Cette mini-série a une bonne réputation et je dois qu'elle est mérité !
La seconde guerre mondiale est finie et les super-héros se demandent quoi faire: certains raccrochent, un tel devient un politicien influent, un essai d'être romancier etc et etc. Le ton rappelle Watchmen vu qu'on suit plusieurs super-héros qui ont des problèmes et qu'il y a un coté politique et social dans le récit quoique cela m'a semblé moins noir que l'œuvre de Moore et Gibson. Il faut dire que cela se passe dans l'Amérique fin des années 40-début des années 50 où et si les auteurs montrent des problèmes de cette époque, ce n'est pas le début d'une possible apocalypse comme dans Watchmen.
J'ai trouvé que le scénario était intelligent et que l'univers est crédible. Par exemple, le scénariste donne une bonne explication sur pourquoi la guerre a continué plusieurs années malgré le fait qu'il y a des super-héros ou encore il y a une piste intéressant sur la question 'pourquoi il y a autant de super-héros au USA'. Le récit est prenant et les personnages sont terriblement attachants. La seule ombre au tableau est qu'il y a plusieurs personnages et que la plupart était inconnu pour moi alors parfois j'aillais relire la présentation des personnages présent au début de l'ouvrage pour bien me souvenir de qui était qui. Je pense qu'une des forces de Watchemen est qu'on suivait un groupe réduit de super-héros et que la plupart des héros de l'ancienne génération apparaissaient que dans des flashbacks alors qu'ici il y a une bonne douzaine même si c'est vrai que plusieurs ont un rôle plutôt réduit.
Le dessin est très beau. C'est réaliste sans être froid comme dans les comics modernes qui utilisent un peu trop l'ordinateur à mon gout. Sinon, il y a une histoire en bonus datant des années 70. C'est pas mauvais, mais elle souffre de la comparaison avec la mini-série qui elle peut intéressé les non-fans de super-héros et qui a un scénario profondeur. Donc c'est un récit basique de super-héros pas mauvais, mais sans plus. Je n'ai pas trop aimé comment des personnages de la mythologie germaniques travaillent pour le camp d'Hitler et Hitler lui-même à presque l'air d'un gros méchant de comics genre Docteur Fatalis.
Une biographie de la jeunesse de Beethoven qui ne décrit pas seulement l'homme célèbre que nous connaissons mais aussi une époque et un pays ou des royaumes comme le cite le traducteur qui deviendront en s'associant l'Allemagne. Mickaël Ross nous décrit une société où tous les artistes quelque soit leur art doivent trouver un membre de la noblesse qui sera leur mécène pour se faire connaitre à la cour.
Nous suivons le parcours du jeune prodige, né dans une famille détruite par l’alcoolisme du père, l'auteur avec un humour permanent décrit un enfant attachant à qui le talent ne suffit pas, il lui faut aussi beaucoup de persévérance et de courage pour se faire connaitre.
La lecture est très agréable, le rythme des aventures de Ludwig est soutenu, cet album se lit avec un plaisir permanent.
La représentation de la musique est originale quand Ludwig est au piano, le dessin est agréable et participe à la réussite de cet album.
Une lecture intéressante pour la description de la région de Cologne à la fin du 18 ème siècle et divertissante grâce à la vie trépidante de Ludwig.
Pour être connue, elle est connue cette histoire ! Et pourtant, David Ratte trouve un angle super original pour nous la raconter. C’est intelligent, drôle, subtil et léger. Avoir choisi comme héros, non pas les apôtres ou Jésus, mais les pères des apôtres qui ne comprennent pas très bien ce qui se passe avec leurs enfants pose d’emblée les bases d’un scénario décalé qui éveille notre attention. Les trois albums du premier cycle sont plus qu’à la hauteur ! L’humour n’est jamais lourd et les dialogues avec leur bonne dose d’anachronismes m’ont fait éclater de rire. Le dessin est très bon, il doux et lumineux. Mi réalistes, mi caricaturaux, les personnages principaux aux caractères bien trempés se révèlent non seulement drôles mais aussi très émouvants dans leur quête pour retrouver leur fils. Franchement, c’est à lire.
