Eh bien, c'est la première fois que je passe autant de temps à regarder une BD !
Déjà, il faut que je m'arrête de temps en temps pour réfléchir et savoir où en sont les personnages (parce que pour bien comprendre tout, soit il faut le relire, soit il faut s'arrêter et y penser), et ensuite, je contemple de mes grands yeux ébahis les planches en noir et blanc qui sont littéralement phénoménales. C'est époustouflant de s'arrêter sur un dessin, de le scruter, et d'en saisir le moindre détail, la force et la détermination. Quel caractère !
Je suis tombé sur cette série complètement par hasard il y a quelques années et je l'ai vraiment adorée. Tout m'a plu, le scénario, les personnages et le contexte post-apocalyptique qui m'a rappelé l'atmosphère des parties de jeu de rôle "Aftermath" que j’ai jouées il y a plus de 10 ans.
A noter un léger essoufflement de la série dans les deux derniers tomes.
Les albums sont trop courts hélas ! A peine avons-nous plongé dans cet univers mi-médiéval, mi-fantastique que l'on est déjà ressorti avec une envie de replonger dans le rêve.
Les univers sont fantastiques mais tellement proches d'une réalité. Les personnages surprenants sont attachants même lorsqu'il s'agit de personnages cruels et vaniteux comme Kriss de Valnor.
Que dire de Thorgal à qui il arrive tout les malheurs de la Terre et qui décidément ne parviendra jamais à s'installer paisiblement avec Aaricia et ses enfants ?
Un véritable conte de fée où les ogres, les hommes et les sorcières sont implacables. Le scénario est toujours palpitant...
Une série culte...
Aaaah.... ce "bon vieux" Red Ryder...
Bien avant Jerry Spring, et par la suite Blueberry, existait ce cow-boy...
"Red Ryder" : un nom qui sonne encore aux oreilles de nombreux lecteurs...
Cette série nous vient des Etats-Unis.
Imaginée et dessinée par Fred Harman, elle va paraître sous forme d'une planche dominicale, dès le 6 Novembre 1938, dans le Newspaper Enterprise Association. A partir du 27 Mars 1939, cette planche deviendra quotidienne.
Jusqu'en 1960, Harman va animer la série. Au fil du temps, il sera assisté par Jim Gary, Edmond Good, John Wade Hampton... des illustrateurs qui ne seront pas mentionnés.
Il passe alors "la main" à Bob McLeod qui continuera la saga jusqu'au 27 Décembre 1964 (dernière publication dans le King Feature Syndicate).
Et en Europe ?...
Red débarque dans l'hebdo Spirou dès 1939. Il la poursuivra jusqu'en 1952.
Pour le détail de ses autres parutions : voir "SERIES".
J'aime beaucoup. Vraiment.
J'ai découvert Red Ryder, au début des années soixante, en relisant les vieux Spirou collectionnés par mon père. Avec Red -et Petit-Castor- je m'imaginais et rêvais des grands espaces, me plaisait à jouer au cow-boy, faisais revivre des scènes de ses histoires avec mes "petits soldats" de plastique.
Bien plus tard, j'ai eu l'occasion de "tomber" sur les éditions originales brochées de chez Dupuis... de biens bons albums qui fleurent encore l'encre d'imprimerie, aux pages épaisses du mauvais papier d'après-guerre.
Il m'arrive encore d'en relire, toujours agréablement surpris par les solides scénarios de Harman ainsi que par son graphisme nerveux et hachuré.
Red Ryder ?... Une très belle série western importée "de là-bas", qui aura grandement plu à une génération de lecteurs... et qui ne demande qu'à être (re)découverte par d'autres. Encore faut-il trouver les albums, de plus en plus rares...
Un coup de coeur, un grand... comme les formats de ces opus d'époque.
Les albums :
7 albums brochés seront édités de 1948 à 1955 chez Dupuis. En 1982, Futuropolis (collection Copyright) éditera un album cartonné "à l'italienne" reprennant la période 1942-1943.
