Chabouté adapte Benoit Cohen que je ne connaissais pas dans cette autobiographie d'un français écrivain - il est scénariste en fait - vivant à New York qui décide de devenir chauffeur de taxi. Je pensai que c'était un métier un peu valorisé avec leur omniprésence dans les rues mais pas du tout. Ce sont surtout des immigrés, des gens qui ont peu de moyens et personne ne les aime, à commencer par la police qui se fait un malin plaisir de les charger pour la moindre infraction.
Il faut dire que c'est assez accessible même si un parcours administratif semé d'embûches. Contrairement à Paris où les licences sont en nombre limité et se revendent fort cher, il suffit de quelques centaines de dollars et un examen pour devenir taxi. Une fois qu'on a sa licence on loue son taxi à la journée auprès d'un garage. L'auteur pensait tenir une super idée de scénario, faire plein de rencontres et au final il se rend surtout compte de la solitude du métier, de l'ignorance voire du mépris des clients. Il imagine au fil des kilomètres l'histoire qu'il va en tirer, l'héroïne sera une femme. Tout le monde lui dit de fuir ce métier, ce qu'il pourrait car lui a les moyens de vivre à Brooklyn et fait cela pour en tirer une expérience et un récit à raconter. Il a quand même fait durer la chose près d'un an, y compris la nuit réputée plus dangereuse, là où beaucoup auraient sans doute abandonné l'aventure.
Un noir et blanc impeccable, une histoire très bien écrite, Scorsese et son film Taxi driver est une référence assumée.
Difficile de rester de marbre au sortir de cette lecture tant la mise en situation historique magistrale est aussi crue que militante. Voilà une BD et des auteurs qui proposent d'intégrer de petites histoires dans la Grande !
Et on retiendra surtout la grande. J'ai pu prendre connaissance de la Commune à travers 1 ou 2 livres EXTRAscolaires. Ce qui est navrant, environ 20.000 citoyens français morts par l'État français, ça mérite une explication plutôt qu'une place dans la fosse commune de l'histoire officielle républicaine... J'ai aussi lu les Mémoires d'un révolté, trilogie écrite par Jules Vallès, et je ne doute pas trop à dire que Vautrin a suivi les pas du journaliste communard de l'époque pour écrire son récit, qui permet notamment de retrouver tout le jargon populaire parisien de l'époque. A ce niveau là c'est un régal! Et ça ne me dérange pas d'avoir des discours à rallonge si c'est pour y placer les expressions d'antan.
Au niveau du dessin, quel bonheur. Dans l'univers de la BD, l'inconscient collectif nous tourne vers Tardi pour adapter ce roman dans un Paris populaire, franchouillard, où les arrondissements et les rues sillonnent les phylactères. Et ça me paraît juste ! Avec sa patte, Tardi réussit à me faire entrer dans chaque scène, à me faire dégoûter des plus vils individus, à me faire ressentir l'espoir porté par la populace, à me faire haïr les guerres et la fierté de ses vainqueurs égoïstes.
Les intrigues des personnages sont plus classiques et se trouveront à la pénombre du récit historique. La Commune prend peu à peu le pas sur le reste, ce qui est pour moi une évolution logique. Tous les personnages sont forcément rivés sur les dernières nouvelles des combats plutôt que sur leur souci personnel. Il n'y aura qu'un personnage qui restera fixé sur sa vengeance, lui qui est contraint de rester caché. Sauf qu'il subira sans cesse l'actualité d'un versaillais qui prend plaisir à raconter la reconquête de Thiers et ses sbires, et ne lésinera pas sur les détails macabres.
L'ensemble grouille d'informations, de dialogues, de personnages historiques, etc. On ne risque pas de s'ennuyer lors des relectures...
A lire absolument pour connaître l'histoire et les valeurs de la Commune combattante et pour découvrir un point de vue tranché sur cette période qui mérite plus d'études et qui permet de comprendre une partie des péripéties du mouvement anarchiste.
Une lecture à réserver à un public averti. Les éditions du Lézard noir font encore un bon travail avec ce manga de Kamimura dont on reconnait le physique de femme récurrent dans plusieurs de ses œuvres et Okazaki au scénario. Le titre fait bien sûr référence à Baudelaire et c'est vrai qu'on peut dire qu'une certaine poésie se dégage de cette histoire, morbide certes. Les fleurs permettent tout un tas de métaphores sexuelles. Les scènes de sexe sont légion, assez explicites mais toujours dessinées de façon subtile et imagée, censure oblige.
