Le thème de la perception extrasensorielle lié à une époque de Grèce antique m’attirait incontestablement tout comme la couverture. Je suis un peu gogo sur les bords. On est attiré puis on se rend compte que c’est par quelque chose de véritablement hideux sur le fond et la forme.
Le scénario se veut appliqué mais l’intrigue onirique ne tient guère en haleine. Oui, c’est une histoire à dormir debout. On se lasse déjà au bout de 4 pages. On se dit que cela va s’améliorer par la suite, que ce n’est qu’un mauvais passage. Mais non ! La débacle est totale. C’est franchement mauvais. C’est incompréhensible et les dessins sont horribles. La totale quoi !
La tentative était jolie que de vouloir donner un second souffle aux premiers tomes de Lanfeust de Troy en l’adaptant à la sauce « manga » voulant toucher un autre public. À une époque où je n’accordais déjà plus beaucoup d’importance à une série qui m’a ravi avant de me décevoir, parti dans les limbes du dieu « profit », j’ai quand même eu la chance de pouvoir lire cette collection et de m’en faire ma propre opinion…
Copy/Paste de la série d’origine, le doué Lulo Lullabi livre un travail plus qu’honnête en sacrifiant les décors enjoliveurs de Tarquin mais en soignant les détails et les expressions de ses nombreux personnages. Le dépaysement est plaisant mais l’histoire prend plus de temps que dans le format habituel franco-belge et on se rend compte que l’histoire reste similaire dans le fond mais pas déplaisante.
Lecture de curiosité pour les initiés ou ambition de redonner un coup de fouet et de cibler un nouveau public, la série oscille entre les deux et peine sur la durée à trouver son rythme de croisière ce qui est d’autant plus dommageable qu’il n’y a plus eu de parution après le tome 5 qui date quand même de 2010… La série n’est plus rééditée ce qui montre bien l’intérêt de l’éditeur pour cette série et la condamne à une note rédhibitoire, les amateurs de cette série devant se retourner vers l’œuvre d’origine pour en connaitre la fin, un comble pénalisé par ce carton rouge !
Entre le titre et la réalité, il y a un monde. Je croyais m’aventurer dans l’un de ces thrillers sulfureux jouant sur le thème de la femme fatale. Je me retrouve sur un manga pour pré-adolescents pubères bourré d’onomatopées et de dialogues stériles. D'ailleurs, il y a une surcharge des cases et des dialogues assez épouvantables. Plaisir de lecture : nul.
L’auteur revisite la trame du trio amoureux sur fond universitaire. L’originalité viendrait du fait que le personnage féminin n’a pas la grâce d’une vraie femme. Oui, elle ne dit pas ce qu’elle pense ce qui la rendrait assez fatale. N’importe quel gars la zapperait aussitôt. C’est réellement une lecture prise de tête comme on en voit rarement.
La série est prévue en 3 tomes au Japon. Cela sera sans moi pour la suite et même sous la contrainte. La médiocrité ne m'attire pas. C'est sans doute cela la fatalité !
Cette bd sur la dépression d'une adolescente a été pour moi d'un ennui mortel. C'est dommage car le sujet renvoie à la souffrance de l'auteure canadienne. Elle a souffert à cause du désamour de ses parents entre une mère alcoolique et un père porté sur la drogue. Oui, il est difficile de se construire une identité dans un tel contexte de vide affectif.
Sur la forme, la calligraphie a été assez repoussante. Les petites scènes n'apportent souvent pas grand chose. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit intimiste d'autant que je n'ai guère adhéré à ce graphisme enfantin. C'est la première bd de cette auteure qui n'a pas choisi la voie la plus facile. Pour autant, l'émotion recherchée n'a pas eu lieu à cause d'une déconstruction de ce scénario qui part dans tous les sens. Le ton reste mélancolique. Bref, cela ne sera pas la joie !
Lecture des 6 tomes.
Aie…
Je vais être plutôt dur avec Anachron.
J’ai trouvé ma lecture assez insipide. Les auteurs ont visiblement cherché à surfer sur le succès des séries des éditions Soleil de l’époque… mais sans grande ambition ni originalité.
