Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant.
Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces.
Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire.
En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire.
Gil Formosa a montré à de nombreuses reprises qu'il a un talent véritable. On oubliera pas Robur, série qu'il signe avec Lofficier.
Avec "Double Gauche", le dessinateur nous offre une nouvelle fois un dessin magistral. Un trait énergique, un dessin qui a de l'allure et des personnages qui sont très présents grâce aux mouvements que Formosa veut bien leur donner.
Corbeyran n'est pas en reste avec un scénario captivant, intriguant, effrayant parfois.
On se prend à la lecture, on est scotché et rien ne pourra venir perturber notre plongé dans ce monde aussi glauque qu'est Sinostropolis.
Un album qui inaugure une série qui sera, j'en suis persuadé, très haletante !
Oh là là ! La claque !
Je l'avoue, je ne suis pas un gros fan du style graphique de Sergio Toppi. Mais intrigué par les avis enthousiastes lus ça et là, je me suis mis à la lecture de "Sharaz-de", qui semble être un monument.
Le résultat est impressionnant.
Toppi est un spécialiste de l'aventure avec un grand A. Tout ce qui lui permet de voyager, dans l'espace et dans le temps, semble le bienvenu pour lui inspirer ses planches. Ici ce sont les "Contes des 1001 nuits" qui sont transposés, en somme le récit idéal pour un auteur de son acabit. Toppi nous propose donc un récit d'une ampleur inégalée, à la fois ambitieux et très maîtrisé, où son dessin atteint une profondeur hallucinante.
A tel point que l'on n'ose plus vraiment parler de bande dessinée, tellement l'auteur explose tous les codes, ou les plie à sa convenance...
C'est donc une adaptation magistrale d'un fleuron de la littérature mondiale, au service d'un magicien de l'art séquentiel...
J'ai trouvé le dessin affreux, les premières planches guère passionnantes, l'intrigue pas particulièrement originale, les personnages pas attachants ; j'ai trouvé comme hervé que ça ressemblait beaucoup aux Histoires de Bosnie de Joe Sacco, j'ai trouvé que la "réflexion sur la guerre et la violence" n'était pas foncièrement nouvelle, et je ne conseille pas l'achat.
Et pourtant, malgré tout ça, oui, j'ai trouvé cet album "Franchement bien", je lui mets 4 étoiles, et même si je ne pense pas que ce soit un livre indispensable à posséder, c'est une lecture vivement recommandée.
Difficile de juger si c'est un "grand" auteur, puisque c'est le 1er et l'unique bouquin de lui que j'ai lu, mais Gipi est clairement un auteur doué et habile. "Efficace", au bon sens du terme (c'est-à-dire pas au sens "Michael Bay signe une fois de plus un film d'action efficace", qui se traduit par "c'est une grosse merde, avec plein d'effets spéciaux"). Passés ma répulsion vis-à-vis du dessin et le début ennuyeux, je n'ai pas pu lâcher ce livre. Gipi s'y entend pour installer une ambiance, faire vivre des personnages, bien huiler la mécanique d'un scénario. Cette guerre du futur, située dans une région d'Europe indéfinie, dans un avenir proche mais indéterminé, et mettant aux prises des factions jamais nommées, pour des raisons à peine évoquées, a beau être 100% fictive, elle fait froid dans le dos parce qu'elle paraît terriblement plausible, probable, imminente, vraie. Ce n'est pas la guerre thermonucléaire totale ou l'invasion extraterrestre planétaire qu'on voit habituellement dans les histoires de science-fiction, c'est une guerre qui pourraît éclater chez nous l'année prochaine, c'est une guerre qu'on va peut-être vivre pour de bon vous et moi (mais non, je ne suis pas paranoïaque), ou du moins, c'est ce que Gipi arrive à nous faire croire. Prendre ainsi son lecteur aux tripes n'est pas à la portée du 1er auteur venu...
Au final, j'avoue que c'est un livre que je n'achèterai pas, mais que je relirai sans doute, que je conseillerai très certainement, et qui m'a donné envie de découvrir le reste de l'oeuvre de cet auteur.
Dans la même veine que Partie de chasse, Bilal et Christin évoquent la guerre d'Espagne, les Brigades internationales et le franquisme.