L'auteur :
Fred HARMAN, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Saint Joseph (Missouri) le 9 Février 1902 et décédé à Phoenix (Arizona) le2 Janvier 1982.
Un véritable spécialiste des scènes de western.
Harman influencera de nombreux artistes dont -dans le genre- Jijé (Jerry Spring) qui d'ailleurs réalisera plusieurs planches de "raccord" pour l'édition Spirou en 1942.
Ah oui quand même, c'est plutôt épatant, ça !
Pascal Rabaté nous surprend encore avec une nouvelle BD dans une autre direction que ses précédents ouvrages. Ici il aborde le sujet -difficile- de la sexualité du troisième âge, au travers le parcours, ou plutôt la fin de parcours d'Emile, un septuagénaire pépère qui se découvre des ressources et des vigueurs qu'il croyait éteintes.
Rabaté aurait pu verser dans le salace, dans l’obséquieux ou dans la méchanceté gratuite. Mais rien de tout ça, on se retrouve avec un récit frais, sans prétention, tout en délicatesse. Pas de sensiblerie, donc, juste un amour immodéré de la vie qui préside à l’écriture de cette histoire. Le style de Rabaté est ici plus hésitant, moins travaillé que pour Ibicus, par exemple, mais il n’empêche que le regard malicieux d’Emile est là, est bien là.
Décidément Futuropolis est un éditeur à suivre.
J'avais vu le film avant d'avoir lu le manga. Je l'avais trouvé plutôt bon mais après avoir terminé les 9 tomes de la version papier je suis halluciné sur la différence entre les 2.
L'anime se révèle en fait très incomplet.
En effet "Gunnm" possède un univers très riche et très varié.
Entre amour et violence, rêve et espoir.
Yukito Kishiro est, en plus d'être un excellent dessinateur, un formidable scénariste.
Je conseille donc plus que vivement l'achat de ce manga devenu culte.
Je vais d'ailleurs investir désormais dans la suite, Gunnm Last Order.
Ne tenez pas compte de la note, car, vous l'aurez compris, elle n'est pas du tout objective.
On aurait aussi pu écrire sur cet album :
Le Tombeau s'inscrit dans la lignée des séries B déclinant la thématique des maisons hantées, en y apportant une bonne dose d'aventure. Bref, un pulp à l'ancienne ou un petit film dans le ton de "Indiana Jones et la Maison hantée".
En 1922, Lord Carnavon finança l'expédition égyptienne qui mit à jour la tombe de Toutankhamon. Alors que la malédiction de ces fouilles est bien connue, le nom de Mathias Fowler est totalement tombé dans l'oubli. Fowler, l'américain de l'équipe, avait toujours été obsédé par l'ancienne Egypte et lorsqu'il regagna les Etats-Unis, ce fut avec de nombreux artefacts dans ses bagages.
Fowler était tellement dévoré par son obsession qu'à sa mort, il se fit enterrer avec ses serviteurs dans les sous-sols de sa demeure, reproduisant ainsi le rite des pharaons et transformant sa résidence en une version moderne des tombes de la Vallée des Rois.
Près de 60 ans après la mort de Fowler, Jessica Parrish, archéologue et aventurière en puissance, est sollicitée par le nouveau propriétaire du lieux, le sénateur Cornélius, pour rassembler et conduire une équipe à l'intérieur de la maison, d'y récupérer les objets de l'expédition Toutankhamon, mais également de détruire les pièges qui ont déjà coûté la vie à deux hommes du sénateur. Mais l'équipée va rapidement tourner au drame et verser dans le fantastique.
Avec cet album, Nunzio DeFilippis et Christina Weir, lesquels sont déjà des auteurs reconnus aux Etats-Unis, nous offrent là une histoire dans le pur esprit des séries B. Une histoire entraînante, une narration fluide, des personnages humains et une intrigue à rebondissements, et ce qu'il faut d'informations pour tenir le lecteur collé à son siège, dans l'attente du dénouement final.
Malgré le foisonnement d'idées, le lecteur n'est jamais complètement submergé par les informations et si le découpage très cinématographique nous renvoie d'une scène à l'autre dans un débordement d'activité, cela ne nuit pas à la lecture.