Le second cycle du Voyage des Pères est tout aussi réussi que le premier mais un rien décousu quand même. Les dialogues et leur bonne dose d’anachronismes sont un peu plus lourds que dans le premier cycle et, à mon goût, le scénario perd un peu trop de vue les pères. Ca c’était le petit moins. Le gros plus, c’est qu’on découvre l’envers du décor de personnages historiques bien connus, comme Ponce Pilate et Barrabas, et on constate que leur vie ne se réduit pas aux quelques instants liés à la mort de Jésus… et ça c’est franchement drôle. Je ne change pas ma note, la série restant de très bonne qualité !
Un des meilleurs thrillers financiers que j’ai lus. Le sujet aurait pu être rébarbatif, incompréhensible et le scénario statique et répétitif. Eh bien, pas du tout ! L’ensemble fonctionne très bien ! A travers le personnage de Franck Carvale, on plonge dans le monde de la finance internationale et de la crise des subprimes. Le scénario relativement didactique par moments n’est jamais indigeste. Il suffit de suivre le héros qui au début de l’histoire n’y connaît pas grand-chose pour apprendre en même temps que lui. C’est clair qu’il apprend vite, guidé par un mentor providentiel au comportement trouble et manipulateur ! Au cours des deux cycles de cette série, on assiste à son ascension, à ses erreurs, à ses déboires, à ses coups bas et à ses rebonds inespérés. Le second cycle parvient à renouveler l’intrigue et à relancer l’aventure dans une nouvelle direction. Très bien vu ! C’est plein de rebondissements, on voyage dans le monde entier sur les traces de ce jeune homme aux dents très longues et à l’intelligence vive. Petit bémol pour moi, le dessin. Les ambiances de villes sont très réussies mais moins les visages sur certaines cases.
Tome 1 : Il est clair que Scott Snyder a été très inspiré pour écrire cet album de Batman dans lequel l’homme chauve-souris se retrouve aux prises avec ce que les bas-fonds de Gotham recèlent de plus violent et de plus destructeur. Dès le début de l’album, on est plongé dans un univers très sombre. Face à des ennemis dont il ne mesurait pas la puissance, Batman est un peu perdu devant l’ampleur du désastre qui s’annonce. Ils sont partout… Gangrénée par une société secrète qui corrompt Gotham en toute impunité depuis des générations, sa ville court un danger mortel et Bruce Wayne semble dépassé par les événements. Un scénario passionnant au découpage ultra dynamique et à la mise en page superbe. Par un dessin magnifique, soigné et hyper créatif immergeant le lecteur dans un décor grandiose, Capullo offre une vision bluffante du Dark Knight !
J’ai emprunté d’un coup, d’un seul les 2 récits annoncés comme autobiographiques de Frederik Peeters, Les Pilules Bleues et Oleg. L’un comme l’autre, il y a une racine commune malgré les 20 ans d’écart. Et je savoure les deux allégrement, car elles ont chacune leur charme.
Le socle commun, quel est-il ? Le questionnement perpétuel de l’individu Frederik Peeters, profondément possédé par son métier d’auteur de BD. On retrouve toujours son caractère observateur, sa qualité à raconter la vie quotidienne et à exprimer ses pensées débordantes sur les petites choses « normales », la capacité de retranscrire ses situations par l’image, et j’en passe…
Ce qui change ? Le dessin. Quand on vit bien, celui-ci est comme le bon vin qui, avec les années, devient meilleur. Plus réaliste encore, plus crayonné, je suis fan. Et il s’associe super bien avec le ton du récit. Parce-que cette fois, l’auteur ne raconte pas « seulement » un épisode de sa vie : il raconte son présent, résultante de ses 20 ans d’auteur de BD. Oleg, c’est Frederik. Et on sent bien que son statut a changé. Le voilà auteur célèbre. Mais il tente bien de garder son état d’esprit de mec « normal » et quelque part, son récit doit lui permettre de trouver un peu de répit. A en comprendre peut-être la fin, il a dû le trouver puisqu’il est parti dans une aventure avec un sac et l’esprit légers.
