Les derniers avis (39857 avis)

Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux

J'avais décidé de ne pas acheter "le sommet des Dieux". Les deux livres de Frison-Roche lus dans ma jeunesse ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable et je me disais que je ne pourrais jamais lire 1500 pages de manga traitant d'alpinisme et de montagne sans m'ennuyer. Pourtant, quand ma mère m'a fait la surprise de m'offrir les 5 volumes d'un coup, j'ai bien été obligé de les lire. Bien m'en prit car j'ai été complètement enthousiasmé par le premier tome et j'ai dévoré les suivants sur la lancée, ne m'arrêtant qu'avec difficulté pour vaquer à d'autres obligations, impatient de me replonger dans la suite. Ca faisait longtemps que je n'avais plus été aussi captivé par une BD. L'histoire concerne les hommes bien plus que de la montagne. On suit un photographe qui enquête sur l'histoire d'un appareil photo ayant peut-être appartenu aux premiers hommes ayant gravi l'Everest. Il en vient à rencontrer des gens extraordinaires (et d'autres qui le sont beaucoup moins) qui bouleverseront sa vie. Des hommes animés d'une force et d'une volonté incroyables, héroïques, qui vont au bout de leurs forces pour trouver un sens à leur vie et tenir les promesses faites à soi et aux autres. Les scènes de montagne sont formidables, tellement prenantes et palpitantes qu'on en vient à frissonner et à avoir le rythme cardiaque qui s'accélère. La série est également une sorte de roman historique racontant l'épopée de l'alpinisme, ainsi qu'un thriller teinté d'un zeste de romance. Une série exceptionnelle, que je recommande chaudement (merci maman !).

27/09/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mon fiston
Mon fiston

Petit coup de coeur pour moi pour cette BD un peu hors-norme. Par son graphisme et sa narration, Olivier Schrauwen rend hommage aux anciennes BDS américaines du début du 20e siècle. Couleurs vintage, mise en page rétro, personnages soignés et figés à la manière des vieilles BD, on retrouve du Winsor McCay (Little Nemo) dans cette BD mais aussi d'autres influences vénérables. Avec de tels décors et personnages, on pourrait se croire aux Etats-Unis, mais l'auteur nous rappelle subtilement que la scène a lieu en Belgique par l'insertion de séquences rappelant les tableaux surréalistes du peintre belge Magritte. Le résultat est surprenant mais très agréable. Très touché par ce graphisme, j'avoue prendre un plaisir simple à feuilleter ces pages et observer les planches. J'aime beaucoup ! Et malgré cet aspect vieillot, la lecture est tout à fait fluide et plaisante. Oui mais l'histoire me direz-vous ? Eh bien, elle est étonnante. Imaginez un gentleman grand et viril, moustache et costume parfaits, fou amoureux de son fils, un tout petit bonhomme moche et apathique, au corps de larve et qu'on n'entend à peine quand il lui arrive de parler (je note d'ailleurs avec le sourire que cet enfant a le même visage que Jimmy Corrigan, et presque autant de personnalité). Ce poupon miniature, son père au physique de vieux beau le promène un peu partout, au zoo, au musée, l'emmène au golf, etc. Et sans cesse ce sont des manifestations d'affection enamourée du père envers le fils, de fières présentations de sa progéniture aux autres adultes, et surtout des crises d'affreuses angoisses paternelles quand la petite chose se perd et risque tous les dangers tant il est petit et amorphe. Etrange, n'est-ce pas ? Oui mais drôle, burlesque, tout étant présenté avec un humour pince-sans-rire et pourtant souvent délirant. Il se dégage également un léger malaise à voir le comportement du père et de son entourage envers cette chose enfant. Une lecture qu'on ne sait très bien comment prendre entre malaise et humour, mais qui sait toucher par son originalité et la beauté rétro de son dessin.

