Perso, c'est mon manga préféré. J'adore trop. Si j'avais pas connu l'Anime, je me serais jamais mises aux mangas. Au début, je trouvais ça nul quand je voyais la série en allemand, mais petit à petit, j'ai fini par m'attacher aux personnages.
Le début est un peu barbant c'est vrai, mais plus l'histoire avance, plus on remarque à quel point les persos sont marqués sous le poids de la souffrance et qu'ils sont plus complexes qu'on ne le pense. Aucun perso ne laisse vraiment indifférent et je trouve qu'avant de dire que ce manga est nul il faut d'abord avoir lu plusieurs parties différentes et non pas seulement le début.
Pacifique Sud, 1993. Lors d’un forage sous-marin, des scaphandriers de la multinationale Carthago périssent après s’être retrouvés nez à nez avec un monstre marin censé avoir disparu des millions d’années plus tôt. Les enjeux financiers étant énormes, l’affaire est rapidement étouffée. De nos jours, une équipe d’océanographes dirigée par Kim Melville (notez le clin d’œil à l’auteur de Moby Dick !) sonde les profondeurs à la recherche du mégalodon, ancêtre préhistorique du requin blanc et oh combien plus redoutable.
On retrouve avec plaisir Christophe Bec aux commandes d’un scénario rappelant en partie celui de Sanctuaire. Les thèmes abordés sont d’actualité et aussi variés que l’écologie ou la toute puissance des grands groupes pétroliers. L’auteur nous entraîne par séquences de 5 ou 6 pages dans le temps et dans l’espace (début du Miocène, Jura méridional, golfe de Tadjoura…) et met en place petit à petit les pièces du puzzle. De nombreuses références jalonnent le récit, en particulier celle faite au commandant Cousteau.
Le dessin d’Henninot très réaliste bien qu’un peu froid colle parfaitement à l’histoire et nous offre, notamment dans les profondeurs de l’océan, quelques planches magnifiques.
Il est encore un peu tôt pour se prononcer définitivement sur cette série. Néanmoins, ce tome d’introduction sait tenir le lecteur en haleine et la suite est donc attendue avec grande impatience.
Quelques mots sur cette Bd mythique !
Je suis entré dans l'univers de la BD il y a plusieurs années en découvrant les aventures de Don Lope et consorts et franchement je n'ai jamais lu de meilleures BD que celles-ci (et pourtant il y en a qui sont vraiment réussies).
Les auteurs nous entraînent dans des aventures loufoques et pittoresques mais maîtrisent parfaitement leur intrigue générale. Aucune baisse de rythme de tome en tome.
Les personnages sont magnifiques. Leurs dialogues et leurs petits défauts sont les éléments les plus réussis de cette BD.
Un énorme coup de chapeau pour la qualité graphique et cette précision dans les paysages et les expressions.
A posséder absolument pour tout amateur de Bd qui se respecte.
Cela faisait longtemps que j'avais entendu parlé de cette BD et je l'ai enfin empruntée à ma bibliothèque.
Et je ne n'ai pas été déçu. Cette série permet de redécouvrir de manière humoristique les principaux éléments des contes pour enfants qui s'enchaînent pour produire un scénario vraiment réussi.
L'idée de base (transformation prince/grenouille mutuelle) est vraiment géniale et l'auteur l'exploite de manière perspicace.
Le travail autour du caractère de chaque personnage est vraiment réussi, la plupart ne correspondant pas au profil classique que l'on aurait pu imaginer.
Excellente BD en somme. Pourquoi pas 5 ? De Cape et de Crocs lui reste un tout petit peu supérieur par les subtilités du dialogue et la qualité graphique de l'ensemble.
La complexité de l'univers de Lovecraft est impressionnante. Elle n'a d'égale que la complexité du style l'écriture utilisé par Lovecraft.
L'une des forces premières de l'œuvre de Lovecraft est qu'une grande part des descriptions ne décrivent rien, mais laisse libre cours à notre imaginaire afin que chacun puisse s'inventer ses pires cauchemars…
Aussi, mettre en dessin et tenter d'adapter la puissance des textes est sûrement l'un des exercices les plus périlleux que je puisse imaginer.
D'ailleurs, d'autres s'y sont cassés les dents avant (" Lovecraft") et ma critique et mon point de vue assez tranché.
Pour autant, le travail réalisé sur cette bande dessinée est assez convaincant. Premièrement, plutôt que d'essayer d'adapter le texte, Breccia a pris le parti de ne pas faire de réécriture, mais d'extraire directement les phrases utiles. Les textes sont donc du pur Lovecraft condensé, d'où seul l'indispensable a la compréhension de l'histoire a été tiré. Cela donne un rythme je pense un peu plus rapide que dans les nouvelles Lovecraftiennes, mais au final ce rythme semble être le bon.
