Une histoire vraiment prenante et presque émouvante qui nous plonge totalement dans le monde des espions de la guerre froide. Le tout est teinté d'un peu de fantastique qui n'est pas pour améliorer l'ensemble, mais ressemble plutôt par moment à un ressort facile pour aider au déroulement du scénario. Néanmoins, l'histoire reste captivante et est très bien servie par le dessin de Boucq. Malgré ce fantastique que je n'aime pas trop, je ne peux pas mettre 3/5 tellement est forte l'impression que m'a fait cette BD. Et ce pour la troisième fois.
Une série très originale et réussie. Le dessin est excellent et rappelle par plusieurs côtés Bourgeon. Le scénario est relativement complexe, original et bon, et présente le rare avantage de ne pas laisser voir la fin dès le début. L'ensemble est totalement décalé et comporte une bonne dose d'humour ainsi que de nombreuses références et clins d'oeil sympathiques. Le suspens est bien ménagé, ce qui fait que la série se dévore d'un trait. Tout ceci fait de "la nef des fous" une lecture très agréable et quasiment incontournable.
Iznogoud est un des personnages les plus charismatiques de la BD franco-belge. Un must indémodable qu'il s'agit bien évidemment de traiter à sa juste valeur.
Tout d'abord, "Iznogoud" porte la marque indélébile de son génial scénariste, Goscinny. Comme dans sa BD-phare Astérix, il a repris les bonnes vieilles recettes qui avaient fait son succès. Pour ne citer que quelques ingrédients de son indéniable talent, je ne parlerai que de l'inventivité et la créativité des gags, trouvailles facétieuses pleines à ras bord de calembours tous plus savoureux les uns que les autres; mentionnons les noms des personnages, qui parfois, tel dans Astérix, sont à mourir de rire.
Le personnage principal, Iznogoud, modèle parmi d'autres de l'anti-héros comme les affectionnaient Goscinny, reste une pointure de la BD. Il restera éternellement ce nabot colérique et hargneux dévoré par l'ambition, et dont toutes les tentatives se soldent par un lamentable mais si comique échec. A sa suite, toute une galerie de personnages secondaires (le Calife, Dilat Larat...) tous plus caricaturaux les uns que les autres participent grandement à l'intérêt de cette BD.
Je trouve les dessins très modernes, bien qu'ils datent des années 60.
De l'amalgame de gags identiques mais variés, de délire verbal à prendre au 1er ou au 36ème degré, de personnages imposants par leur force symbolique, est sorti: "Iznogoud".
Je ne saurais que conseiller à tout âge, mais particulièrement aux amateurs de Goscinny, cette excellente BD d'humour.
Courrez-vite acheter cette BD, vous ne serez pas déçu. Pour ma part, j'ai rarement relu une BD 3 fois de suite, le texte est fluide, les dessins sont exceptionnels tants aux niveaux des couleurs que du détail, les enchainements sont véritablement bien pensés.
Si je n'est pas mis le note maximum, c'est pour le scénario qui reste cependant relartivement classique du moins pour le premier tome.
J'attends le second avec impatience.
Vraiment excellent, de A à Z. Mérite presque un 5/5. Comme tout ce qui sort de l'association Christin/Bilal. Forcément avec des histoires réellement originales, travaillées, aux personnages complexes ; et avec un des meilleurs dessinateurs, un peu atypique ; on obtient un résultat superbe. Cette histoire est vraiment prenante, ce n'est qu'avec regret qu'on arrive à la fin de l'album. A lire absolument.
J'ai été éberlué quand j'ai entamé la lecture de ce manga. Pourquoi ? Car l'esprit même de ce manga est à l'opposé de tout ce que je connais en matière de manga !
Quand on regarde cette histoire de loin, on croit qu'on va lire une nouvelle version de Maison Ikkoku avec une romance contrariée entre un gentil étudiant un peu bêta et une belle jeune femme timide et sage. Et effectivement, on retrouve pas mal de composantes des mangas typiques de ce genre : le garçon mignon et réservé qui ne réussit pas trop dans ses études, la jolie brune dont il va se rapprocher, les amis un peu envahissants, un yakuza effrayant mais en fait gentil, et pas mal de clichés ou du moins de ce qu'on croit être des clichés au premier coup d'oeil.
