Excellent. Un des plus beaux dessins que j'ai vu, tout en aquarelle, vraiment réaliste, une histoire simple mais tellement réaliste et belle. Une BD qui ne peut laisser insensible que les obtus.
A lire.
Casanova fut interné a Venise (dans les plombs de Venise) pendant une periode de sa vie qui reste meconnue. Cette BD propose d'eclaircir cette histoire. Les deux premiers tomes sont vraiment intriguants. Ca ressemble a Blain (Isaac le Pirate) coté dessin et pour l'instant ca ne faiblit pas. Les expressions des personnages sont bien rendues et on ne sort jamais de l'histoire (ce qui est bluffant car ca reste quand meme un huis clot).
Le scenario lui aussi va lorgner du coté des deux premiers tomes d'Isaac: c'est tres fluide et poétique. C'est de la grande BD.
Je reactualise cet avis apres avoir lu le dernier tome (3 tomes au total) qui ne fait que confirmer la bonne impression des premiers tomes. Une BD a lire absolument.
"Blacksad" est une des BD-phares du moment. Elle est l'objet d'un véritable engouement populaire, et ce pour de multiples raisons.
Tout d'abord la BD est originale dans bien des aspects et, si l'on peut dire, apporte quelque chose de neuf dans le monde du 9ème art.
"Blacksad" n'est évidemment pas la première série qui met en scène des animaux se comportant comme des humains. La fameuse BD "De capes et de crocs" est un exemple assez éloquent. Néanmoins le traitement est ici tout à fait particulier. En effet, ces animaux évoluent dans un environnement familier (paysage urbain américain habituel), et rien, hormis bien sûr leur apparence, ne pourrait laisser croire qu'ils ne sont pas "hommes".
Et c'est là que se situe tout l'intérêt, parmi tant d'autres, de la série: à la manière du célèbre fabuliste De la Fontaine qui cherchait à dénoncer les travers de la cour de Louis XIV, tous les vices, tous les aspects les plus noirs de l'âme humaine sont analysés avec une acuité rare, par le prisme innocent d'une faune variée et bigarrée. Ce paradoxe n'a pour but que de rendre l'analyse plus évidente, plus flagrante, et par là-même de faire naître une prise de conscience chez le lecteur, qui, sans cet habile procédé, ne se serait sans doute pas aperçu du "message".
Abordons maintenant cette BD sous l'angle du graphisme. Les dessins en eux-mêmes sont d'une grande qualité, quand bien même ils ne seraient pas sublimes. Malgré tout, le dessinateur a un talent certain pour dessiner les corps, de même que pour les expressions sur les visages.
La mise en place d'une ambiance sombre grâce à des couleurs bien choisies, une vraie ambiance de film noir américain, participe également à l'intérêt de la série. Mais ce qui m'a en premier lieu surpris, c'est le découpage: les cadrages sont d'une précision et d'une minutie allucinantes. Grâce à cela, le récit est d'une fluidité et d'un dynamisme incroyable, on se croirait vraiment devant un film. En cela, "Blacksad" se rapproche des mangas, sans tomber cependant dans l'extravagance graphique de ces derniers.
Mais bien avant l'originalité qu'elle peut apporter, "Blacksad" reste un polar dans toutes les règles de l'art. Ce sont avant tout les tribulations de ce policier désabusé bien plus que blasé qui fonde l'attrait de la BD. La construction de sa personnalité est une réussite: on s'attache à lui, on voit qu'il ne se résume à sa vie professionnelle, qu'il doute sur lui-même et n'est pas infaillible. Les personnages secondaires sont d'une profondeur peu atteinte en bande-dessinée. Les scénarios sont de très bonne facture, bien que l'on puisse reprocher que les conclusions soient le fait de la fatalité plutôt que de l'intelligence et de la persévérence de l'enquêteur.
Cependant les histoires permettent d'aborder, comme il a été dit précédemment, des thèmes graves et non moins importants: la précarité, le racisme, l'adultère...
Cette BD aux dessins très bons et à la construction parfaite se présente donc, outre quelques aspects originaux très intéressants, comme un polar efficace, qui toutefois a le mérite de nous faire pencher habilement sur des faits de société, et par là-même, de nous faire réfléchir.
