Après un enthousiasmant tome 1, "Miss Pas Touche" vient de trouver une conclusion à sa hauteur dans un tome deux non moins réussi.
Miss Pas Touche, c'est pour moi une des meilleures surprises de l'année 2006 (et début 2007 :) ). Une histoire enlevée, extrêmement bien racontée, et qui se lit et se relit sans lassitude avec un grand sourire aux lèvres.
Je trouve que les auteurs ont su éviter de nombreux écueils, notamment vis à vis du monde du bordel : on aurait facilement pu tomber dans le vulgaire ou le racoleur, mais il n'en est rien. Le dessin rend à merveille la diversité des corps féminins et confère beaucoup de personnalité et d'expressivité aux personnages.
Une grande réussite, pour une BD facile d'accès qui se dévore.
Edit après sortie du tome 3 : mouaiche, pas convaincue pour le coup que la série méritait une suite. Pas emballée par ce tome, dont la suite me semble extremement prévisible (on verra quand le tome 4 sera sorti si je me faisais des idées)
Pas neuf, le coup de l'amnésique : L'Homme sans Passé ou la Mémoire dans la peau (quasi décalque de XIII) nous l'ont refait récemment au cinéma. Mais c'est un mine scénaristique que Van Hamme a su très bien exploiter.
On se laisse prendre au récit, de coup de théâtre en coup de théâtre, à la découverte progressive d'un effroyable complot digne des grandes séries télé américaines (ça se passe d'ailleurs aux Etats-Unis).
Un mauvais point pour le dessin de Vance, parfois brouillon et souvent rigide. Mais c'est un détail qu'on oublie vite.
Un conseil : arrêtez-vous au tome 8. La suite n'est pas à la hauteur, Van Hamme tire un peu à la ligne.
Et ne manquez pas les deux meilleurs albums : le Dossier Jason Fly et la Nuit du 3 août (tomes 6 et 7), qui abordent la question du racisme et de l'anti-intellectualisme primaires d'une certaine Amérique profonde. L'atmosphère lourde et rancie de la petite ville perdue sous la neige au milieu des Rockies est une réussite. Blacksad, depuis, a su retrouver le même ton.
Van Hamme, le grand scénariste des années 90 et Rosinski, le petit génie du dessin de la même époque, sont déjà les heureux papas de la célébrissime série Thorgal, sans compter leur ample production à tous les deux, chacun de leur côté.
Alors forcément, cet unitaire d'une centaine de pages -initialement en noir et blanc- est devenu un collector pour les fans. Dans un univers qui rappelle Thorgal se déploient leurs sens de l'histoire et de l'image.
Sur le champ d'une terrible bataille, au milieu d'une mer de cadavres, un petit Chninkel a survécu... Une voix descendue du ciel lui annonce qu'il est le Choisi : celui qui mettra fin à l'éternelle guerre entre les trois impitoyables seigneurs de ce monde. Notre Jésus nain entamera sa quête bon gré mal gré et ne cessera plus de se demander, comme son biblique alter ego, s'il a simplement rêvé ou réellement reçu une mission divine.
La qualité du récit et du dessin sauve l'album de cette allégorie mystique à bon marché. Eviter simplement les deux dernières pages, qui rajoutent un coup de théâtre un peu forcé et inutile.
La maîtrise graphique et le pessimisme du grand Franquin poussés à leur paroxysme. Âmes sensibles s'abstenir : on est loin de Spirou et même de Gaston. Les Idées Noires sont à l'humour noir ce que l'expresso italien est au café.
Les personnages de Franquin sont laids, bêtes, égoïstes, veules et ils n'ont aucune chance de s'en sortir dans un monde encore plus laid qu'eux.
Hilarant quand on aime.
J'ai vraiment apprécié cette BD. Bon déjà le titre est alléchant. Certes, sans doute plus que le contenu lui-même, mais malgré tout j'ai accroché au postulat récurrent de chaque historiette. Parfois, le scénario est un peu simple mais au final, la petite morale tombe toujours très bien.
En conclusion, j'attends le prochain tome.
C'est du Andréas... un peu différent dans les cadrages des planches (plus libérés, fantaisistes ??, moins calculateur peut être). Il sait toujours aussi bien mener ses histoires (ici fantastico-bretonnes) et ses atmosphères.
Snif c'est beau ! Il y a des pages qui sont presque des tableaux. L'histoire est à l'Andréas (je pourrais comprendre que certain soit allergique). Je pense tout de même que c'est une bd à lire, au moins une fois avant de mourir.