Mais en fait, ce manga est à mille lieues d'un manga typique du genre.
On pourrait presque le prendre comme l'anti-thèse de Maison Ikkoku en fait.
Le garçon n'est pas amoureux de la jolie brune ou du moins passe son temps à faire comme si elle n'avait aucune importance pour lui et qu'il voulait s'en débarrasser.
La jolie brune n'a rien d'une sage femme au foyer : elle est totalement délurée voire nymphomane. Elle a une forte personnalité de même que toutes les autres femmes de ce manga qui sont toutes ou presque des femmes de tête.
Ce "couple" ne restera pas indéfiniment dans la même situation à se tourner autour en habitant l'un à côté de l'autre : la vie va les changer, ils vont déménager, mûrir, changer de travail, d'amis, etc...
Et toute l'intrigue est ainsi, tellement plus proche de la réalité ou du moins de la réalité occidentale des couples et du sexe que c'en est ahurissant venant d'un manga.
L'élément principal qui saute aux yeux, c'est que les personnages n'ont presque aucun tabou vis-à-vis du sexe. C'est bien simple, l'héroïne est dans le lit du héros dès la première page. Et tout le long de la série, le sexe vient naturellement, un peu trop souvent sans doute pour des esprits prudes mais tellement proche de la réalité d'une vie de couple ou de la vie de coureurs de jupons. Ces scènes de sexe sont présentées de manière à la fois érotiques et réalistes les rendant très bien intégrées à l'histoire mais également émoustillantes juste comme il faut aussi bien pour un lectorat d'hommes que de femmes.
Quant au reste de l'histoire, c'est pareil, il est très réaliste, abordant les sentiments amoureux sous un angle qu'on imagine pas dans un manga et surtout n'hésitant pas à considérer des relations possibles sans sentiments entre les partenaires : le sexe pour le sexe ou l'affection par pur intérêt. C'en est parfois assez dérangeant, pour quelqu'un qui s'attend à s'émouvoir et à lire une belle romance compliquée, que de découvrir que l'histoire de ce manga ne contient peut-être pas la belle histoire d'amour qu'on aimerait y voir.
C'est réaliste, c'est assez fort, mais à côté de ça, il y a quand même une bonne dose d'humour. Je l'ai trouvé moins présent que dans Maison Ikkoku ou dans F.Compo mais il est pourtant bien là et j'avoue avoir été explosé de rire à pas mal de moments, même si j'aurais aimé que ce soit plus souvent.
Les personnages sont justes et très originaux. J'ai une réelle affection pour le personnage de Aya même si jusqu'à la fin elle reste assez difficilement cernable.
Les dialogues sont excellents et, si ce n'était un certain nombre de fautes d'orthographe ou d'inattention dans l'édition que j'ai lue, je féliciterais vraiment les traducteurs.
Et je félicite aussi au passage Tonkam car l'édition qu'ils ont publiée à l'époque est excellente, avec une couverture belle et solide et des albums de 200 pages fins et denses à lire. Je ne pourrais leur faire qu'un reproche : quel dommage que la qualité de reproduction des planches des tomes 1 et 2 soit aussi mauvaise : la résolution des images est tellement mauvaise qu'elles paraissent pixellisées, comme si à l'époque elles avaient été imprimées directement depuis Internet.
Asatte Dance se présente comme un mélange étonnant entre Maison Ikkoku et De mal en pis auxquels aurait été ajoutée une dose d'érotisme qui s'insère bien dans l'histoire et même dans l'humour. Les sentiments sont traités avec réalisme et la fin ne sera pas celle qu'attend une midinette en mal de mariage heureux.
Maintenant, je dois admettre ne pas avoir été aussi captivé par cette série que par l'intrigue de F.Compo par exemple, et surtout en fin de lecture, j'ai été largement moins ému et touché que par la fin de De mal en pis.
