Baru/Jano, voici une association magique qui fait rêver les vieux briscards comme moi qui ont aimé lire les aventures de Gazoline dans l’Echo des Savanes pour l’un ou les chroniques adolescentes de La Piscine de Micheville pour l’autre.
En plus un joli album sur du rock façon Frank Margerin avec un joli vinyle inclus dans cette première édition, bref tous les éléments réunis sur le papier pour faire si ce n’est un objet exceptionnel au moins une jolie madeleine de Proust… Bref Je zieutais clairement la parution de cet ouvrage avec l’espoir d’y retrouver le même intérêt que dans mes lectures d’'ado…
Et boum patatras…
La déception est complète, totale et je n’irai pas par 4 chemins : il s’agit clairement de l’une de mes plus mauvaises lectures de ces deux dernières années au moins.
J’ai beau être familier et sous le charme du graphisme animalier de Jano, le format adopté n’est pas le bon avec une sensation que les cases ont été vulgairement agrandies, perdant le charme des détails et donnant un air particulièrement grossier aux dessins de Jano. Par chance il subsiste quelques jolis décors et double pages.
Secundo le scénario de Baru est inintéressant au possible. Pas la peine d’être aguerri à une quelconque culture musicale pour adhérer ou pas à ses propos, le récit est rapide, joue de trop d’ellipses (j’aurais aimé voir la ville d’Etain que je connais très bien mais qu’on évoque sans la dessiner) et on passe d’une situation incongrue à une autre.
Jouer sur le flashback d’un personnage fantasmé (la grand-mère Rose fan de rock et bohème, figure fuyante et fantomatique) est la meilleure idée de ce scénario qui tient sur un papier à cigarettes en envoyant deux frangins musiciens de la France vers la Louisiane. On y ajoute deux flics têtes à claque et hautains, une tata qui danse du popotin, un vol de Fender et un happy end convenu façon final de « Grease » et on pourrait s’en contenter trouvant l’opération louable et poétique mais ça m’a laissé complètement de marbre avec le sentiment « tout ça pour ça ? ».
Cela est d’autant plus détestable que c’est le livre que j’aurais aimé chérir et apprécier de toute mon âme mais elle doit être livrée au diable d’où cet avis aussi sévère que ma déception est grande.
Là encore, je n'ai pas trop apprécié cette oeuvre pourtant réalisée par Jacques Ferrandez, un auteur que j'aime bien. C'est extrêmement bavard. L'idée était de partir à la rencontre des gens de terroir et de rapporter de bonnes recettes culinaires en faisant une sorte de tour de France.
Le dessin est toujours aussi sympathique avec ses couleurs chaudes. Sur la forme, je n'ai rien à redire. Sur le fond, cela m'a ennuyé et c'est bien dommage car cette bd sera certainement appréciée dans le milieu.
Une bd que ne renierait pas un certain Jean-Pierre Pernault et ses fans. Pour moi, ce fut l'indigestion.
Une succession de textes bavards avec une ou deux images picturales en noir et blanc pour s'appeler bande dessinée. Ce road-movie d'un alambic itinérant m'a paru d'une très grande austérité. J'admets que je ne suis sans doute pas le public visé. Je n'ai pas appris grand chose de ce documentaire. Cela papote sec entre deux coups de pinard. Très peu pour moi !
Vraiment pas accroché au truc moi! Comme d'autres posteurs j'ai fait un effort avec le dessin en me disant que finalement je m'y ferais, mais ça n'a pas été le cas. Ces visages taillés à la serpe c'est vraiment pas se que je préfère.
Bien que vu des centaines de fois ce type d'histoire avait de quoi me plaire, la première partie prends son temps, peut être un peu trop, pour mettre en place les personnages et le monde ou ils évoluent et tout ça se laisse lire.Arrivée du quatrième personnage et là patatras! Grosse gaufre, ça par dans un truc auquel je n'ai plus adhéré. La nana complice des extraterrestres, comment?, Pourquoi? L'auteur m'a perdu en route, quand à la fin elle est aussi hermétique que ce qui précède.
Bref, autant le dessin que l'histoire m'auront laissé en route, à lire après avoir ingéré des substances qui font rigoler!
