J'ai pas aimé cette visite de deux mangakas à Angoulême. A vrai dire, les auteurs décrivent chaque étape dans les différents chapitres. Cela a duré huit jours où on va aller à Bruxelles, puis à Angoulême pour les séances de dédicaces.
Les personnages bien que réels sont hautement stéréotypés façon manga excessif. Ce fut une lecture prise de tête avec une foison de grimaces. Par ailleurs, c'est inutilement bavard avec des petites cases hyperchargées. Bref, le style de ce manga m'a rebuté entraînant chez moi un sentiment plus que mitigé.
C'est certes un manga atypique entre le ridicule et l'autodérision.
Le manga par excellence dans tout ce qu'il a de plus mauvais. Ce n'est pas péjoratif de ma part car j'aime bien le genre. Cependant, celui-ci est plutôt gratiné dans tous les excès. Cela le rend particulièrement médiocre à commencer par le dessin, puis les enchaînements incohérents de cases.
La chasseuse de prime est plutôt belle fille et sait se battre. En effet, on va enchaîner les bastons. Pour finir, on va découvrir qu'elle est dotée d'étranges pouvoirs. Rien n'est subtil. Tout est surjoué jusque dans les mauvais dialogues. C'est du racolage à l'état pur.
On pourra aisément passer son chemin.
Face à l'insondable, face à la vacuité totale il est bien difficile de se prononcer. En effet que dire face au vide, certes cela le remplit, mais tout cela est au final complètement vain.
Scénario indigeste, dessin et couleurs à la limite du hideux, il est heureux que cette BD soit gratuitement offerte. Bon je sais je fais court mais qu'ajouter...le vide encore...
Bien, bien, bien... que dire ???
Je n'aime pas le dessin que je trouve trop minimaliste, surtout du point de vue des décors qui sont d'un vide abyssal. Je ne parle même pas de la colorisation réalisée à coup d'aplats et de dégradés informatiques : je trouve ça très moche.
Quant à l'histoire... c'est lu en trois coups de cuiller à pot. L'humour destiné aux enfants me semble très mal ciblé : je ne suis pas très sûr qu'un jeune enfant comprenne le coup du tigre (un vrai) fatigué dans le moteur de la vieille voiture du père de Noémie, ou la "subtilité" de la phrase "Moi je ne pense pas, j'essuie !"
Pour clore le tout, cette série a été abandonnée... Pas la peine de se prendre la tête : on fait beaucoup mieux ailleurs.
Mais qu’il est intéressant parfois de retomber bêtement dans le fil de l’actualité sur quelques titres pas encore avisés et pourtant et malheureusement lus comme c’est le cas avec ce fantastique comics au nom complètement inspiré et provocateur qu’est « Cowboys & Envahisseurs ».
Ca a au moins le mérite infini de ne guère tromper sur la marchandise : il y est bien question d’une invasion alien dans un far west de l’époque avec des rednecks complètement ahuris et démunis face à un tel évènement !
Le problème c’est qu’outre le fait qu’on ne s’attache à aucun personnage et que les dialogues sont soit très mal élaborés soit très mal traduits soit un peu des deux premières options, ben la sauce ne prend pas du tout…. Le pire étant les dessins complètement immondes de ce comics et sans aucun cachet… Décors quasi inexistants ou bâclés (un comble pour une bd fantastique certes mais western avant tout) et les visages sont complètement loupés….
Et je ne vous ai pas parlé de la colorisation informatique en mode rouleau compresseur sans aucune finesse….
On peut aussi applaudir des deux mains feu l’éditeur Emmanuel Proust qui ne devait guère y croire non plus en profitant de la sortie du film pour reproduire l’affiche en guise de couverture affublée d’un gros rond bleu cyan « La bd qui a inspiré le film » et qui n’est pas un sticker et qu’on ne peut donc pas retirer. C’est d’autant plus surprenant que les éditions E.P étaient réputés pour le soin de leurs couvertures… en voici donc le vilain petit canard.