Ce qui m’a particulièrement plu ? La satisfaction de joindre mon questionnement avec la personne qui se trouve de l’autre côté de la barrière : pourquoi moi, lecteur, apprécie une autobiographie de quelqu’un que je ne connais pas ? Qu’est-ce que j’en tire ? Et pourquoi moi, Frederik Peeters, suis amené à écrire une BD pour raconter ma vie et celle de mes proches, jusqu'à la rendre publique pour des milliers d’anonymes ? A quoi ça rime ?
Je gravite toujours autour de ces questions (en tant que lecteur) quand je lis des récits autobiographiques. Et même si ma base de comparaison est encore bien pauvre, je tends à dire que Frederik Peeters doit être parmi les plus doués du genre. Il arrive décidément à transmettre toutes ses pensées confuses de façon clairvoyante, tout en donnant un caractère universel aux problématiques, notamment grâce à son esprit de gars « normal ». C'est d'ailleurs étonnant comme il réussit à garder le même état d'esprit 20 ans plus tard. Après c'est peut-être de la fausse modestie hein... :). En tout cas, comparativement, je me rends compte à quel point je ne me retrouve plus du tout dans les récits comme Blankets, de Craig Thomson.
Je comprendrais que certains lecteurs ne voient pas de qualités franches à cette BD. C’est assez étrange et cela peut amener à des interprétations et jugements vraiment différents. Pour d’autres, peut-être que comme moi vous serez un peu frileux au début, en vous demandant pourquoi vous lisez ça et ne captant pas trop le fil conducteur. Et puis, bizarrement, vous vous laisserez embarquer jusqu’à ne plus jamais lâcher le bouquin. J’en reviens à ma critique des pilules bleues, où je confirme qu’avec Frederik Peeters il y a, là encore, une réflexion universaliste qui gravite et qui attire.
Suite aux nombreuses éloges que j'ai pu lire sur ce site ou entendre sur cette série, enfin je me suis décidé à acheter les 4 tomes d'un coup.
Rarement, j'ai été aussi émotionné durant la lecture de bd.
L'auteur nous raconte une histoire ordinaire: la vie banale d'un photographe qui a peur de s'engager et de grandir.
Le pitch est peut-être ordinaire, mais la qualité de cette série ne l'est pas. Elle est extraordinaire. En effet, Marco, le personnage principal est vraiment attachant. Tout de suite, on s'identifie à lui et on partage rapidement avec lui, ses états d'âmes et ses doutes.
Cette BD est extraordinaire, de part les nombreux sujets du quotidien qu'elle aborde: la peur de s'engager, la volonté de faire un métier qui nous plait réellement, la drogue, le suicide, la maladie, la famille, la politique et j'en passe. Mais elle ne fait pas qu'aborder ces sujets, elle les traite avec une certaine profondeur. Chacun des tomes m'ont fait réfléchir et m'ont même parfois, bouleversé.
Je terminerais par dire qu'il s'agit d'une des rares séries de BD qui m'a à la fois fait verser une petite larme, mais qui m'a également fait énormément rire. On est très loin de l'humour caca-prout ou de l'humour facile. Ici, l'humour est vrai, sincère et touchant, et donc hilarant.
5 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Les formidables aventures de Lapinot, c'est une BD que j'ai mis du temps à apprivoiser.
Quand je l'ai découverte il y a une vingtaine d'années, je n'ai pas été charmé par les histoires du quotidien du petit groupe de jeunes urbains qui en sont les héros. Et j'ai été déstabilisé et pas convaincu non plus par les albums mettant en scène les avatars de ces personnages dans des contextes différents et hétéroclites comme un western, une polar fantastique dans les années 1920 ou encore une romance à l'anglaise du 19e siècle.