Bien que j'aie passé un moment agréable avec Kenya, ce ne fut pas le cas pour Namibia. Plus je progressais dans cette série et plus l'intérêt laissait la place à l'agacement. Le premier tome commence de façon correcte, puis ça part en grand n'importe quoi et l'explication finale est d'un manque de crédibilité quasiment insultant pour le lecteur.
La baisse de qualité se traduit aussi dans le dessin : au début, je trouvais que Marchal s'acquittait fort bien de sa mission, à savoir s'inscrire dans la continuité de Léo, mais en voyant le changement de style et le basculement vers une certaine médiocrité dans les derniers tomes, je commence à soupçonner qu'en réalité Léo participait au dessin du début pour assurer le lancement commercial de la série. Par ailleurs les scènes de nu, qui étaient excusables dans Kenya parce que l'histoire était assez prenante par ailleurs, deviennent franchement énervantes ici parce qu'on a vraiment l'impression qu'elles servent uniquement à meubler.
Mais c'est surtout la dispersion des pistes, le manque d'explication cohérente et la grande impression de n'importe quoi qui m'ont prodigieusement agacé. Bref, je suis assez mécontent et je compte revendre cette série achetée avec une confiance un peu trop naïve.
D'ailleurs je remarque qu'à l'heure où j'écris ces lignes, il n'y a quasiment que des avis postés avant la fin de la série qui lui accordent trois ou quatre étoiles. C'est un signe, et pas un bon...
Alors là, là, LA ! Là, je crois avoir été au bout du bout. Jamais je n’ai aussi peu compris quelles étaient les intentions d’un récit.
On part d’un jeune étudiant allemand (Hein, alias Heinrich Schliemann, l’archéologue qui découvrit Troie) projeté dans une propriété fantasmagorique par Apollon. Là, il rencontre Ganymède et Apollon lui donne pour tâche de convaincre celui-ci de chercher à sortir de cette propriété. Mais Hein échoue et quitte cette étrange demeure laissant Ganymède seul derrière lui. Enfin, malheureusement pas tout seul puisque nous allons lui tenir compagnie (à Ganymède, hein, pas à Hein).
S’ensuivent une flopée de pages au contenu on ne peut plus vide dans lesquelles les phrases sont étirées au-delà de toute raison (technique classique dans les mangas qui consiste à couper une phrase pour l’étaler sur trois ou quatre cases, mais ici poussée à une forme de paroxysme). Dans la postface du premier tome, l’auteure déclare voir les dieux grecs comme « des personnages qui se tournaient les pouces et s’occupaient vaille que vaille en martyrisant des humains ». Le problème, c’est que non seulement ses dieux se tournent les pouces, mais son héros aussi (il est convaincu de ne jamais trouver d’issue à la propriété et ne cherche donc plus à fuir)… et le lecteur se fait grave chier ! Les conversations vides de sens s’enchainent entre Ganymède et Apollon, qui finalement parviennent presque à avoir l’air de plus s’emm…uyer que le lecteur.
Le deuxième tome abandonne Ganymède pour se concentrer sur le destin d’une servante qui vénère Apollon, est prête à mourir pour lui… et à qui il n’arrive strictement rien. Là, j’avoue avoir lâchement renoncé. Je ne connaitrai jamais la fin de cette histoire et je m’en fiche éperdument, tant j’ai le sentiment d’avoir perdu mon temps en lisant cet album et demi.
Un mot du dessin. Les couvertures sont plutôt jolies, le dessin est correct pour du manga et tous les personnages ont des traits efféminés (mais les femmes moins que certains dieux masculins). La vision que l’auteure a des dieux en déroutera plus d’un (à commencer par moi) avec, notamment, un Poséidon aux allures de Candy Candy vêtue d’une armure des chevaliers du Zodiaque. Hadès est un beau ténébreux genre Albator et Zeus ne ressemble vraiment pas à grand-chose.
Ronfllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
De l'art de dire les choses sans froisser les susceptibilités! C'est quoi ce truc! Passe encore le thème général qui évoque une puissante organisation secrète qui depuis des siècles est sensée combattre les forces du mal, on nous évoque au passage qu'elle est issue des Francs Maçons, forcément serais je tenté de dire!. Sans blague, il va falloir qu'un jour cette organisation demande des droits d'auteurs, parce que comme boîte à phantasmes, y a pas mieux. Bref, la dite organisation baptisée A.N.G.E. a à sa tête un chef aussi charismatique qu'une huitre et qui dirige quelques membres qui eux aussi ne provoquent rien sinon l'ennui.