Un groupe d'anciens des Brigades reprend du service pour lutter contre leurs vieux ennemis franquistes regroupés dans les sinistres phalanges.
Peut-être plus facile d'accès que Partie de chasse, une oeuvre militante, comme on en trouve peu en bande dessinée.
Un livre à découvrir.
Belle histoire à l'ère de la préhistoire.Ca change un peu de l'heroic-fantasy.
C'est vrai que l'on attend le tome 4 qui se fait un peu attendre. Que fait Soleil.
Personnellement, j'ai rencontré Roudier et je peux vous dire qu'il aime ce qu'il fait. Quand il vous fait une dédicace, il y met du cœur, du temps, il discute et je peux vous dire que le résultat est magnifique.
Alors un conseil : achetez les 3 premiers tomes et ainsi vous contribuerez peut-être à la sortie du quatrième.
Superbe série que je pense être la meilleure de la bd moderne, avec un style, un dessin exceptionnel. Le scénario de chaque album est assez recherché malgré une petite déception pour le dernier tome "Nature humaine". J'attends tout de même le prochain avec impatience.
A offrir et à faire découvrir !!
À mon avis, cette série de Vandersteen représente un INCONTOURNABLE de la bande dessinée, notamment les premières, c'est-à-dire les huit récits édités dans le journal TINTIN [Le fantôme espagnol, La clef de bronze, Le château de Beersel, Le casque tartare,etc.] et ceux (les nombreux) chez Erasme [Le trésor de Fiskary, Le testament parlant, La dame de carreau, Les cavaliers de l'espace, Le père Moustache, etc.]jusqu'au début des années '70.
La série devient par la suite très inégale, mais certains titres concoctés par le successeur de Vandersteen, Paul Geerts, sont remarquables (J'ai longtemps été impressionné par le vibrant hommage de Geerts à Vandersteen dans Les sept pions), reprenant certaines thématiques récurrentes et s'étant très bien ré-approprié les personnages (de Lambique au professeur Barabas!). Puis vint un remplaçant: Marc Verhaegen, qui y a introduit son «style» un peu plus personnel [je songe notamment au côté surréaliste de L'artilleur d'art]. Ce dernier a toutefois été «viré» manu militari par le Studio Vandersteen l'année dernière en tentant d'écrire une histoire de Bob et Bobette ayant comme trame de fond la deuxième guerre mondiale, les camps de concentration,.... Et l'on assiste maintenant à un duo (dessinateur et scénariste) pour les nouvelles aventures de Bob et Bobette qui colleront davantage à la «politique éditoriale» du Studio... Je n'ai pas toutefois eu la chance d'en lire un, je ne peux me prononcer.
Je crois que la difficulté première du succès de Bob et Bobette parmi le lectorat francophone demeure, avant tout, ses origines flamandes (humour, thématiques et perspectives bien différents des créations de l'Hexagone!), les mauvaises traductions (qui donnaient l'impression que c'était une série de catégorie «C» que l'on consomme rapidement et qu'on dispose!) et, assurément, le manque de campagne «marketing» de l'éditeur au-delà des frontières belges. Il existe peu d'information en français sur Bob et Bobette, même sur le site Web de l'éditeur (ce qui m'apparaît carrément irrespectueux envers les lecteurs francophones!).
Je suis d'accord avec d’autres lecteurs qu'avec un total de plus de 250 titres, certaines histoires sont assez fades (comme un repas dans une chaîne de restauration rapide: ça remplit mais ça ne satisfait absolument pas!). Mais il ne faut toutefois pas porter un jugement sur l’ensemble de la série! Il faut vraiment avoir parcouru l’ensemble de la série. Je dirais que c'est le propre des séries constituées de dizaines et de dizaines de titres: certaines histoires sont merveilleuses et d’autres insipides et certaines sont neutres ou répétitives...
Il est vrai que je suis totalement biaisé lorsque je parle de cette série puisque j'en suis un amateur invétéré...
D'ailleurs, pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, venez sur le site Web que j’ai aménagé (mais il y a longtemps que je ne l'ai pas retouché. Je me propose de le faire cet été...) au http://www.geocities.com/bilodeaurobertg/
Peut-être serez-vous un peu plus indulgent...