N'oublions pas que seuls deux tomes de cette série ont été publiés. Espérons que les prochains albums de "Blacksad" atteigneront le niveau des deux premiers, et que le souffle ne retombera pas...
Un très bon Batman, sans doute le meilleur que j’ai lu à ce jour (je le préfère même à son « grand frère » Batman - Dark Knight). Miller est inspiré, et l’histoire est très bonne et sombre au possible, avec des politiciens et des flics plus pourris que jamais. Les deux personnages principaux, Bruce Wayne et James Gordon, sont décrit avec beaucoup de profondeur et de finesse. Alfred, lui, est toujours aussi drôle avec ses remarques ironiques.
Je trouve le dessin très bon, et bien adapté à la noirceur du récit.
Bref, je le répète, un très bon Batman, que tout fan de Miller ou de l’homme chauve-souris se doit de lire.
Une BD qu'on pourrait classer comme roman graphique. Car on sent avant tout un scénario très puissant, et c'est en lui que réside tout l'intérêt de cette série. Il est original, complexe, travaillé dans les détails, prenant, et plutôt bien servi par un dessin sombre de qualité (bien que discutable du point de vue de la colorisation).
C'est une SF/anticipation teintée d'une forte critique de l'homme. Ca fait plaisir de lire une BD qui ne néglige pas le scénario au profit de différents aspects racoleurs. Mais attention, c'est très intellectuel, farci de texte et ça ne déborde donc pas d'action.
Bref, du Alan Moore classique. C'est tellement supérieur à tant de soupes qu'on nous sert que la note maximale s'impose.
C'est vraiment une série pour les enfants, Jules ? Je veux dire, elle se lit vraiment extrêmement bien pour un adulte. J'ai adoré ma lecture et à aucun moment je me suis dit que je n'étais pas le public cible.
Le dessin ne casse pas trop de briques mais est tout à fait efficace et colle le plus souvent parfaitement avec les histoires et scènes représentées.
Mais ce sont surtout les scénarios et l'humour qui sont excellents. Les histoires ont une bonne part de SF tout en gardant une base "réaliste" mais n'hésitent pas parfois à partir en délires absolument pas regrettables. Et l'humour est franchement bon, surtout pas terre à terre et parfois même vraiment fin pour une série jeunesse. Et en plus de ça, les albums font plus de cinquante pages avec des histoires denses et vraiment prenantes.
Excellente série et absolument pas réservée aux jeunes !
Après lecture du tome 5, après avoir pu vérifier une fois de plus le niveau constant et excellent de cette série, après avoir constaté une fois de plus la grande densité de chaque album, après avoir rigolé à plusieurs reprises lors de ma lecture, après avoir été très intéressé par les dialogues et sujets abordés, après avoir jugé une fois de plus de la finesse et de l'excellence de la narration, je pense pouvoir véritablement mettre la note Culte à cette série.
Car culte, elle le deviendra indubitablement dès qu'elle aura enfin trouvé le très très large public qu'elle mérite.
"Les Naufragés d'Ythaq", c’est un mélange de Science-Fiction et d’Heroic Fantasy.
Au scénario, Arleston, nous livre une histoire très classique comme il sait si bien les faire. Rien d’original, juste du bon Arleston. Pour résumer rapidement l’histoire : un vaisseau s’écrase sur une planète médiévale: Ythaq, trois survivants font connaissance avec les autochtones et partent à la recherche d’autres survivants et se retrouvent traqué par des affreux mercenaires. On ne s'enuie pas, le scénar est vraiment bien mené, tout est bien dosé action / aventure / humour, c'est de la pure détente.
Au dessin, Floch est éblouissant. J’aime beaucoup le trait des différents personnages. Les décors et les paysages me rappellent beaucoup ceux de Tarquin dans Lanfeust.
A la couleur, le travail de l’atelier Crazytoons est très chouette (couleurs info sous Photoshop).
On m'avait conseillé cette BD pour son scénario. Je n'ai vraiment pas été déçu. Le scénario des deux albums est implacable (surtout le 2ème), à la hauteur des plus grands polars.
Je trouve également le dessin superbe et permet de se plonger encore plus dans cet univers. Le choix des caricatures est parfaitement soigné et maitrisé.