Il y a dans Asatte Dance quelques longueurs et moments moins plaisants que les autres. Et de même, le manque de sentiments affirmés dans ce qu'on pourrait espérer devenir une vraie romance est assez frustrant surtout vers la fin.
Cette légère déception pourrait m'amener à ne donner qu'une note de 3/5 à la série mais elle détonne tellement par son originalité par rapport aux autres mangas que je ne peux pas la laisser passer inaperçue.
Un OVNI à mes yeux dans le monde du manga, un immanquable d'une certaine manière, à lire absolument tellement c'est surprenant et différent du manga romantique typique.
Très beau petit album en format "carte postale" que nous propose François Duprat. L’histoire est un joli clin d’oeil à St-Exupéry. Bien que courte, elle n’est reste pas moins fort agréable à lire. En outre, le style graphique de l’auteur se rapproche quelque peu de celui d’Alfred. Ce qui n’est sans doute pas un hasard puisque ce dernier à préfacé l’album. Bref, "Colombine ou les Lunes de petite Vertu" est un petit album à lire sans tarder . . .
Histoire triste et touchante que celle de ce pantin livré à lui-même . . . A éviter de lire lorsqu’on a un coup de blues. Les dessins parlant d’eux-mêmes, nul besoin de paroles pour ce récit. Toutefois, si les couleurs sont plutôt réussies, il me tarde de trouver la version N&B parue dans la collection "Comix" du même éditeur. De plus, le prix était plus adapté au format de la bd (4 €). Mais ne gâchez pas votre plaisir et lisez "Le pantin" si ce n’est déjà fait !
Tome 1 :
Tomes 2 et 3 :
Tomes 4 à 6 :
Tomes 7 et 8 :
Tome 9 :
J'ai failli noter assez sèchement cette série Star Wars car je me suis au départ arrêté au tome 3. Or ce qu'il faut savoir c'est que chaque tome est indépendant et contient une ou plusieurs histoires chacune. Ces histoires ont des dessinateurs différents et surtout 2 scénaristes principaux.
Côté dessin, cette série est la plus soignée de toutes les BDs Star Wars que j'ai lues jusqu'à présent. Dessin sans grande âme mais très maîtrisé et très bon au niveau des couleurs (à l'exception de la dernière histoire du tome 5, hideusement colorisée à l'ordinateur).
Avec l'édition Delcourt cartonnée et de belle qualité, ça fait de beaux albums que je suis heureux de posséder.
Le premier scénariste, Blackman, a scénarisé une partie du premier tome, la quasi totalité des tomes 2 et 3, ainsi qu'une ou deux histoires courtes des tomes suivants. Et je trouve ses scénarios très moyens. C'est la guerre, la Guerre des Clones. Alors ça se bastonne, ça explose à droite, ça explose à gauche, les gens meurent, Blackman nous en présente comme étant de majestueux héros Jedis mais en fait on ne les voit que le temps de les voir mourir. Blackman reprend en outre deux méchants de la série animée Clone Wars mais ne leur ajoute quasiment aucune profondeur ni interêt. C'est du bourrin, du bourrin lisible et pas totalement désagréable mais sans grand interêt.
Par contre, le deuxième scénariste, Ostrander, à qui l'on doit déjà Star Wars - Jedi, est nettement meilleur à mon goût. Il opère sur une partie du tome 1 puis à partir du tome 4 dans cette série Clone Wars et amène des récits qui ont une réelle profondeur et un vrai interêt en comparaison des premiers tomes. On retrouve le personnage créé par Ostander, Quinlan Vos, jedi torturé qui apporte une part de reflexion sur le choix entre Côté Lumineux et Côté Obscur. Et on trouve également un Comte Dooku de premier interêt, dans des histoires avec toujours une bonne dose d'action mais également une part de reflexion et de stratégie. Pas de manichéisme dans les récits d'Ostander : les Jedis se posent des questions, le Côté Obscur présente son intelligence et son attirance, nul ne sait vraiment s'il combat dans le "camp des gentils" ou non, etc... Star Wars comme je l'apprécie, donc.