Le travaille de Christopher Mitten au dessin n'est certes pas sans défauts, mais son trait fin et moderne arrive fort bien à donner vie à la vision des auteurs et réussit à rendre le récit limpide et dynamique.
Au final, Le Tombeau est un très agréable divertissement, sans autre prétention que de faire passer un bon moment à ses lecteurs, à lire comme on regarde un bon petit film par un dimanche pluvieux.
Petites précisions par rapport à l'avis du posteur Cassidy :
a) Le Tombeau a été publié bien avant que Panini achète les droits du gros de la production US.
b) Nous n'avons absolument pas vocation à publier des comics "indépendant trop cool car pas commercial". Dans ce cas, comme pour tous les albums que nous avons édité et ceux que nous éditerons, il s'agit d'albums ou de projets qui ont su nous séduire. Après, les goûts et les couleurs... blablabla...
Après ça, il s'agit de l'avis d'un internaute aux goûts propres que nous ne nous permettrons pas de discuter.
Blutch pose sur ces pages ses idées, sentiments et inspirations, que lui procure le mot volupté. J'aime cet exercice et la contrainte que représente une telle initiative.
Le fruit de cette entreprise, cette oeuvre, est en marge de la production habituelle.
L'originalité d'une BD ne suffit pas pour l'élever au rang de réussite c'est certain, loin de se contenter de sa seule originalité, "La Volupté" offre bien d'autres choses capables de toucher le lecteur. J'ai aimé, j'explique pourquoi.
L'histoire paraît tout d'abord confuse, construite de courtes séquences enchevêtrées dont les liens sont invisibles au début, impossible en tant que lecteur de voir des repères qui n'existent pas encore. En lisant quelques pages on est tout de suite pris par la douce folie qu'elles nous laissent tout juste sentir, le rapport avec cet ouvrage se fait sensuel, intuitif, il faut accepter de se laisser guider sereinement par le récit.
Blutch explore avec un plaisir perceptible les méandres de la volupté, sa volupté, qu'il raconte de façon insolite, ambiguë, qui touche parfois au surréalisme. J'emploie le verbe explorer car Blutch raconte, recherche, il n'affirme rien.
Blutch n'oublie pas au fil du récit, de nous offrir des touches poétiques et des moments comiques réellement drôles.
Quand à la fin de la lecture les liens se font visibles, les pièces se mettent en place, les espaces laissés par la narration se réduisent... l'histoire composée d'images fantasmées et de scènes vraies et crues se laisse totalement appréhender et le bonheur occasionné par ce livre n'en est que plus grand.
J'ai gardé le meilleur pour la fin, car si le propos a de quoi séduire, la vraie force de cet album est son graphisme. Les dessins en plus d'offrir un soutien sans faille au récit en y collant parfaitement, sont absolument superbes. Blutch est sur le terrain de l'expérimentation et croque les pages de cet album plutôt qu'il ne les dessine.
Il n'y a pas de cases dans cette BD, seulement les illustrations posées là. Pour la réalisation des dessins, Blutch à utilisé seulement deux crayons de couleurs, un noir et un rouge, hormis pour les cinq planches composant les prologues et épilogues où, toujours au crayon, Blutch se sert d'autres couleurs.
Le rendu est splendide, la simple bichromie que peut offrir ce procédé se trouve transcendé par une infinie déclinaison des teintes. Loin d'être simple et brouillon le trait de Blutch est précis, une force incroyable se dégage des dessins. Une forme brute et essentielle.
Dans ce genre de cas l'artiste est touché par la grâce, l'art s'en trouve grandi.
L'accès de cet album est particulier mais non difficile, je l'ai adoré, je suis très content de l'avoir lu. Je pense qu'il serait dommage de lui passer à côté. "La Volupté" est une oeuvre, originale, décalée mais surtout indéniablement plaisante. Lecture fortement conseillée.
JJJ
J'ai adoré ce one shot que je trouve particulièrement bien réussi.