Ensuite restait à parvenir à mettre en images ces horreurs indicibles…
Et Breccia je dois l'admettre a réussi quelque chose de très intéressant. Utilisant de multiples techniques, dont le collage, des dessins abstraits au dessin photo réaliste impressionnant d'élégance.
Le résultat tel qu'énoncé par Breccia lui-même permet de produire des dessins souvent illisibles, qui pourraient tirer dans le grotesque, dans l'informe, mais associé à la puissance du texte, notre imagination, tel l'avait voulu le grand Lovecraft, prend le pas et nous amène dans un monde insoupçonnable. La richesse graphique de cette bande dessinée en fait non plus une bande dessinée justement, mais un véritable roman graphique au sens premier du terme.
Aborder cette œuvre s'avère ainsi presque aussi ardue que de lire les nouvelles originales de Lovecraft. La richesse du texte, la richesse du graphisme et la complexifie inhérente à l'œuvre s'enchevêtrent afin de livrer une lecture puissante.
Dernier avertissement, ce roman graphique n'apparaît pas particulièrement épais, mais la lecture condensée, le travail à fournir afin de s'approprier chacun des mots, chacune des phrases, chacune des représentations graphique de l'auteur demande de longues heures de lecture. Cet aspect de l'œuvre qui pourrait apparaître tout d'abord bloquant est cependant contourner par le fait que ce roman graphique présente un découpage et des ''chapitres'' respectant à la lettre les nouvelles de Lovecraft. Il est donc aisé de lire une nouvelle puis de prendre tout son temps avant d'aborder la suivante.
Je ne saurais donc faire autre chose que de recommander chaudement cette œuvre à tous ceux dont la lecture des écrits originaux a rebuté jusqu'ici.
F’murr ?
J’apprécie moyennement.
L’humour du Génie des alpages me laisse de glace.
Robin des Boites peut aller se rhabiller.
La Tartine de clous est plutôt indigeste.
Seul Le Pauvre Chevalier sort du lot.
Alors pourquoi crier "au loup" ?
He bien pour attirer votre attention sur cette petite bd qui ne paie pas de mine et qui, pourtant, vaut largement le détour ! Je constate que les avis ci-dessous sont plutôt tranchés et que les inconditionnels du "Génie des alpages" semblent en général déçus par cet album. Moi, c’est l’inverse. Je partais avec un a priori négatif mais bien vite ces histoires courtes librement inspirées de contes de Perrault ont extirpé de ma personne quelques esclaffements qui devinrent de plus en plus soutenus au fur et à mesure de ma lecture. Certes, les gags sont inégaux. Certains tombent à plat mais la plupart sont bien trouvés. Le loup a intérêt à bien s’accrocher quand on cherche des noises à une mère-grand de cet acabit et à un petit chaperon rouge au caractère aussi affirmé ! F’murr fait même intervenir Perrault pour tenter de rétablir un peu d’ordre dans ses contes bien mal menés par les protagonistes. Bref, cet album fait preuve de beaucoup d’inventivité ! Côté dessins, F’murr se lâche complètement avec ce style très "délié". On aime ou pas. Moi, j’adore !
Si elveen ne m’avait pas offert cette bd pour mon anniversaire (qui tombe le 9 janvier de chaque année pour les distraits), pour sûr que je serai passé à côté !
City Hunter est un manga culte...
Bourré d'humour, avec un héros charismatique, des situations abracadabrantesques...
Bien loin du dessin animé découpé à la petite cuillère et doublé atrocement (comme tout anime à l'époque me direz vous...) ce manga est un pur bonheur, et il est rare de ne pas rire des péripéties de Ryo et de son Mokkori !
Les épreuves que celui-ci doit traverser sont diverses et variées mais regorgent toujours de situations dramatiquement... débiles.
Certes, ce n'est pas du plus haut niveau d'humour (environ 1m au dessus du sol en général :D, mais c'est tout de même très amusant.
Le dessin quant à lui, signé Hojo, est fidèle à ce qu'on lui connaît, même si je préfère le dessin de city hunter à celui de "Cat's eyes"...
Bref, du tout bon !
Féroce...
Tout est dans le titre...
Le "dessin" si on peut l'appeler ainsi, est très intéressant, beaucoup de contrastes, des teintes qui vont du blanc éclatant de la neige au brun sale de la fourrure du héros, en passant par le rouge sanglant des cheveux des berserkers.