Mais c'est au fil du temps, au fur et à mesure que je me suis attaché aux personnages et à l'esprit de Lewis Trondheim que je me suis mis à aimer de plus en plus la série. Et c'est quand est paru l'album "La vie comme elle vient" que je me suis rendu compte à quel point j'aimais Lapinot quand j'ai ressenti le déchirement de sa perte.
Depuis la série fait partie de mes préférées.
Le dessin paraît simple mais il est très bon et très expressif. Il parvient en outre ça et là à offrir de belles cases pleines de charme et d'atmosphère. Il rend à mes yeux la série particulièrement agréable à lire et à regarder.
Les histoires semblent ne pas raconter grand chose, tourner autour de petites intrigues, de petites aventures sans grand intérêt, et pourtant non, c'est passionnant, prenant, on entre dans l'univers de Lapinot comme dans un monde à part. C'est surtout l'imagination débordante de Trondheim qui s'y reflète avec une foule de bonnes idées, parfois incongrues mais intelligentes malgré tout et surtout pleines d'humour. Les dialogues sont excellents et on ne sait jamais où les intrigues vont nous mener tant l'auteur se permet de nombreuses libertés, abordant souvent de plein fouet le fantastique ou l'action débridée tout en respectant l'esprit de sa série et l'humanité de ses protagonistes. De tous les albums parus, je préfère ceux se déroulant dans la période contemporaine car j'ai aimé suivre l'évolution des personnages et en particulier de Lapinot et de sa vie sentimentale.
Bref, j'aime beaucoup Les formidables aventures de Lapinot et je suis heureux que la série perdure avec Les Nouvelles Aventures de Lapinot.
"Furtif" nous propose d'aborder la thématique du super héros sous un angle original : celui de la vieillesse et de la maladie. C'est plutôt bien amené et bien traité, tout ça dans un one shot.
C'est donc dans le Détroit des années 80' que Furtif fait son apparition. Ce super héros équipé d'une armure "couteau-suisse" joue donc les justiciers pour palier des forces de l'ordre débordées ou corrompues. Mais les années passent et quelques décennies plus tard notre Furtif semble un peu péter les plombs et taper dans les boîtes en s'en prenant directement aux forces de l'ordre plutôt qu'aux truands... Le jeune reporter Tony Barber découvre alors avec stupéfaction que Furtif n'est autre que son père et qu'il semble atteint de la maladie d'Alzheimer...
Si ce n'est pas la première fois qu'on introduit la notion de vieillesse chez les super héros, elle est ici bien gérée dans un scénario intelligent et habillement construit qui révèle son lot de surprises au fil de l'album. Les personnages son plutôt bons (j'adore celui du "méchant" qui n'est pas sans rappeler le Joker et le chaos qu'il colporte joyeusement) et le de dessin de Nate Bellegarde fait parfaitement le job. Notons qu'à la base, Robert Kirkman (Walking Dead) est à l'origine de ce projet.
Voilà donc un one shot plutôt malin et efficace qui embarque le lecteur de bout en bout.
Un western assez classique: un vieux cow-boy apprend qu'il a une fille et doit la retrouver car elle a disparu/ est en danger. Il va donc traverser les Etats-Unis jusqu'au Mexique en quête de sa fille.
Comme dans tous les Westerns, le héros traverse des petits villages du far west, à affaire à des bandits très méchants, rencontre des indiens très gentils et d'autres moins, le héros est badass et il sera attendri par un jeune indien (pour une fois que ce n'est pas une femme).
Pourquoi mettre 4 étoiles s'il s'agit d'un scénario aussi classique vous allez me demander?
La réponse est simple: ouvrez l'album et regardez. Les dessins sont absolument merveilleux. Chaque page nous transporte un peu plus dans cet univers de Western. J'ai rarement vu une telle maitrise dans le genre des Western. Les paysages sont vraiment envoutants et les quelques pleines pages mériteraient d'être encadrées.
Bref, si le scénario ne mérite que 2-3 étoiles, le dessin en mérite 5.