Rannosuke est un véritable monstre issu d'une puissante famille, qui profite d'un réseau d'écoles sur l'art de la composition florale pour attirer à lui des jeunes filles, leur faisant subir tout un tas de sévices et s'en débarrassant dans des bains de sang macabres. Le manga s'ouvre sur son procès où il est accusé de plus de 800 meurtres. Assez étonnamment il est libre de mouvement et continue son mode de vie. Il décide de "mater" une jeune vierge, pour cela il la viole pendant des jours.
Bref c'est un manga de 1975 qui a du détonner, c'est très hard. Le marquis de Sade à côté c'est de la gnognotte. Le dessin est superbe.
Je n'ai pas encore lu le second tome, je pensai au départ que c'était un one-shot. La postface en fin d'album d'un critique de cinéma analysant l’œuvre m'a en tout cas en partie divulgâché la suite.
V’là-t’y pas que l’ami Sloane me fourgue cette BD dans les mains avec un clin d’œil malicieux du genre « tu vas pouvoir faire festoyer tes pupilles ». Sur le coup j’avoue après avoir feuilleter quelques pages que je ne me réjouissais pas plus que ça de l’offrande. Mais il me connaît bien le bougre ! Il m’a fourni encore une fois un album particulièrement noir mais ô combien jouissif.
Avec ce récit vous plongerez dans un huis-clos agressif et bien poisseux. Des survivalistes sont enfermés dans un char. Une partie d’un immeuble vient de s’abattre sur eux. Ils sont pris au piège. Ils sont condamnés à attendre les secours dans cette boite de conserve ensevelis sous des tonnes de gravats ! Pour tuer le temps les différents protagonistes se remémorent leurs passés. Chacun va confesser alégrement un passé plus ou moins trouble. Et ça part en cacahuète ! Les tensions sont palpables. Le côté ambiance malsaine se faufile au fil des pages. C’est pernicieux. Le côté badin du début laisse la place à une atmosphère délétère. C’est captivant. On ne peut lâcher l’album avant la fin.
Le trait de Prozeet – que je découvre – est efficace et énergique quoi qu’un peu trop caricatural à mon goût. Le découpage est volontairement mouvant. C’est fort !
Voilà donc un album d’anticipation particulièrement bien construit. Il alterne les actions présentes et les flashbacks. On ne s’ennuie pas une seconde. C’est rythmé, même si sur le fond nous sommes dans un huis-clos qui pourrait soûler certains. Je vous invite à découvrir cette BD sémillante.
Je n'ai jamais lu Le Marsupilami, et je n'en ai donc - à tort ou à raison - que l'image d'une série jeunesse et d'un animal un peu bêta qui fait Houba houba.
Cet opus-ci raye d'un coup vengeur cette impression, avec une histoire d'une noirceur effarante. Tout au long de ce livre, le décor se veut réaliste et transpire la pauvreté, la crasse et la bêtise humaine, mais l'arrivée du marsupilami en cargo tel un King Kong, dans ce milieu industriel, pluvieux et sombre, avec cette cargaison honteuse de cadavres, bat tous les records.
Les personnages sont fort bien campés, et se divisent assez bien entre les gentils et les méchants, avec un troisième camp plus neutre ou pas encore tranché (le directeur, le lieutenant) qui pourra apporter son lot d'évolutions. Au milieu de ce décor très fort, cela donne une histoire où les sentiments s'exacerbent assez facilement, et qui pour peu qu'on se laisse aller, remue facilement les tripes.
Le dessin de Frank Pé y est pour beaucoup, absolument somptueux, qui parvient à faire cohabiter harmonieusement ces personnages aux têtes douces et enfantines, et ces décors crûment réalistes et sombres.
Ces 150 pages ne se lisent pas, elles s'avalent, et constituent d'ores et déjà un début très fort pour ce qu'on espère être une série marquante.
Alors, je vais sans doute passer pour un ignare, mais je ne connais pas Jaworski, je n'ai donc pas lu son oeuvre, je n'ai donc aucun moyen de comparaison, de même que s'il parait y avoir des analogies avec Game of Throne, je n'en sais rien, n'ayant pas suivi cette série. Je reçois cette Bd de façon neuve et vierge, sans me référer à quoi que ce soit, et c'est peut-être pas plus mal, n'ayant aucun risque de déception.
