Les derniers avis (39830 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La Vie est belle malgré tout
La Vie est belle malgré tout

Une BD très nombriliste, 100% autobiographique, où l’auteur profite de son enquête pour nous dévoiler tous ses doutes et ses craintes. Le thème récurrent semble être le passé, la façon dont il nous échappe, la difficulté d’accepter le changement et tout ce qui est nouveau. Certes, rien de bien nouveau, mais j’ai quand même englouti les 164 pages de cet album d’une seule traite, et je l’ai refermé avec l’impression d’avoir passé un bon moment. Les thèmes abordés m’ont plu et touché, mais j’imagine que tout le monde ne sera pas aussi réceptif à ce genre de réflexions un peu futiles et pas forcément originales. Un album qui, à mon avis, sort du lot des nombreuses œuvres autobiographiques qui envahissent les étagères de comics indépendants.

08/04/2006 (modifier)
Par narvik
Note: 4/5
Couverture de la série Les Cités obscures
Les Cités obscures

Je ne parle ici que des "murailles de Samaris" et de "La frontière invisible". Ce que je constate d'abord, c'est que les dessins sont magnifiques. Les architectures des cités sont vraiment soignées; j'aime beaucoup celle des "murailles de Samaris". Mais le problème est que tout repose sur ces dessins: ce n'est pas que les scénarii soient mauvais, mais ils ne sont pas à la hauteur du dessin. "Les murailles de Samaris": Ce qui m'a déplu en premier dans ce tome, c'est qu'il y a à mon goût trop de narration. De plus, on voit peut-être un peu trop souvent le personnage principal: il est presque dans toutes les cases! A part ça, les dessins sont magnifiques (admirez le deuxième de couverture!) et le scénario plutôt bien ficelé. "La frontière invisible": J'ai préféré ce tome ci à l'autre cité plus haut. Les dessins sont toujours de qualité, même si Schuiten ne s'est pas trop foulé sur le graphisme du centre de cartographie. Par contre, le scénario est vraiment réussi. A part ça, j'aime beaucoup le personnage principal, surtout dans le deuxième tome, où il est totalement perdu.

07/04/2006 (modifier)
Par grimmy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jojo
Jojo

Peut-être la meilleure série pour les enfants. Geerts, en ne cherchant pas l'épate et le gag facile, crée un univers douceureux, ou le rythme est lent, voire contemplatif. Ici, point de grand-père sénile, juste le quotidien d'un petit garçon qui se pose des questions et essaie de comprendre comment le monde marche. 15 volumes admirables. Rien à jeter.

07/04/2006 (modifier)
Par pol
Note: 5/5
Couverture de la série La Légende de Robin des Bois
La Légende de Robin des Bois

Un pur moment de plaisir que la lecture de cet album. Cette version de Robin des bois à la sauce Larcenet est vraiment géniale. Messire Robin est vieux, atteint de la maladie d'Alzheimer, perdu au milieu de la forêt de Rambouillet. C'est complètement décalé, imprévisible et souvent à la limite de l'absurde, mais toujours du bon coté de la limite. C'est du Manu Larcenet. J'ai adoré Le combat ordinaire, seulement bien aimé la ligne de front et là je me suis à nouveau régalé. C'est vraiment drôle, je suis complètement conquis par l'humour de cette BD. Je me suis marré à toutes les pages. Les situations et les dialogues sont géniaux, je ne pourrais pas citer un passage en exemple tellement ils sont nombreux à m'avoir fait éclater de rire. Si je devais citer un point négatif (et pour moi il n'y en a qu'un), c'est la fin, un peu brutale. Mais c'est pas grave tellement les 46 premières planches sont bien ! Je n'ai pas l'habitude de donner des 5/5, mais celui là n'est pas volé tellement j'ai adoré cette BD. Je recommande vraiment La légende de Robin des bois à tous. A ceux qui sont fan de Larcenet d'abord, car vous ne serez pas déçu. Et à ceux qui ne le connaissent pas, car c'est, je pense, une merveilleuse façon de découvrir cet auteur.

07/04/2006 (modifier)
Par gilbert
Note: 4/5
Couverture de la série Réminiscences
Réminiscences

J'ai beau connaître la BD sous toutes ses coutures, cela ne m'empêche pas de sentir une boule d'angoisse et de tristesse dans ce roman noir, cruel et mélancolique. Ptoma est sans conteste un virtuose de la souffrance en prose, un maître du noir et blanc, un dessinateur aguerris. Jusqu'au bout il arrive à nous tenir en haleine. Même si l'on espère un peu de clarté dans ce chaos, on sent pertinemment que cela ne viendra pas. Black Phoenix, démon de violences et de remords, peut nous emmener très loin si l'on décide de marcher dans ses pas, et pourtant ... Reste cet enfant, part de rêves et de cauchemars, qui lutte pour son oiseau résigné à attendre la mort et cet épouvantail qui pousse ce gamin à tuer son volatile ; juste des réminiscences de sentiments humains.

07/04/2006 (modifier)
Par gilbert
Note: 4/5
Couverture de la série Imbéciles heureux !
Imbéciles heureux !