On retrouve donc un humour gras et potache, un mélange des genres pas très heureux (SF et fantasy), une équipe de « héros » complètement stéréotypés et surtout un énième monde à sauver de la destruction. Le scénario est beaucoup trop convenu tout comme les rebondissements. A aucun moment, Cailleteau n’arrive pas à donner de personnalité à sa série.
Visuellement, c’est tout correct mais le design des personnages est raté. Ils sont moches et littéralement dénués de charisme.
Bref, Anachron est une série datée et sans grande qualité dont la lecture est tout à fait dispensable.
Oh my God !! A ce jour il existe trois tomes de cette série. Le premier épisode est paru en 1998, alors certes ce n'est pas de toute première jeunesse mais ce n'est pas antédiluvien non plus. Et à vrai dire c'est là que je ne comprends pas. A quel type de lectorat s'adresse cette série, quel public ?
Nous voici plongés dans l'Angleterre des années 50 où un enquêteur dont on ne sait d'où il sort se penche sur des mystères, aidé en cela par une sorte de secrétaire du British Muséum, niaise de chez niaise. Une petite caution pour faire frémir l'ado, une accorte blonde, j'ai pas compris d'où elle sortait et ce qu'elle faisait. Rajoutez à cela le brave idiot, faire-valoir du héros : le comique qui ne fait rire que lui-même.
Quand je parlais du lectorat visé, que l'on en juge. La blonde se fait bousculer dans la rue et s'exclame "Quel rustre !" Qui utilise encore ce terme de nos jours ? Alors oui j'en reviens encore à mon lectorat. Les jeunes de banlieues, ceux de la génération SMS et twitter ? Ou alors quelques vieilles barbes accros à la BD poussiéreuse et totalement indigente ?
La question essentielle est de savoir comment un truc aussi plat, mal dessiné, sans relief, figé avec un scénario foutraque qui saute du coq à l'âne sans que l'on sache pourquoi, comment un truc pareil donc a-t-il pu avoir les honneurs d'une maison d'édition, Glénat pour ne pas la nommer, et ce pour trois tomes.
Insondables mystères de l'édition, rarement lu un truc aussi naze, j'en éprouve presque un immense regret pour les auteurs que l'on a laissés se fourvoyer.
Cette série avait un potentiel inouï et avait l'air très prometteuse au vu de la couverture du tome 1 et du texte en 4ème de couverture, je me réjouissais de me retrouver au sein de la civilisation Picte (rarement montrée en BD) et au coeur d'une celtitude qui me passionne depuis toujours. Et ça partait bien dès les 4 premières pages avec ce sacrifice rituel devant une tribu rassemblée pour la cérémonie et peinte de la tête aux pieds ; les quelques pages qui suivent semblent encore assez logiques et rationnelles dans un univers celtique lorsque la fillette est confiée au druide Skiant.
hélas, vers le milieu d'album, quelques séquences étranges font leur apparition, puis le dernier tiers est carrément mystique et part dans un déferlement brouillon et hyper confus que je ne suis pas parvenu à comprendre. Le tome 2 n'est carrément plus de la fantasy, on est dans le fantastique mystique, il y a des scènes totalement invraisemblables qui s'enchainent dans une anarchie indescriptible en cohérence et en mise en page. Je ne vois pas l'intérêt de rassembler tous ces personnages issus de civilisations différentes et éloignées, leur rôle est flou, et comme par hasard, tous parlent le même langage et se comprennent, c'est formidable ! Sans parler de cet enfant étrange dont je ne comprend pas non plus l'intervention dans cette histoire...
Rien n'est expliqué clairement, c'est du grand délire avec une forte dose de mystique redondant et pénible, et qui n'a absolument rien de captivant. Après lecture du tome 2 qui m'a épuisé, j'ai essayé de lire le tome 3, mais la tâche s'est révélée très difficile.. Je ne comprend pas comment des auteurs peuvent imaginer un scénario aussi incohérent, aussi alambiqué et aussi incompréhensible..
Le dessin au trait épais est assez moyen, mais pas franchement désagréable, j'ai vu pire ; si le scénario avait suivi une base celtique telle qu'on l'entrevoie au début, j'aurais pu sans mal l'accepter ; de plus, certains visages sont un peu disgracieux, et Brennus a une tête inadaptée sachant que tous les Celtes étaient barbus et avaient de longues chevelures, parfois tressées, c'était un symbole de pouvoir et d'autorité pour un chef.