Cette histoire de fantasy est très originale et très plaisante parce qu'elle se démarque des récits de fantasy traditionnels par son décor et son style d'époque si l'on peut dire ; en effet, les autres séries de fantasy se rattachent le plus souvent à un environnement médiéval, bien qu'il existe de l'antic fantasy et d'autres sous-genres, alors qu'ici, on a un mélange de Renaissance italienne et d'orientalisme, tout en utilisant de la magie, c'est un univers très intéressant, bien élaboré, bien construit auquel se joignent action et réflexion. Un univers plutôt complexe mais pas avec l'impression hermétique que j'avais eue sur Servitude, c'est beaucoup plus accessible, plus facile à lire. C'est un univers attrayant d'une grande richesse. Le scénario brasse cependant des éléments traditionnels de la fantasy : jeux de pouvoir, intrigues politiques, manigances, complots, trahisons, batailles, on se croirait dans l'Italie des Borgia, l'intrigue se suit goulument et tient en haleine sur chaque album.
J'aime bien le dessin de Genêt qui donne beaucoup de rythme et de mouvement, je l'avais déjà apprécié sur Mygala, ici il se surpasse dans sa mise en page aérée, des décors grandioses et quelques belles scènes de combats ; seuls quelques visages sont peu jolis comme dans Samurai, mais au vu de l'ensemble, il s'en sort bien et donne une réelle identité à cette série.
J'aime bien les histoires qui dissimulent le mystère et cachent des secrets enfouis, ce douloureux récit évoque des heures sombres autour d'une plantation en Louisiane au XIXème siècle peu avant la guerre de Sécession, avec un parfum d'Autant en emporte le vent, roman qui est évoqué surtout au début. Tout s'articule autour de l'esclavagisme qui constitue le sujet principal, même si d'autres thématiques viennent se greffer dessus, ainsi que la condition des esclaves par leurs propriétaires.
Des sujets comme ça sentent le déjà vu, mais les auteurs ont la manière de revisiter ce thème de façon intéressante, en prenant une allure de saga familiale qui suit les générations, avec une petite incursion fantastique liée à la pratique du vaudou et des morts violentes que ça entraine. J'ai encore en mémoire, parce que je l'ai vu assez jeune, le méga feuilleton télévisé Racines, d'après le livre d'Alex Haley que j'ai lu étant ado et qui racontait la façon impitoyable qu'avaient certains Blancs de traiter leurs esclaves ; je l'ai vu de façon encore plus effroyable dans le film Mandingo de Richard Fleischer qui donnait une vision très âpre et probablement la plus authentique sur la condition des esclaves dans les plantations, avec en plus une mixité très audacieuse entre maîtres et esclaves un peu comme dans cette Bd qui m'a beaucoup rappelé ce film édifiant. Depuis, il y a eu Django unchained de Tarantino, et Twelve years a slave en 2013 qui embrayent sur les mêmes thématiques, de même qu'on pense aussi à la Couleur pourpre de Spielberg ; comme on le voit, les références cinématographiques sont nombreuses.
Il fallait donc que les auteurs ne se laissent pas intimider par toutes ces références et parviennent à captiver le lecteur tout en s'étant sans aucun doute nourri de toutes ces références. Le scénario est bien ficelé et s'aventure au coeur d'une société raciste, violente et très dure, où les hommes ont tous les droits y compris sur leurs propres femmes, la narration est fluide et très habile, le récit est passionnant et se plait à distiller révélations et rebondissements dans une ambiance générale d'une grande puissance. Le seul détail qui m'a surpris, c'est le changement de caractère de Joséphine d'un album à l'autre, mais ce n'est pas bien grave. Et quand c'est servi par un dessin de qualité, ça aide à rentrer dans cette histoire ; en effet, le dessin de Gontran Toussaint rend à merveille tous les cheminements de ce drame, de même qu'il réussit à bien faire vieillir ses personnages au fil du temps qui passe, détail assez rare. C'est un dessin soigné qui lorgne vers le style de Steve Cuzor sur O'Boys ou celui de Michel Rouge, 2 dessinateurs que j'apprécie... pour moi c'est donc une excellente Bd.
Aaah une bonne surprise et découverte!
Attirée par la couverture et par son synopsis, je l’ai acheté un peu sur un coup de tête! Je n’ai pas du tout regretté cet argent dépensé.
Pilu des bois , nous raconte l’histoire d’une jeune enfant du nom de Willow. Elle a malheureusement perdu sa mère pour une raison inconnue dans le livre. Elle est maintenant avec sa sœur et son père , après s’être défendue suite à une intimidation à l’école , elle se dispute violemment avec sa grande sœur. La jeune fille va donc s’enfuir dans la forêt et y rencontrer une habitante de cette dernière. Toutes les deux partagent plein de point communs ! Elles sont toutes les deux , des monstres en elles qui sont une métaphore des émotions qu’on cache et qu’on ne montre pas.