J'ai lu à plusieurs reprises les deux albums en prenant toujours autant de plaisir. C'est pour moi, une véritable BD culte !!!
Il ne reste plus qu'à espérer qu'une suite arrive...
Vraiment un bon moment d'humour. Le dessin est pas mal pour nous conter les aventures drôles de ces monstres attachants. Je n'en dis pas plus, lisez. A moins d'être coincé ou de n'aimer que l'humour tarte à la crème, cette BD va vous plaire.
Incroyable.
Je viens de finir le 6ème et dernier tome, après 3 semaines de lecture, et ça dépasse toutes mes espérances. Comment est-il possible de pondre un bijou pareil, une œuvre aussi riche à tous les niveaux.
Le scénario est époustouflant, d’une richesse et d’une profondeur rarement atteintes. Malgré le nombre de pages (plus de 2000 !), le rythme ne faiblit presque jamais, et on ne s’ennuie pas une seconde. L’histoire reste facile à suivre, malgré sa richesse. A ce titre je ne comprends pas que certains posteurs ci-dessous se plaignent de ne pas tout comprendre. Je n’aime généralement pas les histoires trop compliquées, mais là ça passe tout seul. C’est très intelligent, et les passages pleins de poésie ou d’humour succèdent à des scènes d’action à vous couper le souffle, quel dynamisme, quels cadrages, Otomo est un génie. La fin, elle, est très belle. Un peu naïve, certes, mais elle ne déçoit pas.
Comment ne pas parler du dessin ? Otomo est un fou, un maniaque. Chaque case fourmille de mille détails, les vues de Néo-Tokyo sont impressionnantes et d’un réalisme parfait. A ce titre, préférez la version noir et blanc, plus fidèle à l’original, et surtout tellement plus abordable.
Une révélation pour moi. Je ne m’attendais pas à un tel choc. Akira mérite amplement son titre de série culte. Par contre attention, 2180 pages, c’est long, et pour bien apprécier cette série, il faut prendre son temps, et ne pas être impatient d’en finir. Vous voilà prévenus.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Sursis
Excellent. Un des plus beaux dessins que j'ai vu, tout en aquarelle, vraiment réaliste, une histoire simple mais tellement réaliste et belle. Une BD qui ne peut laisser insensible que les obtus. A lire.
Casanova sous les Plombs de Venise
Casanova fut interné a Venise (dans les plombs de Venise) pendant une periode de sa vie qui reste meconnue. Cette BD propose d'eclaircir cette histoire. Les deux premiers tomes sont vraiment intriguants. Ca ressemble a Blain (Isaac le Pirate) coté dessin et pour l'instant ca ne faiblit pas. Les expressions des personnages sont bien rendues et on ne sort jamais de l'histoire (ce qui est bluffant car ca reste quand meme un huis clot). Le scenario lui aussi va lorgner du coté des deux premiers tomes d'Isaac: c'est tres fluide et poétique. C'est de la grande BD. Je reactualise cet avis apres avoir lu le dernier tome (3 tomes au total) qui ne fait que confirmer la bonne impression des premiers tomes. Une BD a lire absolument.
