Dickie Dare

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Les aventures d'un petit garçon dont les rêves deviennent réalité


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Dickie est un gamin d'une douzaine d'années. Il adore la lecture. Qui plus est, il est doté d'une imagination féconde et débordante. Il se projette dans les livres qu'il lit et va ainsi pouvoir vivre les exploits de nombreux héros. Avec son chien -Wags- et un copain adulte -Dan-, il va se retrouver avec Robin des Bois, vivre avec Robinson Crusoë sur son île, retrouver les chevaliers de la table ronde pour une épopée moyenâgeuse... En compagnie de ces personnages, Dickie va vivre de multiples et palpitantes aventures ; de l'enfance à l'adolescence... où il continue de rêver...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 1983
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Dickie Dare
Les notes (2)
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10/11/2006 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Noirdésir

Après Male Call, je découvre une autre œuvre de Milton Caniff rééditée par Futuropolis. Et cette série m’a clairement moins intéressé. Il faut dire qu’on n’y retrouve pas l’érotisme fétichiste autour de Miss Lace qui innervait Male Call. Pas d’humour non plus pour pimenter ces aventures. « Dickie Dare » est probablement la première série de Caniff, c’est un ancêtre qui fait bien son âge. Le dessin est effectivement daté. Mais, à le regarder de près, il est quand même bien fichu pour l’époque (début des années 1930). Il n’y a qu’à le comparer avec celui d’Hergé à la même époque ! Les différentes histoires (une dizaine de pages à chaque fois généralement) commencent toutes de la même manière : un jeune garçon – Dickie donc – se plonge dans la lecture d’un grand classique, et rapidement se trouve projeté, avec son chien Wags (qui ressemble furieusement à Milou !), au milieu des aventures qu’il lit, et en devient presque le héros. Dickie intervient donc successivement avec Robinson Crusoé, Robin des bois, les chevaliers de la table ronde, Custer, etc. Cela mise donc sur une sorte de poésie, les rêves d’un gamin qui se réalisent (un petit peu de « Little Nemo » dans le personnage de Dickie ?). Le point de départ n’est pas inintéressant. Mais voilà, la narration est elle aussi datée. En effet, pour un lecteur contemporain, cela manque clairement de dynamisme et surtout c’est très naïf (en cela il n’est pas très éloigné d’Hergé période Totor). Et bien sûr (concernant Custer et les Indiens par exemple, c’est imprégné des préjugés de l’époque, qui semblent aujourd’hui – heureusement – dépassés). A cette naïveté, cette lourdeur scénaristique (et le fait que Dickie, jeune enfant soit immédiatement adopté comme pair, voire comme chef par toutes les personnes qu’il rencontre), s’ajoute quelques autres trucs eux aussi un peu lourds. Comme certaines interjections (« Gee Hooligans » par exemple), reprises à tout propos. C’est donc une curiosité historique, que l’on peut éventuellement emprunter, mais qui risque de rebuter un grand nombre de lecteurs (cela s’adresse plutôt à de jeunes lecteurs). Mais, si j’ai été un peu dur, et pour poursuivre ma comparaison avec les premiers Hergé, je dois dire que c’est beaucoup plus intéressant. Note réelle 2,5/5.

18/04/2018 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

C'est par hasard que j'ai trouvé et acheté l'unique tome ayant trait à ce personnage, paru chez Futuropolis en 1983. Et j'en suis content. Vraiment. Dickie Dare ?... Une très bonne série d'aventures où rêve, action et merveilleux font vraiment bon ménage. Dickie débute sa carrière dans des quotidiens américains, à l'instigation de l'Associated Press Newsfeatures ; ce dès le 31 Juillet 1933. Il termine sa carrière sur une dernière planche parue en Octobre 1957. Les histoires ?... Du bonheur. Un mélange heureux des grands héros de la littérature anglo-saxonne. Des histoires simples, au départ de rencontres, puis d'action où la débrouillardise et l'esprit de décision de notre "titi" américain vont être fort appréciés par le lectorat de l'époque. Le dessin ?.. Connaissant l'oeuvre de Caniff en tant qu'illustrateur, j'ai apprécié -une fois de plus- son style unique : un subtil mélange d'oppositions entre le noir et blanc, un véritable jeu d'ombre et de lumière. Cette technique, d'ailleurs, influencera par la suite nombre de grands dessinateurs dont Hubinon et Pratt. Malgré le succès, accaparé par d'autres tâches, Caniff abandonne Dickie en Octobre 1934. Il passe le flambeau à Coulton Waugh -son assistant- qui tiendra la série dans le même esprit jusqu'en 1944. Curieux, surprenant même : de 1944 à 1947, c'est la propre épouse de Coulton qui poursuit la saga, toujours dans le même esprit. De 1947 à 1957, retour de Coulton aux commandes. Dickie Dare ?.. Une réellement bonne et belle série, formée d'un savoureux cocktail de poésie, de rêve, d'aventures épiques... mais jamais distribuée en francophonie. Je ne vous dirai pas : "Plongez dans cette histoire qui est à (re)découvrir", car il m'étonnât que vous puissiez encore la trouver. Mais ça a existé, pendant quasi 25 ans, et c'est du "bon vieux comics" comme on n'en fait plus. Excellent.

10/11/2006 (modifier)