: TOME 1
L'histoire de cette jeune femme qui part à la recherche de son ami m'a séduit. Le mélange de science-fiction et d'héroic fantasy aussi. L'intrigue est bien fichue et pousse le lecteur à en vouloir toujours plus. J'ai été happé par l'intrigue un peu tardivement (quand la fillette part à la recherche de son mentor, à la page 20 !!!). Avant c'est un peu mou. La partie Indiana Jones et le temple maudit m'a envoûté et le dénouement laisse présager une suite très agréable.
Pour synthétiser, les dessins, précis et détaillés, ont un caractère dynamique (merci Photoshop) qui correspond très bien à l'intrigue. On regrettera quand même quelques erreurs scénaristiques qui apportent à l'auteur des facilités dans le déroulement de cette histoire d'aventure très sympathique. Il n'empêche qu’en refermant le premier tome, on a hâte de lire la suite!
: TOME 2
Quoi?! Mais c'est quoi cette fin de merde !!!! Sérieusement, n'achetez pas cette série ! Foutage de gueule détecté ! Yiya, c'est dans un premier temps une bonne surprise, le genre de bd pour ado/adulte qu'on lit le dimanche aprem sans vraiment se prendre la tête. Le scénario est sympa, pas très original mais il nous plonge dans un univers mélangeant SF et heroic fantasy, le dessin photochopé plutôt bien détaillé.
A la lecture du tome deux, tout s'accélère, on bondit d'univers en univers sans vraiment savoir pourquoi... Et malheureusement on ne saura jamais pourquoi car la série se termine brutalement sans la moindre réponse par une pirouette des plus simples. Clairement on a l'impression de refermer le deuxième tome en se disant que la série a été abandonnée.
Le dessin lui est vraiment moins bon, sans savoir la fin, je m'offusquais à la lecture du manque de travail sur les dessins : en fait certaines planches sont purement et simplement des images issues d'un logiciel 3D, on voit carrément les pixels sur les lignes, les bâtiments et véhicules dénotent avec les dessins qui s'intègrent mal ensemble.
Bref, avez-vous envie d'acheter une série abandonnée ? Posez vous la question à l'achat de Yiya ? Personnellement je vais la revendre (ou du moins essayer) et je n'achèterai plus de bd de cet auteur ! Grosse déception.
J’ai abandonné en cours de route la lecture de cet album, trop sombre, trop confus et trop délirant à mon goût.
Je voulais pourtant y croire et l’idée de départ me semblait propice à un gros délire bien bourrin et amusant. Malheureusement, excepté dans de très rares passages, cet album n’a rien de drôle. On passe d’un super héros -pourtant grotesque dans son apparence et son langage- lancé dans une aventure absconse voire totalement incompréhensible aux délires d’un artiste en pleine crise de délirium tremens/parano/pleurnicherie. Les deux récits sont bien entendu liés (l’artiste étant en fait le créateur du super-héros) mais ce récit est tellement confus, son histoire est tellement tordue et les pleurnicheries de l’artiste (en conversation téléphonique avec un service de prévention du suicide alors qu’il semble camé jusqu’aux yeux et que ses propos sont loin d’être cohérents) sont tellement répétitives que j’ai fini par lâcher prise.
Pourtant, derrière ce délire, Grant Morrison dévoile tout son amour des comics et des super-héros à l’ancienne. Malheureusement, sa came n'est pas la mienne et il n'a pas réussi à me faire aimer ses personnages.
Côté dessin, ça va. Ca va même mieux que pour beaucoup d’autres comics, à mes yeux. En fait, on peut même dire que Franck Quitely livre un travail de qualité, avec des planches très fouillées et truffées de petits détails qui démontrent tout son talent. Mais, bon, quand les intentions des auteurs me laissent de marbre, quand je ne m’amuse pas à lire leurs délires, quand le sort des personnages m’indiffère, je ne vois aucune raison objective de poursuivre ma lecture.
Si je respecte les deux auteurs de cet album, force m’est de reconnaître que celui-ci ne m’a pas laissé de marbre. Malheureusement, plutôt que de me faire rire, il m’a consterné par sa platitude.
Constitué de gags et mettant en scène des personnages d’une sitcom française, ce recueil pourtant formaté aux traditionnelles 44 planches m’a paru long, mais long… Aucun gag ne m’a fait rire, je crois me souvenir que j’en ai trouvé un intéressant dans sa réflexion (sans pour autant le trouver drôle), mais le plus grave est que bien souvent je me suis demandé où il fallait rire.