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Justice Society - The Golden Age (L'âge d'or)
Cette mini-série a une bonne réputation et je dois qu'elle est mérité ! La seconde guerre mondiale est finie et les super-héros se demandent quoi faire: certains raccrochent, un tel devient un politicien influent, un essai d'être romancier etc et etc. Le ton rappelle Watchmen vu qu'on suit plusieurs super-héros qui ont des problèmes et qu'il y a un coté politique et social dans le récit quoique cela m'a semblé moins noir que l'œuvre de Moore et Gibson. Il faut dire que cela se passe dans l'Amérique fin des années 40-début des années 50 où et si les auteurs montrent des problèmes de cette époque, ce n'est pas le début d'une possible apocalypse comme dans Watchmen. J'ai trouvé que le scénario était intelligent et que l'univers est crédible. Par exemple, le scénariste donne une bonne explication sur pourquoi la guerre a continué plusieurs années malgré le fait qu'il y a des super-héros ou encore il y a une piste intéressant sur la question 'pourquoi il y a autant de super-héros au USA'. Le récit est prenant et les personnages sont terriblement attachants. La seule ombre au tableau est qu'il y a plusieurs personnages et que la plupart était inconnu pour moi alors parfois j'aillais relire la présentation des personnages présent au début de l'ouvrage pour bien me souvenir de qui était qui. Je pense qu'une des forces de Watchemen est qu'on suivait un groupe réduit de super-héros et que la plupart des héros de l'ancienne génération apparaissaient que dans des flashbacks alors qu'ici il y a une bonne douzaine même si c'est vrai que plusieurs ont un rôle plutôt réduit. Le dessin est très beau. C'est réaliste sans être froid comme dans les comics modernes qui utilisent un peu trop l'ordinateur à mon gout. Sinon, il y a une histoire en bonus datant des années 70. C'est pas mauvais, mais elle souffre de la comparaison avec la mini-série qui elle peut intéressé les non-fans de super-héros et qui a un scénario profondeur. Donc c'est un récit basique de super-héros pas mauvais, mais sans plus. Je n'ai pas trop aimé comment des personnages de la mythologie germaniques travaillent pour le camp d'Hitler et Hitler lui-même à presque l'air d'un gros méchant de comics genre Docteur Fatalis.
Ludwig et Beethoven
Une biographie de la jeunesse de Beethoven qui ne décrit pas seulement l'homme célèbre que nous connaissons mais aussi une époque et un pays ou des royaumes comme le cite le traducteur qui deviendront en s'associant l'Allemagne. Mickaël Ross nous décrit une société où tous les artistes quelque soit leur art doivent trouver un membre de la noblesse qui sera leur mécène pour se faire connaitre à la cour. Nous suivons le parcours du jeune prodige, né dans une famille détruite par l’alcoolisme du père, l'auteur avec un humour permanent décrit un enfant attachant à qui le talent ne suffit pas, il lui faut aussi beaucoup de persévérance et de courage pour se faire connaitre. La lecture est très agréable, le rythme des aventures de Ludwig est soutenu, cet album se lit avec un plaisir permanent. La représentation de la musique est originale quand Ludwig est au piano, le dessin est agréable et participe à la réussite de cet album. Une lecture intéressante pour la description de la région de Cologne à la fin du 18 ème siècle et divertissante grâce à la vie trépidante de Ludwig.
Le Voyage des Pères
Pour être connue, elle est connue cette histoire ! Et pourtant, David Ratte trouve un angle super original pour nous la raconter. C’est intelligent, drôle, subtil et léger. Avoir choisi comme héros, non pas les apôtres ou Jésus, mais les pères des apôtres qui ne comprennent pas très bien ce qui se passe avec leurs enfants pose d’emblée les bases d’un scénario décalé qui éveille notre attention. Les trois albums du premier cycle sont plus qu’à la hauteur ! L’humour n’est jamais lourd et les dialogues avec leur bonne dose d’anachronismes m’ont fait éclater de rire. Le dessin est très bon, il doux et lumineux. Mi réalistes, mi caricaturaux, les personnages principaux aux caractères bien trempés se révèlent non seulement drôles mais aussi très émouvants dans leur quête pour retrouver leur fils. Franchement, c’est à lire. Le second cycle du Voyage des Pères est tout aussi réussi que le premier mais un rien décousu quand même. Les dialogues et leur bonne dose d’anachronismes sont un peu plus lourds que dans le premier cycle et, à mon goût, le scénario perd un peu trop de vue les pères. Ca c’était le petit moins. Le gros plus, c’est qu’on découvre l’envers du décor de personnages historiques bien connus, comme Ponce Pilate et Barrabas, et on constate que leur vie ne se réduit pas aux quelques instants liés à la mort de Jésus… et ça c’est franchement drôle. Je ne change pas ma note, la série restant de très bonne qualité !