Même si le récit est un peu court, et que la fin est quelque peu décevante, j'ai bien aimé cette bd, elle vaut le coup ne serait-ce que pour sa qualité graphique et son originalité.
J'adore Tardi, je l'ai déjà dit.
J'adore son trait, sa description et la représentation du vieux Paris, des vieux, des vieilleries, sa nostalgie pas arrogante.
J'adore Tardi sur toute son oeuvre, tous ses aspects et donc il me faut essayer d'être objectif.
J'ai pris une claque.
Monstrueuse, énorme, somptueuse. Tardi au top.
Des tranches de vie à vous couper le souffle, les histoires de ces petites gens, de cette chair à canon, m'ont véritablement bouleversé, l'histoire du gars qui s'infecte lui-même... des bouts d'histoires pour comprendre la grande et souvent la dégueuler.
Il ne s'agit pas là de parler d'une BD dont tu analyses le scénar, le graphisme, l'humanité du gars.
Non là ça dépasse tout ça, c'est un chef d'oeuvre. Un truc qu'on relira dans cent ans.
Tardi pas objectif ? Non c'est sûr ! Mais est ce qu'on peut humainement être objectif face à cette catastrophe. Je pense que non. Et quand à ne pas l'être j'aime autant que ça soit dans ce sens.
No comment ! A mettre entre toutes les mains. Une grande leçon d'histoire et de vie.
J'avais mis la note maximale pour Aldébaran, chose que je ne ferais pas pour "Betelgeuse" qui est à mon avis moins passionnante. Pourtant le postulat de départ est le même, mais ici on voyage moins.
J'ai l'impression que les 3/4 de l'aventure qui s'étale sur 5 tomes se passent principalement dans le fameux canyon verdoyant que nos héros empruntent afin de partir à la recherche des iums. Il y a même des moments où j'ai trouvé l'action un peu lente alors que je n'avais pas eu cette sensation dans la précédente série.
Niveaux dessins ça reste très correct, dans la droite lignée d'Aldébaran, sans surprise mais toujours aussi démonstratif quand il s'agit d'exposer une faune et une flore plus qu'exotiques.
Malgré tout, j'ai tout de même passé un agréable moment, mais je le répète, moins prenant que celui passé sur Aldébaran.
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Inu yasha
Perso, c'est mon manga préféré. J'adore trop. Si j'avais pas connu l'Anime, je me serais jamais mises aux mangas. Au début, je trouvais ça nul quand je voyais la série en allemand, mais petit à petit, j'ai fini par m'attacher aux personnages. Le début est un peu barbant c'est vrai, mais plus l'histoire avance, plus on remarque à quel point les persos sont marqués sous le poids de la souffrance et qu'ils sont plus complexes qu'on ne le pense. Aucun perso ne laisse vraiment indifférent et je trouve qu'avant de dire que ce manga est nul il faut d'abord avoir lu plusieurs parties différentes et non pas seulement le début.
Carthago
Pacifique Sud, 1993. Lors d’un forage sous-marin, des scaphandriers de la multinationale Carthago périssent après s’être retrouvés nez à nez avec un monstre marin censé avoir disparu des millions d’années plus tôt. Les enjeux financiers étant énormes, l’affaire est rapidement étouffée. De nos jours, une équipe d’océanographes dirigée par Kim Melville (notez le clin d’œil à l’auteur de Moby Dick !) sonde les profondeurs à la recherche du mégalodon, ancêtre préhistorique du requin blanc et oh combien plus redoutable. On retrouve avec plaisir Christophe Bec aux commandes d’un scénario rappelant en partie celui de Sanctuaire. Les thèmes abordés sont d’actualité et aussi variés que l’écologie ou la toute puissance des grands groupes pétroliers. L’auteur nous entraîne par séquences de 5 ou 6 pages dans le temps et dans l’espace (début du Miocène, Jura méridional, golfe de Tadjoura…) et met en place petit à petit les pièces du puzzle. De nombreuses références jalonnent le récit, en particulier celle faite au commandant Cousteau. Le dessin d’Henninot très réaliste bien qu’un peu froid colle parfaitement à l’histoire et nous offre, notamment dans les profondeurs de l’océan, quelques planches magnifiques. Il est encore un peu tôt pour se prononcer définitivement sur cette série. Néanmoins, ce tome d’introduction sait tenir le lecteur en haleine et la suite est donc attendue avec grande impatience.