Passez votre tour même à tout petit prix !
En temps normal, je crois avoir déjà maintes fois fait part dans d'autres avis de mon rejet systématique des adaptations dessinées de films, notamment sur Jurassic Park, Indy et le Crâne de cristal, le Batman de Burton...etc. Or, là il s'agit du contraire : c'est la Bd qui a inspiré un film ? C'est bien ça ou je m'y perd... enfin si c'est le cas, je me demande comment un studio sérieux a pu prendre le risque de miser des dollars sur une Bd aussi pauvre. Car ici, on touche le fond de l'indigence en matière de scénario, progression, personnages, action etc..
Je crois en fait que Hollywood a été attirée uniquement par le pitch du film qui à la base se révèle un mélange plutôt original de western et de SF, et non par la Bd en elle-même, j'ose l'espérer en tout cas. Alors la prod décide d'engager 2 grosses stars aux noms porteurs, Craig et Ford, de malaxer le tout avec un peu d'images CGI, de beaux décors de désert, et quelques Indiens, et ça vous donne un mix qui amuse par son humour bon enfant et le jeu un peu jubilatoire des acteurs. C'est d'ailleurs l'impression que j'ai eue en revoyant le film à la télé à la fin du mois dernier.
Heureusement qu'on m'a mis cette Bd dans les mains, je ne courais pas après, bon j'avais peut-être un peu de temps à perdre, j'en sais rien, mais seul le dessin qui a l'aspect formaté d'un comics moderne, m'a semblé potable, le reste ne vaut vraiment pas grand chose..
Baru/Jano, voici une association magique qui fait rêver les vieux briscards comme moi qui ont aimé lire les aventures de Gazoline dans l’Echo des Savanes pour l’un ou les chroniques adolescentes de La Piscine de Micheville pour l’autre.
En plus un joli album sur du rock façon Frank Margerin avec un joli vinyle inclus dans cette première édition, bref tous les éléments réunis sur le papier pour faire si ce n’est un objet exceptionnel au moins une jolie madeleine de Proust… Bref Je zieutais clairement la parution de cet ouvrage avec l’espoir d’y retrouver le même intérêt que dans mes lectures d’'ado…
Et boum patatras…
La déception est complète, totale et je n’irai pas par 4 chemins : il s’agit clairement de l’une de mes plus mauvaises lectures de ces deux dernières années au moins.
J’ai beau être familier et sous le charme du graphisme animalier de Jano, le format adopté n’est pas le bon avec une sensation que les cases ont été vulgairement agrandies, perdant le charme des détails et donnant un air particulièrement grossier aux dessins de Jano. Par chance il subsiste quelques jolis décors et double pages.
Secundo le scénario de Baru est inintéressant au possible. Pas la peine d’être aguerri à une quelconque culture musicale pour adhérer ou pas à ses propos, le récit est rapide, joue de trop d’ellipses (j’aurais aimé voir la ville d’Etain que je connais très bien mais qu’on évoque sans la dessiner) et on passe d’une situation incongrue à une autre.
Jouer sur le flashback d’un personnage fantasmé (la grand-mère Rose fan de rock et bohème, figure fuyante et fantomatique) est la meilleure idée de ce scénario qui tient sur un papier à cigarettes en envoyant deux frangins musiciens de la France vers la Louisiane. On y ajoute deux flics têtes à claque et hautains, une tata qui danse du popotin, un vol de Fender et un happy end convenu façon final de « Grease » et on pourrait s’en contenter trouvant l’opération louable et poétique mais ça m’a laissé complètement de marbre avec le sentiment « tout ça pour ça ? ».
Cela est d’autant plus détestable que c’est le livre que j’aurais aimé chérir et apprécier de toute mon âme mais elle doit être livrée au diable d’où cet avis aussi sévère que ma déception est grande.