26/09/2006 (modifier)
Par Brotch
Note: 4/5
Couverture de la série Quarterback
Quarterback

Tome 1 Ca c'est une couverture qui accroche ! Au coeur d'une grande ville américaine, on retrouve un thriller qui mêle adroitement intrigue, meurtre, et gros sous. Tout ce qu'il y a de plus banal ? Si on veut, mais c'est sans compter sur le talent narratif de l'auteur qui pendant un premier tome exceptionnel, nous balade le ventre noué, dans cette atmosphère oppressante. Quelle efficacité dans le découpage, ce dessin incisif qui régulièrement offert sans parole (parfois pour voyager dans le passé, d'autres fois pour rendre la tension plus intense). Et cette particularité de quadriller ses premières et dernière planches avec un suivi simultané de neuf personnages qui, dès cet épisode, semblent détenir la clé de l'histoire. Vivement la suite ! Tome 2 Chouette suivi des couvertures, qui, bien qu'ayant changé de coloriste en cours, conservent l'aspect attrayant de l'aventure. Car c'est bien de cela dont il s'agit ! Après s'être fait semer dans le brouillard par nos neuf "héros", et avoir à peine entraperçu quelques pièces du puzzle, nous voilà lancés à la poursuite de membres d'une équipe de Football Américain. L'équipe opposée réunissant un inspecteur du FBI avec des principes et un journaliste qui n'a pas froid aux yeux laisse présager de l'évolution de l'enquête. Et redouté d'être plus sanglant que le premier opus, le deuxième volet de ce quaterback ne déçoit pas. Tome 3 A l'ouverture du troisième épisode, même si les données précédentes sont respectées, les dessins sont souvent trop éclairés, j'imagine que c'est la colorisation par ordinateur qui donne cette impression, ou alors c'est voulu, comme pour associer au fait que la trame historique est moins floue. On accroche encore bien à l'histoire. Apprendre plus de chose sur l'un ou l'autre des neuf est on ne peut plus intéressant. Ca finit trop vite, on a l'impression qu'il reste tant à apprendre. Trop pour le dernier tome ? Tome 4 Trop, en effet. La couverture promettait pourtant un album à la hauteur. Mais dès la première page, les dessins sont bien en dessous de ce qu'on avait connu jusqu'alors. Et l'histoire qui se révèle être quelque peu tirée par les cheveux, déçoit. A trop vouloir surprendre, on oublie des morceaux en route. Dommage, ce dernier album semble vite fait, mal fait : une dernière page, où le bonus quadrillé final achève le Hara-kiri. Mais comme c'est sur l'ensemble de la série que je donne mon avis, ce dernier bâclage est à oublier. Et l'essence de cette histoire m'ayant touché, alliant aux bons moments humour (oui, oui, il y en a !) et sentiments, je conseillerai la lecture de cette série. L'achat est quant à lui laissé au choix du lecteur qui s'il aime une série même incomplète sera ravi des 3 premiers tomes, sinon qu'il garde sa monnaie pour une sortie (inattendue) du quart-arrière de la série.

26/09/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pourquoi j'ai tué Pierre
Pourquoi j'ai tué Pierre

"Pourquoi j’ai tué Pierre" est un livre autobiographique magistral, traitant d’un sujet sensible (l’abus sexuel d’un enfant) à la première personne avec un talent rare. Une fois l’ouvrage commencé, on ne le lâche plus, fasciné et effrayé par ce qui nous est conté. J’entends déjà certains posteurs s’égosiller à dire que ce n’est pas parce qu’une bd aborde un sujet difficile que c’est pour autant un chef d’oeuvre. Certes, non… mais un livre qui me décrit avec cette minutie et cette pudeur le vécu d’un individu abusé dans son enfance, sans jamais tomber dans l’esprit revanchard ou la vengeance, sans crier un gros « Pédophile au bûcher !», quand en plus, ce livre n’est pas seulement un récit fort par son contenu mais est aussi une admirable bande dessinée, magnifiquement dessinée et découpée, parsemée de trouvailles formelles abouties, et bien moi, j’appelle ça un chef-d’oeuvre… Il serait étonnant que "Pourquoi j’ai tué Pierre" n’obtienne pas le prix du meilleur album à Angoulême. La bd de l’année (pour l’instant), et un des plus beaux albums qu'il m’ait été donné de lire. Courez l’acheter…

26/09/2006 (modifier)
Couverture de la série La Sirène des pompiers
La Sirène des pompiers

Bien d'accord avec tous : c'est frais, poétique, un peu triste, l'histoire est originale, on se laisse bercer facilement. Contrairement à certains, j'aime le dessin. Un seul défaut selon moi : la fin, que je trouve un peu bâclée...