Quitte à utiliser Brennus, j'aurais préféré qu'on me livre une Bd racontant sa prise de Rome en 390 av.J.C., ce qui à ma connaissance n'a jamais été fait en BD, ça aurait été vraiment plus intéressant, parce que là , c'est vraiment une énorme déception.
Cet album est sur ma table de chevet depuis bientôt 2 mois, et après trois tentatives je n'ai jamais réussi à dépasser le premier chapitre (un tiers de l'histoire quand même). Pourquoi ? Une addition de détails qui ne m'emballent pas et qui ne m'incitent pas à continuer.
D'abord le dessin. Je trouve ce noir et blanc oppressant et pesant. Les amateurs de Charlie Adlard vont sans doute bondir au plafond en m'expliquant comme le trait est soigné et comme justement ce noir et blanc retranscrit parfaitement l'ambiance pesante de l'histoire. Ils auront raison mais moi je trouve cela un peu trop froid, trop noir et je n'y prend pas de plaisir visuel.
Ensuite (surtout) il y a l'histoire uchronique qui n'arrive pas à m'intéresser. On est en Angleterre, saccagée par une vraie dictature avec aux commandes les Volgans, une sorte d'armée russe qui règne sur le monde depuis les années 90. Déjà j'ai du mal à trouver ça original, ça me rappelle tant d'autres uchronies qui se basent sur une idée de départ pas bien éloignée. Même si le peuple oppressé n'est pas forcément anglais et le méchant pas forcément russe, c'est quand même du déjà vu et revu.
Pour animer la rebellion contre les Volgans il y a notre héros, qui se cache derrière l'identité de son frère. Ca pourrait être un bon moyen de pimenter l'intrigue, mais très vite j'ai décroché. Que se soit quand l'histoire s'attarde sur les méchants qui torturent des gentils pour les faire parler ou quand notre héros mène des actions coups de poings avec une bande de gamin, je n'ai pas trouvé ça intéressant.
J'ai essayé (3 fois donc) mais jamais j'ai eu envie d'aller plus loin car j'ai déjà du me forcer pour arriver jusque là. Jamais je n'ai été curieux de savoir comment Savage allait débarrasser l'Angleterre de l'envahisseur. Jamais pendant 70 pages je n'ai été tiraillé par une quelconque émotion... bref je crois bien qu'il y aura pas de 4e tentative et je suis bien obligé de noter cet album selon mon ressenti personnel, à savoir "pas aimé". Même si je suis certain que ce livre a tout à fait de quoi ravir les fans du dessinateur ou les amateurs de ce genre de récit.
Je ne comprends pas les motivations de cette réédition. Ou du moins, j'arrive à comprendre que l'on souhaite se servir d'un nom célèbre de la BD. En l'occurrence, il s'agit de l'une des premières œuvres d'Hugo Pratt destinée principalement à la jeunesse de l'époque. C'est comme si on souhaitait dépoussiérer une oeuvre du patrimoine en raclant désespérément les fonds de tiroir.
Certes, cela peut être louable comme démarche. Cependant, la lecture me fut assez fastidieuse comme si je lisais un parchemin du Moyen-Age. On devine déjà un trait puissant chez Hugo Pratt malgré une ligne esthétique un peu brouillonne. La colorisation par encrage est censée apporter un peu de modernisme mais je ne vois pas ce que cela apporte véritablement. Ce récit était tombé dans l'oubli malgré l'édition de 1981 par les Humanoïdes associés. A mon avis, cela aurait dû le rester.
C'est clair que quand on enchaîne le chef d'oeuvre qu'est Le Sculpteur de Scott McCloud avec ça, cela en prend un sacré coup. On est à mille lieues de ce que peut être une bonne BD.
L'ennui guettera vite le lecteur dans cette longue suite de monologues monotones. Pour moi, il a suffi de quelques pages où on observe un personnage sur un fauteuil à raison d'un strip de 6 cases par page. C'est toujours la même chose avec ce décors minimaliste qu'est le fauteuil.
On se rend compte que le personnage est en prison et que cela donne lieu à des gags plus ou moins vaseux. Le non-sens est l'apanage de cette BD sans queue ni tête. Bon, l'auteur se comprend, c'est déjà ça.