Là encore, je n'ai pas trop apprécié cette oeuvre pourtant réalisée par Jacques Ferrandez, un auteur que j'aime bien. C'est extrêmement bavard. L'idée était de partir à la rencontre des gens de terroir et de rapporter de bonnes recettes culinaires en faisant une sorte de tour de France.
Le dessin est toujours aussi sympathique avec ses couleurs chaudes. Sur la forme, je n'ai rien à redire. Sur le fond, cela m'a ennuyé et c'est bien dommage car cette bd sera certainement appréciée dans le milieu.
Une bd que ne renierait pas un certain Jean-Pierre Pernault et ses fans. Pour moi, ce fut l'indigestion.
Une succession de textes bavards avec une ou deux images picturales en noir et blanc pour s'appeler bande dessinée. Ce road-movie d'un alambic itinérant m'a paru d'une très grande austérité. J'admets que je ne suis sans doute pas le public visé. Je n'ai pas appris grand chose de ce documentaire. Cela papote sec entre deux coups de pinard. Très peu pour moi !
Vraiment pas accroché au truc moi! Comme d'autres posteurs j'ai fait un effort avec le dessin en me disant que finalement je m'y ferais, mais ça n'a pas été le cas. Ces visages taillés à la serpe c'est vraiment pas se que je préfère.
Bien que vu des centaines de fois ce type d'histoire avait de quoi me plaire, la première partie prends son temps, peut être un peu trop, pour mettre en place les personnages et le monde ou ils évoluent et tout ça se laisse lire.Arrivée du quatrième personnage et là patatras! Grosse gaufre, ça par dans un truc auquel je n'ai plus adhéré. La nana complice des extraterrestres, comment?, Pourquoi? L'auteur m'a perdu en route, quand à la fin elle est aussi hermétique que ce qui précède.
Bref, autant le dessin que l'histoire m'auront laissé en route, à lire après avoir ingéré des substances qui font rigoler!
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Deux mangakas à Angoulême
J'ai pas aimé cette visite de deux mangakas à Angoulême. A vrai dire, les auteurs décrivent chaque étape dans les différents chapitres. Cela a duré huit jours où on va aller à Bruxelles, puis à Angoulême pour les séances de dédicaces. Les personnages bien que réels sont hautement stéréotypés façon manga excessif. Ce fut une lecture prise de tête avec une foison de grimaces. Par ailleurs, c'est inutilement bavard avec des petites cases hyperchargées. Bref, le style de ce manga m'a rebuté entraînant chez moi un sentiment plus que mitigé. C'est certes un manga atypique entre le ridicule et l'autodérision.
El Cazador de la Bruja
Le manga par excellence dans tout ce qu'il a de plus mauvais. Ce n'est pas péjoratif de ma part car j'aime bien le genre. Cependant, celui-ci est plutôt gratiné dans tous les excès. Cela le rend particulièrement médiocre à commencer par le dessin, puis les enchaînements incohérents de cases. La chasseuse de prime est plutôt belle fille et sait se battre. En effet, on va enchaîner les bastons. Pour finir, on va découvrir qu'elle est dotée d'étranges pouvoirs. Rien n'est subtil. Tout est surjoué jusque dans les mauvais dialogues. C'est du racolage à l'état pur. On pourra aisément passer son chemin.
Indiana Jones
Face à l'insondable, face à la vacuité totale il est bien difficile de se prononcer. En effet que dire face au vide, certes cela le remplit, mais tout cela est au final complètement vain. Scénario indigeste, dessin et couleurs à la limite du hideux, il est heureux que cette BD soit gratuitement offerte. Bon je sais je fais court mais qu'ajouter...le vide encore...
