Moi qui prenait cette bd pour une aventure classique (je n'avais pas vu le nom de l'auteur), j'ai été vraiment agréablement surpris, si bien que je n'ai pas pu décoller mon nez de ces bds avant d'avoir fini de les lire toutes.
En premier, hommage au dessin de Tardi, qui est magnifique, bien détaillé, et sympa en plus de ça. Le lettrage est bizarre aussi, mais c'est comme ça avec Tardi, il faut s'habituer...
Le scénario est génial et délirant, les méchants m'ont fait bien marrer: ces petits sacripants, croyant qu'Adèle était à bord du Titanic, l'ont coulé à l'aide d'un faux iceberg armé de canons sous-marins!
Les dialogues sont vraiment marrants, et les petites notes que l'auteur ajoute sont absolument géniales... Authentique (tome 3, page 17, case 9) : "Silencieusement, il rentre dans la chambre à coucher de notre héroïne, puis il décharge en direction du lit où elle repose son revolver d'ordonnance calibre 8 mm à percussion centrale, canon rayé, barillet mobile à double cran d'arrêt démontable à le main". Arf arf arf!!!
Et que dire des personnages... à commencer par leur nom ridicule (Blanc-Sec, Flageolet, Dieuleveult, etc...), ils sont vraiment cultes. Mon préféré: Thomas Rove (personnage très secondaire qu'on ne voit que dans un tome), le tueur névrosé qui tire sur tous les chats qui passent (ce qui causera sa perte!).
Bon, en un mot, génial, et pour moi le meilleur Tardi!
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage.
"Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques.
Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume.
Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema .
Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche.
Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance.
Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique.
Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges.
Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre.
Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires.
Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs.
Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
J'ai dans les mains le troisième tome des Démons d'Alexia.
Les critiques précédentes ne portaient que sur le premier tome (sauf une) et restaient un peu sur leurs réserves. Maintenant que l'histoire s'est développée, je peux franchement dire que c'est une grande série !
Le dessin est nickel, du Dupuis propre et clair, au trait nerveux (en effet ça fait penser à du Mic Mac Adam).
Le point fort, c'est le scenario ! Intrigué au premier tome, gravement accroché au second tome, définitivement perdu au troisième. C'est pour moi une BD culte, et j'achèterai les suivants sans réfléchir. L'intrigue est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait et elle est distillée avec maestria !
N'hésitez pas !
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie.
On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période.
Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre.
Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
"Le Scorpion", le destin a posé sa marque…
Desberg nous raconte une formidable aventure de cape et d’épées avec une pointe d’ésotérisme et de complot politico-religieux. Au 18ème siècle, quand l’église et le Vatican sombre dans la cupidité, le crime et la luxure, un héros romanesque fait face: le Scorpion. Il est fort, intelligent, beau, et tombeur, à l’image d’un Jean Marais de la grande époque. La bohémienne est rusée, espiègle, sauvage et ravissante. Le cardinale est sans pitié et diabolique. Tout ça est très caricatural, mais pour moi, c’est exploité dans le bon sens et ça sert parfaitement le scénario. Oui, cette histoire et ces personnages n’ont rien d’innovent mais c’est fabuleusement plaisant à lire, les albums s’enchaînent les uns derrière les autres, je me suis fait les 6 tomes parus en un week-end sans voir l’horloge tournée. C’est du très très bon divertissement, avec des rebondissements habilement placés, qui n’ont pas manqué d’alimenter mon intérêt pour la série.
Les dessins et les couleurs de Marini sont tout bonnement magnifiques. Chaque case est un tableau de maître. J’aime beaucoup ce style qui consiste à mettre en évidence le premier plan de façon classique (encrage et couleur) tandis que le fond, lui ressemble plus à une peinture (couleur directe). Les personnages sont très réussis, les décors et les paysages sont sublimes. L’auteur a une parfaite maîtrise des mouvements. Les couleurs sont parfaites, ce rouge et ce bleu si caractéristique, du grand art...
Culte, évidemment.
J'ajoute mon avis ici, non pas pour dire comme tous le monde (ou presque) que la période Franquin est grandiose, que Fournier surnage, que Nic et Cauvin n'ont jamais fait surface et que Tome et Janry ont fait des albums séduisants.
Non, si j'ajoute mon avis, c'est pour bénir l'album le plus drôle de la série, celui que j'ai relu une bonne centaine de fois et devant lequel je ne peux m'empêcher de rire : "Panade a Champignac".
