Les derniers avis (39621 avis)

Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série A la lettre près
A la lettre près

Pour moi, voilà l'exacte illustration du roman graphique selon Saint Ro. Un homme qui se dévoile, nous conte ses forces, mais aussi ses faiblesses, passe par de nombreuses étapes durant sa vie, expérimente, vit, souffre, gémit, pleure, rit, etc. Une personne qui apparaît dans toute sa complexité, dont le dandysme apparent se craquelle sous le poids des années, discute avec ses amis de ses déboires affectifs, essaie de régler ses problèmes, tout ça dans le désordre et un bordel incroyables. Je ne sais si c'est la première BD de Pomès (il paraît que oui), mais il a fait mouche avec cet album si surprenant. Surprenant aussi sur le plan du graphisme, puisqu'il propose une histoire en bichromie à dominante verte, comme pour souligner l'esprit malade de son héros. Un (anti-)héros qui a envie de crier, à l'instar de Patrick Bruel : "j'ai mal à mon amour !". Et c'en est renversant, bien que l'on aie souvent une furieuse envie de botter le fondement à ce corniaud de Patrick. Tiens, au passage, une remarque sur un détail : le fait d'appeler un "rival" uniquement par son initiale m'a rappelé de sombres souvenirs, tellement vrais... Pomès est un auteur à suivre.

31/07/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Kin' la Belle
Kin' la Belle

Un vrai petit bijou que cet album, passé totalement inaperçu. Les auteurs, pourtant, ont mis tout leur coeur et leur savoir-faire, pour raconter cette histoire d'amour à tiroirs. C'est en effet une histoire d'amour à plusieurs niveaux : d'abord l'amour du prochain, surtout lorsqu'il vient d'ailleurs. Ici, ce sont les Zaïrois (habitants de l'ex-Congo belge) qui sont mis à l'honneur, au travers des personnages de Papa The Boss (bonhomme et paternel) et de Marie-Constance (tendre et sensuelle), mais aussi au travers du Père Mutien, moine défroqué qui a succombé aux charmes capiteux de l'Afrique. Avec en filigrane l'histoire médiocre de Vincent, cet étudiant maussade qui refuse de céder aux appels au plaisir de cette jeune femme noire... L'amour de l'Afrique, les auteurs l'évoquent plus directement au travers de quelques planches superbes, tant du point de vue du dessin, des couleurs et de la voix "off", qui nous permettent de suivre le parcours du Père Mutien. Et c'est aussi l'amour de Liège, l'une des plus belles villes de la Wallonie, qui est ici sublimée, courtisée par le dessin et les couleurs chaudes de Warnauts et Raives, unis dans ce petit bonheur. Une ode à la vie, à l'amour. Par les temps qui courent, ça fait du bien.

31/07/2005 (modifier)
Par jurafel
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sommeil du Monstre
Le Sommeil du Monstre

Du grand Bilal sur le plan du dessin qui apparemment ne cesse de s'améliorer ; quant au scénario, il est comme lui seul en fait : visionnaire, original, bon. Ses inconditionnels aimeront, les autres pourront être séduits, l'esthétique de cette série étant moins repoussante que les autres. A lire.

30/07/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 5/5
Couverture de la série Quartier lointain
Quartier lointain

Vraiment génial ! C’est plus qu'une simple BD, c'est un roman, une oeuvre qui mêle beaucoup de choses, dont une dose de philosophie, et qui force à la réflexion et l'introspection. Taniguchi use ici d'un vieux ressort : le voyage dans le temps, mais traité avec une profondeur inédite et de l'originalité, par exemple : le héros est M. Toutlemonde et il vit des évènements de M. Toulemonde. (pas de sur-homme qui peut changer le monde par son retour dans le passé) Et c'est par là que l'identification est si facile. Résultat, on est forcément pris par cette histoire. Le dessin n'a lui rien d'original ni de remarquable, mais il faut avouer qu'il est sans fautes et convient bien à l'histoire. Alors, en conclusion, oui, quartier lointain est bien culte ; pour preuve son succès qui est bien mérité.

30/07/2005 (modifier)
Par Fermont
Note: 4/5
Couverture de la série Jazon
Jazon

Difficile de ne pas penser à Titeuf en découvrant Jazon, tant le petit suisse a fait des émules, pas toujours à la hauteur du modèle... Mais ici, surprise ! Les gags sont d'une rare qualité, servis par un dessin simple et efficace ; le tout illuminé par des couleurs chaudes. Ce premier tome atteint largement son but : faire rire.