Hedge Fund
Un des meilleurs thrillers financiers que j’ai lus. Le sujet aurait pu être rébarbatif, incompréhensible et le scénario statique et répétitif. Eh bien, pas du tout ! L’ensemble fonctionne très bien ! A travers le personnage de Franck Carvale, on plonge dans le monde de la finance internationale et de la crise des subprimes. Le scénario relativement didactique par moments n’est jamais indigeste. Il suffit de suivre le héros qui au début de l’histoire n’y connaît pas grand-chose pour apprendre en même temps que lui. C’est clair qu’il apprend vite, guidé par un mentor providentiel au comportement trouble et manipulateur ! Au cours des deux cycles de cette série, on assiste à son ascension, à ses erreurs, à ses déboires, à ses coups bas et à ses rebonds inespérés. Le second cycle parvient à renouveler l’intrigue et à relancer l’aventure dans une nouvelle direction. Très bien vu ! C’est plein de rebondissements, on voyage dans le monde entier sur les traces de ce jeune homme aux dents très longues et à l’intelligence vive. Petit bémol pour moi, le dessin. Les ambiances de villes sont très réussies mais moins les visages sur certaines cases.
Batman (DC Renaissance)
Tome 1 : Il est clair que Scott Snyder a été très inspiré pour écrire cet album de Batman dans lequel l’homme chauve-souris se retrouve aux prises avec ce que les bas-fonds de Gotham recèlent de plus violent et de plus destructeur. Dès le début de l’album, on est plongé dans un univers très sombre. Face à des ennemis dont il ne mesurait pas la puissance, Batman est un peu perdu devant l’ampleur du désastre qui s’annonce. Ils sont partout… Gangrénée par une société secrète qui corrompt Gotham en toute impunité depuis des générations, sa ville court un danger mortel et Bruce Wayne semble dépassé par les événements. Un scénario passionnant au découpage ultra dynamique et à la mise en page superbe. Par un dessin magnifique, soigné et hyper créatif immergeant le lecteur dans un décor grandiose, Capullo offre une vision bluffante du Dark Knight !
Oleg
J’ai emprunté d’un coup, d’un seul les 2 récits annoncés comme autobiographiques de Frederik Peeters, Les Pilules Bleues et Oleg. L’un comme l’autre, il y a une racine commune malgré les 20 ans d’écart. Et je savoure les deux allégrement, car elles ont chacune leur charme. Le socle commun, quel est-il ? Le questionnement perpétuel de l’individu Frederik Peeters, profondément possédé par son métier d’auteur de BD. On retrouve toujours son caractère observateur, sa qualité à raconter la vie quotidienne et à exprimer ses pensées débordantes sur les petites choses « normales », la capacité de retranscrire ses situations par l’image, et j’en passe… Ce qui change ? Le dessin. Quand on vit bien, celui-ci est comme le bon vin qui, avec les années, devient meilleur. Plus réaliste encore, plus crayonné, je suis fan. Et il s’associe super bien avec le ton du récit. Parce-que cette fois, l’auteur ne raconte pas « seulement » un épisode de sa vie : il raconte son présent, résultante de ses 20 ans d’auteur de BD. Oleg, c’est Frederik. Et on sent bien que son statut a changé. Le voilà auteur célèbre. Mais il tente bien de garder son état d’esprit de mec « normal » et quelque part, son récit doit lui permettre de trouver un peu de répit. A en comprendre peut-être la fin, il a dû le trouver puisqu’il est parti dans une aventure avec un sac et l’esprit légers. Ce qui m’a particulièrement plu ? La satisfaction de joindre mon questionnement avec la personne qui se trouve de l’autre côté de la barrière : pourquoi moi, lecteur, apprécie une autobiographie de quelqu’un que je ne connais pas ? Qu’est-ce que j’en tire ? Et pourquoi moi, Frederik