Tout est drolissime et merveilleusement bien exploité : Le Zorglhomme nostalgique, l'interrogatoire de Zorglub au commissariat, les réflexions de Fantasio...
Une fois arrivé à la moitié de l'album en ayant déjà mal aux abdominaux, on tombe sur "les brothers". 3 singes savants offerts par Gaston à Fantasio pour son anniversaire.
On sent bien que Franquin s'est lâché sur cet album. Apres les deux épisodes Zorglub (géniaux comme tous le monde le sait), il est complètement parti dans son délire, et j'adore. Il ne se passe quasi-rien, il n'y a aucun suspense mais on est toujours surpris, du grand art.
Eviv Niuqnarf
Esod mumixam
Franquin pouvait être cynique comme le prouvent les planches qu'il a exécutées pour les Idées noires. Au cours d'une phase de dépression, il a imaginé ces gags et a conçu un vrai chef-d'oeuvre d'humour noir.
Je pense que ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre de Franquin devraient découvrir cet album (plus axé adulte que le reste de son oeuvre). Son dessin y est magistral.
Certaines histoires sont d'une cruauté jubilatoire. Relisez l'histoire du bourreau guillotiné, du chasseur victime de la chasse, du château-fort assiégé...
Il y a de vraies merveilles dans cette oeuvre.
L'intrigue de la série m'a bien plu, la période d'avant-guerre française est bien restituée, avec ces grandes familles encore bien présentes et toutes imbues de leur supériorité. Les luttes de 1934 et 1936, périodes importantes de notre histoire puisqu'elles nous ont indirectement placés dans le camp des vainqueurs de la seconde guerre mondiale (que se serait-il passé si le fascisme avait réussi à prendre le pouvoir en 34, aurions-nous été les alliés d'Hitler ?) sont très bien évoquées. Et les deux histoires d'amour qui se développent en parallèle permettent de construire une intrigue intéressante.
La qualité du dessin est, ma foi, le bat qui blesse un peu. Elle est assez inégale, rendant difficile l'identification des personnages (c'est à ce point) surtout dans le quatrième tome.
Et le scénario est vraiment manichéen, ce qui nous donne une fin inattendue et pas forcément souhaitée.
PS : Merci aux conseils nombreux précédant la rubrique (NDW : les règles de postages). C'est vrai que la BD, art mineur de la littérature, peut gagner énormément avec des chroniques bien écrites.
Une des premières grandes séries d'heroïc fantasy de la bd franco-belge. Letendre et Loisel ont peut-être été les pionniers de cette mode actuelle. Cette série est vraiment très bien et se lit toujours avec un grand plaisir. De plus, le premier cycle de 4 albums est remarquable car il propose une vraie fin et ne sombre pas dans des quêtes interminables en 15 épisodes (c'est parfois la dérive que certaines séries de HF actuelles connaissent). Je ne mets pas 5 étoiles, car le deuxième cycle qui est, en fait, une préquel ne m'a vraiment pas convaincu. Peut-être que la magie n'opère plus ?
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Adèle Blanc-Sec
Moi qui prenait cette bd pour une aventure classique (je n'avais pas vu le nom de l'auteur), j'ai été vraiment agréablement surpris, si bien que je n'ai pas pu décoller mon nez de ces bds avant d'avoir fini de les lire toutes. En premier, hommage au dessin de Tardi, qui est magnifique, bien détaillé, et sympa en plus de ça. Le lettrage est bizarre aussi, mais c'est comme ça avec Tardi, il faut s'habituer... Le scénario est génial et délirant, les méchants m'ont fait bien marrer: ces petits sacripants, croyant qu'Adèle était à bord du Titanic, l'ont coulé à l'aide d'un faux iceberg armé de canons sous-marins! Les dialogues sont vraiment marrants, et les petites notes que l'auteur ajoute sont absolument géniales... Authentique (tome 3, page 17, case 9) : "Silencieusement, il rentre dans la chambre à coucher de notre héroïne, puis il décharge en direction du lit où elle repose son revolver d'ordonnance calibre 8 mm à percussion centrale, canon rayé, barillet mobile à double cran d'arrêt démontable à le main". Arf arf arf!!! Et que dire des personnages... à commencer par leur nom ridicule (Blanc-Sec, Flageolet, Dieuleveult, etc...), ils sont vraiment cultes. Mon préféré: Thomas Rove (personnage très secondaire qu'on ne voit que dans un tome), le tueur névrosé qui tire sur tous les chats qui passent (ce qui causera sa perte!). Bon, en un mot, génial, et pour moi le meilleur Tardi!