Et à côté de ces 2 scénaristes, la série propose également un certain nombre d'histoires plus courtes fournies par divers scénaristes. Ces histoires sont disséminées au fil des albums mais prennent par exemple une bonne moitié du tome 7. L'ennui avec ces histoires courtes, c'est que le scénario est souvent très moyen, voire mauvais, un peu comme un mauvais fan-art. Cela gâche à mes yeux la qualité de l'ensemble et n'apporte pas grand chose à la profondeur et à l'interêt de la série.
Sans doute la meilleure série Star Wars en BD que j'ai lue jusqu'à présent, mais néanmoins à conseiller essentiellement aux fans déjà confirmés de l'univers Star Wars car de nombreuses notions sont livrées sans aucune explication et seuls les connaisseurs de cet univers en profondeur sont en mesure d'appréhender la totalité des informations et composantes de certains scénarios.
Exxxxcellente intégrale que nous propose Cornélius ! Big Baby représente aujourd'hui l'oeuvre la plus typique de Charles Burns, celle que je proposerais à un lecteur qui souhaiterait découvrir l'auteur, sans aucun doute.
On retrouve ici ce qui fait le succès de Black Hole, du même auteur : un dessin en noir et blanc léché, un style super glamour, genre série Z, et une narration qui elle aussi fait furieusement penser aux comics des années 50.
Au final, c’est tout simplement passionnant ! On est captivé par les aventures de ce petit garçon, on apprécie le style « mauvais acteurs » des différents personnages, persuadé que l’on est de regarder un nanar BD. Un véritable voyage, tant tout est voulu, tant, au final, la narration est efficace, particulière, et surtout diablement personnelle.
Je ne sais pas si ma lecture de BlackHole influence mon avis sur cet album. Le fait est qu’une fois le style de Burns assimilé, le reste coule de source. Son dessin joue avec brio sur les alternances noir et blanc, et les contrastes sont utilisés avec classe pour retransmettre les ambiances du récit.
Des albums comme celui-ci, moi, j’en veux tout plein. En un mot : excellent.
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Bouche du diable
Une histoire vraiment prenante et presque émouvante qui nous plonge totalement dans le monde des espions de la guerre froide. Le tout est teinté d'un peu de fantastique qui n'est pas pour améliorer l'ensemble, mais ressemble plutôt par moment à un ressort facile pour aider au déroulement du scénario. Néanmoins, l'histoire reste captivante et est très bien servie par le dessin de Boucq. Malgré ce fantastique que je n'aime pas trop, je ne peux pas mettre 3/5 tellement est forte l'impression que m'a fait cette BD. Et ce pour la troisième fois.
La Nef des fous
Une série très originale et réussie. Le dessin est excellent et rappelle par plusieurs côtés Bourgeon. Le scénario est relativement complexe, original et bon, et présente le rare avantage de ne pas laisser voir la fin dès le début. L'ensemble est totalement décalé et comporte une bonne dose d'humour ainsi que de nombreuses références et clins d'oeil sympathiques. Le suspens est bien ménagé, ce qui fait que la série se dévore d'un trait. Tout ceci fait de "la nef des fous" une lecture très agréable et quasiment incontournable.
Iznogoud
Iznogoud est un des personnages les plus charismatiques de la BD franco-belge. Un must indémodable qu'il s'agit bien évidemment de traiter à sa juste valeur. Tout d'abord, "Iznogoud" porte la marque indélébile de son génial scénariste, Goscinny. Comme dans sa BD-phare Astérix, il a repris les bonnes vieilles recettes qui avaient fait son succès. Pour ne citer que quelques ingrédients de son indéniable talent, je ne parlerai que de l'inventivité et la créativité des gags, trouvailles facétieuses pleines à ras bord de calembours tous plus savoureux les uns que les autres; mentionnons les noms des personnages, qui parfois, tel dans Astérix, sont à mourir de rire. Le personnage principal, Iznogoud, modèle parmi d'autres de l'anti-héros comme les affectionnaient Goscinny, reste une pointure de la BD. Il restera éternellement ce nabot colérique et hargneux dévoré par l'ambition, et dont toutes les tentatives se soldent par un lamentable mais si comique échec. A sa suite, toute une galerie de personnages secondaires (le Calife, Dilat Larat...) tous plus caricaturaux les uns que les autres participent grandement à l'intérêt de cette BD. Je trouve les dessins très modernes, bien qu'ils datent des années 60. De l'amalgame de gags identiques mais variés, de délire verbal à prendre au 1er ou au 36ème degré, de personnages imposants par leur force symbolique, est sorti: "Iznogoud". Je ne saurais que conseiller à tout âge, mais particulièrement aux amateurs de Goscinny, cette excellente BD d'humour.