Toutefois, je vous invite à effectuer la lecture de certains des «classiques» de cette série (ils doivent être difficiles à trouver en France puisqu'ils ne sont plus distribués. Mais, comme l'affirme le dicton, qui cherche trouve!)
Peut-être le meilleur album du duo Christin-Bilal (avec les Phalanges de l'ordre noir).
Christin décrit un monde (les pays de l'Est) en pleine déliquescence, où la bureaucratie a pris le pouvoir. Son livre est une sorte de prophétie sur la chute du communisme. L'ouvrage a été écrit en 1983, soit 6 ans avant la chute du mur de Berlin.
Le livre aborde la fin de l'Empire soviétique qui s'auto-détruit poussé par les jeux de cour entre les différents apparatchiks du régime ; le mensonge et la trahison supplantent l'amitié et les valeurs fondatrices. La perte des illusions est aussi le lot commun de tous les acteurs du livre, même le jeune interprète finira par les perdre. Plus personne n'est capable d'affronter son passé.
La partie de chasse entre les dignitaires du régime devient dès lors la métaphore de cette agonie du régime. Les hommes sont capables de faux prétextes pour pratiquer l'assassinat politique et ici Christin dénonce les dérives du communisme et explique les raisons de sa chute.
Le tout est sublimé par le dessin magnifique de Bilal.
Je ne suis pas un fan d'héroïc fantasy, encore moins des éditions Soleil.
J'aurais dû détester cette BD. Or, c'est le contraire qui s'est produit. Comme l'ont dit d'autres posteurs, cette série est beaucoup plus adulte que le reste de la production Soleil.
Les dessins sont magnifiques, renforcés par l'omniprésence d'une teinte jaunâtre ; je dois dire avoir rarement vu une telle qualité dans le graphisme.
L'histoire est intéressante, complexe, les enjeux au sein de la cour, les manipulations, tout y passe.
Souvent, les premiers tomes chez Soleil servent à mettre en place la situation. Ici, ce n'est pas le cas. Les informations fournies sont denses. Les personnages sont déjà bien traités.
Espérons que l'histoire tienne la distance sur la longueur (ma note pourra évoluer).
Donc je conseille fortement l'achat.
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30 jours de nuit
Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant. Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces. Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire. En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire.
Double gauche
Gil Formosa a montré à de nombreuses reprises qu'il a un talent véritable. On oubliera pas Robur, série qu'il signe avec Lofficier. Avec "Double Gauche", le dessinateur nous offre une nouvelle fois un dessin magistral. Un trait énergique, un dessin qui a de l'allure et des personnages qui sont très présents grâce aux mouvements que Formosa veut bien leur donner. Corbeyran n'est pas en reste avec un scénario captivant, intriguant, effrayant parfois. On se prend à la lecture, on est scotché et rien ne pourra venir perturber notre plongé dans ce monde aussi glauque qu'est Sinostropolis. Un album qui inaugure une série qui sera, j'en suis persuadé, très haletante !
Sharaz-De
Oh là là ! La claque ! Je l'avoue, je ne suis pas un gros fan du style graphique de Sergio Toppi. Mais intrigué par les avis enthousiastes lus ça et là, je me suis mis à la lecture de "Sharaz-de", qui semble être un monument. Le résultat est impressionnant. Toppi est un spécialiste de l'aventure avec un grand A. Tout ce qui lui permet de voyager, dans l'espace et dans le temps, semble le bienvenu pour lui inspirer ses planches. Ici ce sont les "Contes des 1001 nuits" qui sont transposés, en somme le récit idéal pour un auteur de son acabit. Toppi nous propose donc un récit d'une ampleur inégalée, à la fois ambitieux et très maîtrisé, où son dessin atteint une profondeur hallucinante. A tel point que l'on n'ose plus vraiment parler de bande dessinée, tellement l'auteur explose tous les codes, ou les plie à sa convenance... C'est donc une adaptation magistrale d'un fleuron de la littérature mondiale, au service d'un magicien de l'art séquentiel...