L'histoire est poignante. Les dessins sont superbes, la colorisation également. L'ambiance des scènes en montagne ou à vélo est magnifique. Enfin, l'auteur a fait un travail documentaire digne d'éloges.
A posséder absolument dans sa collection, surtout si on aime le vélo et la montagne.
(Avis sur le 1er tome : Les armées du conquérant)
C'est tout simplement : superbe !..
Les Armées du Conquérant ?... Je les ai découvertes dans le n° 1 de "Métal Hurlant" en 1975.
Et j'ai été de suite conquis par ces superbes histoires de la meilleure veine du "médiéval-fantastique".
Dionnet a concocté cinq histoires originales qui composent cet album. L'action générale se développe dans un temps indéfini. Mais les personnages sont des humains et les animaux dessinés sont ceux qui vivent de nos jours.
Gal, au dessin, restitue chaque scénario dans un graphisme époustouflant. La mise en page est on ne peut plus recherchée : un mélange de cases régulières et d'éclatés qui forment un tout vraiment homogène à l'oeil.
Les atmosphères sont soignées, les décors minutieux, la composition d'ensemble originale.
L'ensemble est présenté dans un album grand format (du moins l'édition originale brochée de 1977, en noir et blanc - la meilleure-) qui permet d'apprécier ainsi le graphisme de très haute tenue réalisé par le dessinateur.
Ce "one-shot" est un de mes préférés de mes nombreuses collections. Et il ne fait pas ses 30 ans d'âge.
A (re)découvrir. Vite !
A noter : une réédition cartonnée, en couleurs, de 1981. A oublier.
Le dessinateur :
Jean-Claude GAL, dessinateur-scénariste de nationalité française, né à Digne le 6 Août 1942 et décédé en Ecosse le 23 Août 1994.
Un graphisme novateur, exigeant, méticuleux. Gal y est excellent dans la composition de grandes scènes guerrières et héroïques. Quelqu'un de vraiment très prometteur, malheureusement parti trop tôt...
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Cromwell Stone
Eh bien, c'est la première fois que je passe autant de temps à regarder une BD ! Déjà, il faut que je m'arrête de temps en temps pour réfléchir et savoir où en sont les personnages (parce que pour bien comprendre tout, soit il faut le relire, soit il faut s'arrêter et y penser), et ensuite, je contemple de mes grands yeux ébahis les planches en noir et blanc qui sont littéralement phénoménales. C'est époustouflant de s'arrêter sur un dessin, de le scruter, et d'en saisir le moindre détail, la force et la détermination. Quel caractère !
Neige
Je suis tombé sur cette série complètement par hasard il y a quelques années et je l'ai vraiment adorée. Tout m'a plu, le scénario, les personnages et le contexte post-apocalyptique qui m'a rappelé l'atmosphère des parties de jeu de rôle "Aftermath" que j’ai jouées il y a plus de 10 ans. A noter un léger essoufflement de la série dans les deux derniers tomes.
Thorgal
Les albums sont trop courts hélas ! A peine avons-nous plongé dans cet univers mi-médiéval, mi-fantastique que l'on est déjà ressorti avec une envie de replonger dans le rêve. Les univers sont fantastiques mais tellement proches d'une réalité. Les personnages surprenants sont attachants même lorsqu'il s'agit de personnages cruels et vaniteux comme Kriss de Valnor. Que dire de Thorgal à qui il arrive tout les malheurs de la Terre et qui décidément ne parviendra jamais à s'installer paisiblement avec Aaricia et ses enfants ? Un véritable conte de fée où les ogres, les hommes et les sorcières sont implacables. Le scénario est toujours palpitant... Une série culte...