On y apprendra au fil de cet ouvrage plein de choses sur la forêt et même des recettes !
Le dessin est vraiment mais alors vraiment réussi ! Cela fait très japonais et je suis totalement fan , le personnage principal ainsi que Pilu sont extrêmement mignons avec un design réussi. Les décors ont aussi un certain charme !
Une belle morale sur le fait de ne pas avoir honte de cacher ses émotions mais aussi sur le deuil . Une belle réussite ! J’ai beaucoup aimé cette BD ! Je vous la conseille.
J'ai découvert Lucien il y a peu de temps, en lisant un lot du défunt magazine"Metal Hurlant" où il tenait (entre autres) la vedette.
La curiosité l'a emporté, et j'ai lu les tomes 1 à 8.
C'est donc sur la série originale, et non la suite sortie une décennie plus tard sous le label métal hurlant, mettant en scène nos héros âgés et sacrément vieillis, que je donne mon opinion.
Comme l'ont si bien indiqués les précédents avis, les albums mettent en scène une bande de potes de banlieue, un (petit) peu roublards, mais ayant toujours bon fond, dans la banlieue parisienne de Malakoff.
Les albums sont un mélange entre gags courts, gags semi-longs (4-8 pages), et histoires complètes.
Ce qui est le plus fascinant dans ces albums, c'est qu'ils dépeignent un univers extrêmement réaliste, et offrent un côté un peu archéologique au-delà des gags , qui rend déjà l'ensemble bougrement sympathique, car on découvre un monde qui a totalement disparu, à tous les niveaux : automobile, technologique, architectural...Par exemple on découvre que les salons de BD / Fanzines se tenaient dans une gare désaffectée à Paris, depuis rasée pour faire place à l'Opéra Bastille. A travers les (més)aventures et les rêves de nos anti-héros, c'est véritablement une fenêtre sur le passé qui s'ouvre à nous.
Niveau gag et graphique, les deux premiers albums sont franchement inégaux, on sent que l'auteur se cherchait encore, la série ne s'appelait d'ailleurs pas encore Lucien, mais Rickie Banlieue.
Ensuite à partir du tome 3, tout se met en place, et cela va crescendo : tout n'est pas hilarant, mais on sourit beaucoup. Certains gags sont même très osés pour l'époque (un gag semi-long sur des potes de Lucien qui font un mini-traffic de cocaine avec une chute extraordinaire qui vaut son pesant de poudre). Les deux derniers tomes, les 7 et 8, sont les plus aboutis, car s'agissant d'histoires complètes : le 7 nous montre nos banlieusards découvrant les USA, blindé d'anecdotes plutôt touchantes, le 8 use comme prétexte la visite d'une course de motos pour faire un festival de gags tous plus hilarants les uns que les autres (là on fait plus que sourire).
Je ne peux que recommander
Chihuahua, c'est l'histoire de trois enfants qui font leur rentrée des classes. La particularité, c'est qu'un seul de ces enfants est un humain normal et que l'école en question est une école de monstres en tous genres. Aussi, quand le petit Paul découvre cela avec horreur, il est obligé de se faire passer pour un loup-garou incognito s'il ne veut pas se faire dévorer par ses nouveaux camarades de classe.
Cette série est une réalisation commune de quatre auteurs : Trondheim, Nob, Obion et Pascal Jousselin. Ces quatre là ont participé à L'Atelier Mastodonte et reprennent ici le même principe d'un ouvrage commun, une sorte de cadavre exquis où chaque auteur alterne une page et reprend les idées avancées par les autres sur les pages précédentes.
Et le résultat est très réjouissant. Les graphismes de chacun se marient bien, que ce soit le style humoristique de Trondheim, le style pince-sans-rire de Jousselin, ou les styles à la fois beaux et drôles d'Obion et de Nob. Ce sont des planches qui donnent envie d'être lues.
Les personnages sont bons et offrent pas mal de possibilités d'évolution du récit. Ce n'est pas aussi drôle que L'Atelier Mastodonte et le concept d'une école de monstres est un peu déjà vu, mais c'est très amusant quand même. J'aime quand les auteurs répondent aux idées des autres en apportant leurs propres idées et blagues supplémentaires.
On sent qu'ils se font plaisir et ça donne un résultat certes pas hilarant mais qu'on suit avec grand plaisir, qu'on soit adulte ou plus jeune. S'il y a une suite, je serais ravi de la lire.
