Nancy Pena nous livre là un album à l'univers incroyablement riche et cohérent. Outre son dessin magnifique que nous connaissions déjà depuis Le cabinet chinois, l'histoire est bien menée et très captivante. Le travail sur le langage et les mythologies est excellent et surpasse bon nombre de bande dessinées d'aventure du même acabit. Coup de coeur!
Absolument génial!
Vraiment, Gai-Luron m'a toujours fait marrer, même à la dixième relecture. Les gags sont vraiment drôles, et, contrairement à d'autres séries destinées plutôt à la jeunesse, j'aimais quand j'étais gosse, j'aime toujours aujourd'hui.
Et surtout, même après dix tomes, Gotlib ne manque pas d'imagination, et donc la série n'est pas répétitive. Les dessins aussi sont excellents...
Bref, une super bd, j'étais pas loin de mettre la note maximale!
Bien sur, cette bd prend une petite place dans l’œuvre de Larcenet, à côté du « combat ordinaire » par exemple. Mais bon, elle reste quand même sympa à lire.
On trouve donc un Robin des bois atteint de « l’affection du sieur Elsheimer », accompagné d’un Petit-Jean à tendance gay, et ces deux-là détroussent les touristes dans la forêt de Rambouillet.
Je trouve que certaines parties du scénario sont bien réussies : par exemple, le shérif de Nottingham qui engage Tarzan (zoophile, bien sur) pour chasser Robin des Bois de la forêt, ou encore, les arbres de la forêt qui parlent (et dont les jeunes pousses ne pensent qu’à voler des cd à la Fnac). On déniche aussi quelques phrases marrantes : « Fils de pécari » (un pécari est un petit porc d’Amérique Centrale, pour ceux qui auront la flemme de chercher dans le dico), « Vous gueulez comme un prof de gym », « Robin des Bois, le prince des délinquants », etc…
Les dessins ne sont pas terribles par contre : les détails ne sont pas assez travaillés et je trouve le coup de crayon plutôt hésitant. Mais bon, cela donne un ensemble vraiment sympa, qui se laisse volontiers lire.
« Corto Maltese » est la bd à avoir absolument dans sa bdthèque. D’abord les dessins sont très beaux, et les scénarii sont très réussis, surtout dans les grandes bds de 150 pages. De plus, les personnages sont vraiment attachants (Corto Maltese et Raspoutine surtout).
Je trouve que les nouvelles éditions colorisées sont très belles avec des albums comme « La ballade de la mer salée », mais dans d’autres tomes, le noir et blanc est préférable (« Fable de Venise » par exemple).
La ballade de la mer salée :
Le premier album, où on découvre Corto Maltese. Les dessins ne sont pas encore à leur sommet, mais sont quand même bien réussis. Le scénario est très bon : on découvre petit à petit chaque personnage, sans précipitation (heureusement, d’ailleurs, car vu le nombre de personnages, on serait vite perdu !). La fin de l’album est d’autre part très réussie, on la dévore d’un seul trait.
Fable de Venise :
Un des meilleurs albums de Corto Maltese, sans aucun doute, autant au niveau des dessins que du scénario. On est en plein dans l’esprit de cette série : le rêve, la fable,… Un seul reproche à lui faire : les personnages arrivent trop vite, on a pas bien le temps de découvrir chaque personnage. Entre les francs-maçons, les carabiniers et les autres, on ne s’y retrouve pas. Quinze pages de plus au début pour tout éclaircir ne seraient pas de trop.
La maison dorée de Samarkand :
Ce tome aussi est une grande épopée de 150 pages, comme on les aime. On retrouve donc Corto Maltese et Raspoutine, sur fond de guerre. Le plus réussi dans cette bd (pour moi bien sur), c’est la confrontation entre Corto et son double, Chevket. Ils entendent parler l’un de l’autre, ont un peu peur l’un de l’autre, mais ne se croisent jamais. Par ailleurs, il y a de l’humour par-ci par-là, principalement grâce au personnage de Raspoutine.
Note : 3.5/5.
On m’a dit tellement de bien de cette bd que je m’attendais à un véritable chef-d’œuvre. Eh bien, en fait, je suis un peu déçu… Ce n’est pas que la série soit mauvaise, mais par rapport aux critiques portant dessus, j’espérais beaucoup mieux.