Les personnages sont bien entendu très typés, et ce genre de caricature pourrait fonctionner s'il y avait interaction entre eux. Malheureusement, chaque gag (si j'ose les appeler ainsi) ne met en avant qu'un seul de ces personnages, tellement stéréotypé que, bien entendu, sa réaction est évidente à deviner dès la première case.
Au niveau du dessin, c’est du pur Bercovici. Trait volontiers brouillon mais expressif. Décors simplifiés mais bien présents (en tous les cas plus que dans de nombreuses séries du même genre). Si les gags sont bons, ça passe. Sinon, ce n’est pas avec ce type de dessin que les auteurs peuvent faire oublier la faiblesse du scénario.
Sans aucun intérêt à mes yeux. Peut-être les fans du sitcom y trouveront-ils leur bonheur...
Après la débâcle d’ Atlantide Experiment, les auteurs ont décidé de remettre le couvert. Il en fallait de la volonté ; le lecteur est prévenu qu’il peut suivre indépendamment cette histoire de l’œuvre mère. Cependant, on se rend très vite compte des implications et des croisements de certains personnages clés.
Là encore, au bout de 4 pages, on se rend compte qu’on s’est fourvoyé dans quelque chose d’indéfinissable qui nous dépasse mais pas dans le bon sens du terme. Les aller-retour dans le passé sont fastidieux ce qui rend la lecture très éprouvante. Bref, j’ai décroché assez rapidement d’autant que l’imprécision du dessin est assez manifeste.
Le thème de la perception extrasensorielle lié à une époque de Grèce antique m’attirait incontestablement tout comme la couverture. Je suis un peu gogo sur les bords. On est attiré puis on se rend compte que c’est par quelque chose de véritablement hideux sur le fond et la forme.
Le scénario se veut appliqué mais l’intrigue onirique ne tient guère en haleine. Oui, c’est une histoire à dormir debout. On se lasse déjà au bout de 4 pages. On se dit que cela va s’améliorer par la suite, que ce n’est qu’un mauvais passage. Mais non ! La débacle est totale. C’est franchement mauvais. C’est incompréhensible et les dessins sont horribles. La totale quoi !
La tentative était jolie que de vouloir donner un second souffle aux premiers tomes de Lanfeust de Troy en l’adaptant à la sauce « manga » voulant toucher un autre public. À une époque où je n’accordais déjà plus beaucoup d’importance à une série qui m’a ravi avant de me décevoir, parti dans les limbes du dieu « profit », j’ai quand même eu la chance de pouvoir lire cette collection et de m’en faire ma propre opinion…
Copy/Paste de la série d’origine, le doué Lulo Lullabi livre un travail plus qu’honnête en sacrifiant les décors enjoliveurs de Tarquin mais en soignant les détails et les expressions de ses nombreux personnages. Le dépaysement est plaisant mais l’histoire prend plus de temps que dans le format habituel franco-belge et on se rend compte que l’histoire reste similaire dans le fond mais pas déplaisante.
Lecture de curiosité pour les initiés ou ambition de redonner un coup de fouet et de cibler un nouveau public, la série oscille entre les deux et peine sur la durée à trouver son rythme de croisière ce qui est d’autant plus dommageable qu’il n’y a plus eu de parution après le tome 5 qui date quand même de 2010… La série n’est plus rééditée ce qui montre bien l’intérêt de l’éditeur pour cette série et la condamne à une note rédhibitoire, les amateurs de cette série devant se retourner vers l’œuvre d’origine pour en connaitre la fin, un comble pénalisé par ce carton rouge !
Entre le titre et la réalité, il y a un monde. Je croyais m’aventurer dans l’un de ces thrillers sulfureux jouant sur le thème de la femme fatale. Je me retrouve sur un manga pour pré-adolescents pubères bourré d’onomatopées et de dialogues stériles. D'ailleurs, il y a une surcharge des cases et des dialogues assez épouvantables. Plaisir de lecture : nul.
L’auteur revisite la trame du trio amoureux sur fond universitaire. L’originalité viendrait du fait que le personnage féminin n’a pas la grâce d’une vraie femme. Oui, elle ne dit pas ce qu’elle pense ce qui la rendrait assez fatale. N’importe quel gars la zapperait aussitôt. C’est réellement une lecture prise de tête comme on en voit rarement.
La série est prévue en 3 tomes au Japon. Cela sera sans moi pour la suite et même sous la contrainte. La médiocrité ne m'attire pas. C'est sans doute cela la fatalité !
