Les derniers avis (39888 avis)

Par Jugurtha
Note: 5/5
Couverture de la série Blueberry
Blueberry

Un avis de plus qui ne fera pas basculer l'unanimité : Blueberry est définitivement la série référence pour le western en bande dessinée. Si elle avait été créée quelques années plus tôt, son héros aurait peut-être été différent, mais Jijé avait déjà réalisé Jerry Spring avec un héros raisonnable et surtout dans un style qui a très certainement posé les bases de la représentation de l'ouest américain au niveau du dessin. Blueberry sera lui un officier anti-conformiste, et ses aventures doivent au départ beaucoup graphiquement au maître Jijé dont Jean Giraud fut l'élève. En même temps que le lieutenant se révèle aussi cabochard que téméraire, Giraud s'affranchit de ses influences pour un trait de plus en plus complexe et précis, atteignant une virtuosité qui n'est plus à prouver, tant au niveau du dessin que des mises en pages. La série est souvent vantée pour la personnalité de son dessinateur, c'est oublier que Blueberry c'est également un Jean-Michel Charlier qui a su à merveille s'adapter à l'univers western. Son héros est souvent à contre-pied des personnages très positifs et même parfois rigides de certaines de ses séries. Buveur, bagarreur, joueur, indiscipliné, sale, Mike Blueberry est bien loin du stéoréotype du héros de publications destinées à la jeunesse vanté dans les années soixante, il est adapté à une reconstitution vivante du far-west tel qu'il peut être imaginé. Le scénariste a eu le génie de s'inspirer de cadres réels pour livrer des anecdotes souvent surprenantes et donner son cachet d'authenticité à sa série, plongeant toujours ses personnages dans des intrigues inextricables qui ne laissent aucune place à un temps morts. L'intelligence des rebondissements qui ne sombrent jamais dans l'excès permet de maintenir sans faillir la tension sur plusieurs tomes. Partant de schémas classiques au western, le tandem d'auteurs parvient à donner de l'épaisseur à son personnage en même temps que la série évolue: ainsi, dans le cycle "Chiuahua Pearl", alors que la violence est de plus en plus présente, Blueberry, lui de plus en plus cynique, se laisse entraîner dans une affaire bien loin de ses préoccupations de militaire pour s'enfoncer dans une spirale sanglante où il n'hésitera jamais à tuer. Jamais l'aspect violent et glauque du western n'avait été aussi bien retranscrit dans la bande dessinée. Déjà, avec le cycle d'albums précédent, Giraud avait atteint le sommet de son art où Charlier se recentrait sur les dialogues pour rythmer davantage ses histoires tout en oubliant les textes descriptifs parfois inutiles. L'inspiration de ce dernier ne tarit jamais, il fera un hors-la-loi de Blueberry qui mettra une dizaine d'albums divisés en sous-cycles pour se réhabiliter. Il ne faut pas oublier les inoubliables seconds rôles qui l'accompagnent, le truculent Jim MacClure ou Red Neck, ou la belle et redoutable Chiuhua Pearl... Le nouveau cycle créé par Giraud seul à la suite de la disparition de Jean-Michel Charlier a été sévèrement reçu. L'auteur délaisse en effet l'épopée pour décrire un Blueberry devenu un joueur professionnel pris dans les tumultes de la ville de Tombstone au milieu d'une mosaïque d'autres personnages. Un biographe tente de lui bâtir une légende, Blueberry lui relate la période précédant son arrivée dans l'ouest, Giraud cernant ainsi la période avant et après les aventures qu'il a créé avec Charlier. Au fur et à mesure que l'on tente d'en faire un mythe, il révèle ses faiblesses qui en font un homme dans un univers cruel. Le scénariste-dessinateur tente le renouvellement en donnant un ton nostalgique et pessimiste digne des oeuvres de Sam Peckinpah ou de "Impitoyable" de Clint Eastwood, pour remettre en cause le culte du légendaire en respectant la réalité. Si le Blueberry aux attitudes contestables détruit l'illusion qu'en avait l'écrivain qui souhaite le rencontrer, il décrit un Géronimo humain qui tente dans le présent d'assurer la survie de son peuple en cherchant la paix, tandis que des blancs se griment en indiens pour s'emparer d'un convoi d'or et que la ville de Tombstone, symbole du progrès, s'enfonce dans la violence. Basé sur les faux-semblants, ce cycle au rythme contemplatif peut surprendre. Il n'en constitue pas moins un bel exemple d'évolution pour un auteur qui fait le point sur son personnage. Attendons la suite avec impatience... Un grand classique que l'on ne peut juger en n'ayant lu que quelques tomes. C'est une grande fresque décrite par deux auteurs hors pair dont il faut connaitre l'intégralité pour mesurer leur génie.

01/05/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Muchacho
Muchacho

Une superbe histoire sur fond de révolution et de résistance contre un régime autoritaire, mais surtout une histoire très humaine, qui nous fait suivre le destin du jeune Gabriel, peintre de fresques religieuses se retrouvant embarqué dans des aventures pour le moins mouvementées. Tout y passe : courses poursuites dans la jungle, amitié, trahisons, réflexions politiques sur le communisme et la révolution, amour… Je ne me suis pas ennuyé une seconde, et de nombreux passages m’ont beaucoup touché. Le dessin est absolument magnifique, notamment les paysages de jungle, on s’y croirait. Vraiment une belle histoire, terminée en deux tomes, et remplie d’aventure et d’émotion, comme j’aimerais en lire plus souvent.