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Yellow Cab
Chabouté adapte Benoit Cohen que je ne connaissais pas dans cette autobiographie d'un français écrivain - il est scénariste en fait - vivant à New York qui décide de devenir chauffeur de taxi. Je pensai que c'était un métier un peu valorisé avec leur omniprésence dans les rues mais pas du tout. Ce sont surtout des immigrés, des gens qui ont peu de moyens et personne ne les aime, à commencer par la police qui se fait un malin plaisir de les charger pour la moindre infraction. Il faut dire que c'est assez accessible même si un parcours administratif semé d'embûches. Contrairement à Paris où les licences sont en nombre limité et se revendent fort cher, il suffit de quelques centaines de dollars et un examen pour devenir taxi. Une fois qu'on a sa licence on loue son taxi à la journée auprès d'un garage. L'auteur pensait tenir une super idée de scénario, faire plein de rencontres et au final il se rend surtout compte de la solitude du métier, de l'ignorance voire du mépris des clients. Il imagine au fil des kilomètres l'histoire qu'il va en tirer, l'héroïne sera une femme. Tout le monde lui dit de fuir ce métier, ce qu'il pourrait car lui a les moyens de vivre à Brooklyn et fait cela pour en tirer une expérience et un récit à raconter. Il a quand même fait durer la chose près d'un an, y compris la nuit réputée plus dangereuse, là où beaucoup auraient sans doute abandonné l'aventure. Un noir et blanc impeccable, une histoire très bien écrite, Scorsese et son film Taxi driver est une référence assumée.
Le Cri du Peuple
Difficile de rester de marbre au sortir de cette lecture tant la mise en situation historique magistrale est aussi crue que militante. Voilà une BD et des auteurs qui proposent d'intégrer de petites histoires dans la Grande ! Et on retiendra surtout la grande. J'ai pu prendre connaissance de la Commune à travers 1 ou 2 livres EXTRAscolaires. Ce qui est navrant, environ 20.000 citoyens français morts par l'État français, ça mérite une explication plutôt qu'une place dans la fosse commune de l'histoire officielle républicaine... J'ai aussi lu les Mémoires d'un révolté, trilogie écrite par Jules Vallès, et je ne doute pas trop à dire que Vautrin a suivi les pas du journaliste communard de l'époque pour écrire son récit, qui permet notamment de retrouver tout le jargon populaire parisien de l'époque. A ce niveau là c'est un régal! Et ça ne me dérange pas d'avoir des discours à rallonge si c'est pour y placer les expressions d'antan. Au niveau du dessin, quel bonheur. Dans l'univers de la BD, l'inconscient collectif nous tourne vers Tardi pour adapter ce roman dans un Paris populaire, franchouillard, où les arrondissements et les rues sillonnent les phylactères. Et ça me paraît juste ! Avec sa patte, Tardi réussit à me faire entrer dans chaque scène, à me faire dégoûter des plus vils individus, à me faire ressentir l'espoir porté par la populace, à me faire haïr les guerres et la fierté de ses vainqueurs égoïstes. Les intrigues des personnages sont plus classiques et se trouveront à la pénombre du récit historique. La Commune prend peu à peu le pas sur le reste, ce qui est pour moi une évolution logique. Tous les personnages sont forcément rivés sur les dernières nouvelles des combats plutôt que sur leur souci personnel. Il n'y aura qu'un personnage qui restera fixé sur sa vengeance, lui qui est contraint de rester caché. Sauf qu'il subira sans cesse l'actualité d'un versaillais qui prend plaisir à raconter la reconquête de Thiers et ses sbires, et ne lésinera pas sur les détails macabres. L'ensemble grouille d'informations, de dialogues, de personnages historiques, etc. On ne risque pas de s'ennuyer lors des relectures... A lire absolument pour connaître l'histoire et les valeurs de la Commune combattante et pour découvrir un point de vue tranché sur cette période qui mérite plus d'études et qui permet de comprendre une partie des péripéties du mouvement anarchiste.