Cette bd sur la dépression d'une adolescente a été pour moi d'un ennui mortel. C'est dommage car le sujet renvoie à la souffrance de l'auteure canadienne. Elle a souffert à cause du désamour de ses parents entre une mère alcoolique et un père porté sur la drogue. Oui, il est difficile de se construire une identité dans un tel contexte de vide affectif.
Sur la forme, la calligraphie a été assez repoussante. Les petites scènes n'apportent souvent pas grand chose. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit intimiste d'autant que je n'ai guère adhéré à ce graphisme enfantin. C'est la première bd de cette auteure qui n'a pas choisi la voie la plus facile. Pour autant, l'émotion recherchée n'a pas eu lieu à cause d'une déconstruction de ce scénario qui part dans tous les sens. Le ton reste mélancolique. Bref, cela ne sera pas la joie !
Lecture des 6 tomes.
Aie…
Je vais être plutôt dur avec Anachron.
J’ai trouvé ma lecture assez insipide. Les auteurs ont visiblement cherché à surfer sur le succès des séries des éditions Soleil de l’époque… mais sans grande ambition ni originalité.
On retrouve donc un humour gras et potache, un mélange des genres pas très heureux (SF et fantasy), une équipe de « héros » complètement stéréotypés et surtout un énième monde à sauver de la destruction. Le scénario est beaucoup trop convenu tout comme les rebondissements. A aucun moment, Cailleteau n’arrive pas à donner de personnalité à sa série.
Visuellement, c’est tout correct mais le design des personnages est raté. Ils sont moches et littéralement dénués de charisme.
Bref, Anachron est une série datée et sans grande qualité dont la lecture est tout à fait dispensable.
Oh my God !! A ce jour il existe trois tomes de cette série. Le premier épisode est paru en 1998, alors certes ce n'est pas de toute première jeunesse mais ce n'est pas antédiluvien non plus. Et à vrai dire c'est là que je ne comprends pas. A quel type de lectorat s'adresse cette série, quel public ?
Nous voici plongés dans l'Angleterre des années 50 où un enquêteur dont on ne sait d'où il sort se penche sur des mystères, aidé en cela par une sorte de secrétaire du British Muséum, niaise de chez niaise. Une petite caution pour faire frémir l'ado, une accorte blonde, j'ai pas compris d'où elle sortait et ce qu'elle faisait. Rajoutez à cela le brave idiot, faire-valoir du héros : le comique qui ne fait rire que lui-même.
Quand je parlais du lectorat visé, que l'on en juge. La blonde se fait bousculer dans la rue et s'exclame "Quel rustre !" Qui utilise encore ce terme de nos jours ? Alors oui j'en reviens encore à mon lectorat. Les jeunes de banlieues, ceux de la génération SMS et twitter ? Ou alors quelques vieilles barbes accros à la BD poussiéreuse et totalement indigente ?
La question essentielle est de savoir comment un truc aussi plat, mal dessiné, sans relief, figé avec un scénario foutraque qui saute du coq à l'âne sans que l'on sache pourquoi, comment un truc pareil donc a-t-il pu avoir les honneurs d'une maison d'édition, Glénat pour ne pas la nommer, et ce pour trois tomes.
Insondables mystères de l'édition, rarement lu un truc aussi naze, j'en éprouve presque un immense regret pour les auteurs que l'on a laissés se fourvoyer.
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Yiya
Flex Mentallo
J’ai abandonné en cours de route la lecture de cet album, trop sombre, trop confus et trop délirant à mon goût. Je voulais pourtant y croire et l’idée de départ me semblait propice à un gros délire bien bourrin et amusant. Malheureusement, excepté dans de très rares passages, cet album n’a rien de drôle. On passe d’un super héros -pourtant grotesque dans son apparence et son langage- lancé dans une aventure absconse voire totalement incompréhensible aux délires d’un artiste en pleine crise de délirium tremens/parano/pleurnicherie. Les deux récits sont bien entendu liés (l’artiste étant en fait le créateur du super-héros) mais ce récit est tellement confus, son histoire est tellement tordue et les pleurnicheries de l’artiste (en conversation téléphonique avec un service de prévention du suicide alors qu’il semble camé jusqu’aux yeux et que ses propos sont loin d’être cohérents) sont tellement répétitives que j’ai fini par lâcher prise. Pourtant, derrière ce délire, Grant Morrison dévoile tout son amour des comics et des super-héros à l’ancienne. Malheureusement, sa came n'est pas la mienne et il n'a pas réussi à me faire aimer ses personnages. Côté dessin, ça va. Ca va même mieux que pour beaucoup d’autres comics, à mes yeux. En fait, on peut même dire que Franck Quitely livre un travail de qualité, avec des planches très fouillées et truffées de petits détails qui démontrent tout son talent. Mais, bon, quand les intentions des auteurs me laissent de marbre, quand je ne m’amuse pas à lire leurs délires, quand le sort des personnages m’indiffère, je ne vois aucune raison objective de poursuivre ma lecture.