Peeters, suis amené à écrire une BD pour raconter ma vie et celle de mes proches, jusqu'à la rendre publique pour des milliers d’anonymes ? A quoi ça rime ? Je gravite toujours autour de ces questions (en tant que lecteur) quand je lis des récits autobiographiques. Et même si ma base de comparaison est encore bien pauvre, je tends à dire que Frederik Peeters doit être parmi les plus doués du genre. Il arrive décidément à transmettre toutes ses pensées confuses de façon clairvoyante, tout en donnant un caractère universel aux problématiques, notamment grâce à son esprit de gars « normal ». C'est d'ailleurs étonnant comme il réussit à garder le même état d'esprit 20 ans plus tard. Après c'est peut-être de la fausse modestie hein... :). En tout cas, comparativement, je me rends compte à quel point je ne me retrouve plus du tout dans les récits comme Blankets, de Craig Thomson. Je comprendrais que certains lecteurs ne voient pas de qualités franches à cette BD. C’est assez étrange et cela peut amener à des interprétations et jugements vraiment différents. Pour d’autres, peut-être que comme moi vous serez un peu frileux au début, en vous demandant pourquoi vous lisez ça et ne captant pas trop le fil conducteur. Et puis, bizarrement, vous vous laisserez embarquer jusqu’à ne plus jamais lâcher le bouquin. J’en reviens à ma critique des pilules bleues, où je confirme qu’avec Frederik Peeters il y a, là encore, une réflexion universaliste qui gravite et qui attire.
Le Combat ordinaire
Suite aux nombreuses éloges que j'ai pu lire sur ce site ou entendre sur cette série, enfin je me suis décidé à acheter les 4 tomes d'un coup. Rarement, j'ai été aussi émotionné durant la lecture de bd. L'auteur nous raconte une histoire ordinaire: la vie banale d'un photographe qui a peur de s'engager et de grandir. Le pitch est peut-être ordinaire, mais la qualité de cette série ne l'est pas. Elle est extraordinaire. En effet, Marco, le personnage principal est vraiment attachant. Tout de suite, on s'identifie à lui et on partage rapidement avec lui, ses états d'âmes et ses doutes. Cette BD est extraordinaire, de part les nombreux sujets du quotidien qu'elle aborde: la peur de s'engager, la volonté de faire un métier qui nous plait réellement, la drogue, le suicide, la maladie, la famille, la politique et j'en passe. Mais elle ne fait pas qu'aborder ces sujets, elle les traite avec une certaine profondeur. Chacun des tomes m'ont fait réfléchir et m'ont même parfois, bouleversé. Je terminerais par dire qu'il s'agit d'une des rares séries de BD qui m'a à la fois fait verser une petite larme, mais qui m'a également fait énormément rire. On est très loin de l'humour caca-prout ou de l'humour facile. Ici, l'humour est vrai, sincère et touchant, et donc hilarant. 5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Les Formidables Aventures de Lapinot
Les formidables aventures de Lapinot, c'est une BD que j'ai mis du temps à apprivoiser. Quand je l'ai découverte il y a une vingtaine d'années, je n'ai pas été charmé par les histoires du quotidien du petit groupe de jeunes urbains qui en sont les héros. Et j'ai été déstabilisé et pas convaincu non plus par les albums mettant en scène les avatars de ces personnages dans des contextes différents et hétéroclites comme un western, une polar fantastique dans les années 1920 ou encore une romance à l'anglaise du 19e siècle. Mais c'est au fil du temps, au fur et à mesure que je me suis attaché aux personnages et à l'esprit de Lewis Trondheim que je me suis mis à aimer de plus en plus la série. Et c'est quand est paru l'album "La vie comme elle vient" que je me suis rendu compte à quel point j'aimais Lapinot quand