Les Larmes de la bête (Daihakken)

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 6 avis)

Recueil de quatres nouvelles plus ou moins longues. Des histoires de gens simples aux allures banales, aussi cruels qu'un fait divers de presse!


Gekiga Seirin Kôgeisha

Quatres nouvelles donc titrèes comme suit: "La colline où abandonner les siens" "Les larmes de la bête" Le pied "les retrouvailles" Il faut parfois regarder les êtres qui nous entourent comme des gens exceptionnels dont l'intimité nous surprendrait par les souffrances qu'ils dissimulent. Ces nouvelles proposent une vision de l'horreur humaine et simple, l'amour filial y est caricaturé, mais aussi le fétichisme... Des rapports humains déchirés sont la base de ces histoires. Pourra-t-on jamais conclure des rapports entre être vivant?

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2004
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Les Larmes de  la bête
Les notes (6)
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07/05/2004 | A.bomba
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Par Ro
Note: 2/5
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Pour les 4 histoires qui composent cet album, l'auteur suit les préceptes du Gekiga, une branche du manga apparue à partir des années 60 qui se veut résolument adulte, réaliste et aborde des sujets noirs et les tourments psychologiques des hommes. J'aime les sujets réalistes et crédibles, mais je n'aime pas les récits volontairement sombres et glauques. Et là on est en plein dedans. Entre un homme qui envisage le meurtre par abandon pour se défaire de la pression de sa vieille mère qui accapare en permanence son soutien, un couple qui fuit le fils brutal de leur ancien employé qui a violé la femme, un fétichiste des pieds qui souhaiterait mourir foulé par d’innombrables chaussures ou cet employé des pompes funèbres nécrophile, sérieusement, il faut en avoir envie pour lire ce type de récit. Et ce n'est pas mon cas. D'autant plus que les personnages sont présentés de manière peu attachante, gardant trop souvent le silence et ne permettant pas de manière aisée de comprendre leurs intentions. Pour donner un exemple, je n'ai pas franchement compris ce que faisait le héros du premier récit à trimbaler sa mère dans les rues de Tokyo à la toute fin de l'histoire, à part une métaphore du type qui se punit lui-même en supportant au sens physique le poids de sa mère. Dans l'ensemble, ce fut pour moi une lecture morose et sans passion qui m'a plutôt ennuyé.

07/11/2016 (modifier)

Tout d'abord j'ai été surpris par l'originalité des nouvelles (je ne sais pas si on peut utiliser ce terme en BD?). Des thèmes extrêmement variés sont abordés: le viol, le fétichisme, l'amour passionnel, l'amour filial... Les histoires n’apportent aucune réponse mais plutôt une illustration, un regard. Les mises en scène sont efficaces et le découpage réussi. Mais le dessin ne me plaît pas du tout. Je le trouve même grossier parfois (par exemple les têtes rondes avec de grosses gouttes de sueur...). On est très loin de l'esthétique de Quartier lointain.

01/12/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
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Je n'ai ressenti que du dégoût à cette lecture. Tatsumi prend un malin plaisir à dépeindre des histoires malsaines, des déviances assez gênantes. Le style "gekiga", fondé par l'auteur ne me convient décidément pas, la violence de son propos m'indisposant fortement. Dans le genre, je trouve que d'autres auteurs japonais sont quand même plus intéresants. Et comme je n'accroche pas du tout au dessin, le rejet est presque total...

28/11/2005 (modifier)
Par Pacman
Note: 2/5

Je n'ai pas accroché à ce manga, sans que je puisse pour autant lui reprocher quoi que ce soit. Les sujets abordés, l'ambiance glauque, voire malsaine, les petites histoires qui laissent un goût d'inachevé, à tel point que je ne pensais pas que la première soit finie quand j'ai commencé la seconde, tout cela a contribué à mon désintérêt. Pourtant, je reconnais qu'il y a un style, une ambiance, une certaine recherche d'originalité, mais bon, je me suis tout de même ennuyé à la lecture.

07/09/2005 (modifier)

Cet album contient quatre histoires, toutes relatent des épisodes marquants de la vie des personnages. La première m'a beaucoup plu, le sentiment d'asphixie ressenti par le personnage principal, conséquence des rapports qu'il entretient avec son entourage direct, est palpable. Le traitement narratif est intelligent, faire du personnage central de l'histoire un héros "muet" renforce son côté de victime qui subit le comportement des autres. La deuxième histoire est forte aussi, c'est une fuite désespérée, traitée de façon très peu conventionnelle, certains éléments montrés sont choquants et le sentiment de malaise va crescendo au long de la lecture pour finir de façon à laisser un sentiment au goût mauvais. Les histoires suivantes sont de bonne facture et dans la lignée noire des précédentes mais je les ai trouvé moins marquantes, cela n'enlève rien à leurs qualités intrinsèques, c'est juste une question de sensibilité. Le style graphique est traditionnel, ici il n'y a pas de trame et le look diffère de la production manga mainstream. "Les larmes de la Bête" est une lecture de qualité c'est incontestable, mais ce n'est pas du divertissement. Les histoires mettent toutes en scène des gens de la classe moyenne, ce qui les rend atrocement proches du commun des lecteurs, même si chacun aura son ressenti propre face à ces histoires. A noter: dans les deux premières histoires un visage revient sur les deux personnages masculins principaux, un prénom revient aussi dans ces deux histoires, Ken-Ichi, et même si c'est indéniablement des gens différent cela cré une inteconnection entre les histoires et mine de rien ça rajoute un côté sombre. Lecture conseillée mais en étant conscient que ce n'est pas un sentiment de plaisir que cela va procurer.

13/02/2005 (modifier)
Par A.bomba
Note: 4/5

Surprenante lecture ! Je ne m'y attendais pas à ce point là. Le gekigaest une bande dessinée ayant la volonté de déranger en exprimant certaines facettes peu glorieuses de l'être humain et en se basant sur nos travers psychologiques tellement réels. Du réalisme en est l'esprit, une vraisemblance fondée sur les comportements et l'environnement humains adultes. Le tout est décrit avec une narration dramatique qui exclut les situations manichéennes. Du quotidien glauque subi par les personnages est la base des scénarii. Le graphisme est rond, j'y ai vu un peu de trait à Tardi pour les expressions, ou Sfar encore pour la naïveté. Mais aussi du Vanoli pour le côté sombre que ce soit dans l'esprit ou le crayon. (bien qu'ils n'aient aucune influence commune les uns des autres je pense) Bref un dessin noir et blanc simple mais tout de même attrayant. Je dois dire que ce livre, s'il n'est pas un chef-d’oeuvre, est malgré tout assez décalé de ce que j'ai pu voir en matière de littérature nipponne. Il choque, et j'apprécie car il n'est pas conventionnel et peut créer la polémique de par ces sujets. Je tiens à dire qu'il n'amène aucune réponse quelle qu'elle soit. Juste un constat amer de la nature humaine. Une lecture à faire quand on est détaché des douleurs humaines (quand on a la pêche quoi !)

07/05/2004 (modifier)