La Fiancée du Queyras (Le Bal des Chimères)
"Le bal des chimères", c'est d'abord un dessin, un dessin magnifique en couleurs directes de Fabien Lacaf. C'est aussi, une histoire d'amour contrariée, une histoire sur fond de vie militaire où jalousie et orgueil font mauvais ménage. "Le bal des chimères", c'est surtout la vie de garnison d'avant 1914, au fin fond des Hautes Alpes, sous un climat froid où les passions pour Anaïs s'avèrent toujours tragiques. Par rapport au premier volume (que j'avais beaucoup aimé), l'apparition, dans le second opus (qui clôt l'aventure) du Colonel Laroque, personnage haut en couleur digne des Lyautet, Pétain (celui d'avant 40), et Gamellin, fait basculer l'histoire vers une enquête policière qu'augurait la dernière page du premier volume. Il ne va pas sans dire que les relations entre Anaïs et ce vieux colonel me font songer au formidable film de Tavernier "la vie et rien d'autre" avec Phillippe Noiret et Sabine Azema . Quelques maladresses de mise en page à signaler tout de même, -d'ailleurs on en retrouve dans les 2 opus-, comme aux pages 4 et 5, qui ne forment en réalité qu'une seule et unique planche. Un superbe diptyque qu'il ne faut pas rater.
Philémon
Une très belle série empreinte d'une réelle poésie. Fred se joue des planches avec une certaine désinvolture. Il les déconstruit, les arrange à sa convenance. Le thème est original : l'exploration des lettres de l'océan Atlantique. Cela ne fait que confirmer la réelle impression de joie que l'on a en lisant cette BD. Les personnages Philémon, Monsieur Barthélemy sont très chaleureux. Ils croisent sans arrêt au cours de leurs pérégrinations des personnes ou des objets qui sont très étranges. Aujourd'hui un peu oubliée par la jeune génération, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre. Il faut se replonger dans cet univers si particulier, plein de magie, de portes qui s'ouvrent sur des îles imaginaires. Je ne mets pas cinq étoiles car je ne suis pas un grand fan du dessin et surtout des couleurs. Je conseille cependant vivement l'achat de toute la série.
Les Démons d'Alexia
J'ai dans les mains le troisième tome des Démons d'Alexia. Les critiques précédentes ne portaient que sur le premier tome (sauf une) et restaient un peu sur leurs réserves. Maintenant que l'histoire s'est développée, je peux franchement dire que c'est une grande série ! Le dessin est nickel, du Dupuis propre et clair, au trait nerveux (en effet ça fait penser à du Mic Mac Adam). Le point fort, c'est le scenario ! Intrigué au premier tome, gravement accroché au second tome, définitivement perdu au troisième. C'est pour moi une BD culte, et j'achèterai les suivants sans réfléchir. L'intrigue est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait et elle est distillée avec maestria ! N'hésitez pas !
Kochka
J'ai plutôt bien aimé ces deux albums. Le dessin de Duhamel est très dynamique. La période de la guerre de sécession est aussi quelque chose que j'apprécie. On peut dire que cette série est bien meilleure que les derniers Tuniques bleues qui couvre la même période. Le seul défaut vient peut-être de la profusion de personnages qui rend l'histoire difficile à suivre. Dans l'ensemble, je conseille l'achat de ce diptyque.
