Une aventure de Gérard Craan
Belgique, fin des années septante, le chômage et la guerre sociale font rage... l'OTAN prend le pouvoir
Anarchiste ! Dictatures et répression Les petits éditeurs indépendants
Dans un climat de chomâge et de troubles sociaux, le gouvernement belge tombe et, suite à une machination orchestrée au sein de l'OTAN, est remplacé par une dictature militaire. L'ordre doit régner à tout prix, vieillards, malades, étrangers et 'déviants' sont éliminés d'une manière ou d'une autre. Un groupe de jeunes 'anarchistes' idéalistes tente pourtant de résister. Mais bien vite, ce groupuscule est massacré et les seuls survivants sont dirigés vers le Camp de Réforme B. Travail physique éprouvant, lavage de cerveau, vexations permanentes... Gérard Craan, le jeune héros tente de s'échapper et croit y parvenir. Il rencontre Claire, une charmante jeune fille avec laquelle il entame une liaison... la suite de l'histoire montre que dans l'univers de la dictature, aucun espoir n'est permis. Dans "Au Dolle Mol", on retrouve le pays quelques années plus tard, toujours sous l'emprise de la même dictature militaire... mais les temps évoluent, et certains membres des hautes sphères pensent que le système totalitaire a fait son temps. Une conspiration naît au sein du gouvernement... On retrouve Gérard Craan et on le charge de l'assassinat du président Vandenbos, chef de la dictature... Or, malgré ces apparitions télévisées, celui-ci est introuvable et personne ne le rencontre jamais...
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| Date de parution | Janvier 1982 |
| Statut histoire | Série terminée 2 tomes parus |
Les avis
Comme annoncé en page de garde, la série Gérard Crann, publiée en 1982, est une fiction politique sur la Belgique. Elle constitue la première partie de la saga Santi/Bucquoy en 5 tomes qui est un beau bordel au niveau éditorial. Jugez plutôt : 1982 Camp de réforme B. Série les aventures de Gérard Craan. Éditeur Deligne. 1982 Au Dolle Mol. Série les aventures de Gérard Craan. Éditeur Deligne. 1985 Autonomes. Série les Chroniques de fin de siècle. Le nom du personnage principal devient Gérard Mordant (mais c'est bien le même). Éditeur Ansaldi. 1986 Mourir à Creys Malville. Série les Chroniques de fin de siècle. Éditeur Ansaldi. 1988 Chooz. Série les Chroniques de fin de siècle. Le personnage reprend son nom initial Gérard Craan. Mentionné en tant que tome 3 sur le 4eme plat ! Éditeur Alpen. Pour revenir aux deux premières aventures de Gérard, on se rend vite compte que Bucquoy projette avant tout ses fantasmes liés à ses opinions politiques (l'auteur était anarchiste). En effet le récit dystopique d'une dictature en Belgique ne s'appuie sur aucune réalité de l'époque. Ça ne m'a pas empêché d'apprécier son ambiance, qui combine une distance presque sociologique avec un certain réalisme social. J'ai beaucoup aimé le trait charbonneux, l'utilisation de tons pastels pour décrire une Bruxelles grise et totalitaire. La technique de dessin change au deuxième tome mais reste agréable à l'oeil. La qualité éditoriale est assez aléatoire comme déjà indiqué et on retrouve les mêmes problèmes à l'impression : plusieurs pages floues par volume, sans parler de la différence de format entre le premier et le second tome. Au final, ces deux premiers tomes sont sûrement mes préférés, car on a pas encore les éléments problématiques qui viendront ternir le propos plus tard (bien-fondé de l'attentat, image de la femme).
Sorti du contexte belgo-belge défini par Steril cette BD montre ce qu'aurait pu être notre pays entre les mains de celui que l'on ne nomme pas. La mise en place du régime fasciste est rapide et n'épargne aucune rêgle du parti : extermination des vieux, trains à immigrés, lavage de cerveau pour les "déviants", fermeture des frontières ... Et l'organisation de l'opposition n'est pas une chose facile, la confiance ne peut pas être donnée à n'importe qui ... Les dessins sont assez spéciaux mais aprés avoir lu "La Hyène" tout semble beau et agréable à regarder :) toute fois j'aime bien les couleurs, surtout celles des personnages. le second volume montre limites de ces sytèmes gouvernementaux et la montée du contre pouvoir. Craan est la personne rêvée pour accomplir ce genre d'action, personne ne le pleurera.
Après la lecture du seul premier tome, je trouvais cette bande dessinée trop belgo-belge (nom de politiciens connus, décors et paysages très évocateurs pour les belges, mais sans doute anonymes pour un public étranger), trop caricaturale (les camps de travail et de concentration, les images dictatoriales), trop sombre et sanglante pour être vraie, cette BD, censée nous faire réfléchir sur les dérives de notre société, ne me parraissait pas vraiment crédible: tout était exagéré, tout semblait assez improbable. Dans le même registre, je préfèrait de loin SOS Bonheur de Jean Van Hamme, qui avait moins vieilli et restait nettement plus mordant, universel et effrayant. Quant au dessin, du premier tome, il ne cadre pas du tout avec le genre de l'histoire... beucoup trop maniéré, statique, aux tons pastel qui conviendraient bien mieux à une bucolique qu'à cette histoire sombre dont le but est de déstabiliser. Cependant, le second tome, "Au dolle mol", rachète la série. En effet, l'histoire prend une tournure un peu plus mystérieuse, et le scénario n'en devient que plus intéressant. Si le premier tome était trop descriptif, le second tome est nettement plus prennant. Quant au dessin, il évolue joliment, et devient nettement plus agréable et travaillé. Et puis, cet album a pour moi également une valeur sentimentale: le "Dolle Mol" est un vrai caberdouche bruxellois, où moi et mes potes nous retrouvions après l'école... et croisions de temps à autres un certain...Jan Bucquoy! Souvenirs souvenirs
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