Pour les enfants (primaire)
C'est une bonne série, elle est pleine de bons sentiments : amitié, environnement, respect, bref que du bon ;
Les couleurs sont attrayantes, les personnages aussi ; ce sont des histoires d'enfants et d'animaux, tout pour plaire pour les plus jeunes ;
Même un enfant qui n'aime pas trop lire va en redemander car cette série se lit facilement ;
Il y a comme ça des bijoux qui sortent de nulle part...
"Voies off" s'inscrit dans une telle catégorie. Celle des recueils de nouvelles qui vous scotchent du début à la fin, parce que justement, la fin est un délice de retournement, à l'instar des oeuvres d'Edgar Allan Poe ou de Fredric Brown.
La comparaison n'est pas pour moi galvaudée, car j'ai vraiment pris un plaisir comparable en lisant ces histoires écrites par Nicolas Pothier, prince du bon mot et amateur inconditionnel de Goscinny, un scénariste qui mérite de développer son univers. Ici il est question de petites histoires un peu noires, mais un noir teinté d'humour, comme on en redemande.
Oh bien sûr, il y a deux-trois histoires que j'ai moins appréciées, et dont j'ai vu venir la chute un peu avant son avènement, mais cela ne réduit pas vraiment le plaisir ressenti.
Pothier a trouvé en Yannick Corboz un excellent illustrateur, dans la même veine graphique que Luc Jacamon, l'auteur du "Tueur"... Nervosité, dynamisme, et tout ça avec de très belles couleurs.
A quand une nouvelle collaboration de ces deux-là ?
De la SF avec des personnages, enfin !
On s'attache très vite à Kim, Mark et les autres... D'autant que l'univers créé par Léo est très complet et très cohérent.
Seul (léger) bémol : à trop ajouter de mystères, on est obligé de finir par sortir un deus ex machina de son chapeau. Bien pratique, mais un peu facile.
Bravo quand même, j'ai lu et relu Aldébaran et sa suite, Bételgeuse. Le rythme ne faiblit pas, l'histoire se renouvelle sans cesse. Le récit pose de vraies questions sur ce qui fonde une organisation sociale. Un vrai moment de plaisir et de réflexion à chaque fois.
Et puis, bon, OK, je crois que je suis un peu tombé amoureux de Kim... Mais vous verrez !
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Miss Pas Touche
Après un enthousiasmant tome 1, "Miss Pas Touche" vient de trouver une conclusion à sa hauteur dans un tome deux non moins réussi. Miss Pas Touche, c'est pour moi une des meilleures surprises de l'année 2006 (et début 2007 :) ). Une histoire enlevée, extrêmement bien racontée, et qui se lit et se relit sans lassitude avec un grand sourire aux lèvres. Je trouve que les auteurs ont su éviter de nombreux écueils, notamment vis à vis du monde du bordel : on aurait facilement pu tomber dans le vulgaire ou le racoleur, mais il n'en est rien. Le dessin rend à merveille la diversité des corps féminins et confère beaucoup de personnalité et d'expressivité aux personnages. Une grande réussite, pour une BD facile d'accès qui se dévore. Edit après sortie du tome 3 : mouaiche, pas convaincue pour le coup que la série méritait une suite. Pas emballée par ce tome, dont la suite me semble extremement prévisible (on verra quand le tome 4 sera sorti si je me faisais des idées)
XIII
Pas neuf, le coup de l'amnésique : L'Homme sans Passé ou la Mémoire dans la peau (quasi décalque de XIII) nous l'ont refait récemment au cinéma. Mais c'est un mine scénaristique que Van Hamme a su très bien exploiter. On se laisse prendre au récit, de coup de théâtre en coup de théâtre, à la découverte progressive d'un effroyable complot digne des grandes séries télé américaines (ça se passe d'ailleurs aux Etats-Unis). Un mauvais point pour le dessin de Vance, parfois brouillon et souvent rigide. Mais c'est un détail qu'on oublie vite. Un conseil : arrêtez-vous au tome 8. La suite n'est pas à la hauteur, Van Hamme tire un peu à la ligne. Et ne manquez pas les deux meilleurs albums : le Dossier Jason Fly et la Nuit du 3 août (tomes 6 et 7), qui abordent la question du racisme et de l'anti-intellectualisme primaires d'une certaine Amérique profonde. L'atmosphère lourde et rancie de la petite ville perdue sous la neige au milieu des Rockies est une réussite. Blacksad, depuis, a su retrouver le même ton.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
Van Hamme, le grand scénariste des années 90 et Rosinski, le petit génie du dessin de la même époque, sont déjà les heureux papas de la célébrissime série Thorgal, sans compter leur ample production à tous les deux, chacun de leur côté. Alors forcément, cet unitaire d'une centaine de pages -initialement en noir et blanc- est devenu un collector pour les fans. Dans un univers qui rappelle Thorgal se déploient leurs sens de l'histoire et de l'image. Sur le champ d'une terrible bataille, au milieu d'une mer de cadavres, un petit Chninkel a survécu... Une voix descendue du ciel lui annonce qu'il est le Choisi : celui qui mettra fin à l'éternelle guerre entre les trois impitoyables seigneurs de ce monde. Notre Jésus nain entamera sa quête bon gré mal gré et ne cessera plus de se demander, comme son biblique alter ego, s'il a simplement rêvé ou réellement reçu une mission divine. La qualité du récit et du dessin sauve l'album de cette allégorie mystique à bon marché. Eviter simplement les deux dernières pages, qui rajoutent un coup de théâtre un peu forcé et inutile.