26/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Giovani
Giovani

Haaaa!.... La très bonne série que voilà ! Pleyers s'éloigne ici de sa série Jhen et d'un certain académisme graphique proche de celui de Jacques Martin (Alix) dont il a été l'assistant. Ici, Pleyers a les mains libres. Et il nous offre une magnifique fresque qui débute au milieu du 15ème siècle. Son héros ?... Un jeune peintre italien qui quitte son pays pour tenter sa chance à la Cour de Bourgogne. Drôle de héros d'ailleurs, qui est plutôt un observateur de la vie, des faits et gestes des grands de ce temps-là qu'il va côtoyer. Involontairement, Giovani va se trouver mêlé à complots, intrigues, combats, assauts, amours, alchimie, duels qui remplissent cette série détonante. Pleyers compose ici des récits "à tiroirs" où plusieurs histoires se mélangent, se séparent, se rejoignent, prennent à nouveau d'autres directions pour encore se réunir. Pleyers mélange habilement réalité historique et création personnelle. Rois, ducs, chevaliers, clergé, envoûteurs, se rencontrent, s'allient, se déchirent dans une action continue qui nous tient en haleine. Ca virevolte, bondit, se hache, s'étripe à de nombreux moments. De superbes reconstitutions graphiques nous emmènent dans les châteaux, nous font participer aux repas fastueux... dans des pages qui sont quasi des tableaux. L'imagerie est belle, fine, rutilante, sous un trait arrivé à maturité. Pleyers m'a littéralement fait plonger dans cette époque qui préfigure la Renaissance ; une époque dans laquelle il est passé maître. Une époque qui a été la nôtre... il y a longtemps. Malheureusement, trois albums seulement sont "sortis" en dix ans. Prend-il son temps ?... Considère-t-il "Giovani" comme une sorte de "dessert" parmi ses autres séries ?... Un bémol toutefois : les couvertures de chaque album : AFFREUSES ! Si je n'avais remarqué le nom "Pleyers" sur le premier opus, je ne l'aurais même pas ouvert et encore moins acheté. Les couvertures -pourquoi ?- n'attirent absolument pas l'oeil. Et c'est grand dommage car derrière chacune d'entre-elles se trouve un véritable bijou. Allez comprendre. (à noter que le premier tome a été réédité en 1999 avec un nouveau -et attirant- "premier plat"). "Giovani" ?... Une série qui, je pense, n'est pas fort connue, mais qui mérite -grandement- d'être découverte (du moins pour ceux que cette période de l'Histoire attire). J'aime beaucoup. Vraiment beaucoup.

26/09/2006 (modifier)
Par Nawm
Note: 4/5
Couverture de la série Les Petits Ruisseaux
Les Petits Ruisseaux

C'est un peu le même sentiment que les précédents auteurs d'avis, qui m'a dégourdi l'esprit lorsque j'ai tourné la dernière page de cette magnifique BD. Un vent de fraîcheur (malgré une histoire de petits vieux ;) )... je me suis également laissé interpeller par ce sujet traité avec respect, "clairvoyance", réalisme et beaucoup beaucoup de simplicité. Et je pense que c'est ce qui fait la force de cette bd. Le style du dessin m'a posé un maigre problème lorsque je l'ai feuilleté pour la toute première fois, mais à la lecture, il est des plus agréable. Simple comme l'histoire, efficace comme le message, drôle même parfois comme les personnages. Bref, c'est le genre de bd qui ne laisse pas indifférent et effectivement, lorsqu'on tourne la dernière page, le rêve continue...