Notes pour une histoire de guerre
J'ai trouvé le dessin affreux, les premières planches guère passionnantes, l'intrigue pas particulièrement originale, les personnages pas attachants ; j'ai trouvé comme hervé que ça ressemblait beaucoup aux Histoires de Bosnie de Joe Sacco, j'ai trouvé que la "réflexion sur la guerre et la violence" n'était pas foncièrement nouvelle, et je ne conseille pas l'achat. Et pourtant, malgré tout ça, oui, j'ai trouvé cet album "Franchement bien", je lui mets 4 étoiles, et même si je ne pense pas que ce soit un livre indispensable à posséder, c'est une lecture vivement recommandée. Difficile de juger si c'est un "grand" auteur, puisque c'est le 1er et l'unique bouquin de lui que j'ai lu, mais Gipi est clairement un auteur doué et habile. "Efficace", au bon sens du terme (c'est-à-dire pas au sens "Michael Bay signe une fois de plus un film d'action efficace", qui se traduit par "c'est une grosse merde, avec plein d'effets spéciaux"). Passés ma répulsion vis-à-vis du dessin et le début ennuyeux, je n'ai pas pu lâcher ce livre. Gipi s'y entend pour installer une ambiance, faire vivre des personnages, bien huiler la mécanique d'un scénario. Cette guerre du futur, située dans une région d'Europe indéfinie, dans un avenir proche mais indéterminé, et mettant aux prises des factions jamais nommées, pour des raisons à peine évoquées, a beau être 100% fictive, elle fait froid dans le dos parce qu'elle paraît terriblement plausible, probable, imminente, vraie. Ce n'est pas la guerre thermonucléaire totale ou l'invasion extraterrestre planétaire qu'on voit habituellement dans les histoires de science-fiction, c'est une guerre qui pourraît éclater chez nous l'année prochaine, c'est une guerre qu'on va peut-être vivre pour de bon vous et moi (mais non, je ne suis pas paranoïaque), ou du moins, c'est ce que Gipi arrive à nous faire croire. Prendre ainsi son lecteur aux tripes n'est pas à la portée du 1er auteur venu... Au final, j'avoue que c'est un livre que je n'achèterai pas, mais que je relirai sans doute, que je conseillerai très certainement, et qui m'a donné envie de découvrir le reste de l'oeuvre de cet auteur.
Les Phalanges de l'ordre noir
Dans la même veine que Partie de chasse, Bilal et Christin évoquent la guerre d'Espagne, les Brigades internationales et le franquisme. Un groupe d'anciens des Brigades reprend du service pour lutter contre leurs vieux ennemis franquistes regroupés dans les sinistres phalanges. Peut-être plus facile d'accès que Partie de chasse, une oeuvre militante, comme on en trouve peu en bande dessinée. Un livre à découvrir.
Vo'Hounâ
Belle histoire à l'ère de la préhistoire.Ca change un peu de l'heroic-fantasy. C'est vrai que l'on attend le tome 4 qui se fait un peu attendre. Que fait Soleil. Personnellement, j'ai rencontré Roudier et je peux vous dire qu'il aime ce qu'il fait. Quand il vous fait une dédicace, il y met du cœur, du temps, il discute et je peux vous dire que le résultat est magnifique. Alors un conseil : achetez les 3 premiers tomes et ainsi vous contribuerez peut-être à la sortie du quatrième.
Sillage
Superbe série que je pense être la meilleure de la bd moderne, avec un style, un dessin exceptionnel. Le scénario de chaque album est assez recherché malgré une petite déception pour le dernier tome "Nature humaine". J'attends tout de même le prochain avec impatience. A offrir et à faire découvrir !!