De Cape et de Crocs
Quelques mots sur cette Bd mythique ! Je suis entré dans l'univers de la BD il y a plusieurs années en découvrant les aventures de Don Lope et consorts et franchement je n'ai jamais lu de meilleures BD que celles-ci (et pourtant il y en a qui sont vraiment réussies). Les auteurs nous entraînent dans des aventures loufoques et pittoresques mais maîtrisent parfaitement leur intrigue générale. Aucune baisse de rythme de tome en tome. Les personnages sont magnifiques. Leurs dialogues et leurs petits défauts sont les éléments les plus réussis de cette BD. Un énorme coup de chapeau pour la qualité graphique et cette précision dans les paysages et les expressions. A posséder absolument pour tout amateur de Bd qui se respecte.
Garulfo
Cela faisait longtemps que j'avais entendu parlé de cette BD et je l'ai enfin empruntée à ma bibliothèque. Et je ne n'ai pas été déçu. Cette série permet de redécouvrir de manière humoristique les principaux éléments des contes pour enfants qui s'enchaînent pour produire un scénario vraiment réussi. L'idée de base (transformation prince/grenouille mutuelle) est vraiment géniale et l'auteur l'exploite de manière perspicace. Le travail autour du caractère de chaque personnage est vraiment réussi, la plupart ne correspondant pas au profil classique que l'on aurait pu imaginer. Excellente BD en somme. Pourquoi pas 5 ? De Cape et de Crocs lui reste un tout petit peu supérieur par les subtilités du dialogue et la qualité graphique de l'ensemble.
Les Mythes de Cthulhu
La complexité de l'univers de Lovecraft est impressionnante. Elle n'a d'égale que la complexité du style l'écriture utilisé par Lovecraft. L'une des forces premières de l'œuvre de Lovecraft est qu'une grande part des descriptions ne décrivent rien, mais laisse libre cours à notre imaginaire afin que chacun puisse s'inventer ses pires cauchemars… Aussi, mettre en dessin et tenter d'adapter la puissance des textes est sûrement l'un des exercices les plus périlleux que je puisse imaginer. D'ailleurs, d'autres s'y sont cassés les dents avant (" Lovecraft") et ma critique et mon point de vue assez tranché. Pour autant, le travail réalisé sur cette bande dessinée est assez convaincant. Premièrement, plutôt que d'essayer d'adapter le texte, Breccia a pris le parti de ne pas faire de réécriture, mais d'extraire directement les phrases utiles. Les textes sont donc du pur Lovecraft condensé, d'où seul l'indispensable a la compréhension de l'histoire a été tiré. Cela donne un rythme je pense un peu plus rapide que dans les nouvelles Lovecraftiennes, mais au final ce rythme semble être le bon. Ensuite restait à parvenir à mettre en images ces horreurs indicibles… Et Breccia je dois l'admettre a réussi quelque chose de très intéressant. Utilisant de multiples techniques, dont le collage, des dessins abstraits au dessin photo réaliste impressionnant d'élégance. Le résultat tel qu'énoncé par Breccia lui-même permet de produire des dessins souvent illisibles, qui pourraient tirer dans le grotesque, dans l'informe, mais associé à la puissance du texte, notre imagination, tel l'avait voulu le grand Lovecraft, prend le pas et nous amène dans un monde insoupçonnable. La richesse graphique de cette bande dessinée en fait non plus une bande dessinée justement, mais un véritable roman graphique au sens premier du terme. Aborder cette œuvre s'avère ainsi presque aussi ardue que de lire les nouvelles originales de Lovecraft. La richesse du texte, la richesse du graphisme et la complexifie inhérente à l'œuvre s'enchevêtrent afin de livrer une lecture puissante. Dernier avertissement, ce roman graphique n'apparaît pas particulièrement épais, mais la lecture condensée, le travail à fournir afin de s'approprier chacun des mots, chacune des phrases, chacune des représentations graphique de l'auteur demande de longues heures de lecture. Cet aspect de l'œuvre qui pourrait apparaître tout d'abord bloquant est cependant contourner par le fait que ce roman graphique présente un découpage et des ''chapitres'' respectant à la lettre les nouvelles de Lovecraft. Il est donc aisé de lire une nouvelle puis de prendre tout son temps avant d'aborder la suivante. Je ne saurais donc faire autre chose que de recommander chaudement cette œuvre à tous ceux dont la lecture des écrits originaux a rebuté jusqu'ici.
Au loup !