Fais pas ci, fais pas ça
Si je respecte les deux auteurs de cet album, force m’est de reconnaître que celui-ci ne m’a pas laissé de marbre. Malheureusement, plutôt que de me faire rire, il m’a consterné par sa platitude. Constitué de gags et mettant en scène des personnages d’une sitcom française, ce recueil pourtant formaté aux traditionnelles 44 planches m’a paru long, mais long… Aucun gag ne m’a fait rire, je crois me souvenir que j’en ai trouvé un intéressant dans sa réflexion (sans pour autant le trouver drôle), mais le plus grave est que bien souvent je me suis demandé où il fallait rire. Les personnages sont bien entendu très typés, et ce genre de caricature pourrait fonctionner s'il y avait interaction entre eux. Malheureusement, chaque gag (si j'ose les appeler ainsi) ne met en avant qu'un seul de ces personnages, tellement stéréotypé que, bien entendu, sa réaction est évidente à deviner dès la première case. Au niveau du dessin, c’est du pur Bercovici. Trait volontiers brouillon mais expressif. Décors simplifiés mais bien présents (en tous les cas plus que dans de nombreuses séries du même genre). Si les gags sont bons, ça passe. Sinon, ce n’est pas avec ce type de dessin que les auteurs peuvent faire oublier la faiblesse du scénario. Sans aucun intérêt à mes yeux. Peut-être les fans du sitcom y trouveront-ils leur bonheur...
Lost Atlantide
Après la débâcle d’ Atlantide Experiment, les auteurs ont décidé de remettre le couvert. Il en fallait de la volonté ; le lecteur est prévenu qu’il peut suivre indépendamment cette histoire de l’œuvre mère. Cependant, on se rend très vite compte des implications et des croisements de certains personnages clés. Là encore, au bout de 4 pages, on se rend compte qu’on s’est fourvoyé dans quelque chose d’indéfinissable qui nous dépasse mais pas dans le bon sens du terme. Les aller-retour dans le passé sont fastidieux ce qui rend la lecture très éprouvante. Bref, j’ai décroché assez rapidement d’autant que l’imprécision du dessin est assez manifeste.
Atlantide Experiment
Le thème de la perception extrasensorielle lié à une époque de Grèce antique m’attirait incontestablement tout comme la couverture. Je suis un peu gogo sur les bords. On est attiré puis on se rend compte que c’est par quelque chose de véritablement hideux sur le fond et la forme. Le scénario se veut appliqué mais l’intrigue onirique ne tient guère en haleine. Oui, c’est une histoire à dormir debout. On se lasse déjà au bout de 4 pages. On se dit que cela va s’améliorer par la suite, que ce n’est qu’un mauvais passage. Mais non ! La débacle est totale. C’est franchement mauvais. C’est incompréhensible et les dessins sont horribles. La totale quoi !
Lanfeust Quest
La tentative était jolie que de vouloir donner un second souffle aux premiers tomes de Lanfeust de Troy en l’adaptant à la sauce « manga » voulant toucher un autre public. À une époque où je n’accordais déjà plus beaucoup d’importance à une série qui m’a ravi avant de me décevoir, parti dans les limbes du dieu « profit », j’ai quand même eu la chance de pouvoir lire cette collection et de m’en faire ma propre opinion… Copy/Paste de la série d’origine, le doué Lulo Lullabi livre un travail plus qu’honnête en sacrifiant les décors enjoliveurs de Tarquin mais en soignant les détails et les expressions de ses nombreux personnages. Le dépaysement est plaisant mais l’histoire prend plus de temps que dans le format habituel franco-belge et on se rend compte que l’histoire reste similaire dans le fond mais pas déplaisante. Lecture de curiosité pour les initiés ou ambition de redonner un coup de fouet et de cibler un nouveau public, la série oscille entre les deux et peine sur la durée à trouver son rythme de croisière ce qui est d’autant plus dommageable qu’il n’y a plus eu de parution après le tome 5 qui date quand même de 2010… La série n’est plus rééditée ce qui montre bien l’intérêt de l’éditeur pour cette série et la condamne à une note rédhibitoire, les amateurs de cette série devant se retourner vers l’œuvre d’origine pour en connaitre la fin, un comble pénalisé par ce carton rouge !