Les Fleurs du mal (Kamimura)
Une lecture à réserver à un public averti. Les éditions du Lézard noir font encore un bon travail avec ce manga de Kamimura dont on reconnait le physique de femme récurrent dans plusieurs de ses œuvres et Okazaki au scénario. Le titre fait bien sûr référence à Baudelaire et c'est vrai qu'on peut dire qu'une certaine poésie se dégage de cette histoire, morbide certes. Les fleurs permettent tout un tas de métaphores sexuelles. Les scènes de sexe sont légion, assez explicites mais toujours dessinées de façon subtile et imagée, censure oblige. Rannosuke est un véritable monstre issu d'une puissante famille, qui profite d'un réseau d'écoles sur l'art de la composition florale pour attirer à lui des jeunes filles, leur faisant subir tout un tas de sévices et s'en débarrassant dans des bains de sang macabres. Le manga s'ouvre sur son procès où il est accusé de plus de 800 meurtres. Assez étonnamment il est libre de mouvement et continue son mode de vie. Il décide de "mater" une jeune vierge, pour cela il la viole pendant des jours. Bref c'est un manga de 1975 qui a du détonner, c'est très hard. Le marquis de Sade à côté c'est de la gnognotte. Le dessin est superbe. Je n'ai pas encore lu le second tome, je pensai au départ que c'était un one-shot. La postface en fin d'album d'un critique de cinéma analysant l’œuvre m'a en tout cas en partie divulgâché la suite.
Doggybags - Dirty old glory
V’là-t’y pas que l’ami Sloane me fourgue cette BD dans les mains avec un clin d’œil malicieux du genre « tu vas pouvoir faire festoyer tes pupilles ». Sur le coup j’avoue après avoir feuilleter quelques pages que je ne me réjouissais pas plus que ça de l’offrande. Mais il me connaît bien le bougre ! Il m’a fourni encore une fois un album particulièrement noir mais ô combien jouissif. Avec ce récit vous plongerez dans un huis-clos agressif et bien poisseux. Des survivalistes sont enfermés dans un char. Une partie d’un immeuble vient de s’abattre sur eux. Ils sont pris au piège. Ils sont condamnés à attendre les secours dans cette boite de conserve ensevelis sous des tonnes de gravats ! Pour tuer le temps les différents protagonistes se remémorent leurs passés. Chacun va confesser alégrement un passé plus ou moins trouble. Et ça part en cacahuète ! Les tensions sont palpables. Le côté ambiance malsaine se faufile au fil des pages. C’est pernicieux. Le côté badin du début laisse la place à une atmosphère délétère. C’est captivant. On ne peut lâcher l’album avant la fin. Le trait de Prozeet – que je découvre – est efficace et énergique quoi qu’un peu trop caricatural à mon goût. Le découpage est volontairement mouvant. C’est fort ! Voilà donc un album d’anticipation particulièrement bien construit. Il alterne les actions présentes et les flashbacks. On ne s’ennuie pas une seconde. C’est rythmé, même si sur le fond nous sommes dans un huis-clos qui pourrait soûler certains. Je vous invite à découvrir cette BD sémillante.
Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête
Je n'ai jamais lu Le Marsupilami, et je n'en ai donc - à tort ou à raison - que l'image d'une série jeunesse et d'un animal un peu bêta qui fait Houba houba. Cet opus-ci raye d'un coup vengeur cette impression, avec une histoire d'une noirceur effarante. Tout au long de ce livre, le décor se veut réaliste et transpire la pauvreté, la crasse et la bêtise humaine, mais l'arrivée du marsupilami en cargo tel un King Kong, dans ce milieu industriel, pluvieux et sombre, avec cette cargaison honteuse de cadavres, bat tous les records. Les personnages sont fort bien campés, et se divisent assez bien entre les gentils et les méchants, avec un troisième camp plus neutre ou pas encore tranché (le directeur, le lieutenant) qui pourra apporter son lot d'évolutions. Au milieu de ce décor très fort, cela donne une histoire où les sentiments s'exacerbent assez facilement, et qui pour peu qu'on se laisse aller, remue facilement les tripes. Le dessin de Frank Pé y est pour beaucoup, absolument somptueux, qui parvient à faire cohabiter harmonieusement ces personnages aux têtes douces et enfantines, et ces décors crûment réalistes et sombres. Ces 150 pages ne se lisent pas, elles s'avalent, et constituent d'ores et déjà un début très fort pour ce qu'on espère être une série marquante.