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Atlantide Experiment
Le thème de la perception extrasensorielle lié à une époque de Grèce antique m’attirait incontestablement tout comme la couverture. Je suis un peu gogo sur les bords. On est attiré puis on se rend compte que c’est par quelque chose de véritablement hideux sur le fond et la forme. Le scénario se veut appliqué mais l’intrigue onirique ne tient guère en haleine. Oui, c’est une histoire à dormir debout. On se lasse déjà au bout de 4 pages. On se dit que cela va s’améliorer par la suite, que ce n’est qu’un mauvais passage. Mais non ! La débacle est totale. C’est franchement mauvais. C’est incompréhensible et les dessins sont horribles. La totale quoi !
Lanfeust Quest
La tentative était jolie que de vouloir donner un second souffle aux premiers tomes de Lanfeust de Troy en l’adaptant à la sauce « manga » voulant toucher un autre public. À une époque où je n’accordais déjà plus beaucoup d’importance à une série qui m’a ravi avant de me décevoir, parti dans les limbes du dieu « profit », j’ai quand même eu la chance de pouvoir lire cette collection et de m’en faire ma propre opinion… Copy/Paste de la série d’origine, le doué Lulo Lullabi livre un travail plus qu’honnête en sacrifiant les décors enjoliveurs de Tarquin mais en soignant les détails et les expressions de ses nombreux personnages. Le dépaysement est plaisant mais l’histoire prend plus de temps que dans le format habituel franco-belge et on se rend compte que l’histoire reste similaire dans le fond mais pas déplaisante. Lecture de curiosité pour les initiés ou ambition de redonner un coup de fouet et de cibler un nouveau public, la série oscille entre les deux et peine sur la durée à trouver son rythme de croisière ce qui est d’autant plus dommageable qu’il n’y a plus eu de parution après le tome 5 qui date quand même de 2010… La série n’est plus rééditée ce qui montre bien l’intérêt de l’éditeur pour cette série et la condamne à une note rédhibitoire, les amateurs de cette série devant se retourner vers l’œuvre d’origine pour en connaitre la fin, un comble pénalisé par ce carton rouge !
Femme fatale
Entre le titre et la réalité, il y a un monde. Je croyais m’aventurer dans l’un de ces thrillers sulfureux jouant sur le thème de la femme fatale. Je me retrouve sur un manga pour pré-adolescents pubères bourré d’onomatopées et de dialogues stériles. D'ailleurs, il y a une surcharge des cases et des dialogues assez épouvantables. Plaisir de lecture : nul. L’auteur revisite la trame du trio amoureux sur fond universitaire. L’originalité viendrait du fait que le personnage féminin n’a pas la grâce d’une vraie femme. Oui, elle ne dit pas ce qu’elle pense ce qui la rendrait assez fatale. N’importe quel gars la zapperait aussitôt. C’est réellement une lecture prise de tête comme on en voit rarement. La série est prévue en 3 tomes au Japon. Cela sera sans moi pour la suite et même sous la contrainte. La médiocrité ne m'attire pas. C'est sans doute cela la fatalité !
Susceptible
Cette bd sur la dépression d'une adolescente a été pour moi d'un ennui mortel. C'est dommage car le sujet renvoie à la souffrance de l'auteure canadienne. Elle a souffert à cause du désamour de ses parents entre une mère alcoolique et un père porté sur la drogue. Oui, il est difficile de se construire une identité dans un tel contexte de vide affectif. Sur la forme, la calligraphie a été assez repoussante. Les petites scènes n'apportent souvent pas grand chose. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit intimiste d'autant que je n'ai guère adhéré à ce graphisme enfantin. C'est la première bd de cette auteure qui n'a pas choisi la voie la plus facile. Pour autant, l'émotion recherchée n'a pas eu lieu à cause d'une déconstruction de ce scénario qui part dans tous les sens. Le ton reste mélancolique. Bref, cela ne sera pas la joie !
Anachron
Lecture des 6 tomes. Aie… Je vais être plutôt dur avec Anachron. J’ai trouvé ma lecture assez insipide. Les auteurs ont visiblement cherché à surfer sur le succès des séries des éditions Soleil de l’époque… mais sans grande ambition ni originalité. On retrouve donc un humour gras et potache, un mélange des genres pas très heureux (SF et fantasy), une équipe de « héros » complètement stéréotypés et surtout un énième monde à sauver de la destruction. Le scénario est beaucoup trop convenu tout comme les rebondissements. A aucun moment, Cailleteau n’arrive pas à donner de personnalité à sa série. Visuellement, c’est tout correct mais le design des personnages est raté. Ils sont moches et littéralement dénués de charisme. Bref, Anachron est une série datée et sans grande qualité dont la lecture est tout à fait dispensable.
