Un super polar admirablement mis en images et en couleur ! Tout m'a plu dans cette série, les personnages, le dessin, le scénario, .... le problème dans ces cas là c'est que, quand on referme le dernier tome, on en veut encore et on est limite déçu que ce soit déjà fini.
J'ai vraiment beaucoup aimé le dessin, le style est celui que j'apprécie, moderne avec des traits précis et les couleurs sont parfaitement choisies. Pour ne rien gâcher, les cadrages sont excellents avec notamment des scènes en vue de dessus que j'ai trouvées bien originales et très réussies. Du coup ça me donne très envie de lire d'autres BD dessinées par Komorowski, mais je n'en ai pas trouvé.....
Dans Ocean City, Chauvel nous raconte quelques jours de la vie de Louis Facciano, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il va de problèmes en emmerdes. Plus il essaye d'arranger les choses, plus ça va s'empirer. En parallèle, Norman, un culturiste et videur à ses heures, et son frère vont se lancer dans un petit braquage. Bien évidemment, les 2 histoires vont se rejoindre. Souvent dans ces cas là, c'est couru d'avance, là j'ai trouvé qu'au contraire c'était très bien ficelé.
Dans l'ensemble, je dirais même que c'est toute la BD qui est très bien ficelée, on ne s'ennuie jamais, les rebondissements sont nombreux, mais toujours bien amenés et "réalistes", c'est jamais abracadabrant. Seule la fin est moins originale, mais on ne peut pas demander à chaque polar de se finir à la Usual suspects, ce serait trop beau. J'ai passé un super moment avec cette BD, et je ne peux que la recommander à tout le monde.
Superbe série qui nous plonge dans un univers complexe et original. Le dessin n'a d'égal que le scénario : unique, esthétique et riche. J'attends avec impatience le dernier tome. Chaque tome demande de la patience et ne se lit pas en 10 minutes, loin de là. Nicolas Fructus m'impressionne par sa première oeuvre. J'espère qu'il ne s'arrêtera pas à cette série, tant son imagination semble prolifique, sans oublier son coup de crayon d'une efficacité redoutable. Un grand merci Mr Fructus, je suivrai de près votre production.
Voilà, j'ai cassé ma tirelire... 120 euros l'album tout de même ! Mais voilà un achat que je ne regrette pas une seconde ! Je crois même que j’aurais bien pu le payer plus cher.
Le trombone illustré, c’est que du bonheur en concentré... Un esprit frondeur, malicieux, parfois carrément iconoclaste. Le trombone illustré, c’est non seulement de l’excellente bédé (les débuts des Idées Noires, mais aussi de Germain et Nous, et des noms aussi prestigieux que Bretécher, Comès, F’murr, Gotlib, Macherot ou Tardi, pour n’en citer que quelques-uns, et plein de choses jamais rééditées, bien sûr), mais ce sont également des nouvelles courtes passionnantes, des textes plus engagés, des jeux bien délirants, bref tout ça quoi... le tout dans un esprit bon enfant des plus réjouissants.
Et puis, rien que pour les titres de Franquin, cela vaut déjà la peine (Pour rappel, le titre de chaque numéro était dessiné par Franquin, chaque fois différemment, en incluant toute une série de personnages qui évoluent au fil des numéros... une histoire en soi !)
Si un jour vous croisez cet album, n’hésitez pas trop, même si c’est un peu cher (à 120 euros, ça ne fait que jamais 4 euros le numéro).
[À noter : il existe un album récent qui, lui, ne contient que les titres de chaque numéro, dessinés par Franquin... c’est intéressant, certes, mais si vous pouvez trouver le recueil complet, c’est évidemment dix mille fois mieux. Par ailleurs, ces mêmes titres sont tous disponibles dans l’intégrale Rombaldi de l’oeuvre de Franquin ; dans le dernier volume, celui consacré aux Idées Noires.]
Je viens de lire Wimbledon Green, et je suis véritablement tombé sous le charme...
C'est d'abord un magnifique objet d'édition. Un livre à toucher, regarder, exposer, contempler, et même à lire, tiens !