Noémie
Bien, bien, bien... que dire ??? Je n'aime pas le dessin que je trouve trop minimaliste, surtout du point de vue des décors qui sont d'un vide abyssal. Je ne parle même pas de la colorisation réalisée à coup d'aplats et de dégradés informatiques : je trouve ça très moche. Quant à l'histoire... c'est lu en trois coups de cuiller à pot. L'humour destiné aux enfants me semble très mal ciblé : je ne suis pas très sûr qu'un jeune enfant comprenne le coup du tigre (un vrai) fatigué dans le moteur de la vieille voiture du père de Noémie, ou la "subtilité" de la phrase "Moi je ne pense pas, j'essuie !" Pour clore le tout, cette série a été abandonnée... Pas la peine de se prendre la tête : on fait beaucoup mieux ailleurs.
Cowboys & Envahisseurs
Mais qu’il est intéressant parfois de retomber bêtement dans le fil de l’actualité sur quelques titres pas encore avisés et pourtant et malheureusement lus comme c’est le cas avec ce fantastique comics au nom complètement inspiré et provocateur qu’est « Cowboys & Envahisseurs ». Ca a au moins le mérite infini de ne guère tromper sur la marchandise : il y est bien question d’une invasion alien dans un far west de l’époque avec des rednecks complètement ahuris et démunis face à un tel évènement ! Le problème c’est qu’outre le fait qu’on ne s’attache à aucun personnage et que les dialogues sont soit très mal élaborés soit très mal traduits soit un peu des deux premières options, ben la sauce ne prend pas du tout…. Le pire étant les dessins complètement immondes de ce comics et sans aucun cachet… Décors quasi inexistants ou bâclés (un comble pour une bd fantastique certes mais western avant tout) et les visages sont complètement loupés…. Et je ne vous ai pas parlé de la colorisation informatique en mode rouleau compresseur sans aucune finesse…. On peut aussi applaudir des deux mains feu l’éditeur Emmanuel Proust qui ne devait guère y croire non plus en profitant de la sortie du film pour reproduire l’affiche en guise de couverture affublée d’un gros rond bleu cyan « La bd qui a inspiré le film » et qui n’est pas un sticker et qu’on ne peut donc pas retirer. C’est d’autant plus surprenant que les éditions E.P étaient réputés pour le soin de leurs couvertures… en voici donc le vilain petit canard. Passez votre tour même à tout petit prix !
Cowboys & Envahisseurs
En temps normal, je crois avoir déjà maintes fois fait part dans d'autres avis de mon rejet systématique des adaptations dessinées de films, notamment sur Jurassic Park, Indy et le Crâne de cristal, le Batman de Burton...etc. Or, là il s'agit du contraire : c'est la Bd qui a inspiré un film ? C'est bien ça ou je m'y perd... enfin si c'est le cas, je me demande comment un studio sérieux a pu prendre le risque de miser des dollars sur une Bd aussi pauvre. Car ici, on touche le fond de l'indigence en matière de scénario, progression, personnages, action etc.. Je crois en fait que Hollywood a été attirée uniquement par le pitch du film qui à la base se révèle un mélange plutôt original de western et de SF, et non par la Bd en elle-même, j'ose l'espérer en tout cas. Alors la prod décide d'engager 2 grosses stars aux noms porteurs, Craig et Ford, de malaxer le tout avec un peu d'images CGI, de beaux décors de désert, et quelques Indiens, et ça vous donne un mix qui amuse par son humour bon enfant et le jeu un peu jubilatoire des acteurs. C'est d'ailleurs l'impression que j'ai eue en revoyant le film à la télé à la fin du mois dernier. Heureusement qu'on m'a mis cette Bd dans les mains, je ne courais pas après, bon j'avais peut-être un peu de temps à perdre, j'en sais rien, mais seul le dessin qui a l'aspect formaté d'un comics moderne, m'a semblé potable, le reste ne vaut vraiment pas grand chose..