26/09/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série Daredevil - L'intégrale Frank Miller
Daredevil - L'intégrale Frank Miller

Daredevil est un personnage né sous la plume de Stan Lee au milieu des années soixante. Daredevil est un personnage fascinant, à mon avis un des plus intéressants de l'univers Marvel, si ce n'est le plus intéressant. Daredevil est un personnage ambigu, celui qui combat le crime sous un costume de diable est aussi un avocat qui lutte pour défendre des causes justes, ce qui pourrait paraître paradoxal ne l'est pas tant que ça. Murdock est aveugle, cela ne l'empêche pas de tenter de donner des yeux à la justice. Daredevil officie dans les ténèbres mais c'est pour mieux faire éclater la lumière, Daredevil ne punit pas, à l'instar de Murdock il ne se permet jamais de condamner, d'être juge et bourreau, sa foi est la justice des hommes et Daredevil tente de la défendre par tous les moyens. Héros handicapé, beaucoup moins fort et bien plus humain que beaucoup d'autres justiciers masqués, Daredevil est l'un des plus tenaces. Pour lui pas d'aventures cosmiques ou de combats titanesques avec d'autres surhommes aux fabuleux pouvoirs, loin de là, la réalité de Daredevil est la crasse des rues de New-York, il ne se bat pas pour sauver le monde mais pour les exclus et les laissés pour compte. Matt Murdock, de qui ses camarades se moquaient quand il était enfant en le surnommant "Daredevil", est un homme menant un combat sans fin, un homme à la volonté hors du commun, que les gens surnomment aujourd'hui "l'homme sans peur". Constamment sur le fil du rasoir, ce personnage souvent malmené est un héros qui doit vraiment lutter pour gagner, souvent traîné dans la boue ou battu à plate couture, Daredevil est loin de se tirer intact de ses aventures. Si Matt Murdock a une carrière plutôt brillante, c'est assez différent pour son alter-égo, une particularité qui l'éloigne encore un peu plus des autres personnages du genre. De son enfance malheureuse dans les rues de Hell's Kitchen à son accession au titre d'avocat le plus célèbre de la ville, la vie de Matt Murdock/Daredevil est un combat sans fin. Le parcours de Daredevil est jalonné de drames, parmi ses proches ils sont nombreux à avoir perdu la vie, son histoire affective est un désastre, Matt ne rencontre que l'échec en amour. Plusieurs artistes de talent ont écrit et dessiné ses aventures, hier des gens comme Gene Colan ou Bill Everett, aujourd'hui des gens comme Jeph Loeb ou Brian Michael Bendis pour ne citer qu'eux. A mes yeux celui qui a marqué Daredevil de son empreinte de la manière la plus mémorable est Frank Miller, Miller qui était un débutant à l'époque a donné un souffle neuf à ce personnage. J'aime vraiment particulièrement la période Miller des aventures de Daredevil, l'auteur ne ménage pas le personnage, l'opposant aux évènements les plus sombres, le confrontant à des ennemis plus dangereux que jamais, comme Bullseye qui est dépeint par Miller comme un vrai psychopathe. Ce n'est pas gratuit, en affrontant Bullseye Daredevil se pose des questions, sa morale est ébranlée, le seul moyen d'éliminer une telle menace que Bullseye serait de le tuer mais Daredevil se l'interdit, la situation est des plus ambiguë. L'apparition d'Elektra va renforcer cette ambiguïté, c'est un amour de jeunesse de Matt, une fille qu'il n'a jamais pu oublier. Elle est devenue une tueuse mercenaire sans pitié, formée aux arts ninjas, Daredevil l'aime éperdument mais son idéal lui interdit de vivre cet amour, il doit la combattre mais face à elle il est toujours désemparé, c'est sa némésis. Les situations délicates torturant l'esprit de Daredevil sont nombreuses, le lecteur est tenu en haleine, croyez-moi! Frank Miller ne s'arrête pas là, il ne se contente pas de prendre Daredevil pour le plonger dans des ténèbres plus profondes que celles que le héros aveugle connaît déjà. Au fil du temps il forge une personnalité forte à Daredevil, son apport au personnage sur ce point est indéniable. Daredevil y gagne en épaisseur, Miller en popularité, pour l'auteur son passage sur cette série aura été un terrain d'expérimentation aussi bénéfique pour lui que pour Daredevil. Une reconstruction moins maîtrisée et certainement moins éclatante que ce qu'il a fait quelques temps après avec Batman sur Batman - Dark Knight, mais qui laissera d'indélébiles traces dans l'histoire de Daredevil. La narration de Miller est brute, il ne s'embarrasse pas d'inutiles et interminables bulles de pensées qui polluent l'esprit des comics de l'époque, Miller se fait de plus en plus incisif et il va toujours droit au but. Sur une telle période, compte tenu du nombre d'histoires, certaines sont bien sûr moins réussies ou passionnantes que d'autres, mais dans l'ensemble ça fonctionne, la continuité est logique, Miller utilise certains personnage de second et même de troisième plan de façon récurrente, ce qui rend l'univers très vivant et crédible. Le personnage a désormais son monde, sa mythologie. Daredevil le héros de seconde zone est entré dans la cours des grands... J'ai lu ces histoires à l'époque de leurs parutions dans la revue Strange il y a environ vingt ans, j'étais loin de tout saisir, il manquait certains épisodes... quel plaisir de les retrouver en album, même aujourd'hui la force est intacte. Le fait de tout lire d'un coup montre aussi l'évolution flagrante du style graphique de Frank Miller. Son trait se fait plus angulaire au fil du temps, il utilise parfois le noir et blanc pour certaines séquences, parfois il se sert de seulement deux couleurs pour donner de l'intensité à une planche ici ou là. Son style s'affirme petit à petit. Pour cette série (et bien d'autres de Miller d'ailleurs) Klaus Janson a collaboré à la réalisation des dessins en tant qu'encreur, rôle dont on réduit souvent la portée à tort, le travail d'encrage est important, je tenais à le souligner pour rendre un hommage appuyé et mérité à la participation artistique conséquente de Janson ici. Si vous êtes fans de Daredevil, vous possédez certainement déjà cette intégrale, si vous ne le connaissez pas, laissez tomber l'idée de lire autre chose le concernant et commencez par cette série. Une oeuvre majeure. JJJ

