J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre.
Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là.
Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté.
Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence).
Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens).
Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys)
Cet album formidable est un hymne à la vie.
Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir.
Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album.
A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot...
Donc foncez et vive les Nains... ^^
Note approximative : 3.5/5
On reconnait dans cette BD le dessin de Bonhomme, ce même dessin qui avec de très bonnes couleurs formera les superbes pages de la série Messire Guillaume. Ici, le trait du dessin est le même, il est donc bon. Mais les décors sont un peu trop épurés cependant, et surtout les couleurs sont quand même vraiment space. Dommage. Cela dit, cela reste assez joli, avec de belles compositions et des planches très fluide à la lecture.
C'est d'ailleurs heureux puisque les personnages ne parlent pas autrement que par grognements et cris. Mais le dessin et la narration suffisent à rendre le tout très compréhensible malgré tout.
Le récit nous montre les péripéties d'un homme préhistorique rejeté par son clan. Il raconte avec réalisme mais aussi avec une certaine dose d'humour, souvent de l'humour noir voire cruel d'ailleurs, les malheurs de ce héros fruste mais costaud. La vie était vraiment dure à cette époque et j'avoue y avoir été bien plongé au long de la lecture de cette BD. On s'y croirait.
L'album se lit un peu vite pour son prix élevé mais ce fut pour moi une lecture agréable et assez exotique.
Depuis le temps que je devais le faire, je viens d'acquérir l'intégrale de la trilogie qui a été publiée chez Casterman.
Pour moi, Enki Bilal fait partie de ces auteurs qui font que la Bd puisse être considérée comme un art à part entière, au même titre que la photo, le cinéma ou la musique. D'ailleurs le dernier volume de cette trilogie, Froid Equateur, a reçu le titre de meilleur livre dans le magazine LIRE (qui est dirigé par Bernard Pivot).
Techniquement, les trois volumes sont extrêmement aboutis, le trait est maîtrisé et le jeu des ambiances est intéressant, on passe ainsi d'un Paris post-apocalyptique gris et sale, à un désert africain avec des couleurs chaudes. Les mondes décrits fourmillent de 1001 détails, qui sont un régal pour les yeux.
Pour le scénario, on retrouve un thème cher à Bilal, à savoir les jeux et les enjeux du pouvoir.
Mais voilà, je ne mets pas ici le statut de culte parce que beaucoup de choses m'échappent encore dans cette Bd pour pouvoir l'apprécier pleinement. J'ai l'impression d'être un peu noyé dans un monde d'une complexité effarante, mais je ne désespère pas d'en comprendre un jour le sens, et ce jour là ma note passera de 4 à 5.
Un dessin une fois de plus très réussi comme à son habitude, une histoire d’aventure médiévale somme toute assez classique pour le moment mais très bien maîtrisée et assez passionnante à suivre s'accélérant un peu, dans ce troisième tome qui traite du passé du héros et qui révèle certaines zones d’ombres.
En bref, une série bien agréable à suivre pour l’instant que je conseille à tous les amateurs du genre.
Une très belle série dans le style du western humaniste. Buddy Longway a une famille, il vieillit et n'est pas épargné par les malheurs de la vie.
Les paysages montagneux sont très agréables à regarder. Buddy rappelle fortement le personnage de Jeremiah Johnson film de Sydney Pollack.
On peut voir quelques clins d'oeil amusants comme le personnage de Jim Mc Clure (le buveur ami de Blueberry) croiser Buddy Longway dans l'album la vengeance.
On peut noter que le vingtième et dernier album vient de sortir.
Ne boudons pas notre plaisir, pour tout ceux qui, comme moi, ont vu le dessin animé à la TV tous les mercredi après-midi, ça fait toujours plaisir de replonger dans une part de notre enfance et de retrouver le petit Sangoku.
Pour avoir relu la série il n'y a pas longtemps, je peux dire que le manga a beaucoup moins vieilli que le série animée. Au moins, sur papier on n'a pas à se taper les gros plans interminables avec une musique nasillarde avec le doublage type "gros méchant AB productions". Les gags sont sympas, le dessin est rond et les personnages attachants. Mais je pense qu'il faut arrêter sa lecture après l'explosion de la planète Namek, parce qu'après, j'ai l'impression que la série part vraiment dans du n'importe quoi.