Le défaut principal de cette histoire, c'est que les évènements surviennent de manière toute a fait aléatoire sans que personne ne sache pourquoi, vous me direz c'est le propre de l'aléatoire. Mais ici nous avons un modèle de tout ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on écrit un scénario; raccourcis tellement rapides qu'il faut du temps pour raccrocher les wagons, ellipses.. comment dire, elliptiques. S'il n'y avait que ça, juste un exemple de dialogue:" Ou travaillais tu avant?" " Aux corps célestes, à la surveillance des astéroïdes" . Personne ne sait de quoi il s'agit, mais l'autre elle nous aurait dit qu'elle était caissière à Prisu ça m'aurait fait autant d'effet.
Dernier point sur le dessin dans un style flou et gras, bref rien pour rattraper les choses, il paraît qu'il y aura un deuxième tome, sans moi bien sur, tout cela est par trop indigent et indigeste.
Je m'aperçois que je n'avais pas encore avisé de Bd de Xavier Duvet alors que je connais cet auteur depuis longtemps, par les premiers et second épisodes de cette série , lus dans Bédé X au cours des années 90. A cette époque, Duvet signait X0 et illustrait de nombreuses couvertures pour Bédé Adult et Bédé X, les 2 magazines phares des éditions Cap/IPM.
Je n'aime pas du tout les sujets qu'il traite, pratiquement toute son oeuvre est consacrée au fétichisme et au sado-madochisme, pratique sexuelle que je n'aime pas et qui ne me procure donc aucune sensation. Ici, les personnages ne sont pas torturés, ils sont malmenés très durement mais ils sont tout à fait consentants parce qu'ils sont foncièrement masochistes. C'est un rapport de domination-soumission avec ses dérives et ses fantasmes, et Duvet traite ce sujet de SM d'une façon bien à lui, différente de ce qu'on voit chez Von Gotha ou Foxer ; il dessine des filles très désirables et très belles qui sont fouettées, attachées, violentées et traitées de véritables salopes et de trous à bites... c'est ainsi que les nomme maîtresse Françoise ou maîtresse Dominique qui soumettent la pauvre Anna, jouet de leurs jeux décadents et violents.
Bref, je n'arriverai jamais à comprendre ces histoires de soumission, d'outrages et d'initiatrice, et surtout comment on arrive à prendre du plaisir avec, mais tout ça m'est égal, chacun est libre de son corps, je n'admire uniquement dans cette Bd que le dessin sophistiqué de Duvet qui à l'aide de l'aérographe, arrive à donner du modelé à ces femmes superbes, à donner une élégance par sa vision du fétichisme des bas ou des résilles, et réussit parfaitement dans les formes anatomiques féminines ; le rendu est magnifique, avec des planches superbes graphiquement, fruits d'un travail minutieux et laborieux, il n'y a que le contenu qui me laisse froid, mais je ne m'y attarde pas..
La valeur travail occupe une place importante dans ma vie. Ce genre d'ouvrage ne va pas forcément dans le sens de mes valeurs. Cela encourage même une certaine forme de paresse. Il est vrai que je déteste par-dessus tout la fainéantise.
Le contexte étant posé, je vais analyser cette oeuvre humoristique qui ne fait pas rire du tout. C'est un peu le genre de bd qu'il faut avoir dans les toilettes. Oui, c'est sa place privilégiée. Il faut trouver les bons gags sachant que l'ensemble reste très léger. Les répétitions seront de mise pour un humour en-dessous de la ceinture.
Si j'étais une mauvaise langue, je dirais que cette BD est complètement nulle. Cependant, je suis bien élevé (enfin, je crois). Je dirais alors que ce n'est pas ma tasse de thé. Néanmoins, je mentirais en disant cela car le western est réellement un genre que j'apprécie.
Je pourrais alors dire que c'est un western absurde et déjanté pour ne pas trop cracher dans le pot à la sortie d'un saloon. Ou encore du grand n'importe quoi mais avec beaucoup de panache !
Certes mais encore ? Un délire régressif qui s'empare des codes du western. L'audace ne paie pas toujours. Bref, c'est un désastre à éviter.