Outsiders
Oh my God !! A ce jour il existe trois tomes de cette série. Le premier épisode est paru en 1998, alors certes ce n'est pas de toute première jeunesse mais ce n'est pas antédiluvien non plus. Et à vrai dire c'est là que je ne comprends pas. A quel type de lectorat s'adresse cette série, quel public ? Nous voici plongés dans l'Angleterre des années 50 où un enquêteur dont on ne sait d'où il sort se penche sur des mystères, aidé en cela par une sorte de secrétaire du British Muséum, niaise de chez niaise. Une petite caution pour faire frémir l'ado, une accorte blonde, j'ai pas compris d'où elle sortait et ce qu'elle faisait. Rajoutez à cela le brave idiot, faire-valoir du héros : le comique qui ne fait rire que lui-même. Quand je parlais du lectorat visé, que l'on en juge. La blonde se fait bousculer dans la rue et s'exclame "Quel rustre !" Qui utilise encore ce terme de nos jours ? Alors oui j'en reviens encore à mon lectorat. Les jeunes de banlieues, ceux de la génération SMS et twitter ? Ou alors quelques vieilles barbes accros à la BD poussiéreuse et totalement indigente ? La question essentielle est de savoir comment un truc aussi plat, mal dessiné, sans relief, figé avec un scénario foutraque qui saute du coq à l'âne sans que l'on sache pourquoi, comment un truc pareil donc a-t-il pu avoir les honneurs d'une maison d'édition, Glénat pour ne pas la nommer, et ce pour trois tomes. Insondables mystères de l'édition, rarement lu un truc aussi naze, j'en éprouve presque un immense regret pour les auteurs que l'on a laissés se fourvoyer.
Le Livre des Amortels
Cette série avait un potentiel inouï et avait l'air très prometteuse au vu de la couverture du tome 1 et du texte en 4ème de couverture, je me réjouissais de me retrouver au sein de la civilisation Picte (rarement montrée en BD) et au coeur d'une celtitude qui me passionne depuis toujours. Et ça partait bien dès les 4 premières pages avec ce sacrifice rituel devant une tribu rassemblée pour la cérémonie et peinte de la tête aux pieds ; les quelques pages qui suivent semblent encore assez logiques et rationnelles dans un univers celtique lorsque la fillette est confiée au druide Skiant. hélas, vers le milieu d'album, quelques séquences étranges font leur apparition, puis le dernier tiers est carrément mystique et part dans un déferlement brouillon et hyper confus que je ne suis pas parvenu à comprendre. Le tome 2 n'est carrément plus de la fantasy, on est dans le fantastique mystique, il y a des scènes totalement invraisemblables qui s'enchainent dans une anarchie indescriptible en cohérence et en mise en page. Je ne vois pas l'intérêt de rassembler tous ces personnages issus de civilisations différentes et éloignées, leur rôle est flou, et comme par hasard, tous parlent le même langage et se comprennent, c'est formidable ! Sans parler de cet enfant étrange dont je ne comprend pas non plus l'intervention dans cette histoire... Rien n'est expliqué clairement, c'est du grand délire avec une forte dose de mystique redondant et pénible, et qui n'a absolument rien de captivant. Après lecture du tome 2 qui m'a épuisé, j'ai essayé de lire le tome 3, mais la tâche s'est révélée très difficile.. Je ne comprend pas comment des auteurs peuvent imaginer un scénario aussi incohérent, aussi alambiqué et aussi incompréhensible.. Le dessin au trait épais est assez moyen, mais pas franchement désagréable, j'ai vu pire ; si le scénario avait suivi une base celtique telle qu'on l'entrevoie au début, j'aurais pu sans mal l'accepter ; de plus, certains visages sont un peu disgracieux, et Brennus a une tête inadaptée sachant que tous les Celtes étaient barbus et avaient de longues chevelures, parfois tressées, c'était un symbole de pouvoir et d'autorité pour un chef. Quitte à utiliser Brennus, j'aurais préféré qu'on me livre une Bd racontant sa prise de Rome en 390 av.J.C., ce qui à ma connaissance n'a jamais été fait en BD, ça aurait été vraiment plus intéressant, parce que là , c'est vraiment une énorme déception.