Mais ce soin apporté au design n'est pas anodin puisqu'il nous introduit à l'histoire qui y est raconté, qui tourne autour du monde des collectionneurs de comics. Un véritable bijou (or et jade) d'adéquation de la forme au fond.
La forme est aussi présente dans le recours quasi-immuable à un gaufrier parfaitement carré 4x4 et le travail sous contrainte qu'il impose. Les seules digressions que s'autorise l'auteur, Seth, sont, elles, on ne peut plus pertinentes et judicieuses.
Mais c'est également une narration hors pair qui procure le plaisir de lecture réel qu'on a de cet ouvrage. A travers une espèce de documentaire-aventure sur "le plus grand collectionneur de comics du monde", Seth nous fait vivre une histoire palpitante mélangeant allègrement les points de vue, les allers-retours temporels, les parts d'ombre et de lumière d'un scénario rondement mené.
Le fait que cela parle de collections de comics n'est peut-être pas le plus important sujet, mais, comme dans De mal en pis d'Alex Robinson, les références qu'on peut y trouver apportent un vrai plus pour celui (comme moi) qui s'intéresse aux principes de la culture comics. A peine peut-on émettre du coup un petit regret sur les imperfections obligées de la traduction (parler d'"age d'or", d'"age d'argent" au lieu de "golden-silver age" pour amener un jeu de mot ; ou les difficultés de traduc' de références aux classifications d'état très élaborées outre-atlantique : "very fine", "near mint",...).
Tout est captivant, certains passages sont même très forts et touchants (comme la mort de Wilbur R. Webb).
Pas du tout, du tout, du tout dispensable ( ;) hervé...).
Je ne connaissais que "Pi" du cinéaste Aronofsky, j'ai pas vu "Requiem for a dream". Sans me vanter, j'avais pas compris grand chose. Mais je m'étais laissé happé par l'ambiance.
Là, The fountain est tout de même un peu plus compréhensible : un conquistador part à la recherche de la source de vie éternelle chez les Mayas. Mille ans plus tard, on le voit dans l'espace on sait pas trop où (là, c'est pas la partie la plus claire de l'album). Enfin, à notre époque, un chercheur (le même personnage, on ne sait pas trop au début comment) essaye de sauver sa femme malade.
Si ce "pitch" fait un peu bordélique, la lecture de cet album amène une poésie et des moments d'émotion assez réussis, aussi (surtout ?) grâce aux dessins de Kent Williams.
A classer dans la famille de Dave McKean ou, plus éloigné, de Bill Sienkiewicz, Williams alterne des cases à la limite de l'hyperréalisme et d'autres beaucoup plus brutes, dessin juste au crayon et corps déformés, pas très loin d'Egon Schiele. Par dessus, des couleurs dont la palette surprend par sa justesse rare et l'alternance des grands à-plats avec des modèles plus travaillés.
Bref, un beau voyage, pour peu qu'on se laisse porter.
Info accessoire : la réalisation de la BD a permis de relancer en parallèle la réalisation de film qu'était le scénario d'origine. Il sort en France en Novembre, avec Hugh Jackman (Wolverine) dans le rôle principal.
Pour voir le trailer, c'est ici.
Après Norbert l'imaginaire, Vadot et Guéret continuent de mêler la vie de Monsieur Tout-le-monde et le fantastique. Ils se situent là entre la chronique et le conte.
L'idée : un vieil homme, 80 ans, vient d'apprendre qu'il ne marchera plus. Tous les jours, la jeune et belle Juliette vient lui rendre visite. Et ça lui fait du bien. Tellement de bien qu'il commence à rajeunir, d'un an tous les jours. Il remarche, voit plus clair, ...
Impossible cependant de parler du "véritable" thème de l'album (en tout cas celui qui le dirige) sans faire de "spoiler". Je dirais juste que, à l'instar de Norbert, on retrouve un récit humain, qui parle forcément à tous, avec cette même petite musique et ses personnages crédibles.