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The Four Roses
Baru/Jano, voici une association magique qui fait rêver les vieux briscards comme moi qui ont aimé lire les aventures de Gazoline dans l’Echo des Savanes pour l’un ou les chroniques adolescentes de La Piscine de Micheville pour l’autre. En plus un joli album sur du rock façon Frank Margerin avec un joli vinyle inclus dans cette première édition, bref tous les éléments réunis sur le papier pour faire si ce n’est un objet exceptionnel au moins une jolie madeleine de Proust… Bref Je zieutais clairement la parution de cet ouvrage avec l’espoir d’y retrouver le même intérêt que dans mes lectures d’'ado… Et boum patatras… La déception est complète, totale et je n’irai pas par 4 chemins : il s’agit clairement de l’une de mes plus mauvaises lectures de ces deux dernières années au moins. J’ai beau être familier et sous le charme du graphisme animalier de Jano, le format adopté n’est pas le bon avec une sensation que les cases ont été vulgairement agrandies, perdant le charme des détails et donnant un air particulièrement grossier aux dessins de Jano. Par chance il subsiste quelques jolis décors et double pages. Secundo le scénario de Baru est inintéressant au possible. Pas la peine d’être aguerri à une quelconque culture musicale pour adhérer ou pas à ses propos, le récit est rapide, joue de trop d’ellipses (j’aurais aimé voir la ville d’Etain que je connais très bien mais qu’on évoque sans la dessiner) et on passe d’une situation incongrue à une autre. Jouer sur le flashback d’un personnage fantasmé (la grand-mère Rose fan de rock et bohème, figure fuyante et fantomatique) est la meilleure idée de ce scénario qui tient sur un papier à cigarettes en envoyant deux frangins musiciens de la France vers la Louisiane. On y ajoute deux flics têtes à claque et hautains, une tata qui danse du popotin, un vol de Fender et un happy end convenu façon final de « Grease » et on pourrait s’en contenter trouvant l’opération louable et poétique mais ça m’a laissé complètement de marbre avec le sentiment « tout ça pour ça ? ». Cela est d’autant plus détestable que c’est le livre que j’aurais aimé chérir et apprécier de toute mon âme mais elle doit être livrée au diable d’où cet avis aussi sévère que ma déception est grande.
Frères de Terroirs (carnet de croqueurs)
Là encore, je n'ai pas trop apprécié cette oeuvre pourtant réalisée par Jacques Ferrandez, un auteur que j'aime bien. C'est extrêmement bavard. L'idée était de partir à la rencontre des gens de terroir et de rapporter de bonnes recettes culinaires en faisant une sorte de tour de France. Le dessin est toujours aussi sympathique avec ses couleurs chaudes. Sur la forme, je n'ai rien à redire. Sur le fond, cela m'a ennuyé et c'est bien dommage car cette bd sera certainement appréciée dans le milieu. Une bd que ne renierait pas un certain Jean-Pierre Pernault et ses fans. Pour moi, ce fut l'indigestion.
La Bouille
Une succession de textes bavards avec une ou deux images picturales en noir et blanc pour s'appeler bande dessinée. Ce road-movie d'un alambic itinérant m'a paru d'une très grande austérité. J'admets que je ne suis sans doute pas le public visé. Je n'ai pas appris grand chose de ce documentaire. Cela papote sec entre deux coups de pinard. Très peu pour moi !
La Belle Mort
Vraiment pas accroché au truc moi! Comme d'autres posteurs j'ai fait un effort avec le dessin en me disant que finalement je m'y ferais, mais ça n'a pas été le cas. Ces visages taillés à la serpe c'est vraiment pas se que je préfère. Bien que vu des centaines de fois ce type d'histoire avait de quoi me plaire, la première partie prends son temps, peut être un peu trop, pour mettre en place les personnages et le monde ou ils évoluent et tout ça se laisse lire.Arrivée du quatrième personnage et là patatras! Grosse gaufre, ça par dans un truc auquel je n'ai plus adhéré. La nana complice des extraterrestres, comment?, Pourquoi? L'auteur m'a perdu en route, quand à la fin elle est aussi hermétique que ce qui précède. Bref, autant le dessin que l'histoire m'auront laissé en route, à lire après avoir ingéré des substances qui font rigoler!