Cette Bd est à acheter et à conserver précieusement...
Ce sont ces rares BDs qui font que la Bd grimpe toujours plus vers des sommets de superbes... Au niveau dessin et scénario...
Cette histoire et ce dessin nous emmènent vers des sommets de l'imaginaire et nous permettent de s'évader de notre monde... Cela nous transporte directement dans le monde de Pont et Abolin... Bravo Messieurs...
Très très bon premier album. Le "buzz" qui l'entourait était très favorable, et la lecture a confirmé cette impression. "Orbital" est une excellente série en devenir. On la compare déjà à Valérian, ce qui est plutôt flatteur. En effet, Sylvain Runberg réussit à brasser, dans sa trame, de nombreux thèmes universels, tels que le respect de l'autre, la tolérance, la guerre, le ressentiment... Tout cela dans un récit de pure SF (avec plusieurs sous-genres, tels que la politique-fiction, la space fantasy ou le space opera, la hard SF...), mâtinée d'horreur. Bref, tous les ingrédients pour faire un bon récit d'anticipation. :)
Le dessin de Serge Pellé est excellent, à la limite du fabuleux, et il va falloir suivre de très très près cette série et ces deux auteurs.
Coup de tonnerre sur la BD ! Cet album est une excellente réussite. Comment se fait-ce que l'on ne découvre Gipi que maintenant ? Tout y est : la psychologie fine des personnages, entre la petite frappe qui avait juste besoin d'un chef, les copains suiveurs et lâches... L'histoire racontée par Gipi n'avait pas besoin de cadre géographique et temporel précis pour se déployer, tant il touche à l'universel... Certains comparent Gipi à Davodeau, et c'est vrai que ça y ressemble fortement. Jusque dans le dessin, à la fois dépouillé et diablement expressif...
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Les Petits Ruisseaux
J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre. Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là. Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté. Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence). Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens). Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys) Cet album formidable est un hymne à la vie. Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir. Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album. A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Le Donjon de Naheulbeuk
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot... Donc foncez et vive les Nains... ^^
L'Âge de raison
Note approximative : 3.5/5 On reconnait dans cette BD le dessin de Bonhomme, ce même dessin qui avec de très bonnes couleurs formera les superbes pages de la série Messire Guillaume. Ici, le trait du dessin est le même, il est donc bon. Mais les décors sont un peu trop épurés cependant, et surtout les couleurs sont quand même vraiment space. Dommage. Cela dit, cela reste assez joli, avec de belles compositions et des planches très fluide à la lecture. C'est d'ailleurs heureux puisque les personnages ne parlent pas autrement que par grognements et cris. Mais le dessin et la narration suffisent à rendre le tout très compréhensible malgré tout. Le récit nous montre les péripéties d'un homme préhistorique rejeté par son clan. Il raconte avec réalisme mais aussi avec une certaine dose d'humour, souvent de l'humour noir voire cruel d'ailleurs, les malheurs de ce héros fruste mais costaud. La vie était vraiment dure à cette époque et j'avoue y avoir été bien plongé au long de la lecture de cette BD. On s'y croirait. L'album se lit un peu vite pour son prix élevé mais ce fut pour moi une lecture agréable et assez exotique.
La Trilogie Nikopol
Depuis le temps que je devais le faire, je viens d'acquérir l'intégrale de la trilogie qui a été publiée chez Casterman. Pour moi, Enki Bilal fait partie de ces auteurs qui font que la Bd puisse être considérée comme un art à part entière, au même titre que la photo, le cinéma ou la musique. D'ailleurs le dernier volume de cette trilogie, Froid Equateur, a reçu le titre de meilleur livre dans le magazine LIRE (qui est dirigé par Bernard Pivot). Techniquement, les trois volumes sont extrêmement aboutis, le trait est maîtrisé et le jeu des ambiances est intéressant, on passe ainsi d'un Paris post-apocalyptique gris et sale, à un désert africain avec des couleurs chaudes. Les mondes décrits fourmillent de 1001 détails, qui sont un régal pour les yeux. Pour le scénario, on retrouve un thème cher à Bilal, à savoir les jeux et les enjeux du pouvoir. Mais voilà, je ne mets pas ici le statut de culte parce que beaucoup de choses m'échappent encore dans cette Bd pour pouvoir l'apprécier pleinement. J'ai l'impression d'être un peu noyé dans un monde d'une complexité effarante, mais je ne désespère pas d'en comprendre un jour le sens, et ce jour là ma note passera de 4 à 5.