Bob et Bobette
À mon avis, cette série de Vandersteen représente un INCONTOURNABLE de la bande dessinée, notamment les premières, c'est-à-dire les huit récits édités dans le journal TINTIN [Le fantôme espagnol, La clef de bronze, Le château de Beersel, Le casque tartare,etc.] et ceux (les nombreux) chez Erasme [Le trésor de Fiskary, Le testament parlant, La dame de carreau, Les cavaliers de l'espace, Le père Moustache, etc.]jusqu'au début des années '70. La série devient par la suite très inégale, mais certains titres concoctés par le successeur de Vandersteen, Paul Geerts, sont remarquables (J'ai longtemps été impressionné par le vibrant hommage de Geerts à Vandersteen dans Les sept pions), reprenant certaines thématiques récurrentes et s'étant très bien ré-approprié les personnages (de Lambique au professeur Barabas!). Puis vint un remplaçant: Marc Verhaegen, qui y a introduit son «style» un peu plus personnel [je songe notamment au côté surréaliste de L'artilleur d'art]. Ce dernier a toutefois été «viré» manu militari par le Studio Vandersteen l'année dernière en tentant d'écrire une histoire de Bob et Bobette ayant comme trame de fond la deuxième guerre mondiale, les camps de concentration,.... Et l'on assiste maintenant à un duo (dessinateur et scénariste) pour les nouvelles aventures de Bob et Bobette qui colleront davantage à la «politique éditoriale» du Studio... Je n'ai pas toutefois eu la chance d'en lire un, je ne peux me prononcer. Je crois que la difficulté première du succès de Bob et Bobette parmi le lectorat francophone demeure, avant tout, ses origines flamandes (humour, thématiques et perspectives bien différents des créations de l'Hexagone!), les mauvaises traductions (qui donnaient l'impression que c'était une série de catégorie «C» que l'on consomme rapidement et qu'on dispose!) et, assurément, le manque de campagne «marketing» de l'éditeur au-delà des frontières belges. Il existe peu d'information en français sur Bob et Bobette, même sur le site Web de l'éditeur (ce qui m'apparaît carrément irrespectueux envers les lecteurs francophones!). Je suis d'accord avec d’autres lecteurs qu'avec un total de plus de 250 titres, certaines histoires sont assez fades (comme un repas dans une chaîne de restauration rapide: ça remplit mais ça ne satisfait absolument pas!). Mais il ne faut toutefois pas porter un jugement sur l’ensemble de la série! Il faut vraiment avoir parcouru l’ensemble de la série. Je dirais que c'est le propre des séries constituées de dizaines et de dizaines de titres: certaines histoires sont merveilleuses et d’autres insipides et certaines sont neutres ou répétitives... Il est vrai que je suis totalement biaisé lorsque je parle de cette série puisque j'en suis un amateur invétéré... D'ailleurs, pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, venez sur le site Web que j’ai aménagé (mais il y a longtemps que je ne l'ai pas retouché. Je me propose de le faire cet été...) au http://www.geocities.com/bilodeaurobertg/ Peut-être serez-vous un peu plus indulgent... Toutefois, je vous invite à effectuer la lecture de certains des «classiques» de cette série (ils doivent être difficiles à trouver en France puisqu'ils ne sont plus distribués. Mais, comme l'affirme le dicton, qui cherche trouve!)
Partie de chasse
Peut-être le meilleur album du duo Christin-Bilal (avec les Phalanges de l'ordre noir). Christin décrit un monde (les pays de l'Est) en pleine déliquescence, où la bureaucratie a pris le pouvoir. Son livre est une sorte de prophétie sur la chute du communisme. L'ouvrage a été écrit en 1983, soit 6 ans avant la chute du mur de Berlin. Le livre aborde la fin de l'Empire soviétique qui s'auto-détruit poussé par les jeux de cour entre les différents apparatchiks du régime ; le mensonge et la trahison supplantent l'amitié et les valeurs fondatrices. La perte des illusions est aussi le lot commun de tous les acteurs du livre, même le jeune interprète finira par les perdre. Plus personne n'est capable d'affronter son passé. La partie de chasse entre les dignitaires du régime devient dès lors la métaphore de cette agonie du régime. Les hommes sont capables de faux prétextes pour pratiquer l'assassinat politique et ici Christin dénonce les dérives du communisme et explique les raisons de sa chute. Le tout est sublimé par le dessin magnifique de Bilal.
Servitude
Je ne suis pas un fan d'héroïc fantasy, encore moins des éditions Soleil. J'aurais dû détester cette BD. Or, c'est le contraire qui s'est produit. Comme l'ont dit d'autres posteurs, cette série est beaucoup plus adulte que le reste de la production Soleil. Les dessins sont magnifiques, renforcés par l'omniprésence d'une teinte jaunâtre ; je dois dire avoir rarement vu une telle qualité dans le graphisme. L'histoire est intéressante, complexe, les enjeux au sein de la cour, les manipulations, tout y passe. Souvent, les premiers tomes chez Soleil servent à mettre en place la situation. Ici, ce n'est pas le cas. Les informations fournies sont denses. Les personnages sont déjà bien traités. Espérons que l'histoire tienne la distance sur la longueur (ma note pourra évoluer). Donc je conseille fortement l'achat.