29/07/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Ainsi va le monde de la bande-dessinée. Qui créé et perpétue en un mouvement sempiternel son lot bigarré de mythologies, piochées ça et là, et de dieux temporaires. Qui génére un défilé ininterrompu de stéréotypes, créés de toutes pièces par le génie de certains et perpétués par l'esprit simplificateur des hommes. Largo Winch, né de l'imagination fertile du scénariste Jean Van-Hamme, a ainsi rejoint le vaste monde des lieux communs. Que dire de lui, en effet, sinon qu'il est devenu la représentation -que dis-je?-, le symbole, d'une certaine forme de caricature: un jeune homme au corp d'Apollon, quelque peu rebelle, un brin je-m'en-foutiste, bagarreur, aimant l'action, mais très lucide. Largo Winch a été le premier du genre dans l'univers de la BD, et est très vite devenu un mythe, une sorte de dieu stéréotypé. Il a imposé un genre. Ce genre, c'est la BD d'action à intrigue politico-financière, qui a essaimé: IRS, Nikloss Koda... Mais dans cette catégorie particulière, "Largo Winch" semble indétrônable. Après bien des péripéties, Largo Winch devient donc le PDG du plus grand holding de la planète, et l'homme le plus riche du monde. Evidemment, cela suscite bien des convoitises. A la manière d'un Picsou, mais en bien plus cynique et "fun", il s'attache alors à défendre son bien, tout le long d'aventures au long desquelles il n'hésite pas à défendre la veuve et l'orphelin, à pourfendre ses ennemis, tout en enfourchant bien sûr au passage quelques plantureuses jeunes femmes. Voilà donc le fil ténu mais si solide le long duquel s'articulent et se tissent toutes sortes d'intrigues secondaires, toutes plus variées les unes que les autres mais ne s'écartant jamais au grand jamais de la trame générale qu'a fixée le Grand Ordonnateur, Van-Hamme, monstre d'efficacité. Il faut bien avouer que les scénarios concoctés, avec soin et le savoir-faire de l'industriel allemand (excusez la comparaison), sont d'une rigueur et d'une efficacité implacables. A la manière d'un film hollywoodien à la mécanique bien huilée, s'enchaînent toutes les caractéristiques primaires à tout bon "block-buster" qui se respecte: scène de présentation, scène d'action, scène de cul, scène de réflexion, scène de cul, scène d'action, etc. Le tout magistralement fondu dans le genre précédemment décrit. Le lexique financier, ici subtilement prodigué à dose adéquate de manière à ne pas ennuyer le lecteur, est décortiqué avec tout le talent du pédagogue avisé, ce qui n'en est que plus intéressant. Largo Winch, entourée de sa clique de pieds-nickelés, suscite, c'est au choix, l'admiration ou l'irritation. Comment ne pas être estomaqué ou, au contraire, réprimer un sourire douloureux de rejet, devant les péripéties de ce gars qui a quand même tout pour être heureux? Il ne laisse pas indifférent, et cela laisse percevoir, malgré les critiques négatives ou positives, qu'il a malgré tout un côté humain. Néanmoins, il demeure le prototype réussi du "mec parfait" (pour reprendre une expression déjà utilisée). Dans toutes les légendes bédéssinées, son personnage -ou plutôt ce qu'il représente- est devenu une référence, quelque soit la direction que peut prendre la série, quand bien même la pente serait raide. Bref, en allant bien plus loin que cette note dythirambique ("pas mal"), abordons "Largo Winch" avec tout le respect qu'il mérite.

28/07/2005 (modifier)
Par tidy654
Note: 5/5
Couverture de la série Le Chant des Stryges
Le Chant des Stryges

Cette BD m'a été conseillée par la personne qui m'a initié à la BD. Et je ne peux que le remercier, car cette BD est grandiose. J'ai bien accroché sur le dessin qui permet de s'immiscer dans l'histoire. Le scénario est parfait. Bon rythme, qui vous tient en halène tout au long de chaque épisode, avec quelques belles surprises et un finish sur le premier cycle qui m'a laissé pantois. Le deuxième cycle est reparti sur le même rythme et nous permet de découvrir un peu plus des personnages importants. J'ai découvert par la suite l'ensemble de l'univers des stryges. Les deux autres séries sont bien mais ne rivalisent pas avec le Chant des stryges. Mais, c'est sympa de pouvoir faire des liens entre les différentes histoires. En tout cas, tous les amateurs et les novices de BD ne peuvent prendre que du plaisir en découvrant cette BD. C'est pour ça qu'elle est culte !!