Pour parler de la bd en elle-même, c’est quand même plutôt une réussite : les dessins sont sympas, tout en noir et blanc. Les gags sont très inégaux : certains sont vraiment marrants (j’aime beaucoup celui du hérisson qui mute avec une carapace très solide pour résister aux voitures), mais d’autres n’ont absolument rien.
Mais ce qui m’a fait le plus jubiler dans cette bd, c’est que Franquin donne sa revanche aux lapins sur les chasseurs, aux hérissons sur les voitures, aux chevaux de courses blessés sur les jockeys, aux lynx sur les humains qui les chassent pour leurs peaux, aux taureaux sur les toréadors, etc…
Comme tous les gens de mon age, j'ai été fan du dessin animé. Et comme beaucoup de gens de mon age, je ne me suis intéressé au manga que plus tard. J'ai pris une claque en lisant Dragon Ball. Je ne me souvenais que vaguement du début mais c'est bien la partie la plus drôle.
J'ai failli me faire sortir du Virgin tellement je rigolais en lisant le passage ou Krilin affronte Tortue Géniale déguisé (ils sont obligés de refaire au ralenti leurs actions car le public n'a pas pu suivre...).
Pour la suite, l'humour est moins voire quasiment plus présent, mais il est remplacé par une histoire que je trouve plus sympa. Namek puis Cell sont des passages rythmés et les combats sont prenants.
Pour la fin, je pense que l'auteur a voulu un retour du comique avec Boo. Sauf que là, ça fait pas rire, pas sourire non plus. Ça traîne en longueur, ça vire au n'importe quoi. (combattre un bonbon en chocolat alors que l'on peut détruire la Terre de la main gauche en fermant les yeux...)
L'achat, oui, pour les fans, et pas jusqu'a la fin.
Quelle claque (enfin c'est évidemment un euphémisme pour un album ayant comme héros un boxeur) cette seconde partie! Déjà on ne peut qu'admirer la superbe couverture qui renvoie au premier volume.
Un peu plus éloigné de l'univers sportif, cet opus repose sur le procès qui marquait l'incipit du premier opus. Avec un personnage nouveau, celui de l'avocat qui mériterait à lui tout seul un véritable album, tant Baru (il l'avoue dans la préface) l'a superbement croqué! Une star à lui tout seul qui arrive à éclipser son client.
C'est beau, dramatique, émouvant et superbement dessiné. En arrière plan, Baru n'oublie pas le problème des banlieues qui, après les émeutes qui se sont déroulées l'an passé, prend une acuité toute particulière.
Le magazine "Bodoï" a pré-publié cette histoire, en omettant l'épilogue (15 pages). Or cette conclusion vient complètement renverser (sans autant faire de spoiler) le destin d'Anton Witowsky, qui devient plus touchant ici.
Merci Monsieur Baru pour ce diptyque.
Le fait que cette bd soit encensée a, je le crains, nui à ma lecture puisque je m'attendais à découvrir un bijou. Dissipons tout malentendu : ça m'a beaucoup plu mais... Mais j'ai peu accroché à cette histoire de régressions, de flash-backs etc. J'ai de loin préféré les relations entre les différents personnages, les dialogues pleins de vie, la tendresse et l'amitié qui imprègnent les pages de cet album. C'est vraiment beau et les auteurs ont bien réussi à nous communiquer les sentiments. Ce n'est que la trame qui ne m'a pas accroché, en fait je lisais en m'en fichant un peu, et j'ai plutôt profité de chaque page comme d'un instant de bonheur.
La fin m'a beaucoup touché, les toutes dernières pages avec le vieil homme...
La qualité graphique doit aussi y être pour beaucoup puisqu'en dehors de très bien retranscrire les émotions, le dessinateur et surtout le coloriste nous offrent de magnifiques paysages ! L'Italie du début XXe est magnifique, on cligne presque des yeux à cause du soleil ! La mer, la mer... Les dessins sont une vraie réussite et aide à retrouver les verts paradis des, hmm, là je plagie !
Finalement je regrette presque que l'auteur se soit embarqué dans une histoire fantastique, je ne sais pas si c'était tellement nécessaire d'où ma petite réserve et le 4/5.