Le Scorpion
"Le Scorpion", le destin a posé sa marque… Desberg nous raconte une formidable aventure de cape et d’épées avec une pointe d’ésotérisme et de complot politico-religieux. Au 18ème siècle, quand l’église et le Vatican sombre dans la cupidité, le crime et la luxure, un héros romanesque fait face: le Scorpion. Il est fort, intelligent, beau, et tombeur, à l’image d’un Jean Marais de la grande époque. La bohémienne est rusée, espiègle, sauvage et ravissante. Le cardinale est sans pitié et diabolique. Tout ça est très caricatural, mais pour moi, c’est exploité dans le bon sens et ça sert parfaitement le scénario. Oui, cette histoire et ces personnages n’ont rien d’innovent mais c’est fabuleusement plaisant à lire, les albums s’enchaînent les uns derrière les autres, je me suis fait les 6 tomes parus en un week-end sans voir l’horloge tournée. C’est du très très bon divertissement, avec des rebondissements habilement placés, qui n’ont pas manqué d’alimenter mon intérêt pour la série. Les dessins et les couleurs de Marini sont tout bonnement magnifiques. Chaque case est un tableau de maître. J’aime beaucoup ce style qui consiste à mettre en évidence le premier plan de façon classique (encrage et couleur) tandis que le fond, lui ressemble plus à une peinture (couleur directe). Les personnages sont très réussis, les décors et les paysages sont sublimes. L’auteur a une parfaite maîtrise des mouvements. Les couleurs sont parfaites, ce rouge et ce bleu si caractéristique, du grand art...
Spirou et Fantasio
Culte, évidemment. J'ajoute mon avis ici, non pas pour dire comme tous le monde (ou presque) que la période Franquin est grandiose, que Fournier surnage, que Nic et Cauvin n'ont jamais fait surface et que Tome et Janry ont fait des albums séduisants. Non, si j'ajoute mon avis, c'est pour bénir l'album le plus drôle de la série, celui que j'ai relu une bonne centaine de fois et devant lequel je ne peux m'empêcher de rire : "Panade a Champignac". Tout est drolissime et merveilleusement bien exploité : Le Zorglhomme nostalgique, l'interrogatoire de Zorglub au commissariat, les réflexions de Fantasio... Une fois arrivé à la moitié de l'album en ayant déjà mal aux abdominaux, on tombe sur "les brothers". 3 singes savants offerts par Gaston à Fantasio pour son anniversaire. On sent bien que Franquin s'est lâché sur cet album. Apres les deux épisodes Zorglub (géniaux comme tous le monde le sait), il est complètement parti dans son délire, et j'adore. Il ne se passe quasi-rien, il n'y a aucun suspense mais on est toujours surpris, du grand art. Eviv Niuqnarf Esod mumixam
Idées Noires
Franquin pouvait être cynique comme le prouvent les planches qu'il a exécutées pour les Idées noires. Au cours d'une phase de dépression, il a imaginé ces gags et a conçu un vrai chef-d'oeuvre d'humour noir. Je pense que ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre de Franquin devraient découvrir cet album (plus axé adulte que le reste de son oeuvre). Son dessin y est magistral. Certaines histoires sont d'une cruauté jubilatoire. Relisez l'histoire du bourreau guillotiné, du chasseur victime de la chasse, du château-fort assiégé... Il y a de vraies merveilles dans cette oeuvre.
Les Morin-Lourdel
L'intrigue de la série m'a bien plu, la période d'avant-guerre française est bien restituée, avec ces grandes familles encore bien présentes et toutes imbues de leur supériorité. Les luttes de 1934 et 1936, périodes importantes de notre histoire puisqu'elles nous ont indirectement placés dans le camp des vainqueurs de la seconde guerre mondiale (que se serait-il passé si le fascisme avait réussi à prendre le pouvoir en 34, aurions-nous été les alliés d'Hitler ?) sont très bien évoquées. Et les deux histoires d'amour qui se développent en parallèle permettent de construire une intrigue intéressante. La qualité du dessin est, ma foi, le bat qui blesse un peu. Elle est assez inégale, rendant difficile l'identification des personnages (c'est à ce point) surtout dans le quatrième tome. Et le scénario est vraiment manichéen, ce qui nous donne une fin inattendue et pas forcément souhaitée. PS : Merci aux conseils nombreux précédant la rubrique (NDW : les règles de postages). C'est vrai que la BD, art mineur de la littérature, peut gagner énormément avec des chroniques bien écrites.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Une des premières grandes séries d'heroïc fantasy de la bd franco-belge. Letendre et Loisel ont peut-être été les pionniers de cette mode actuelle. Cette série est vraiment très bien et se lit toujours avec un grand plaisir. De plus, le premier cycle de 4 albums est remarquable car il propose une vraie fin et ne sombre pas dans des quêtes interminables en 15 épisodes (c'est parfois la dérive que certaines séries de HF actuelles connaissent). Je ne mets pas 5 étoiles, car le deuxième cycle qui est, en fait, une préquel ne m'a vraiment pas convaincu. Peut-être que la magie n'opère plus ?