Graphiquement, Vadot laisse maintenant directement ses crayonnés et met les couleurs par dessus. C'est souvent très beau et bien mis en scène. Un petit bémol cependant sur certaines cases, notamment avec Juliette, qui semblent un peu "bancales".
Etrange comme un album peut vous interpeller...
Etrange comme on peut tourner autour, le prendre en main, le déposer, sans vraiment se décider à l'acheter...
Etrange comme je n'ai pas suivi mon instinct dès le départ (peut-être est-ce dû au fait que ce soit un tome 1 paru chez Soleil)...
Finalement, après lecture des critiques précédentes, je me suis décidé à l'acheter. Et je ne le regrette pas !
Les dessins (à la cartoon) sont vraiment très agréables et à part une ou deux postures bizarres, je les trouve fameux.
Le scénar, quant à lui, est classique sans vraiment l'être (enquête policière sur fond d'ésotérisme, mais pour une fois, ça se passe au Vatican). Un gros plus pour le héros désabusé par la religion et qui lâche de bonnes répliques assez régulièrement (ah, le pénis et les lesbiennes, il fallait y penser)
Les couleurs sont bien choisies et sont en accord total avec l'ambiance du moment : tantôt sombres, tantôt vacancières... Vraiment, j'ai été agréablement surpris par l'ambiance qu'elles rendent.
Et enfin, au niveau des différents plans, c'est un vrai délice : on a des scènes vues du dessus, de face, de loin,... bref, de partout. Ca fait vraiment longtemps (si pas jamais) que j'avais vu ça...
Etrange que vous ne l'ayez pas encore achetée...
Ah, que c'est léger, frais et détendu ! Des histoires rocambolesques, un détective déjanté qui a toujours de bons mots à sortir, une citation, une référence hautement culturelle pour appuyer ses pensées et présenter son point de vue sous un alibi culturel.
Et un dessin fidèle, sans chichis mais efficace.
Bref, un coup de coeur pour des BD qui détendent.
Fini le zapping télé de la série Les Zappeurs, voici que commence la nouvelle série sur les technologies de notre époque avec « Zapping génération ». La télévision a laissé place aux téléphones portables, aux robots domestiques, au blouson capteur d’énergie solaire, au chien-robot savant, à l’hélicoptère microscopique…
On retrouve toujours les mêmes protagonistes avec Juju, la sœur, le papy et les parents. Toute la famille est présente et n’a toujours pas changé. Ils sont toujours autant accros à la technologie, mais c’est bien entendu Juju qui arrive à battre tous les records.
Les auteurs Ernst (Clin d'oeil dans la revue Tintin, c’est lui) et Janssens (national zéro) ont réussi le pari de faire du neuf sans presque rien changer.
Il n’y a pas que la télé dans la vie, mais il reste le zapping. C’est drôle, on arrive facilement à s’identifier dans certains gags. Pour tous ceux qui veulent s’amuser et apprendre à connaître de quoi est faite la société moderne.
Qui a plus de 30 ans se souvient de la série téléfilm « les brigades du tigre » qui représentait les premiers policiers mobiles. Cette série en noir et blanc d’une France du début du siècle dernier fit un carton. Il est donc normal et logique que plusieurs décennies après, le cinéma veut s’emparer de la mémoire des aventures du commissaire Faivre et du non moins célèbre ennemi public numéro 1, jules Bonnot.
L’album édité chez Glénat n’est en fait que le prologue du film.
Mais quel prologue, il ne s’agit rien de moins que de la première rencontre de Faivre et de Bonnot. Nous apprenons comment et pourquoi Bonnot monta sur Paris, et comment il se fait que Faivre se mit à sa recherche. Tout cela sous le regard et le double jeu de certains policiers qui ont tout intérêt que la division de la brigade mobile perde de sa crédibilité.
C’est beau, très beau, les dessins et les couleurs reflètent un aspect réaliste étonnant. La recherche de documents sur l’époque, sur les costumes, et l’ambiance des rues, est à tout point respectée.
C’est une BD qu’il faut lire avant ou après avoir vu le film. A ne pas manquer.
