ennui mortel, elles se suivent sans aucune fantaisie, et ne produisent aucun effet sur moi car ce n'est pas mon trip. Ces pratiques traduisent aussi un déséquilibre sexuel profond chez ces couples de la haute société qui ne savent pas obtenir la jouissance en se faisant simplement du bien. Bon après tout, ça les regarde.. Au-dela de ça, on peut admirer quand même le travail de Crepax qui reste fidèle à sa technique graphique constituée de très grandes cases, de gros plans et d'enchaînement cinématographique ; si j'ai pu aller jusqu'à la fin, c'est que heureusement c'est découpé en petits chapitres de 5 à 6 planches avec des dialogues réduits à l'essentiel, l'image compte beaucoup, et justement, c'est très vite lu. Pour ceux qui souhaitent découvrir cette oeuvre déroutante, ils pourront y percevoir en filigrane une introduction à un univers sexuel très codifié, tout en ouvrant une réflexion très actuelle sur les rapports entre les sexes.
Dayak
Cette trilogie possède la force de certaines sagas de SF, c'est certain, mais l'univers, l'ambiance et les personnages me révulsent de la même façon que dans Les Eaux de Mortelune. Car même si Adamov pond son premier scénario en solo, on voit bien que l'influence reçue sur sa précédente série est évidente. Il y reprend à peu près les mêmes éléments, ce ton nauséeux et ces scènes un peu dégueu qu'on rencontre dans Les Eaux de Mortelune. C'est donc encore une fresque de science-fiction baroque avec cependant quelques variantes et surtout cet aspect organique malsain, je supporte mal ce genre de sujet qui représente ce que je déteste le plus en SF. Pourtant, les quelque premières pages semblaient prometteuses, on pénètre dans un univers étrange et sauvage où va régner la loi du plus fort... et puis très vite, ça sombre dans un délire mystico-conflictuel basé sur le pouvoir avec des séquences complètement surréalistes, tout ça ne me convient pas. Mais surtout, ce que je regrette le plus, c'est de voir le talent graphique exceptionnel d'un dessinateur qui prend plaisir à s'aventurer dans des univers de folie comme ici ; quand il décidera de faire une Bd d'aventure normale, je serai client sans problème. En tout cas, j'aime son dessin d'une finesse et d'une fluidité esthétique, avec des cases souvent chargées, remplies de petits détails intéressants à observer. Et aussi, je reconnais son mérite d'avoir su créer un monde imaginaire, même s'il rappelle un peu Mortelune, et même s'il est trop bizarre pour moi...
Le Château des étoiles
Non. Je suis restée totalement à l'extérieur du truc. Comme devant une tapisserie des Gobelins: oui et alors? Je ne sais pas... le coté "c'est pas sorcier", je vous explique la science, mais en fait c'est de la magie, mais en fait c'est extraordinaire, t'inquiètes de rien, je t'emmène au pays des merveilles... Je n'ai pas réussi à finir. Un coté "au pays de Candy", tout est en sucre d'orge et ça me donne mal aux dents. Pourtant les dessins sont lumineux et tout et tout, mais aucun personnage auquel j'aurais pu m'identifier. Désolée, ça ne se commande pas.