La couverture du tome 1 est pour moi une des plus belles et les dernières pages sont elles aussi magnifiques.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne s’attendait pas à ça chez Dupuis. Les rares tentatives SF de l’éditeur s’étaient plus ou moins soldées sur des échecs artistiques et commerciaux. Hormis La Guerre Eternelle, des séries comme Dallas Barr ou Hand n’ont que peu intéressé les amateurs de SF …
Ca pourrait changer avec "Orbital". Un space-opéra qui fait irrémédiablement penser à des séries comme Valérian (tant dans le scénar que dans certains traits du dessin) ou Sillage… En deux mots : Orbital se propose de nous raconter les aventures de deux agents de l’ODI (Organisation Diplomatique Internationale ou un truc du genre), un humain et une/un extra-terrestre (on ne connaît pas encore le sexe de l’engin), chargés de désamorcer les conflits prêts à éclater à tout moments dans les quatre coins de l’univers.
Banal ? Pas très original de prime abord, oui… mais efficace. Et drôlement bien abordé dans toute la complexité du thème dans ce premier tome. Chaque enquête sera présentée en deux parties. Ce premier album présente le background et lance la première aventure. C’est tout simplement passionnant à lire et très beau graphiquement. Et surtout…surtout… c’est un univers complexe et cohérent, présenté de manière claire et précise... bref, tout le contraire de ces nombreuses séries de SF pseudo « hard science » qui, en plus d’être chiantes, sont difficilement compréhensibles...
Après un premier volume Road Movie, un deuxième plus axé sur le polar, ce troisième volume, qui clôt un cycle, apporte beaucoup de réponses aux nombreuses questions que l'on se posait (Makyo, le scénariste, n'est guère avare en surprises dans cet opus). L'escapade américaine est belle et bien finie puisque les scènes se déroulent à Paris et en Province. D'ailleurs le dessinateur Rocco, m'a confirmé, au cours du salon du Livre, vouloir ancrer les prochaines aventures de son boxeur perdu dans un univers plus parisien, le tout en restant seul aux commandes, puisque Makyo, très occupé par ailleurs, abandonne la série.
Une fin de cycle bien amenée, un dessin dynamique, bref une bonne série, méconnue je crois, qui mérite vraiment de sortir du lot.
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La Guilde de la mer
Nancy Pena nous livre là un album à l'univers incroyablement riche et cohérent. Outre son dessin magnifique que nous connaissions déjà depuis Le cabinet chinois, l'histoire est bien menée et très captivante. Le travail sur le langage et les mythologies est excellent et surpasse bon nombre de bande dessinées d'aventure du même acabit. Coup de coeur!
Gai-Luron
Absolument génial! Vraiment, Gai-Luron m'a toujours fait marrer, même à la dixième relecture. Les gags sont vraiment drôles, et, contrairement à d'autres séries destinées plutôt à la jeunesse, j'aimais quand j'étais gosse, j'aime toujours aujourd'hui. Et surtout, même après dix tomes, Gotlib ne manque pas d'imagination, et donc la série n'est pas répétitive. Les dessins aussi sont excellents... Bref, une super bd, j'étais pas loin de mettre la note maximale!
La Légende de Robin des Bois
Bien sur, cette bd prend une petite place dans l’œuvre de Larcenet, à côté du « combat ordinaire » par exemple. Mais bon, elle reste quand même sympa à lire. On trouve donc un Robin des bois atteint de « l’affection du sieur Elsheimer », accompagné d’un Petit-Jean à tendance gay, et ces deux-là détroussent les touristes dans la forêt de Rambouillet. Je trouve que certaines parties du scénario sont bien réussies : par exemple, le shérif de Nottingham qui engage Tarzan (zoophile, bien sur) pour chasser Robin des Bois de la forêt, ou encore, les arbres de la forêt qui parlent (et dont les jeunes pousses ne pensent qu’à voler des cd à la Fnac). On déniche aussi quelques phrases marrantes : « Fils de pécari » (un pécari est un petit porc d’Amérique Centrale, pour ceux qui auront la flemme de chercher dans le dico), « Vous gueulez comme un prof de gym », « Robin des Bois, le prince des délinquants », etc… Les dessins ne sont pas terribles par contre : les détails ne sont pas assez travaillés et je trouve le coup de crayon plutôt hésitant. Mais bon, cela donne un ensemble vraiment sympa, qui se laisse volontiers lire.