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Ocean City
Un super polar admirablement mis en images et en couleur ! Tout m'a plu dans cette série, les personnages, le dessin, le scénario, .... le problème dans ces cas là c'est que, quand on referme le dernier tome, on en veut encore et on est limite déçu que ce soit déjà fini. J'ai vraiment beaucoup aimé le dessin, le style est celui que j'apprécie, moderne avec des traits précis et les couleurs sont parfaitement choisies. Pour ne rien gâcher, les cadrages sont excellents avec notamment des scènes en vue de dessus que j'ai trouvées bien originales et très réussies. Du coup ça me donne très envie de lire d'autres BD dessinées par Komorowski, mais je n'en ai pas trouvé..... Dans Ocean City, Chauvel nous raconte quelques jours de la vie de Louis Facciano, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il va de problèmes en emmerdes. Plus il essaye d'arranger les choses, plus ça va s'empirer. En parallèle, Norman, un culturiste et videur à ses heures, et son frère vont se lancer dans un petit braquage. Bien évidemment, les 2 histoires vont se rejoindre. Souvent dans ces cas là, c'est couru d'avance, là j'ai trouvé qu'au contraire c'était très bien ficelé. Dans l'ensemble, je dirais même que c'est toute la BD qui est très bien ficelée, on ne s'ennuie jamais, les rebondissements sont nombreux, mais toujours bien amenés et "réalistes", c'est jamais abracadabrant. Seule la fin est moins originale, mais on ne peut pas demander à chaque polar de se finir à la Usual suspects, ce serait trop beau. J'ai passé un super moment avec cette BD, et je ne peux que la recommander à tout le monde.
Thorinth
Superbe série qui nous plonge dans un univers complexe et original. Le dessin n'a d'égal que le scénario : unique, esthétique et riche. J'attends avec impatience le dernier tome. Chaque tome demande de la patience et ne se lit pas en 10 minutes, loin de là. Nicolas Fructus m'impressionne par sa première oeuvre. J'espère qu'il ne s'arrêtera pas à cette série, tant son imagination semble prolifique, sans oublier son coup de crayon d'une efficacité redoutable. Un grand merci Mr Fructus, je suivrai de près votre production.
Le Trombone Illustré
Voilà, j'ai cassé ma tirelire... 120 euros l'album tout de même ! Mais voilà un achat que je ne regrette pas une seconde ! Je crois même que j’aurais bien pu le payer plus cher. Le trombone illustré, c’est que du bonheur en concentré... Un esprit frondeur, malicieux, parfois carrément iconoclaste. Le trombone illustré, c’est non seulement de l’excellente bédé (les débuts des Idées Noires, mais aussi de Germain et Nous, et des noms aussi prestigieux que Bretécher, Comès, F’murr, Gotlib, Macherot ou Tardi, pour n’en citer que quelques-uns, et plein de choses jamais rééditées, bien sûr), mais ce sont également des nouvelles courtes passionnantes, des textes plus engagés, des jeux bien délirants, bref tout ça quoi... le tout dans un esprit bon enfant des plus réjouissants. Et puis, rien que pour les titres de Franquin, cela vaut déjà la peine (Pour rappel, le titre de chaque numéro était dessiné par Franquin, chaque fois différemment, en incluant toute une série de personnages qui évoluent au fil des numéros... une histoire en soi !) Si un jour vous croisez cet album, n’hésitez pas trop, même si c’est un peu cher (à 120 euros, ça ne fait que jamais 4 euros le numéro). [À noter : il existe un album récent qui, lui, ne contient que les titres de chaque numéro, dessinés par Franquin... c’est intéressant, certes, mais si vous pouvez trouver le recueil complet, c’est évidemment dix mille fois mieux. Par ailleurs, ces mêmes titres sont tous disponibles dans l’intégrale Rombaldi de l’oeuvre de Franquin ; dans le dernier volume, celui consacré aux Idées Noires.]