Red Ryder
Aaaah.... ce "bon vieux" Red Ryder... Bien avant Jerry Spring, et par la suite Blueberry, existait ce cow-boy... "Red Ryder" : un nom qui sonne encore aux oreilles de nombreux lecteurs... Cette série nous vient des Etats-Unis. Imaginée et dessinée par Fred Harman, elle va paraître sous forme d'une planche dominicale, dès le 6 Novembre 1938, dans le Newspaper Enterprise Association. A partir du 27 Mars 1939, cette planche deviendra quotidienne. Jusqu'en 1960, Harman va animer la série. Au fil du temps, il sera assisté par Jim Gary, Edmond Good, John Wade Hampton... des illustrateurs qui ne seront pas mentionnés. Il passe alors "la main" à Bob McLeod qui continuera la saga jusqu'au 27 Décembre 1964 (dernière publication dans le King Feature Syndicate). Et en Europe ?... Red débarque dans l'hebdo Spirou dès 1939. Il la poursuivra jusqu'en 1952. Pour le détail de ses autres parutions : voir "SERIES". J'aime beaucoup. Vraiment. J'ai découvert Red Ryder, au début des années soixante, en relisant les vieux Spirou collectionnés par mon père. Avec Red -et Petit-Castor- je m'imaginais et rêvais des grands espaces, me plaisait à jouer au cow-boy, faisais revivre des scènes de ses histoires avec mes "petits soldats" de plastique. Bien plus tard, j'ai eu l'occasion de "tomber" sur les éditions originales brochées de chez Dupuis... de biens bons albums qui fleurent encore l'encre d'imprimerie, aux pages épaisses du mauvais papier d'après-guerre. Il m'arrive encore d'en relire, toujours agréablement surpris par les solides scénarios de Harman ainsi que par son graphisme nerveux et hachuré. Red Ryder ?... Une très belle série western importée "de là-bas", qui aura grandement plu à une génération de lecteurs... et qui ne demande qu'à être (re)découverte par d'autres. Encore faut-il trouver les albums, de plus en plus rares... Un coup de coeur, un grand... comme les formats de ces opus d'époque. Les albums : 7 albums brochés seront édités de 1948 à 1955 chez Dupuis. En 1982, Futuropolis (collection Copyright) éditera un album cartonné "à l'italienne" reprennant la période 1942-1943. L'auteur : Fred HARMAN, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Saint Joseph (Missouri) le 9 Février 1902 et décédé à Phoenix (Arizona) le2 Janvier 1982. Un véritable spécialiste des scènes de western. Harman influencera de nombreux artistes dont -dans le genre- Jijé (Jerry Spring) qui d'ailleurs réalisera plusieurs planches de "raccord" pour l'édition Spirou en 1942.
Les Petits Ruisseaux
Ah oui quand même, c'est plutôt épatant, ça ! Pascal Rabaté nous surprend encore avec une nouvelle BD dans une autre direction que ses précédents ouvrages. Ici il aborde le sujet -difficile- de la sexualité du troisième âge, au travers le parcours, ou plutôt la fin de parcours d'Emile, un septuagénaire pépère qui se découvre des ressources et des vigueurs qu'il croyait éteintes. Rabaté aurait pu verser dans le salace, dans l’obséquieux ou dans la méchanceté gratuite. Mais rien de tout ça, on se retrouve avec un récit frais, sans prétention, tout en délicatesse. Pas de sensiblerie, donc, juste un amour immodéré de la vie qui préside à l’écriture de cette histoire. Le style de Rabaté est ici plus hésitant, moins travaillé que pour Ibicus, par exemple, mais il n’empêche que le regard malicieux d’Emile est là, est bien là. Décidément Futuropolis est un éditeur à suivre.
Gunnm
J'avais vu le film avant d'avoir lu le manga. Je l'avais trouvé plutôt bon mais après avoir terminé les 9 tomes de la version papier je suis halluciné sur la différence entre les 2. L'anime se révèle en fait très incomplet. En effet "Gunnm" possède un univers très riche et très varié. Entre amour et violence, rêve et espoir. Yukito Kishiro est, en plus d'être un excellent dessinateur, un formidable scénariste. Je conseille donc plus que vivement l'achat de ce manga devenu culte. Je vais d'ailleurs investir désormais dans la suite, Gunnm Last Order.