Femme fatale
Entre le titre et la réalité, il y a un monde. Je croyais m’aventurer dans l’un de ces thrillers sulfureux jouant sur le thème de la femme fatale. Je me retrouve sur un manga pour pré-adolescents pubères bourré d’onomatopées et de dialogues stériles. D'ailleurs, il y a une surcharge des cases et des dialogues assez épouvantables. Plaisir de lecture : nul. L’auteur revisite la trame du trio amoureux sur fond universitaire. L’originalité viendrait du fait que le personnage féminin n’a pas la grâce d’une vraie femme. Oui, elle ne dit pas ce qu’elle pense ce qui la rendrait assez fatale. N’importe quel gars la zapperait aussitôt. C’est réellement une lecture prise de tête comme on en voit rarement. La série est prévue en 3 tomes au Japon. Cela sera sans moi pour la suite et même sous la contrainte. La médiocrité ne m'attire pas. C'est sans doute cela la fatalité !
Susceptible
Cette bd sur la dépression d'une adolescente a été pour moi d'un ennui mortel. C'est dommage car le sujet renvoie à la souffrance de l'auteure canadienne. Elle a souffert à cause du désamour de ses parents entre une mère alcoolique et un père porté sur la drogue. Oui, il est difficile de se construire une identité dans un tel contexte de vide affectif. Sur la forme, la calligraphie a été assez repoussante. Les petites scènes n'apportent souvent pas grand chose. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit intimiste d'autant que je n'ai guère adhéré à ce graphisme enfantin. C'est la première bd de cette auteure qui n'a pas choisi la voie la plus facile. Pour autant, l'émotion recherchée n'a pas eu lieu à cause d'une déconstruction de ce scénario qui part dans tous les sens. Le ton reste mélancolique. Bref, cela ne sera pas la joie !
Anachron
Lecture des 6 tomes. Aie… Je vais être plutôt dur avec Anachron. J’ai trouvé ma lecture assez insipide. Les auteurs ont visiblement cherché à surfer sur le succès des séries des éditions Soleil de l’époque… mais sans grande ambition ni originalité. On retrouve donc un humour gras et potache, un mélange des genres pas très heureux (SF et fantasy), une équipe de « héros » complètement stéréotypés et surtout un énième monde à sauver de la destruction. Le scénario est beaucoup trop convenu tout comme les rebondissements. A aucun moment, Cailleteau n’arrive pas à donner de personnalité à sa série. Visuellement, c’est tout correct mais le design des personnages est raté. Ils sont moches et littéralement dénués de charisme. Bref, Anachron est une série datée et sans grande qualité dont la lecture est tout à fait dispensable.
Outsiders
Oh my God !! A ce jour il existe trois tomes de cette série. Le premier épisode est paru en 1998, alors certes ce n'est pas de toute première jeunesse mais ce n'est pas antédiluvien non plus. Et à vrai dire c'est là que je ne comprends pas. A quel type de lectorat s'adresse cette série, quel public ? Nous voici plongés dans l'Angleterre des années 50 où un enquêteur dont on ne sait d'où il sort se penche sur des mystères, aidé en cela par une sorte de secrétaire du British Muséum, niaise de chez niaise. Une petite caution pour faire frémir l'ado, une accorte blonde, j'ai pas compris d'où elle sortait et ce qu'elle faisait. Rajoutez à cela le brave idiot, faire-valoir du héros : le comique qui ne fait rire que lui-même. Quand je parlais du lectorat visé, que l'on en juge. La blonde se fait bousculer dans la rue et s'exclame "Quel rustre !" Qui utilise encore ce terme de nos jours ? Alors oui j'en reviens encore à mon lectorat. Les jeunes de banlieues, ceux de la génération SMS et twitter ? Ou alors quelques vieilles barbes accros à la BD poussiéreuse et totalement indigente ? La question essentielle est de savoir comment un truc aussi plat, mal dessiné, sans relief, figé avec un scénario foutraque qui saute du coq à l'âne sans que l'on sache pourquoi, comment un truc pareil donc a-t-il pu avoir les honneurs d'une maison d'édition, Glénat pour ne pas la nommer, et ce pour trois tomes. Insondables mystères de l'édition, rarement lu un truc aussi naze, j'en éprouve presque un immense regret pour les auteurs que l'on a laissés se fourvoyer.