Wimbledon Green
Je viens de lire Wimbledon Green, et je suis véritablement tombé sous le charme... C'est d'abord un magnifique objet d'édition. Un livre à toucher, regarder, exposer, contempler, et même à lire, tiens ! Mais ce soin apporté au design n'est pas anodin puisqu'il nous introduit à l'histoire qui y est raconté, qui tourne autour du monde des collectionneurs de comics. Un véritable bijou (or et jade) d'adéquation de la forme au fond. La forme est aussi présente dans le recours quasi-immuable à un gaufrier parfaitement carré 4x4 et le travail sous contrainte qu'il impose. Les seules digressions que s'autorise l'auteur, Seth, sont, elles, on ne peut plus pertinentes et judicieuses. Mais c'est également une narration hors pair qui procure le plaisir de lecture réel qu'on a de cet ouvrage. A travers une espèce de documentaire-aventure sur "le plus grand collectionneur de comics du monde", Seth nous fait vivre une histoire palpitante mélangeant allègrement les points de vue, les allers-retours temporels, les parts d'ombre et de lumière d'un scénario rondement mené. Le fait que cela parle de collections de comics n'est peut-être pas le plus important sujet, mais, comme dans De mal en pis d'Alex Robinson, les références qu'on peut y trouver apportent un vrai plus pour celui (comme moi) qui s'intéresse aux principes de la culture comics. A peine peut-on émettre du coup un petit regret sur les imperfections obligées de la traduction (parler d'"age d'or", d'"age d'argent" au lieu de "golden-silver age" pour amener un jeu de mot ; ou les difficultés de traduc' de références aux classifications d'état très élaborées outre-atlantique : "very fine", "near mint",...). Tout est captivant, certains passages sont même très forts et touchants (comme la mort de Wilbur R. Webb). Pas du tout, du tout, du tout dispensable ( ;) hervé...).
The Fountain
Je ne connaissais que "Pi" du cinéaste Aronofsky, j'ai pas vu "Requiem for a dream". Sans me vanter, j'avais pas compris grand chose. Mais je m'étais laissé happé par l'ambiance. Là, The fountain est tout de même un peu plus compréhensible : un conquistador part à la recherche de la source de vie éternelle chez les Mayas. Mille ans plus tard, on le voit dans l'espace on sait pas trop où (là, c'est pas la partie la plus claire de l'album). Enfin, à notre époque, un chercheur (le même personnage, on ne sait pas trop au début comment) essaye de sauver sa femme malade. Si ce "pitch" fait un peu bordélique, la lecture de cet album amène une poésie et des moments d'émotion assez réussis, aussi (surtout ?) grâce aux dessins de Kent Williams. A classer dans la famille de Dave McKean ou, plus éloigné, de Bill Sienkiewicz, Williams alterne des cases à la limite de l'hyperréalisme et d'autres beaucoup plus brutes, dessin juste au crayon et corps déformés, pas très loin d'Egon Schiele. Par dessus, des couleurs dont la palette surprend par sa justesse rare et l'alternance des grands à-plats avec des modèles plus travaillés. Bref, un beau voyage, pour peu qu'on se laisse porter. Info accessoire : la réalisation de la BD a permis de relancer en parallèle la réalisation de film qu'était le scénario d'origine. Il sort en France en Novembre, avec Hugh Jackman (Wolverine) dans le rôle principal. Pour voir le trailer, c'est ici.
80 jours
Après Norbert l'imaginaire, Vadot et Guéret continuent de mêler la vie de Monsieur Tout-le-monde et le fantastique. Ils se situent là entre la chronique et le conte. L'idée : un vieil homme, 80 ans, vient d'apprendre qu'il ne marchera plus. Tous les jours, la jeune et belle Juliette vient lui rendre visite. Et ça lui fait du bien. Tellement de bien qu'il commence à rajeunir, d'un an tous les jours. Il remarche, voit plus clair, ... Impossible cependant de parler du "véritable" thème de l'album (en tout cas celui qui le dirige) sans faire de "spoiler". Je dirais juste que, à l'instar de Norbert, on retrouve un récit humain, qui parle forcément à tous, avec cette même petite musique et ses personnages crédibles. Graphiquement, Vadot laisse maintenant directement ses crayonnés et met les couleurs par dessus. C'est souvent très beau et bien mis en scène. Un petit bémol cependant sur certaines cases, notamment avec Juliette, qui semblent un peu "bancales".