Le Tombeau
Ne tenez pas compte de la note, car, vous l'aurez compris, elle n'est pas du tout objective. On aurait aussi pu écrire sur cet album : Le Tombeau s'inscrit dans la lignée des séries B déclinant la thématique des maisons hantées, en y apportant une bonne dose d'aventure. Bref, un pulp à l'ancienne ou un petit film dans le ton de "Indiana Jones et la Maison hantée". En 1922, Lord Carnavon finança l'expédition égyptienne qui mit à jour la tombe de Toutankhamon. Alors que la malédiction de ces fouilles est bien connue, le nom de Mathias Fowler est totalement tombé dans l'oubli. Fowler, l'américain de l'équipe, avait toujours été obsédé par l'ancienne Egypte et lorsqu'il regagna les Etats-Unis, ce fut avec de nombreux artefacts dans ses bagages. Fowler était tellement dévoré par son obsession qu'à sa mort, il se fit enterrer avec ses serviteurs dans les sous-sols de sa demeure, reproduisant ainsi le rite des pharaons et transformant sa résidence en une version moderne des tombes de la Vallée des Rois. Près de 60 ans après la mort de Fowler, Jessica Parrish, archéologue et aventurière en puissance, est sollicitée par le nouveau propriétaire du lieux, le sénateur Cornélius, pour rassembler et conduire une équipe à l'intérieur de la maison, d'y récupérer les objets de l'expédition Toutankhamon, mais également de détruire les pièges qui ont déjà coûté la vie à deux hommes du sénateur. Mais l'équipée va rapidement tourner au drame et verser dans le fantastique. Avec cet album, Nunzio DeFilippis et Christina Weir, lesquels sont déjà des auteurs reconnus aux Etats-Unis, nous offrent là une histoire dans le pur esprit des séries B. Une histoire entraînante, une narration fluide, des personnages humains et une intrigue à rebondissements, et ce qu'il faut d'informations pour tenir le lecteur collé à son siège, dans l'attente du dénouement final. Malgré le foisonnement d'idées, le lecteur n'est jamais complètement submergé par les informations et si le découpage très cinématographique nous renvoie d'une scène à l'autre dans un débordement d'activité, cela ne nuit pas à la lecture. Le travaille de Christopher Mitten au dessin n'est certes pas sans défauts, mais son trait fin et moderne arrive fort bien à donner vie à la vision des auteurs et réussit à rendre le récit limpide et dynamique. Au final, Le Tombeau est un très agréable divertissement, sans autre prétention que de faire passer un bon moment à ses lecteurs, à lire comme on regarde un bon petit film par un dimanche pluvieux. Petites précisions par rapport à l'avis du posteur Cassidy : a) Le Tombeau a été publié bien avant que Panini achète les droits du gros de la production US. b) Nous n'avons absolument pas vocation à publier des comics "indépendant trop cool car pas commercial". Dans ce cas, comme pour tous les albums que nous avons édité et ceux que nous éditerons, il s'agit d'albums ou de projets qui ont su nous séduire. Après, les goûts et les couleurs... blablabla... Après ça, il s'agit de l'avis d'un internaute aux goûts propres que nous ne nous permettrons pas de discuter.