La Chronique des Immortels
Courrez-vite acheter cette BD, vous ne serez pas déçu. Pour ma part, j'ai rarement relu une BD 3 fois de suite, le texte est fluide, les dessins sont exceptionnels tants aux niveaux des couleurs que du détail, les enchainements sont véritablement bien pensés. Si je n'est pas mis le note maximum, c'est pour le scénario qui reste cependant relartivement classique du moins pour le premier tome. J'attends le second avec impatience.
Partie de chasse
Vraiment excellent, de A à Z. Mérite presque un 5/5. Comme tout ce qui sort de l'association Christin/Bilal. Forcément avec des histoires réellement originales, travaillées, aux personnages complexes ; et avec un des meilleurs dessinateurs, un peu atypique ; on obtient un résultat superbe. Cette histoire est vraiment prenante, ce n'est qu'avec regret qu'on arrive à la fin de l'album. A lire absolument.
Asatte Dance
J'ai été éberlué quand j'ai entamé la lecture de ce manga. Pourquoi ? Car l'esprit même de ce manga est à l'opposé de tout ce que je connais en matière de manga ! Quand on regarde cette histoire de loin, on croit qu'on va lire une nouvelle version de Maison Ikkoku avec une romance contrariée entre un gentil étudiant un peu bêta et une belle jeune femme timide et sage. Et effectivement, on retrouve pas mal de composantes des mangas typiques de ce genre : le garçon mignon et réservé qui ne réussit pas trop dans ses études, la jolie brune dont il va se rapprocher, les amis un peu envahissants, un yakuza effrayant mais en fait gentil, et pas mal de clichés ou du moins de ce qu'on croit être des clichés au premier coup d'oeil. Mais en fait, ce manga est à mille lieues d'un manga typique du genre. On pourrait presque le prendre comme l'anti-thèse de Maison Ikkoku en fait. Le garçon n'est pas amoureux de la jolie brune ou du moins passe son temps à faire comme si elle n'avait aucune importance pour lui et qu'il voulait s'en débarrasser. La jolie brune n'a rien d'une sage femme au foyer : elle est totalement délurée voire nymphomane. Elle a une forte personnalité de même que toutes les autres femmes de ce manga qui sont toutes ou presque des femmes de tête. Ce "couple" ne restera pas indéfiniment dans la même situation à se tourner autour en habitant l'un à côté de l'autre : la vie va les changer, ils vont déménager, mûrir, changer de travail, d'amis, etc... Et toute l'intrigue est ainsi, tellement plus proche de la réalité ou du moins de la réalité occidentale des couples et du sexe que c'en est ahurissant venant d'un manga. L'élément principal qui saute aux yeux, c'est que les personnages n'ont presque aucun tabou vis-à-vis du sexe. C'est bien simple, l'héroïne est dans le lit du héros dès la première page. Et tout le long de la série, le sexe vient naturellement, un peu trop souvent sans doute pour des esprits prudes mais tellement proche de la réalité d'une vie de couple ou de la vie de coureurs de jupons. Ces scènes de sexe sont présentées de manière à la fois érotiques et réalistes les rendant très bien intégrées à l'histoire mais également émoustillantes juste comme il faut aussi bien pour un lectorat d'hommes que de femmes. Quant au reste de l'histoire, c'est pareil, il est très réaliste, abordant les sentiments amoureux sous un angle qu'on imagine pas dans un manga et surtout n'hésitant pas à considérer des relations possibles sans sentiments entre les partenaires : le sexe pour le sexe ou l'affection par pur intérêt. C'en est parfois assez dérangeant, pour quelqu'un qui s'attend à s'émouvoir et à lire une belle romance compliquée, que de découvrir que l'histoire de ce manga ne contient peut-être pas la belle histoire