Révélations
Etrange comme un album peut vous interpeller... Etrange comme on peut tourner autour, le prendre en main, le déposer, sans vraiment se décider à l'acheter... Etrange comme je n'ai pas suivi mon instinct dès le départ (peut-être est-ce dû au fait que ce soit un tome 1 paru chez Soleil)... Finalement, après lecture des critiques précédentes, je me suis décidé à l'acheter. Et je ne le regrette pas ! Les dessins (à la cartoon) sont vraiment très agréables et à part une ou deux postures bizarres, je les trouve fameux. Le scénar, quant à lui, est classique sans vraiment l'être (enquête policière sur fond d'ésotérisme, mais pour une fois, ça se passe au Vatican). Un gros plus pour le héros désabusé par la religion et qui lâche de bonnes répliques assez régulièrement (ah, le pénis et les lesbiennes, il fallait y penser) Les couleurs sont bien choisies et sont en accord total avec l'ambiance du moment : tantôt sombres, tantôt vacancières... Vraiment, j'ai été agréablement surpris par l'ambiance qu'elles rendent. Et enfin, au niveau des différents plans, c'est un vrai délice : on a des scènes vues du dessus, de face, de loin,... bref, de partout. Ca fait vraiment longtemps (si pas jamais) que j'avais vu ça... Etrange que vous ne l'ayez pas encore achetée...
Le Choucas
Ah, que c'est léger, frais et détendu ! Des histoires rocambolesques, un détective déjanté qui a toujours de bons mots à sortir, une citation, une référence hautement culturelle pour appuyer ses pensées et présenter son point de vue sous un alibi culturel. Et un dessin fidèle, sans chichis mais efficace. Bref, un coup de coeur pour des BD qui détendent.
Zapping Generation
Fini le zapping télé de la série Les Zappeurs, voici que commence la nouvelle série sur les technologies de notre époque avec « Zapping génération ». La télévision a laissé place aux téléphones portables, aux robots domestiques, au blouson capteur d’énergie solaire, au chien-robot savant, à l’hélicoptère microscopique… On retrouve toujours les mêmes protagonistes avec Juju, la sœur, le papy et les parents. Toute la famille est présente et n’a toujours pas changé. Ils sont toujours autant accros à la technologie, mais c’est bien entendu Juju qui arrive à battre tous les records. Les auteurs Ernst (Clin d'oeil dans la revue Tintin, c’est lui) et Janssens (national zéro) ont réussi le pari de faire du neuf sans presque rien changer. Il n’y a pas que la télé dans la vie, mais il reste le zapping. C’est drôle, on arrive facilement à s’identifier dans certains gags. Pour tous ceux qui veulent s’amuser et apprendre à connaître de quoi est faite la société moderne.
Une Aventure des Brigades du Tigre
Qui a plus de 30 ans se souvient de la série téléfilm « les brigades du tigre » qui représentait les premiers policiers mobiles. Cette série en noir et blanc d’une France du début du siècle dernier fit un carton. Il est donc normal et logique que plusieurs décennies après, le cinéma veut s’emparer de la mémoire des aventures du commissaire Faivre et du non moins célèbre ennemi public numéro 1, jules Bonnot. L’album édité chez Glénat n’est en fait que le prologue du film. Mais quel prologue, il ne s’agit rien de moins que de la première rencontre de Faivre et de Bonnot. Nous apprenons comment et pourquoi Bonnot monta sur Paris, et comment il se fait que Faivre se mit à sa recherche. Tout cela sous le regard et le double jeu de certains policiers qui ont tout intérêt que la division de la brigade mobile perde de sa crédibilité. C’est beau, très beau, les dessins et les couleurs reflètent un aspect réaliste étonnant. La recherche de documents sur l’époque, sur les costumes, et l’ambiance des rues, est à tout point respectée. C’est une BD qu’il faut lire avant ou après avoir vu le film. A ne pas manquer.