F’murr ? J’apprécie moyennement. L’humour du Génie des alpages me laisse de glace. Robin des Boites peut aller se rhabiller. La Tartine de clous est plutôt indigeste. Seul Le Pauvre Chevalier sort du lot. Alors pourquoi crier "au loup" ? He bien pour attirer votre attention sur cette petite bd qui ne paie pas de mine et qui, pourtant, vaut largement le détour ! Je constate que les avis ci-dessous sont plutôt tranchés et que les inconditionnels du "Génie des alpages" semblent en général déçus par cet album. Moi, c’est l’inverse. Je partais avec un a priori négatif mais bien vite ces histoires courtes librement inspirées de contes de Perrault ont extirpé de ma personne quelques esclaffements qui devinrent de plus en plus soutenus au fur et à mesure de ma lecture. Certes, les gags sont inégaux. Certains tombent à plat mais la plupart sont bien trouvés. Le loup a intérêt à bien s’accrocher quand on cherche des noises à une mère-grand de cet acabit et à un petit chaperon rouge au caractère aussi affirmé ! F’murr fait même intervenir Perrault pour tenter de rétablir un peu d’ordre dans ses contes bien mal menés par les protagonistes. Bref, cet album fait preuve de beaucoup d’inventivité ! Côté dessins, F’murr se lâche complètement avec ce style très "délié". On aime ou pas. Moi, j’adore ! Si elveen ne m’avait pas offert cette bd pour mon anniversaire (qui tombe le 9 janvier de chaque année pour les distraits), pour sûr que je serai passé à côté !
City Hunter
City Hunter est un manga culte... Bourré d'humour, avec un héros charismatique, des situations abracadabrantesques... Bien loin du dessin animé découpé à la petite cuillère et doublé atrocement (comme tout anime à l'époque me direz vous...) ce manga est un pur bonheur, et il est rare de ne pas rire des péripéties de Ryo et de son Mokkori ! Les épreuves que celui-ci doit traverser sont diverses et variées mais regorgent toujours de situations dramatiquement... débiles. Certes, ce n'est pas du plus haut niveau d'humour (environ 1m au dessus du sol en général :D, mais c'est tout de même très amusant. Le dessin quant à lui, signé Hojo, est fidèle à ce qu'on lui connaît, même si je préfère le dessin de city hunter à celui de "Cat's eyes"... Bref, du tout bon !
Féroce
Féroce... Tout est dans le titre... Le "dessin" si on peut l'appeler ainsi, est très intéressant, beaucoup de contrastes, des teintes qui vont du blanc éclatant de la neige au brun sale de la fourrure du héros, en passant par le rouge sanglant des cheveux des berserkers. Même si le récit est un peu court, et que la fin est quelque peu décevante, j'ai bien aimé cette bd, elle vaut le coup ne serait-ce que pour sa qualité graphique et son originalité.
C'était la guerre des tranchées
J'adore Tardi, je l'ai déjà dit. J'adore son trait, sa description et la représentation du vieux Paris, des vieux, des vieilleries, sa nostalgie pas arrogante. J'adore Tardi sur toute son oeuvre, tous ses aspects et donc il me faut essayer d'être objectif. J'ai pris une claque. Monstrueuse, énorme, somptueuse. Tardi au top. Des tranches de vie à vous couper le souffle, les histoires de ces petites gens, de cette chair à canon, m'ont véritablement bouleversé, l'histoire du gars qui s'infecte lui-même... des bouts d'histoires pour comprendre la grande et souvent la dégueuler. Il ne s'agit pas là de parler d'une BD dont tu analyses le scénar, le graphisme, l'humanité du gars. Non là ça dépasse tout ça, c'est un chef d'oeuvre. Un truc qu'on relira dans cent ans. Tardi pas objectif ? Non c'est sûr ! Mais est ce qu'on peut humainement être objectif face à cette catastrophe. Je pense que non. Et quand à ne pas l'être j'aime autant que ça soit dans ce sens. No comment ! A mettre entre toutes les mains. Une grande leçon d'histoire et de vie.
Bételgeuse
J'avais mis la note maximale pour Aldébaran, chose que je ne ferais pas pour "Betelgeuse" qui est à mon avis moins passionnante. Pourtant le postulat de départ est le même, mais ici on voyage moins. J'ai l'impression que les 3/4 de l'aventure qui s'étale sur 5 tomes se passent principalement dans le fameux canyon verdoyant que nos héros empruntent afin de partir à la recherche des iums. Il y a même des moments où j'ai trouvé l'action un peu lente alors que je n'avais pas eu cette sensation dans la précédente série. Niveaux dessins ça reste très correct, dans la droite lignée d'Aldébaran, sans surprise mais toujours aussi démonstratif quand il s'agit d'exposer une faune et une flore plus qu'exotiques. Malgré tout, j'ai tout de même passé un agréable moment, mais je le répète, moins prenant que celui passé sur Aldébaran.