d'amour qu'on aimerait y voir. C'est réaliste, c'est assez fort, mais à côté de ça, il y a quand même une bonne dose d'humour. Je l'ai trouvé moins présent que dans Maison Ikkoku ou dans F.Compo mais il est pourtant bien là et j'avoue avoir été explosé de rire à pas mal de moments, même si j'aurais aimé que ce soit plus souvent. Les personnages sont justes et très originaux. J'ai une réelle affection pour le personnage de Aya même si jusqu'à la fin elle reste assez difficilement cernable. Les dialogues sont excellents et, si ce n'était un certain nombre de fautes d'orthographe ou d'inattention dans l'édition que j'ai lue, je féliciterais vraiment les traducteurs. Et je félicite aussi au passage Tonkam car l'édition qu'ils ont publiée à l'époque est excellente, avec une couverture belle et solide et des albums de 200 pages fins et denses à lire. Je ne pourrais leur faire qu'un reproche : quel dommage que la qualité de reproduction des planches des tomes 1 et 2 soit aussi mauvaise : la résolution des images est tellement mauvaise qu'elles paraissent pixellisées, comme si à l'époque elles avaient été imprimées directement depuis Internet. Asatte Dance se présente comme un mélange étonnant entre Maison Ikkoku et De mal en pis auxquels aurait été ajoutée une dose d'érotisme qui s'insère bien dans l'histoire et même dans l'humour. Les sentiments sont traités avec réalisme et la fin ne sera pas celle qu'attend une midinette en mal de mariage heureux. Maintenant, je dois admettre ne pas avoir été aussi captivé par cette série que par l'intrigue de F.Compo par exemple, et surtout en fin de lecture, j'ai été largement moins ému et touché que par la fin de De mal en pis. Il y a dans Asatte Dance quelques longueurs et moments moins plaisants que les autres. Et de même, le manque de sentiments affirmés dans ce qu'on pourrait espérer devenir une vraie romance est assez frustrant surtout vers la fin. Cette légère déception pourrait m'amener à ne donner qu'une note de 3/5 à la série mais elle détonne tellement par son originalité par rapport aux autres mangas que je ne peux pas la laisser passer inaperçue. Un OVNI à mes yeux dans le monde du manga, un immanquable d'une certaine manière, à lire absolument tellement c'est surprenant et différent du manga romantique typique.
Colombine ou les Lunes de petite Vertu
Très beau petit album en format "carte postale" que nous propose François Duprat. L’histoire est un joli clin d’oeil à St-Exupéry. Bien que courte, elle n’est reste pas moins fort agréable à lire. En outre, le style graphique de l’auteur se rapproche quelque peu de celui d’Alfred. Ce qui n’est sans doute pas un hasard puisque ce dernier à préfacé l’album. Bref, "Colombine ou les Lunes de petite Vertu" est un petit album à lire sans tarder . . .
Le Pantin
Histoire triste et touchante que celle de ce pantin livré à lui-même . . . A éviter de lire lorsqu’on a un coup de blues. Les dessins parlant d’eux-mêmes, nul besoin de paroles pour ce récit. Toutefois, si les couleurs sont plutôt réussies, il me tarde de trouver la version N&B parue dans la collection "Comix" du même éditeur. De plus, le prix était plus adapté au format de la bd (4 €). Mais ne gâchez pas votre plaisir et lisez "Le pantin" si ce n’est déjà fait !
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
Tome 1 :
Tomes 2 et 3 :
Tomes 4 à 6 :
Tomes 7 et 8 :
Tome 9 :
J'ai failli noter assez sèchement cette série Star Wars car je me suis au départ arrêté au tome 3. Or ce qu'il faut savoir c'est que chaque tome est indépendant et contient une ou plusieurs histoires chacune. Ces histoires ont des dessinateurs différents et surtout 2 scénaristes principaux.