Légende
Un dessin une fois de plus très réussi comme à son habitude, une histoire d’aventure médiévale somme toute assez classique pour le moment mais très bien maîtrisée et assez passionnante à suivre s'accélérant un peu, dans ce troisième tome qui traite du passé du héros et qui révèle certaines zones d’ombres. En bref, une série bien agréable à suivre pour l’instant que je conseille à tous les amateurs du genre.
Buddy Longway
Une très belle série dans le style du western humaniste. Buddy Longway a une famille, il vieillit et n'est pas épargné par les malheurs de la vie. Les paysages montagneux sont très agréables à regarder. Buddy rappelle fortement le personnage de Jeremiah Johnson film de Sydney Pollack. On peut voir quelques clins d'oeil amusants comme le personnage de Jim Mc Clure (le buveur ami de Blueberry) croiser Buddy Longway dans l'album la vengeance. On peut noter que le vingtième et dernier album vient de sortir.
Dragon Ball
Ne boudons pas notre plaisir, pour tout ceux qui, comme moi, ont vu le dessin animé à la TV tous les mercredi après-midi, ça fait toujours plaisir de replonger dans une part de notre enfance et de retrouver le petit Sangoku. Pour avoir relu la série il n'y a pas longtemps, je peux dire que le manga a beaucoup moins vieilli que le série animée. Au moins, sur papier on n'a pas à se taper les gros plans interminables avec une musique nasillarde avec le doublage type "gros méchant AB productions". Les gags sont sympas, le dessin est rond et les personnages attachants. Mais je pense qu'il faut arrêter sa lecture après l'explosion de la planète Namek, parce qu'après, j'ai l'impression que la série part vraiment dans du n'importe quoi.
Où le regard ne porte pas...
Cette Bd est à acheter et à conserver précieusement... Ce sont ces rares BDs qui font que la Bd grimpe toujours plus vers des sommets de superbes... Au niveau dessin et scénario... Cette histoire et ce dessin nous emmènent vers des sommets de l'imaginaire et nous permettent de s'évader de notre monde... Cela nous transporte directement dans le monde de Pont et Abolin... Bravo Messieurs...
Orbital
Très très bon premier album. Le "buzz" qui l'entourait était très favorable, et la lecture a confirmé cette impression. "Orbital" est une excellente série en devenir. On la compare déjà à Valérian, ce qui est plutôt flatteur. En effet, Sylvain Runberg réussit à brasser, dans sa trame, de nombreux thèmes universels, tels que le respect de l'autre, la tolérance, la guerre, le ressentiment... Tout cela dans un récit de pure SF (avec plusieurs sous-genres, tels que la politique-fiction, la space fantasy ou le space opera, la hard SF...), mâtinée d'horreur. Bref, tous les ingrédients pour faire un bon récit d'anticipation. :) Le dessin de Serge Pellé est excellent, à la limite du fabuleux, et il va falloir suivre de très très près cette série et ces deux auteurs.
Notes pour une histoire de guerre
Coup de tonnerre sur la BD ! Cet album est une excellente réussite. Comment se fait-ce que l'on ne découvre Gipi que maintenant ? Tout y est : la psychologie fine des personnages, entre la petite frappe qui avait juste besoin d'un chef, les copains suiveurs et lâches... L'histoire racontée par Gipi n'avait pas besoin de cadre géographique et temporel précis pour se déployer, tant il touche à l'universel... Certains comparent Gipi à Davodeau, et c'est vrai que ça y ressemble fortement. Jusque dans le dessin, à la fois dépouillé et diablement expressif...