Namibia
Bien que j'aie passé un moment agréable avec Kenya, ce ne fut pas le cas pour Namibia. Plus je progressais dans cette série et plus l'intérêt laissait la place à l'agacement. Le premier tome commence de façon correcte, puis ça part en grand n'importe quoi et l'explication finale est d'un manque de crédibilité quasiment insultant pour le lecteur. La baisse de qualité se traduit aussi dans le dessin : au début, je trouvais que Marchal s'acquittait fort bien de sa mission, à savoir s'inscrire dans la continuité de Léo, mais en voyant le changement de style et le basculement vers une certaine médiocrité dans les derniers tomes, je commence à soupçonner qu'en réalité Léo participait au dessin du début pour assurer le lancement commercial de la série. Par ailleurs les scènes de nu, qui étaient excusables dans Kenya parce que l'histoire était assez prenante par ailleurs, deviennent franchement énervantes ici parce qu'on a vraiment l'impression qu'elles servent uniquement à meubler. Mais c'est surtout la dispersion des pistes, le manque d'explication cohérente et la grande impression de n'importe quoi qui m'ont prodigieusement agacé. Bref, je suis assez mécontent et je compte revendre cette série achetée avec une confiance un peu trop naïve. D'ailleurs je remarque qu'à l'heure où j'écris ces lignes, il n'y a quasiment que des avis postés avant la fin de la série qui lui accordent trois ou quatre étoiles. C'est un signe, et pas un bon...
Olympos
Alors là, là, LA ! Là, je crois avoir été au bout du bout. Jamais je n’ai aussi peu compris quelles étaient les intentions d’un récit. On part d’un jeune étudiant allemand (Hein, alias Heinrich Schliemann, l’archéologue qui découvrit Troie) projeté dans une propriété fantasmagorique par Apollon. Là, il rencontre Ganymède et Apollon lui donne pour tâche de convaincre celui-ci de chercher à sortir de cette propriété. Mais Hein échoue et quitte cette étrange demeure laissant Ganymède seul derrière lui. Enfin, malheureusement pas tout seul puisque nous allons lui tenir compagnie (à Ganymède, hein, pas à Hein). S’ensuivent une flopée de pages au contenu on ne peut plus vide dans lesquelles les phrases sont étirées au-delà de toute raison (technique classique dans les mangas qui consiste à couper une phrase pour l’étaler sur trois ou quatre cases, mais ici poussée à une forme de paroxysme). Dans la postface du premier tome, l’auteure déclare voir les dieux grecs comme « des personnages qui se tournaient les pouces et s’occupaient vaille que vaille en martyrisant des humains ». Le problème, c’est que non seulement ses dieux se tournent les pouces, mais son héros aussi (il est convaincu de ne jamais trouver d’issue à la propriété et ne cherche donc plus à fuir)… et le lecteur se fait grave chier ! Les conversations vides de sens s’enchainent entre Ganymède et Apollon, qui finalement parviennent presque à avoir l’air de plus s’emm…uyer que le lecteur. Le deuxième tome abandonne Ganymède pour se concentrer sur le destin d’une servante qui vénère Apollon, est prête à mourir pour lui… et à qui il n’arrive strictement rien. Là, j’avoue avoir lâchement renoncé. Je ne connaitrai jamais la fin de cette histoire et je m’en fiche éperdument, tant j’ai le sentiment d’avoir perdu mon temps en lisant cet album et demi. Un mot du dessin. Les couvertures sont plutôt jolies, le dessin est correct pour du manga et tous les personnages ont des traits efféminés (mais les femmes moins que certains dieux masculins). La vision que l’auteure a des dieux en déroutera plus d’un (à commencer par moi) avec, notamment, un Poséidon aux allures de Candy Candy vêtue d’une armure des chevaliers du Zodiaque. Hadès est un beau ténébreux genre Albator et Zeus ne ressemble vraiment pas à grand-chose. Ronfllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
A.N.G.E.