Corto Maltese
« Corto Maltese » est la bd à avoir absolument dans sa bdthèque. D’abord les dessins sont très beaux, et les scénarii sont très réussis, surtout dans les grandes bds de 150 pages. De plus, les personnages sont vraiment attachants (Corto Maltese et Raspoutine surtout). Je trouve que les nouvelles éditions colorisées sont très belles avec des albums comme « La ballade de la mer salée », mais dans d’autres tomes, le noir et blanc est préférable (« Fable de Venise » par exemple). La ballade de la mer salée : Le premier album, où on découvre Corto Maltese. Les dessins ne sont pas encore à leur sommet, mais sont quand même bien réussis. Le scénario est très bon : on découvre petit à petit chaque personnage, sans précipitation (heureusement, d’ailleurs, car vu le nombre de personnages, on serait vite perdu !). La fin de l’album est d’autre part très réussie, on la dévore d’un seul trait. Fable de Venise : Un des meilleurs albums de Corto Maltese, sans aucun doute, autant au niveau des dessins que du scénario. On est en plein dans l’esprit de cette série : le rêve, la fable,… Un seul reproche à lui faire : les personnages arrivent trop vite, on a pas bien le temps de découvrir chaque personnage. Entre les francs-maçons, les carabiniers et les autres, on ne s’y retrouve pas. Quinze pages de plus au début pour tout éclaircir ne seraient pas de trop. La maison dorée de Samarkand : Ce tome aussi est une grande épopée de 150 pages, comme on les aime. On retrouve donc Corto Maltese et Raspoutine, sur fond de guerre. Le plus réussi dans cette bd (pour moi bien sur), c’est la confrontation entre Corto et son double, Chevket. Ils entendent parler l’un de l’autre, ont un peu peur l’un de l’autre, mais ne se croisent jamais. Par ailleurs, il y a de l’humour par-ci par-là, principalement grâce au personnage de Raspoutine.
Idées Noires
Note : 3.5/5. On m’a dit tellement de bien de cette bd que je m’attendais à un véritable chef-d’œuvre. Eh bien, en fait, je suis un peu déçu… Ce n’est pas que la série soit mauvaise, mais par rapport aux critiques portant dessus, j’espérais beaucoup mieux. Pour parler de la bd en elle-même, c’est quand même plutôt une réussite : les dessins sont sympas, tout en noir et blanc. Les gags sont très inégaux : certains sont vraiment marrants (j’aime beaucoup celui du hérisson qui mute avec une carapace très solide pour résister aux voitures), mais d’autres n’ont absolument rien. Mais ce qui m’a fait le plus jubiler dans cette bd, c’est que Franquin donne sa revanche aux lapins sur les chasseurs, aux hérissons sur les voitures, aux chevaux de courses blessés sur les jockeys, aux lynx sur les humains qui les chassent pour leurs peaux, aux taureaux sur les toréadors, etc…
Dragon Ball
Comme tous les gens de mon age, j'ai été fan du dessin animé. Et comme beaucoup de gens de mon age, je ne me suis intéressé au manga que plus tard. J'ai pris une claque en lisant Dragon Ball. Je ne me souvenais que vaguement du début mais c'est bien la partie la plus drôle. J'ai failli me faire sortir du Virgin tellement je rigolais en lisant le passage ou Krilin affronte Tortue Géniale déguisé (ils sont obligés de refaire au ralenti leurs actions car le public n'a pas pu suivre...). Pour la suite, l'humour est moins voire quasiment plus présent, mais il est remplacé par une histoire que je trouve plus sympa. Namek puis Cell sont des passages rythmés et les combats sont prenants. Pour la fin, je pense que l'auteur a voulu un retour du comique avec Boo. Sauf que là, ça fait pas rire, pas sourire non plus. Ça traîne en longueur, ça vire au n'importe quoi. (combattre un bonbon en chocolat alors que l'on peut détruire la Terre de la main gauche en fermant les yeux...) L'achat, oui, pour les fans, et pas jusqu'a la fin.