Petites news de ces historiettes glauques : ce manga a trouvé son lectorat au Japon par le simple fait que l'auteur dessine ce que fantasment les Japonais en silence (ou peu s'en faut), à tel point qu'il va être adapté au cinéma ! Par qui ? Quand ? J'en sais peu, j'avoue. En définitive ce manga est dérangeant par le simple fait que cela peut nous arriver (en-dehors des histoires comme "la vie en rose" T3), mais cette vision est altérée par notre différence de culture ; de ce fait la phrase accrocheuse (: et si c'était vous ?) perd de sa valeur en nos contrées occidentales. Imaginez donc qu'un japonais s'excuse d'abord quand on le bouscule, qu'il part en vacances avec ses collègues de bureau et non sa famille... Replacé dans son contexte culturel, ce manga est vraiment très percutant. J'avoue que toutes les histoires ne sont pas formidables mais j'ai quand même ri à 2 histoires sur 3 ; et puis tous ses visages expressifs à l'extrême ne sont pas sans rappeler ces masques et maquillages que l'on retrouve au théâtre No... J'adore.

07/04/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Correspondances (Ferri - Larcenet)
Correspondances (Ferri - Larcenet)

Ces deux là se sont trouvés. Tout est dit... Ils entretiennent une belle complicité et prouvent avec cette publication impromptue de certains de leurs échanges de fax qu'ils ont l'humour dans le sang, qu'ils s'amusent au quotidien... Avant d’aborder cet album, je pense qu'il est tout de même nécessaire de connaître un peu les deux auteurs, et surtout leur œuvre commune : Le retour à la terre, qui est déjà devenu un classique de l'humour. Si vous êtes déjà fan, cette belle curiosité est un must…

07/04/2006 (modifier)
Par Tom
Note: 5/5
Couverture de la série Carne Argentina
Carne Argentina

La future BD culte des fans de roman graphique latino et de BD politique : un cocktail représentatif de la bande dessinée underground argentine ! Quelques morceaux de bravoure sur la crise en argentine, l'inflation, les émeutes, la répression, la solidarité ...et la vie qui continue. Une très bonne surprise !

07/04/2006 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Arq
Arq

Arq est une série très riche sur laquelle il y a beaucoup à dire. L’histoire est vraiment étonnante, quelle imagination débordante ! Chaque tome rebondit sur le précédent et relance l’intrigue dans une direction différente, si bien qu’on n’est jamais certain de savoir ce qui se trame : Qu’est donc Arq ? Un rêve collectif, un monde parallèle, un monde virtuel ? Quoi qu’il en soit, ce monde est vraiment bien décrit, et surtout très cohérent. Il faut aussi noter que malgré le coté tarabiscoté de l’histoire, le tout reste agréable à lire, et chaque tome débute par une page d’introduction qui résume les épisodes précédents. Idée simple mais très efficace ! Reste quand même que l’histoire avance assez lentement, et que les différents albums sont peu denses et assez vite lus. 18 tomes sont prévus, ce qui me paraît quand même beaucoup. Malgré cela Arq reste quand même une valeur sure, ne passez pas à coté si vous êtes fan de science-fiction.

06/04/2006 (modifier)
Par Sejy
Note: 5/5
Couverture de la série Arq
Arq

Au cours de mes multiples lectures, je me suis souvent posé cette question: quel est le facteur déterminant qui peut, presque à lui seul, faire d’une bande dessinée sinon un chef-d’œuvre, tout au moins une excellente série ? Le dessin ? Le scénario ? Certes, ils y contribuent. Mais, à mon goût, ce qui compte vraiment dans la Bande Dessinée, c’est la Narration ! Et qui dit Andréas dit virtuose du récit ! Ce raconteur de génie exploite à merveille toutes les ressources et les spécificités de son Art. Arq n’échappe pas à la règle. Depuis le contenu de la case, en passant par l’architecture de la planche jusqu’à l’articulation de la série, le maestro s’appuie sur ses qualités de conteur pour nous inviter dans son imaginaire, certes, pas toujours facile d’accès. Cependant, c’est toujours par cette grande inventivité narrative qu’il s’assure, malgré la complexité du scénario, notre coopération attentive. Et c’est là la récompense, le fruit du plaisir pour le lecteur. Dénouer les fils, déchiffrer les indices, honoré que l’auteur fasse appel à son intelligence. Ravi de pouvoir échafauder moult histoires virtuelles, qui viendront mourir au détour d’une page, au détour d’une case ou à la faveur d’un détail et donner naissance à dix mille autres (j’exagère là !). Graphiquement, j’ai toujours apprécié le style géométrique du trait et les belles couleurs d’Andréas. On retrouve tout cela dans Arq avec un superbe passage en couleurs directes à partir du tome 7. Cerise sur le déjà succulent gâteau, il devrait passer en N&B pour les 6 derniers volumes. Rappelez-vous le sublimissime Cromwell Stone. Je m’en lèche déjà les babines ! Merci Monsieur Andreas.

06/04/2006 (modifier)