Blacksad
"Blacksad" est une des BD-phares du moment. Elle est l'objet d'un véritable engouement populaire, et ce pour de multiples raisons. Tout d'abord la BD est originale dans bien des aspects et, si l'on peut dire, apporte quelque chose de neuf dans le monde du 9ème art. "Blacksad" n'est évidemment pas la première série qui met en scène des animaux se comportant comme des humains. La fameuse BD "De capes et de crocs" est un exemple assez éloquent. Néanmoins le traitement est ici tout à fait particulier. En effet, ces animaux évoluent dans un environnement familier (paysage urbain américain habituel), et rien, hormis bien sûr leur apparence, ne pourrait laisser croire qu'ils ne sont pas "hommes". Et c'est là que se situe tout l'intérêt, parmi tant d'autres, de la série: à la manière du célèbre fabuliste De la Fontaine qui cherchait à dénoncer les travers de la cour de Louis XIV, tous les vices, tous les aspects les plus noirs de l'âme humaine sont analysés avec une acuité rare, par le prisme innocent d'une faune variée et bigarrée. Ce paradoxe n'a pour but que de rendre l'analyse plus évidente, plus flagrante, et par là-même de faire naître une prise de conscience chez le lecteur, qui, sans cet habile procédé, ne se serait sans doute pas aperçu du "message". Abordons maintenant cette BD sous l'angle du graphisme. Les dessins en eux-mêmes sont d'une grande qualité, quand bien même ils ne seraient pas sublimes. Malgré tout, le dessinateur a un talent certain pour dessiner les corps, de même que pour les expressions sur les visages. La mise en place d'une ambiance sombre grâce à des couleurs bien choisies, une vraie ambiance de film noir américain, participe également à l'intérêt de la série. Mais ce qui m'a en premier lieu surpris, c'est le découpage: les cadrages sont d'une précision et d'une minutie allucinantes. Grâce à cela, le récit est d'une fluidité et d'un dynamisme incroyable, on se croirait vraiment devant un film. En cela, "Blacksad" se rapproche des mangas, sans tomber cependant dans l'extravagance graphique de ces derniers. Mais bien avant l'originalité qu'elle peut apporter, "Blacksad" reste un polar dans toutes les règles de l'art. Ce sont avant tout les tribulations de ce policier désabusé bien plus que blasé qui fonde l'attrait de la BD. La construction de sa personnalité est une réussite: on s'attache à lui, on voit qu'il ne se résume à sa vie professionnelle, qu'il doute sur lui-même et n'est pas infaillible. Les personnages secondaires sont d'une profondeur peu atteinte en bande-dessinée. Les scénarios sont de très bonne facture, bien que l'on puisse reprocher que les conclusions soient le fait de la fatalité plutôt que de l'intelligence et de la persévérence de l'enquêteur. Cependant les histoires permettent d'aborder, comme il a été dit précédemment, des thèmes graves et non moins importants: la précarité, le racisme, l'adultère... Cette BD aux dessins très bons et à la construction parfaite se présente donc, outre quelques aspects originaux très intéressants, comme un polar efficace, qui toutefois a le mérite de nous faire pencher habilement sur des faits de société, et par là-même, de nous faire réfléchir. N'oublions pas que seuls deux tomes de cette série ont été publiés. Espérons que les prochains albums de "Blacksad" atteigneront le niveau des deux premiers, et que le souffle ne retombera pas...
Batman - Année Un (Year One)
Un très bon Batman, sans doute le meilleur que j’ai lu à ce jour (je le préfère même à son « grand frère » Batman - Dark Knight). Miller est inspiré, et l’histoire est très bonne et sombre au possible, avec des politiciens et des flics plus pourris que jamais. Les deux personnages principaux, Bruce Wayne et James Gordon, sont décrit avec beaucoup de profondeur et de finesse. Alfred, lui, est toujours aussi drôle avec ses remarques ironiques. Je trouve le dessin très bon, et bien adapté à la noirceur du récit. Bref, je le répète, un très bon Batman, que tout fan de Miller ou de l’homme chauve-souris se doit de lire.
V pour Vendetta
Une BD qu'on pourrait classer comme roman graphique. Car on sent avant tout un scénario très puissant, et c'est en lui que réside tout l'intérêt de cette série. Il est original, complexe, travaillé dans les détails, prenant, et plutôt bien servi par un dessin sombre de qualité (bien que discutable du point de vue de la colorisation). C'est une SF/anticipation teintée d'une forte critique de l'homme. Ca fait plaisir de lire une BD qui ne néglige pas le scénario au profit de différents aspects racoleurs. Mais attention, c'est très intellectuel, farci de texte et ça ne déborde donc pas d'action. Bref, du Alan Moore classique. C'est tellement supérieur à tant de soupes qu'on nous sert que la note maximale s'impose.