Idées Noires
La maîtrise graphique et le pessimisme du grand Franquin poussés à leur paroxysme. Âmes sensibles s'abstenir : on est loin de Spirou et même de Gaston. Les Idées Noires sont à l'humour noir ce que l'expresso italien est au café. Les personnages de Franquin sont laids, bêtes, égoïstes, veules et ils n'ont aucune chance de s'en sortir dans un monde encore plus laid qu'eux. Hilarant quand on aime.
Dieu n'a pas réponse à tout
J'ai vraiment apprécié cette BD. Bon déjà le titre est alléchant. Certes, sans doute plus que le contenu lui-même, mais malgré tout j'ai accroché au postulat récurrent de chaque historiette. Parfois, le scénario est un peu simple mais au final, la petite morale tombe toujours très bien. En conclusion, j'attends le prochain tome.
La Caverne du souvenir
C'est du Andréas... un peu différent dans les cadrages des planches (plus libérés, fantaisistes ??, moins calculateur peut être). Il sait toujours aussi bien mener ses histoires (ici fantastico-bretonnes) et ses atmosphères.
Cromwell Stone
Snif c'est beau ! Il y a des pages qui sont presque des tableaux. L'histoire est à l'Andréas (je pourrais comprendre que certain soit allergique). Je pense tout de même que c'est une bd à lire, au moins une fois avant de mourir.
Yakari
Pour les enfants (primaire) C'est une bonne série, elle est pleine de bons sentiments : amitié, environnement, respect, bref que du bon ; Les couleurs sont attrayantes, les personnages aussi ; ce sont des histoires d'enfants et d'animaux, tout pour plaire pour les plus jeunes ; Même un enfant qui n'aime pas trop lire va en redemander car cette série se lit facilement ;
Voies off
Il y a comme ça des bijoux qui sortent de nulle part... "Voies off" s'inscrit dans une telle catégorie. Celle des recueils de nouvelles qui vous scotchent du début à la fin, parce que justement, la fin est un délice de retournement, à l'instar des oeuvres d'Edgar Allan Poe ou de Fredric Brown. La comparaison n'est pas pour moi galvaudée, car j'ai vraiment pris un plaisir comparable en lisant ces histoires écrites par Nicolas Pothier, prince du bon mot et amateur inconditionnel de Goscinny, un scénariste qui mérite de développer son univers. Ici il est question de petites histoires un peu noires, mais un noir teinté d'humour, comme on en redemande. Oh bien sûr, il y a deux-trois histoires que j'ai moins appréciées, et dont j'ai vu venir la chute un peu avant son avènement, mais cela ne réduit pas vraiment le plaisir ressenti. Pothier a trouvé en Yannick Corboz un excellent illustrateur, dans la même veine graphique que Luc Jacamon, l'auteur du "Tueur"... Nervosité, dynamisme, et tout ça avec de très belles couleurs. A quand une nouvelle collaboration de ces deux-là ?
Aldébaran
De la SF avec des personnages, enfin ! On s'attache très vite à Kim, Mark et les autres... D'autant que l'univers créé par Léo est très complet et très cohérent. Seul (léger) bémol : à trop ajouter de mystères, on est obligé de finir par sortir un deus ex machina de son chapeau. Bien pratique, mais un peu facile. Bravo quand même, j'ai lu et relu Aldébaran et sa suite, Bételgeuse. Le rythme ne faiblit pas, l'histoire se renouvelle sans cesse. Le récit pose de vraies questions sur ce qui fonde une organisation sociale. Un vrai moment de plaisir et de réflexion à chaque fois. Et puis, bon, OK, je crois que je suis un peu tombé amoureux de Kim... Mais vous verrez !