The Four Roses
Baru/Jano, voici une association magique qui fait rêver les vieux briscards comme moi qui ont aimé lire les aventures de Gazoline dans l’Echo des Savanes pour l’un ou les chroniques adolescentes de La Piscine de Micheville pour l’autre. En plus un joli album sur du rock façon Frank Margerin avec un joli vinyle inclus dans cette première édition, bref tous les éléments réunis sur le papier pour faire si ce n’est un objet exceptionnel au moins une jolie madeleine de Proust… Bref Je zieutais clairement la parution de cet ouvrage avec l’espoir d’y retrouver le même intérêt que dans mes lectures d’'ado… Et boum patatras… La déception est complète, totale et je n’irai pas par 4 chemins : il s’agit clairement de l’une de mes plus mauvaises lectures de ces deux dernières années au moins. J’ai beau être familier et sous le charme du graphisme animalier de Jano, le format adopté n’est pas le bon avec une sensation que les cases ont été vulgairement agrandies, perdant le charme des détails et donnant un air particulièrement grossier aux dessins de Jano. Par chance il subsiste quelques jolis décors et double pages. Secundo le scénario de Baru est inintéressant au possible. Pas la peine d’être aguerri à une quelconque culture musicale pour adhérer ou pas à ses propos, le récit est rapide, joue de trop d’ellipses (j’aurais aimé voir la ville d’Etain que je connais très bien mais qu’on évoque sans la dessiner) et on passe d’une situation incongrue à une autre. Jouer sur le flashback d’un personnage fantasmé (la grand-mère Rose fan de rock et bohème, figure fuyante et fantomatique) est la meilleure idée de ce scénario qui tient sur un papier à cigarettes en envoyant deux frangins musiciens de la France vers la Louisiane. On y ajoute deux flics têtes à claque et hautains, une tata qui danse du popotin, un vol de Fender et un happy end convenu façon final de « Grease » et on pourrait s’en contenter trouvant l’opération louable et poétique mais ça m’a laissé complètement de marbre avec le sentiment « tout ça pour ça ? ». Cela est d’autant plus détestable que c’est le livre que j’aurais aimé chérir et apprécier de toute mon âme mais elle doit être livrée au diable d’où cet avis aussi sévère que ma déception est grande.
Frères de Terroirs (carnet de croqueurs)
Là encore, je n'ai pas trop apprécié cette oeuvre pourtant réalisée par Jacques Ferrandez, un auteur que j'aime bien. C'est extrêmement bavard. L'idée était de partir à la rencontre des gens de terroir et de rapporter de bonnes recettes culinaires en faisant une sorte de tour de France. Le dessin est toujours aussi sympathique avec ses couleurs chaudes. Sur la forme, je n'ai rien à redire. Sur le fond, cela m'a ennuyé et c'est bien dommage car cette bd sera certainement appréciée dans le milieu. Une bd que ne renierait pas un certain Jean-Pierre Pernault et ses fans. Pour moi, ce fut l'indigestion.
La Bouille
Une succession de textes bavards avec une ou deux images picturales en noir et blanc pour s'appeler bande dessinée. Ce road-movie d'un alambic itinérant m'a paru d'une très grande austérité. J'admets que je ne suis sans doute pas le public visé. Je n'ai pas appris grand chose de ce documentaire. Cela papote sec entre deux coups de pinard. Très peu pour moi !
La Belle Mort
Vraiment pas accroché au truc moi! Comme d'autres posteurs j'ai fait un effort avec le dessin en me disant que finalement je m'y ferais, mais ça n'a pas été le cas. Ces visages taillés à la serpe c'est vraiment pas se que je préfère. Bien que vu des centaines de fois ce type d'histoire avait de quoi me plaire, la première partie prends son temps, peut être un peu trop, pour mettre en place les personnages et le monde ou ils évoluent et tout ça se laisse lire.Arrivée du quatrième personnage et là patatras! Grosse gaufre, ça par dans un truc auquel je n'ai plus adhéré. La nana complice des extraterrestres, comment?, Pourquoi? L'auteur m'a perdu en route, quand à la fin elle est aussi hermétique que ce qui précède. Bref, autant le dessin que l'histoire m'auront laissé en route, à lire après avoir ingéré des substances qui font rigoler!