L'Enragé
Quelle claque (enfin c'est évidemment un euphémisme pour un album ayant comme héros un boxeur) cette seconde partie! Déjà on ne peut qu'admirer la superbe couverture qui renvoie au premier volume. Un peu plus éloigné de l'univers sportif, cet opus repose sur le procès qui marquait l'incipit du premier opus. Avec un personnage nouveau, celui de l'avocat qui mériterait à lui tout seul un véritable album, tant Baru (il l'avoue dans la préface) l'a superbement croqué! Une star à lui tout seul qui arrive à éclipser son client. C'est beau, dramatique, émouvant et superbement dessiné. En arrière plan, Baru n'oublie pas le problème des banlieues qui, après les émeutes qui se sont déroulées l'an passé, prend une acuité toute particulière. Le magazine "Bodoï" a pré-publié cette histoire, en omettant l'épilogue (15 pages). Or cette conclusion vient complètement renverser (sans autant faire de spoiler) le destin d'Anton Witowsky, qui devient plus touchant ici. Merci Monsieur Baru pour ce diptyque.
Où le regard ne porte pas...
Le fait que cette bd soit encensée a, je le crains, nui à ma lecture puisque je m'attendais à découvrir un bijou. Dissipons tout malentendu : ça m'a beaucoup plu mais... Mais j'ai peu accroché à cette histoire de régressions, de flash-backs etc. J'ai de loin préféré les relations entre les différents personnages, les dialogues pleins de vie, la tendresse et l'amitié qui imprègnent les pages de cet album. C'est vraiment beau et les auteurs ont bien réussi à nous communiquer les sentiments. Ce n'est que la trame qui ne m'a pas accroché, en fait je lisais en m'en fichant un peu, et j'ai plutôt profité de chaque page comme d'un instant de bonheur. La fin m'a beaucoup touché, les toutes dernières pages avec le vieil homme... La qualité graphique doit aussi y être pour beaucoup puisqu'en dehors de très bien retranscrire les émotions, le dessinateur et surtout le coloriste nous offrent de magnifiques paysages ! L'Italie du début XXe est magnifique, on cligne presque des yeux à cause du soleil ! La mer, la mer... Les dessins sont une vraie réussite et aide à retrouver les verts paradis des, hmm, là je plagie ! Finalement je regrette presque que l'auteur se soit embarqué dans une histoire fantastique, je ne sais pas si c'était tellement nécessaire d'où ma petite réserve et le 4/5. La couverture du tome 1 est pour moi une des plus belles et les dernières pages sont elles aussi magnifiques.
Orbital
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne s’attendait pas à ça chez Dupuis. Les rares tentatives SF de l’éditeur s’étaient plus ou moins soldées sur des échecs artistiques et commerciaux. Hormis La Guerre Eternelle, des séries comme Dallas Barr ou Hand n’ont que peu intéressé les amateurs de SF … Ca pourrait changer avec "Orbital". Un space-opéra qui fait irrémédiablement penser à des séries comme Valérian (tant dans le scénar que dans certains traits du dessin) ou Sillage… En deux mots : Orbital se propose de nous raconter les aventures de deux agents de l’ODI (Organisation Diplomatique Internationale ou un truc du genre), un humain et une/un extra-terrestre (on ne connaît pas encore le sexe de l’engin), chargés de désamorcer les conflits prêts à éclater à tout moments dans les quatre coins de l’univers. Banal ? Pas très original de prime abord, oui… mais efficace. Et drôlement bien abordé dans toute la complexité du thème dans ce premier tome. Chaque enquête sera présentée en deux parties. Ce premier album présente le background et lance la première aventure. C’est tout simplement passionnant à lire et très beau graphiquement. Et surtout…surtout… c’est un univers complexe et cohérent, présenté de manière claire et précise... bref, tout le contraire de ces nombreuses séries de SF pseudo « hard science » qui, en plus d’être chiantes, sont difficilement compréhensibles...
A.D.N
Après un premier volume Road Movie, un deuxième plus axé sur le polar, ce troisième volume, qui clôt un cycle, apporte beaucoup de réponses aux nombreuses questions que l'on se posait (Makyo, le scénariste, n'est guère avare en surprises dans cet opus). L'escapade américaine est belle et bien finie puisque les scènes se déroulent à Paris et en Province. D'ailleurs le dessinateur Rocco, m'a confirmé, au cours du salon du Livre, vouloir ancrer les prochaines aventures de son boxeur perdu dans un univers plus parisien, le tout en restant seul aux commandes, puisque Makyo, très occupé par ailleurs, abandonne la série. Une fin de cycle bien amenée, un dessin dynamique, bref une bonne série, méconnue je crois, qui mérite vraiment de sortir du lot.