28/07/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 5/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

"La Quête de l'Oiseau du Temps", ou comment est née l’Heroic Fantasy ... Le scénario de Le Tendre est très riche pour une histoire qui n’est en faite qu’une simple quête. Riche en personnages principaux attachants avec Bragon, Pélisse, Bulrog et l’inconnu ; et en personnages secondaires bien développés tel que le Rige. Riche en paysages divers, variés et bien détaillés qui rendent le monde d’Akbar plus vrai que nature. Riche en rebondissements surtout dans le tome 4. Bref une excellente histoire, vraiment bien ficelée. Les dessins et les couleurs sont de Loisel. Le tome 1 est d’un niveau très moyen, trop brouillon, le deux s’améliore nettement, et les trois et quatre sont tout bonnement magnifiques. Au départ le dessin peut apparaître rebutant et demande un certain temps pour bien s’accoutumer mais après quel régal.

28/07/2005 (modifier)
Par carlito
Note: 5/5
Couverture de la série Persepolis
Persepolis

La grosse claque. J'ai souvent brievement feuilleté Persepolis à la librairie. Mais je n'aimais pas trop l'aspect un peu decharné de la BD: un dessin simplifié a l'extreme, le noir et blanc et le petit format de l'Association. De passage chez un ami Iranien, il me dit que c'est ce qu'il a lu de mieux pour expliquer l'histoire recente son pays, le desarroi de ses compatriotes et une partie de la situation actuelle au Moyen Orient. Le premier tome est d'ailleurs un admirable petit abrégé d'histoire. Et finalement le dessin colle parfaitement, c'est l'expression des visages qui importe ici. Si vous voulez voir des paysages, passez votre chemin. Il n'est question que d'Histoire racontée a travers les yeux d'une enfant et de parcours initiatique. Les Tomes 1 et 2 sont indispensables, le reste est tres drole notamment par rapport au choc des cultures Orient-Occident.

27/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Malet
Malet

Sans les dythirambiques avis ci-dessous, je doute que j'aurais jamais acheté cette BD dont je trouve la couverture trop froide et pas assez explicite pour me donner envie. Le contenu historique et quasi-véridique ne m'attirait guère non plus à lire le résumé. Et pourtant, j'ai adoré ma lecture. Le point extrêmement fort de cette BD à mon avis est sa mise en page et sa narration. La construction de Malet est vraiment excellente, usant de méthodes narratives empruntées parfois au cinéma (la présentation des personnages par exemple) et usant d'une très grande partie de ce que le média BD peut apporter à un récit. C'est très fort, je trouve, et cela m'épate de voir autant de talent et de maîtrise narrative chez un auteur qui ne semble pas avoir une très longue carrière derrière lui. A côté de cela, je trouve que le dessin est un peu moins bon, nettement moins professionnel par moment. Je lui reproche en effet certains visages un peu trop "cartoon" notamment lorsqu'ils s'énervent (Malet surtout évidemment). Cet aspect un peu fantaisiste tranche trop pour moi avec le sérieux et la force du récit. Mais en dehors de ce petit reproche, de beaux aplats de noir, une assez bonne maîtrise du contraste et du noir et blanc, une belle mise en page, des décors et personnages très corrects en règle général, me font trouver cette BD néanmoins pourvu d'un dessin tout à fait acceptable et agréable à lire. Vient enfin le scénario pour lequel l'auteur a fait un beau travail de documentation. Mais comme il le dit dans son intéressant épilogue, autant tous les évènements narrés ici sont sensés être véridiques, avec chaque détail, chaque anecdote de son récit proveannt de l'un ou l'autre des livres historiques sur le sujet, autant l'Histoire n'est pas faite de certitudes et l'auteur a donc romancé selon ses envies et besoins pour créer un récit véritablement prenant. Cela donne donc une histoire digne d'un formidable polar politique, un complot incroyable et intelligent, une préparation digne d'un film de hold-up tel qu'Ocean's Eleven, et le tout rehaussé dans sa force par le fait qu'il s'agisse d'évènements véridiques et tellement extraordinaires. Bigrement intéressant historiquement parlant, formidablement raconté, très prenant et vraiment bien au final.

27/07/2005 (modifier)