25/09/2006 (modifier)
Par crispies
Note: 4/5
Couverture de la série La Métaphore du Papillon
La Métaphore du Papillon

Suite à la lecture des avis disponibles sur le site, je me suis décidé à acheter les trois volumes. Et croyez-moi l'achat vaut le coup ; en effet l'histoire plutôt originale démarre dès les premières planches et s'enchaîne sans temps mort jusqu'à la révélation finale (et quelle révélation...). Niveau dessin les cases sont très réussies et la mise en scène des planches suit l'intensité de l'action qui va en s'accélérant... Bref que du bon, en espérant que les ventes de ce 1er cycle permettent la mise en chantier d'un 2eme que j'attends déjà avec une grande impatience.

25/09/2006 (modifier)
Par angus
Note: 5/5
Couverture de la série Le Vent dans les Sables
Le Vent dans les Sables

Quel plaisir de retrouver dans cette nouvelle série de Plessix les personnages ô combien attachants du "Vent dans les saules". Les pérégrinations de Rat, Crapaud, Taupe... sont tout simplement merveilleuses. Dans ce nouvel album Rat le casanier fait la rencontre d'un Rat bourlingueur et avide de voyages et de sensations nouvelles. Evidemment, Crapaud est dans les parages et ne va pas pouvoir s'empêcher de faire de nouvelles bêtises. A l'heure où les BD pour enfants font débat, il est vraiment agréable de découvrir cette histoire. Ici, l'univers peut paraître un peu édulcoré, sans relief, sans vraiment de lien avec la société dans laquelle nous vivons. Mais quel grand bol d'air frais... Les aventures de ces petits animaux nous parlent d'amitié, de voyages, de nature, de quelques fondamentaux de la Vie qu'on aurait tendance à oublier un peu trop facilement. Le dessin de Plessix est une pure merveille, minutieux, extrêmement précis et rempli de petits détails. Un vrai bonheur.

25/09/2006 (modifier)