Côté dessin, cette série est la plus soignée de toutes les BDs Star Wars que j'ai lues jusqu'à présent. Dessin sans grande âme mais très maîtrisé et très bon au niveau des couleurs (à l'exception de la dernière histoire du tome 5, hideusement colorisée à l'ordinateur).
Avec l'édition Delcourt cartonnée et de belle qualité, ça fait de beaux albums que je suis heureux de posséder.
Le premier scénariste, Blackman, a scénarisé une partie du premier tome, la quasi totalité des tomes 2 et 3, ainsi qu'une ou deux histoires courtes des tomes suivants. Et je trouve ses scénarios très moyens. C'est la guerre, la Guerre des Clones. Alors ça se bastonne, ça explose à droite, ça explose à gauche, les gens meurent, Blackman nous en présente comme étant de majestueux héros Jedis mais en fait on ne les voit que le temps de les voir mourir. Blackman reprend en outre deux méchants de la série animée Clone Wars mais ne leur ajoute quasiment aucune profondeur ni interêt. C'est du bourrin, du bourrin lisible et pas totalement désagréable mais sans grand interêt.
Par contre, le deuxième scénariste, Ostrander, à qui l'on doit déjà Star Wars - Jedi, est nettement meilleur à mon goût. Il opère sur une partie du tome 1 puis à partir du tome 4 dans cette série Clone Wars et amène des récits qui ont une réelle profondeur et un vrai interêt en comparaison des premiers tomes. On retrouve le personnage créé par Ostander, Quinlan Vos, jedi torturé qui apporte une part de reflexion sur le choix entre Côté Lumineux et Côté Obscur. Et on trouve également un Comte Dooku de premier interêt, dans des histoires avec toujours une bonne dose d'action mais également une part de reflexion et de stratégie. Pas de manichéisme dans les récits d'Ostander : les Jedis se posent des questions, le Côté Obscur présente son intelligence et son attirance, nul ne sait vraiment s'il combat dans le "camp des gentils" ou non, etc... Star Wars comme je l'apprécie, donc.
Et à côté de ces 2 scénaristes, la série propose également un certain nombre d'histoires plus courtes fournies par divers scénaristes. Ces histoires sont disséminées au fil des albums mais prennent par exemple une bonne moitié du tome 7. L'ennui avec ces histoires courtes, c'est que le scénario est souvent très moyen, voire mauvais, un peu comme un mauvais fan-art. Cela gâche à mes yeux la qualité de l'ensemble et n'apporte pas grand chose à la profondeur et à l'interêt de la série.
Sans doute la meilleure série Star Wars en BD que j'ai lue jusqu'à présent, mais néanmoins à conseiller essentiellement aux fans déjà confirmés de l'univers Star Wars car de nombreuses notions sont livrées sans aucune explication et seuls les connaisseurs de cet univers en profondeur sont en mesure d'appréhender la totalité des informations et composantes de certains scénarios.
Big Baby
Exxxxcellente intégrale que nous propose Cornélius ! Big Baby représente aujourd'hui l'oeuvre la plus typique de Charles Burns, celle que je proposerais à un lecteur qui souhaiterait découvrir l'auteur, sans aucun doute. On retrouve ici ce qui fait le succès de Black Hole, du même auteur : un dessin en noir et blanc léché, un style super glamour, genre série Z, et une narration qui elle aussi fait furieusement penser aux comics des années 50. Au final, c’est tout simplement passionnant ! On est captivé par les aventures de ce petit garçon, on apprécie le style « mauvais acteurs » des différents personnages, persuadé que l’on est de regarder un nanar BD. Un véritable voyage, tant tout est voulu, tant, au final, la narration est efficace, particulière, et surtout diablement personnelle. Je ne sais pas si ma lecture de BlackHole influence mon avis sur cet album. Le fait est qu’une fois le style de Burns assimilé, le reste coule de source. Son dessin joue avec brio sur les alternances noir et blanc, et les contrastes sont utilisés avec classe pour retransmettre les ambiances du récit. Des albums comme celui-ci, moi, j’en veux tout plein. En un mot : excellent.