j'ai ressenti le déchirement de sa perte. Depuis la série fait partie de mes préférées. Le dessin paraît simple mais il est très bon et très expressif. Il parvient en outre ça et là à offrir de belles cases pleines de charme et d'atmosphère. Il rend à mes yeux la série particulièrement agréable à lire et à regarder. Les histoires semblent ne pas raconter grand chose, tourner autour de petites intrigues, de petites aventures sans grand intérêt, et pourtant non, c'est passionnant, prenant, on entre dans l'univers de Lapinot comme dans un monde à part. C'est surtout l'imagination débordante de Trondheim qui s'y reflète avec une foule de bonnes idées, parfois incongrues mais intelligentes malgré tout et surtout pleines d'humour. Les dialogues sont excellents et on ne sait jamais où les intrigues vont nous mener tant l'auteur se permet de nombreuses libertés, abordant souvent de plein fouet le fantastique ou l'action débridée tout en respectant l'esprit de sa série et l'humanité de ses protagonistes. De tous les albums parus, je préfère ceux se déroulant dans la période contemporaine car j'ai aimé suivre l'évolution des personnages et en particulier de Lapinot et de sa vie sentimentale. Bref, j'aime beaucoup Les formidables aventures de Lapinot et je suis heureux que la série perdure avec Les Nouvelles Aventures de Lapinot.
Furtif
"Furtif" nous propose d'aborder la thématique du super héros sous un angle original : celui de la vieillesse et de la maladie. C'est plutôt bien amené et bien traité, tout ça dans un one shot. C'est donc dans le Détroit des années 80' que Furtif fait son apparition. Ce super héros équipé d'une armure "couteau-suisse" joue donc les justiciers pour palier des forces de l'ordre débordées ou corrompues. Mais les années passent et quelques décennies plus tard notre Furtif semble un peu péter les plombs et taper dans les boîtes en s'en prenant directement aux forces de l'ordre plutôt qu'aux truands... Le jeune reporter Tony Barber découvre alors avec stupéfaction que Furtif n'est autre que son père et qu'il semble atteint de la maladie d'Alzheimer... Si ce n'est pas la première fois qu'on introduit la notion de vieillesse chez les super héros, elle est ici bien gérée dans un scénario intelligent et habillement construit qui révèle son lot de surprises au fil de l'album. Les personnages son plutôt bons (j'adore celui du "méchant" qui n'est pas sans rappeler le Joker et le chaos qu'il colporte joyeusement) et le de dessin de Nate Bellegarde fait parfaitement le job. Notons qu'à la base, Robert Kirkman (Walking Dead) est à l'origine de ce projet. Voilà donc un one shot plutôt malin et efficace qui embarque le lecteur de bout en bout.
Ghost Kid
Un western assez classique: un vieux cow-boy apprend qu'il a une fille et doit la retrouver car elle a disparu/ est en danger. Il va donc traverser les Etats-Unis jusqu'au Mexique en quête de sa fille. Comme dans tous les Westerns, le héros traverse des petits villages du far west, à affaire à des bandits très méchants, rencontre des indiens très gentils et d'autres moins, le héros est badass et il sera attendri par un jeune indien (pour une fois que ce n'est pas une femme). Pourquoi mettre 4 étoiles s'il s'agit d'un scénario aussi classique vous allez me demander? La réponse est simple: ouvrez l'album et regardez. Les dessins sont absolument merveilleux. Chaque page nous transporte un peu plus dans cet univers de Western. J'ai rarement vu une telle maitrise dans le genre des Western. Les paysages sont vraiment envoutants et les quelques pleines pages mériteraient d'être encadrées. Bref, si le scénario ne mérite que 2-3 étoiles, le dessin en mérite 5. MAUPERTUIS, OSE ET RIT !