Une épatante aventure de Jules
C'est vraiment une série pour les enfants, Jules ? Je veux dire, elle se lit vraiment extrêmement bien pour un adulte. J'ai adoré ma lecture et à aucun moment je me suis dit que je n'étais pas le public cible. Le dessin ne casse pas trop de briques mais est tout à fait efficace et colle le plus souvent parfaitement avec les histoires et scènes représentées. Mais ce sont surtout les scénarios et l'humour qui sont excellents. Les histoires ont une bonne part de SF tout en gardant une base "réaliste" mais n'hésitent pas parfois à partir en délires absolument pas regrettables. Et l'humour est franchement bon, surtout pas terre à terre et parfois même vraiment fin pour une série jeunesse. Et en plus de ça, les albums font plus de cinquante pages avec des histoires denses et vraiment prenantes. Excellente série et absolument pas réservée aux jeunes ! Après lecture du tome 5, après avoir pu vérifier une fois de plus le niveau constant et excellent de cette série, après avoir constaté une fois de plus la grande densité de chaque album, après avoir rigolé à plusieurs reprises lors de ma lecture, après avoir été très intéressé par les dialogues et sujets abordés, après avoir jugé une fois de plus de la finesse et de l'excellence de la narration, je pense pouvoir véritablement mettre la note Culte à cette série. Car culte, elle le deviendra indubitablement dès qu'elle aura enfin trouvé le très très large public qu'elle mérite.
Les Naufragés d'Ythaq
"Les Naufragés d'Ythaq", c’est un mélange de Science-Fiction et d’Heroic Fantasy. Au scénario, Arleston, nous livre une histoire très classique comme il sait si bien les faire. Rien d’original, juste du bon Arleston. Pour résumer rapidement l’histoire : un vaisseau s’écrase sur une planète médiévale: Ythaq, trois survivants font connaissance avec les autochtones et partent à la recherche d’autres survivants et se retrouvent traqué par des affreux mercenaires. On ne s'enuie pas, le scénar est vraiment bien mené, tout est bien dosé action / aventure / humour, c'est de la pure détente. Au dessin, Floch est éblouissant. J’aime beaucoup le trait des différents personnages. Les décors et les paysages me rappellent beaucoup ceux de Tarquin dans Lanfeust. A la couleur, le travail de l’atelier Crazytoons est très chouette (couleurs info sous Photoshop).
Blacksad
On m'avait conseillé cette BD pour son scénario. Je n'ai vraiment pas été déçu. Le scénario des deux albums est implacable (surtout le 2ème), à la hauteur des plus grands polars. Je trouve également le dessin superbe et permet de se plonger encore plus dans cet univers. Le choix des caricatures est parfaitement soigné et maitrisé. J'ai lu à plusieurs reprises les deux albums en prenant toujours autant de plaisir. C'est pour moi, une véritable BD culte !!! Il ne reste plus qu'à espérer qu'une suite arrive...
Trolls de Troy
Vraiment un bon moment d'humour. Le dessin est pas mal pour nous conter les aventures drôles de ces monstres attachants. Je n'en dis pas plus, lisez. A moins d'être coincé ou de n'aimer que l'humour tarte à la crème, cette BD va vous plaire.
Akira
Incroyable. Je viens de finir le 6ème et dernier tome, après 3 semaines de lecture, et ça dépasse toutes mes espérances. Comment est-il possible de pondre un bijou pareil, une œuvre aussi riche à tous les niveaux. Le scénario est époustouflant, d’une richesse et d’une profondeur rarement atteintes. Malgré le nombre de pages (plus de 2000 !), le rythme ne faiblit presque jamais, et on ne s’ennuie pas une seconde. L’histoire reste facile à suivre, malgré sa richesse. A ce titre je ne comprends pas que certains posteurs ci-dessous se plaignent de ne pas tout comprendre. Je n’aime généralement pas les histoires trop compliquées, mais là ça passe tout seul. C’est très intelligent, et les passages pleins de poésie ou d’humour succèdent à des scènes d’action à vous couper le souffle, quel dynamisme, quels cadrages, Otomo est un génie. La fin, elle, est très belle. Un peu naïve, certes, mais elle ne déçoit pas. Comment ne pas parler du dessin ? Otomo est un fou, un maniaque. Chaque case fourmille de mille détails, les vues de Néo-Tokyo sont impressionnantes et d’un réalisme parfait. A ce titre, préférez la version noir et blanc, plus fidèle à l’original, et surtout tellement plus abordable. Une révélation pour moi. Je ne m’attendais pas à un tel choc. Akira mérite amplement son titre de série culte. Par contre attention, 2180 pages, c’est long, et pour bien apprécier cette série, il faut prendre son temps, et ne pas être impatient d’en finir. Vous voilà prévenus.