La Volupté
Blutch pose sur ces pages ses idées, sentiments et inspirations, que lui procure le mot volupté. J'aime cet exercice et la contrainte que représente une telle initiative. Le fruit de cette entreprise, cette oeuvre, est en marge de la production habituelle. L'originalité d'une BD ne suffit pas pour l'élever au rang de réussite c'est certain, loin de se contenter de sa seule originalité, "La Volupté" offre bien d'autres choses capables de toucher le lecteur. J'ai aimé, j'explique pourquoi. L'histoire paraît tout d'abord confuse, construite de courtes séquences enchevêtrées dont les liens sont invisibles au début, impossible en tant que lecteur de voir des repères qui n'existent pas encore. En lisant quelques pages on est tout de suite pris par la douce folie qu'elles nous laissent tout juste sentir, le rapport avec cet ouvrage se fait sensuel, intuitif, il faut accepter de se laisser guider sereinement par le récit. Blutch explore avec un plaisir perceptible les méandres de la volupté, sa volupté, qu'il raconte de façon insolite, ambiguë, qui touche parfois au surréalisme. J'emploie le verbe explorer car Blutch raconte, recherche, il n'affirme rien. Blutch n'oublie pas au fil du récit, de nous offrir des touches poétiques et des moments comiques réellement drôles. Quand à la fin de la lecture les liens se font visibles, les pièces se mettent en place, les espaces laissés par la narration se réduisent... l'histoire composée d'images fantasmées et de scènes vraies et crues se laisse totalement appréhender et le bonheur occasionné par ce livre n'en est que plus grand. J'ai gardé le meilleur pour la fin, car si le propos a de quoi séduire, la vraie force de cet album est son graphisme. Les dessins en plus d'offrir un soutien sans faille au récit en y collant parfaitement, sont absolument superbes. Blutch est sur le terrain de l'expérimentation et croque les pages de cet album plutôt qu'il ne les dessine. Il n'y a pas de cases dans cette BD, seulement les illustrations posées là. Pour la réalisation des dessins, Blutch à utilisé seulement deux crayons de couleurs, un noir et un rouge, hormis pour les cinq planches composant les prologues et épilogues où, toujours au crayon, Blutch se sert d'autres couleurs. Le rendu est splendide, la simple bichromie que peut offrir ce procédé se trouve transcendé par une infinie déclinaison des teintes. Loin d'être simple et brouillon le trait de Blutch est précis, une force incroyable se dégage des dessins. Une forme brute et essentielle. Dans ce genre de cas l'artiste est touché par la grâce, l'art s'en trouve grandi. L'accès de cet album est particulier mais non difficile, je l'ai adoré, je suis très content de l'avoir lu. Je pense qu'il serait dommage de lui passer à côté. "La Volupté" est une oeuvre, originale, décalée mais surtout indéniablement plaisante. Lecture fortement conseillée. JJJ
L'Aigle sans orteils
J'ai adoré ce one shot que je trouve particulièrement bien réussi. L'histoire est poignante. Les dessins sont superbes, la colorisation également. L'ambiance des scènes en montagne ou à vélo est magnifique. Enfin, l'auteur a fait un travail documentaire digne d'éloges. A posséder absolument dans sa collection, surtout si on aime le vélo et la montagne.
Epopées fantastiques (Arn / Les armées du conquérant)
(Avis sur le 1er tome : Les armées du conquérant) C'est tout simplement : superbe !.. Les Armées du Conquérant ?... Je les ai découvertes dans le n° 1 de "Métal Hurlant" en 1975. Et j'ai été de suite conquis par ces superbes histoires de la meilleure veine du "médiéval-fantastique". Dionnet a concocté cinq histoires originales qui composent cet album. L'action générale se développe dans un temps indéfini. Mais les personnages sont des humains et les animaux dessinés sont ceux qui vivent de nos jours. Gal, au dessin, restitue chaque scénario dans un graphisme époustouflant. La mise en page est on ne peut plus recherchée : un mélange de cases régulières et d'éclatés qui forment un tout vraiment homogène à l'oeil. Les atmosphères sont soignées, les décors minutieux, la composition d'ensemble originale. L'ensemble est présenté dans un album grand format (du moins l'édition originale brochée de 1977, en noir et blanc - la meilleure-) qui permet d'apprécier ainsi le graphisme de très haute tenue réalisé par le dessinateur. Ce "one-shot" est un de mes préférés de mes nombreuses collections. Et il ne fait pas ses 30 ans d'âge. A (re)découvrir. Vite ! A noter : une réédition cartonnée, en couleurs, de 1981. A oublier. Le dessinateur : Jean-Claude GAL, dessinateur-scénariste de nationalité française, né à Digne le 6 Août 1942 et décédé en Ecosse le 23 Août 1994. Un graphisme novateur, exigeant, méticuleux. Gal y est excellent dans la composition de grandes scènes guerrières et héroïques. Quelqu'un de vraiment très prometteur, malheureusement parti trop tôt...