Savage
Cet album est sur ma table de chevet depuis bientôt 2 mois, et après trois tentatives je n'ai jamais réussi à dépasser le premier chapitre (un tiers de l'histoire quand même). Pourquoi ? Une addition de détails qui ne m'emballent pas et qui ne m'incitent pas à continuer. D'abord le dessin. Je trouve ce noir et blanc oppressant et pesant. Les amateurs de Charlie Adlard vont sans doute bondir au plafond en m'expliquant comme le trait est soigné et comme justement ce noir et blanc retranscrit parfaitement l'ambiance pesante de l'histoire. Ils auront raison mais moi je trouve cela un peu trop froid, trop noir et je n'y prend pas de plaisir visuel. Ensuite (surtout) il y a l'histoire uchronique qui n'arrive pas à m'intéresser. On est en Angleterre, saccagée par une vraie dictature avec aux commandes les Volgans, une sorte d'armée russe qui règne sur le monde depuis les années 90. Déjà j'ai du mal à trouver ça original, ça me rappelle tant d'autres uchronies qui se basent sur une idée de départ pas bien éloignée. Même si le peuple oppressé n'est pas forcément anglais et le méchant pas forcément russe, c'est quand même du déjà vu et revu. Pour animer la rebellion contre les Volgans il y a notre héros, qui se cache derrière l'identité de son frère. Ca pourrait être un bon moyen de pimenter l'intrigue, mais très vite j'ai décroché. Que se soit quand l'histoire s'attarde sur les méchants qui torturent des gentils pour les faire parler ou quand notre héros mène des actions coups de poings avec une bande de gamin, je n'ai pas trouvé ça intéressant. J'ai essayé (3 fois donc) mais jamais j'ai eu envie d'aller plus loin car j'ai déjà du me forcer pour arriver jusque là. Jamais je n'ai été curieux de savoir comment Savage allait débarrasser l'Angleterre de l'envahisseur. Jamais pendant 70 pages je n'ai été tiraillé par une quelconque émotion... bref je crois bien qu'il y aura pas de 4e tentative et je suis bien obligé de noter cet album selon mon ressenti personnel, à savoir "pas aimé". Même si je suis certain que ce livre a tout à fait de quoi ravir les fans du dessinateur ou les amateurs de ce genre de récit.
Fanfulla
Je ne comprends pas les motivations de cette réédition. Ou du moins, j'arrive à comprendre que l'on souhaite se servir d'un nom célèbre de la BD. En l'occurrence, il s'agit de l'une des premières œuvres d'Hugo Pratt destinée principalement à la jeunesse de l'époque. C'est comme si on souhaitait dépoussiérer une oeuvre du patrimoine en raclant désespérément les fonds de tiroir. Certes, cela peut être louable comme démarche. Cependant, la lecture me fut assez fastidieuse comme si je lisais un parchemin du Moyen-Age. On devine déjà un trait puissant chez Hugo Pratt malgré une ligne esthétique un peu brouillonne. La colorisation par encrage est censée apporter un peu de modernisme mais je ne vois pas ce que cela apporte véritablement. Ce récit était tombé dans l'oubli malgré l'édition de 1981 par les Humanoïdes associés. A mon avis, cela aurait dû le rester.
Elle (L'Association)
C'est clair que quand on enchaîne le chef d'oeuvre qu'est Le Sculpteur de Scott McCloud avec ça, cela en prend un sacré coup. On est à mille lieues de ce que peut être une bonne BD. L'ennui guettera vite le lecteur dans cette longue suite de monologues monotones. Pour moi, il a suffi de quelques pages où on observe un personnage sur un fauteuil à raison d'un strip de 6 cases par page. C'est toujours la même chose avec ce décors minimaliste qu'est le fauteuil. On se rend compte que le personnage est en prison et que cela donne lieu à des gags plus ou moins vaseux. Le non-sens est l'apanage de cette BD sans queue ni tête. Bon, l'auteur se comprend, c'est déjà ça.