De l'art de dire les choses sans froisser les susceptibilités! C'est quoi ce truc! Passe encore le thème général qui évoque une puissante organisation secrète qui depuis des siècles est sensée combattre les forces du mal, on nous évoque au passage qu'elle est issue des Francs Maçons, forcément serais je tenté de dire!. Sans blague, il va falloir qu'un jour cette organisation demande des droits d'auteurs, parce que comme boîte à phantasmes, y a pas mieux. Bref, la dite organisation baptisée A.N.G.E. a à sa tête un chef aussi charismatique qu'une huitre et qui dirige quelques membres qui eux aussi ne provoquent rien sinon l'ennui. Le défaut principal de cette histoire, c'est que les évènements surviennent de manière toute a fait aléatoire sans que personne ne sache pourquoi, vous me direz c'est le propre de l'aléatoire. Mais ici nous avons un modèle de tout ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on écrit un scénario; raccourcis tellement rapides qu'il faut du temps pour raccrocher les wagons, ellipses.. comment dire, elliptiques. S'il n'y avait que ça, juste un exemple de dialogue:" Ou travaillais tu avant?" " Aux corps célestes, à la surveillance des astéroïdes" . Personne ne sait de quoi il s'agit, mais l'autre elle nous aurait dit qu'elle était caissière à Prisu ça m'aurait fait autant d'effet. Dernier point sur le dessin dans un style flou et gras, bref rien pour rattraper les choses, il paraît qu'il y aura un deuxième tome, sans moi bien sur, tout cela est par trop indigent et indigeste.
Discipline
Je m'aperçois que je n'avais pas encore avisé de Bd de Xavier Duvet alors que je connais cet auteur depuis longtemps, par les premiers et second épisodes de cette série , lus dans Bédé X au cours des années 90. A cette époque, Duvet signait X0 et illustrait de nombreuses couvertures pour Bédé Adult et Bédé X, les 2 magazines phares des éditions Cap/IPM. Je n'aime pas du tout les sujets qu'il traite, pratiquement toute son oeuvre est consacrée au fétichisme et au sado-madochisme, pratique sexuelle que je n'aime pas et qui ne me procure donc aucune sensation. Ici, les personnages ne sont pas torturés, ils sont malmenés très durement mais ils sont tout à fait consentants parce qu'ils sont foncièrement masochistes. C'est un rapport de domination-soumission avec ses dérives et ses fantasmes, et Duvet traite ce sujet de SM d'une façon bien à lui, différente de ce qu'on voit chez Von Gotha ou Foxer ; il dessine des filles très désirables et très belles qui sont fouettées, attachées, violentées et traitées de véritables salopes et de trous à bites... c'est ainsi que les nomme maîtresse Françoise ou maîtresse Dominique qui soumettent la pauvre Anna, jouet de leurs jeux décadents et violents. Bref, je n'arriverai jamais à comprendre ces histoires de soumission, d'outrages et d'initiatrice, et surtout comment on arrive à prendre du plaisir avec, mais tout ça m'est égal, chacun est libre de son corps, je n'admire uniquement dans cette Bd que le dessin sophistiqué de Duvet qui à l'aide de l'aérographe, arrive à donner du modelé à ces femmes superbes, à donner une élégance par sa vision du fétichisme des bas ou des résilles, et réussit parfaitement dans les formes anatomiques féminines ; le rendu est magnifique, avec des planches superbes graphiquement, fruits d'un travail minutieux et laborieux, il n'y a que le contenu qui me laisse froid, mais je ne m'y attarde pas..
500 idées pour glander au boulot
La valeur travail occupe une place importante dans ma vie. Ce genre d'ouvrage ne va pas forcément dans le sens de mes valeurs. Cela encourage même une certaine forme de paresse. Il est vrai que je déteste par-dessus tout la fainéantise. Le contexte étant posé, je vais analyser cette oeuvre humoristique qui ne fait pas rire du tout. C'est un peu le genre de bd qu'il faut avoir dans les toilettes. Oui, c'est sa place privilégiée. Il faut trouver les bons gags sachant que l'ensemble reste très léger. Les répétitions seront de mise pour un humour en-dessous de la ceinture.
C'est l'homme qui dit qu'y est !
Si j'étais une mauvaise langue, je dirais que cette BD est complètement nulle. Cependant, je suis bien élevé (enfin, je crois). Je dirais alors que ce n'est pas ma tasse de thé. Néanmoins, je mentirais en disant cela car le western est réellement un genre que j'apprécie. Je pourrais alors dire que c'est un western absurde et déjanté pour ne pas trop cracher dans le pot à la sortie d'un saloon. Ou encore du grand n'importe quoi mais avec beaucoup de panache ! Certes mais encore ? Un délire régressif qui s'empare des codes du western. L'audace ne paie pas toujours. Bref, c'est un désastre à éviter.