Gagner la Guerre
Alors, je vais sans doute passer pour un ignare, mais je ne connais pas Jaworski, je n'ai donc pas lu son oeuvre, je n'ai donc aucun moyen de comparaison, de même que s'il parait y avoir des analogies avec Game of Throne, je n'en sais rien, n'ayant pas suivi cette série. Je reçois cette Bd de façon neuve et vierge, sans me référer à quoi que ce soit, et c'est peut-être pas plus mal, n'ayant aucun risque de déception. Cette histoire de fantasy est très originale et très plaisante parce qu'elle se démarque des récits de fantasy traditionnels par son décor et son style d'époque si l'on peut dire ; en effet, les autres séries de fantasy se rattachent le plus souvent à un environnement médiéval, bien qu'il existe de l'antic fantasy et d'autres sous-genres, alors qu'ici, on a un mélange de Renaissance italienne et d'orientalisme, tout en utilisant de la magie, c'est un univers très intéressant, bien élaboré, bien construit auquel se joignent action et réflexion. Un univers plutôt complexe mais pas avec l'impression hermétique que j'avais eue sur Servitude, c'est beaucoup plus accessible, plus facile à lire. C'est un univers attrayant d'une grande richesse. Le scénario brasse cependant des éléments traditionnels de la fantasy : jeux de pouvoir, intrigues politiques, manigances, complots, trahisons, batailles, on se croirait dans l'Italie des Borgia, l'intrigue se suit goulument et tient en haleine sur chaque album. J'aime bien le dessin de Genêt qui donne beaucoup de rythme et de mouvement, je l'avais déjà apprécié sur Mygala, ici il se surpasse dans sa mise en page aérée, des décors grandioses et quelques belles scènes de combats ; seuls quelques visages sont peu jolis comme dans Samurai, mais au vu de l'ensemble, il s'en sort bien et donne une réelle identité à cette série.
Louisiana - La Couleur du sang
J'aime bien les histoires qui dissimulent le mystère et cachent des secrets enfouis, ce douloureux récit évoque des heures sombres autour d'une plantation en Louisiane au XIXème siècle peu avant la guerre de Sécession, avec un parfum d'Autant en emporte le vent, roman qui est évoqué surtout au début. Tout s'articule autour de l'esclavagisme qui constitue le sujet principal, même si d'autres thématiques viennent se greffer dessus, ainsi que la condition des esclaves par leurs propriétaires. Des sujets comme ça sentent le déjà vu, mais les auteurs ont la manière de revisiter ce thème de façon intéressante, en prenant une allure de saga familiale qui suit les générations, avec une petite incursion fantastique liée à la pratique du vaudou et des morts violentes que ça entraine. J'ai encore en mémoire, parce que je l'ai vu assez jeune, le méga feuilleton télévisé Racines, d'après le livre d'Alex Haley que j'ai lu étant ado et qui racontait la façon impitoyable qu'avaient certains Blancs de traiter leurs esclaves ; je l'ai vu de façon encore plus effroyable dans le film Mandingo de Richard Fleischer qui donnait une vision très âpre et probablement la plus authentique sur la condition des esclaves dans les plantations, avec en plus une mixité très audacieuse entre maîtres et esclaves un peu comme dans cette Bd qui m'a beaucoup rappelé ce film édifiant. Depuis, il y a eu Django unchained de Tarantino, et Twelve years a slave en 2013 qui embrayent sur les mêmes thématiques, de même qu'on pense aussi à la Couleur pourpre de Spielberg ; comme on le voit, les références cinématographiques sont nombreuses. Il fallait donc que les auteurs ne se laissent pas intimider par toutes ces références et parviennent à captiver le lecteur tout en s'étant sans aucun doute nourri de toutes ces références. Le scénario est bien ficelé et s'aventure au coeur d'une société raciste, violente et très dure, où les hommes ont tous les droits y compris sur leurs propres femmes, la narration est fluide et très habile, le récit est passionnant et se plait à distiller révélations et rebondissements dans une ambiance générale d'une grande puissance. Le seul détail qui m'a surpris, c'est le changement de caractère de Joséphine d'un album à l'autre, mais ce n'est pas bien grave. Et quand c'est servi par un dessin de qualité, ça aide à rentrer dans cette histoire ; en effet, le dessin de Gontran Toussaint rend à merveille tous les cheminements de ce drame, de même qu'il réussit à bien faire vieillir ses personnages au fil du temps qui passe, détail assez rare. C'est un dessin soigné qui lorgne vers le style de Steve Cuzor sur O'Boys ou celui de Michel Rouge, 2 dessinateurs que j'apprécie... pour moi c'est donc une excellente Bd.
Pilu des bois
Aaah une bonne surprise et découverte! Attirée par la couverture et par son synopsis, je l’ai acheté un peu sur un coup de tête! Je n’ai pas du tout regretté cet argent dépensé. Pilu des bois , nous raconte l’histoire d’une jeune enfant du nom de Willow. Elle a malheureusement perdu sa mère pour une raison inconnue dans le livre. Elle est maintenant avec sa sœur et son père , après s’être défendue suite à une intimidation à l’école , elle se dispute violemment avec sa grande sœur. La jeune fille va donc s’enfuir dans la forêt et y rencontrer une habitante de cette dernière. Toutes les deux partagent plein de point communs ! Elles sont toutes les deux , des monstres en elles qui sont une métaphore des émotions qu’on cache et qu’on ne montre pas. On y apprendra au fil de cet ouvrage plein de choses sur la forêt et même des recettes ! Le dessin est vraiment mais alors vraiment réussi ! Cela fait très japonais et je suis totalement fan , le personnage principal ainsi que Pilu sont extrêmement mignons avec un design réussi. Les décors ont aussi un certain charme ! Une belle morale sur le fait de ne pas avoir honte de cacher ses émotions mais aussi sur le deuil . Une belle réussite ! J’ai beaucoup aimé cette BD ! Je vous la conseille.
Lucien
J'ai découvert Lucien il y a peu de temps, en lisant un lot du défunt magazine"Metal Hurlant" où il tenait (entre autres) la vedette. La curiosité l'a emporté, et j'ai lu les tomes 1 à 8. C'est donc sur la série originale, et non la suite sortie une décennie plus tard sous le label métal hurlant, mettant en scène nos héros âgés et sacrément vieillis, que je donne mon opinion. Comme l'ont si bien indiqués les précédents avis, les albums mettent en scène une bande de potes de banlieue, un (petit) peu roublards, mais ayant toujours bon fond, dans la banlieue parisienne de Malakoff. Les albums sont un mélange entre gags courts, gags semi-longs (4-8 pages), et histoires complètes. Ce qui est le plus fascinant dans ces albums, c'est qu'ils dépeignent un univers extrêmement réaliste, et offrent un côté un peu archéologique au-delà des gags , qui rend déjà l'ensemble bougrement sympathique, car on découvre un monde qui a totalement disparu, à tous les niveaux : automobile, technologique, architectural...Par exemple on découvre que les salons de BD / Fanzines se tenaient dans une gare désaffectée à Paris, depuis rasée pour faire place à l'Opéra Bastille. A travers les (més)aventures et les rêves de nos anti-héros, c'est véritablement une fenêtre sur le passé qui s'ouvre à nous. Niveau gag et graphique, les deux premiers albums sont franchement inégaux, on sent que l'auteur se cherchait encore, la série ne s'appelait d'ailleurs pas encore Lucien, mais Rickie Banlieue. Ensuite à partir du tome 3, tout se met en place, et cela va crescendo : tout n'est pas hilarant, mais on sourit beaucoup. Certains gags sont même très osés pour l'époque (un gag semi-long sur des potes de Lucien qui font un mini-traffic de cocaine avec une chute extraordinaire qui vaut son pesant de poudre). Les deux derniers tomes, les 7 et 8, sont les plus aboutis, car s'agissant d'histoires complètes : le 7 nous montre nos banlieusards découvrant les USA, blindé d'anecdotes plutôt touchantes, le 8 use comme prétexte la visite d'une course de motos pour faire un festival de gags tous plus hilarants les uns que les autres (là on fait plus que sourire). Je ne peux que recommander
Chihuahua
Chihuahua, c'est l'histoire de trois enfants qui font leur rentrée des classes. La particularité, c'est qu'un seul de ces enfants est un humain normal et que l'école en question est une école de monstres en tous genres. Aussi, quand le petit Paul découvre cela avec horreur, il est obligé de se faire passer pour un loup-garou incognito s'il ne veut pas se faire dévorer par ses nouveaux camarades de classe. Cette série est une réalisation commune de quatre auteurs : Trondheim, Nob, Obion et Pascal Jousselin. Ces quatre là ont participé à L'Atelier Mastodonte et reprennent ici le même principe d'un ouvrage commun, une sorte de cadavre exquis où chaque auteur alterne une page et reprend les idées avancées par les autres sur les pages précédentes. Et le résultat est très réjouissant. Les graphismes de chacun se marient bien, que ce soit le style humoristique de Trondheim, le style pince-sans-rire de Jousselin, ou les styles à la fois beaux et drôles d'Obion et de Nob. Ce sont des planches qui donnent envie d'être lues. Les personnages sont bons et offrent pas mal de possibilités d'évolution du récit. Ce n'est pas aussi drôle que L'Atelier Mastodonte et le concept d'une école de monstres est un peu déjà vu, mais c'est très amusant quand même. J'aime quand les auteurs répondent aux idées des autres en apportant leurs propres idées et blagues supplémentaires. On sent qu'ils se font plaisir et ça donne un résultat certes pas hilarant mais qu'on suit avec grand plaisir, qu'on soit adulte ou plus jeune. S'il y a une suite, je serais ravi de la lire.