01/05/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série La Face karchée de Sarkozy
La Face karchée de Sarkozy

Un album véritablement à lire car journalistique, fidèle à la réalité de la politique française et des diverses anecdotes relatées, et de plus étayé en fin d'ouvrage d'une bibliographie intéressante. On peut suivre à travers la présentation fictive d'un travail de thèse d'un étudiant à la fin du XXIème siècle un retour sur la vie politique de Nicolas Sarkozy, le phénomène. Tout y passe, de son enfance, la prise de Neuilly, son soutien à Balladur et la trahison de Chirac, puis l'ascension qu'on connaît avec la prise de l'UMP et la course à la présidentielle. La BD ne dit pas s'il fut président malgré le récit en flashback, les auteurs n'ont pas voulu faire de la divination ou plutôt annoncer leur pire crainte survenir tant ils semblent adeptes du "Tout sauf Sarkozy". Vu le nombre d'exemplaires vendus (plus de 100 000 ce qui est énorme pour une bd), il est intéressant de voir qu'un certain public, dont beaucoup de "non assidus" du média BD comme peuvent l'être les visiteurs de ce site, s'intéresse à ce récit pour éclairer peut-être leur choix. A l'heure de l'entre deux tours où j'écris ces lignes entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, je ne suis pour ma part pas convaincu que ça change l'opinion des lecteurs, on vote plus pour un parti et des idées que pour une personnalité aussi détestable qu'on veuille la présenter. Ce média BD a probablement permis aux auteurs d'être publiés et de faire passer leur message d'une manière pseudo-fictive, chose qui n'aurait peut-être pas été possible à travers un livre documentaire tant il est vrai que la politique a bien des influences sur les médias et les éditeurs pour que certains sujets ne soient pas abordés...

01/05/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Ah, Astérix... Ce doit être une des premières bandes dessinées que j'ai tenue entre mes petites mains. Quel tome ai-je lu en premier, cela, par contre, m'est impossible à souvenir. Je me souviens parfaitement du premier livre que j'ai lu, ou plus exactement que je suis allé chercher dans une bibliothèque familiale pour lire, mais la bande dessinée... Cela est d'autant plus difficile que j'en ai probablement tenues avant même de savoir lire. Bref, tout cela pour vous dire qu'Astérix, tout comme Tintin en son genre, fait véritablement partie des meubles de ma culture bdéesque, voire de ma culture tout court. Cependant, à la différence d'un Tintin, que je ne lis plus beaucoup, et qui fait presque réellement partie des meubles, Astérix est une bande dessinée pour laquelle je garde un grand attachement, matinée d'une grande tendresse, et c'est toujours avec une lueur pétillante au coin de l'oeil que j'observe mes titres, soigneusement rangés à portée de main, pour lire le soir... Ah! misère des misères que la disparition de Goscinny... Ce jour-là, je le crois, c'est une partie de l'âme d'Astérix qui s'est envolée, au paradis des génies s'il en est un. Ce jour-là, de fait, Astérix n'est pas seulement devenu orphelin, on pourrait dire qu'il a décédé lui-aussi. En tout cas, c'est non seulement ce que je pense, mais c'est aussi ce que j'ai ressenti, à la lecture des albums qui ont suivi. J'aimais Astérix et Obélix, donc, bien sûr, j'ai acheté le titre qui a suivi la disparition de Goscinny : Le Grand Fossé. L'âme, incontestablement, n'y était plus. Il n'y était tellement plus que je ne me souviens d'ailleurs plus de l'intrigue de ce titre, alors que je puis me souvenir de toutes les autres (évidemment). Il y avait, en particulier, un côté "mièvre" qui m'a déplu, et ne correspondait absolument pas à ce que l'on pourrait appeler "l'esprit d'Astérix", celui du temps de Goscinny. L'Odyssée d'Astérix était peut-être un peu plus réussi. Il y avait là quelques bons gags qui me sont restés, même si encore une fois j'ai presque tout oublié de l'intrigue. Et puis, vinrent Le Fils de César, dont un de mes seuls souvenirs est : "pitié!", puis Astérix chez Rahazade (vous voyez, malgré tout, mon esprit d'abnégation et de persévérance...) dont j'ai tout oublié sauf le gag reprenant le 'fameux' : "soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?". Ce fut donc là que, mon esprit de persévérance ayant été épuisé, et mon abnégation de même, je décidais implicitement qu'Uderzo pouvait s'amuser à perpétuer à sa façon le mythe Astérix (en le détruisant), je le laisserais faire sans m'en préoccuper, puisque je ne pouvais en rien empêcher un tel massacre. Vous comprenez donc, d'ailleurs, que ma note ne vaut que pour les albums scénarisés par Goscinny, les seuls "vrais" Astérix à mes yeux. Quant aux autres, y compris l'inénarrable Le Ciel leur est tombé sur la tête (titre prémonitoire s'il en est) dont j'ai découvert l'existence sur ce site même... Il vaut sans doute mieux, et pour la postérité, et pour le respect des âmes, oublier leur dite existence. Au final, je ne voudrais donc retenir d'Astérix que ce mélange d'Histoire à la fois maltraitée et respectée, de par le fait même qu'il ne s'agissait pas d'une bande dessinée historique, mais qu'elle était pourtant assez bien documentée... et d'humour. Un mélange absolument fascinant et détonnant. Du travail de Goscinny, je ne voudrais aussi retenir que l'essentiel, qui tient en une simple question : n'est-il pas là un des génies de la bande dessinée ? En effet, si l'on se penche un peu sur ses scénario, l'on s'apercevra sans peine de leur mécanique imparable, de leurs enchaînements sans failles, de leurs transitions aux petits oignons, fourmillant de milles idées, le tout servi par des dialogues d'horlogerie fine, d'une précision comique redoutable. Un seul exemple en est l'excellentissime Astérix et Cléopâtre, dont la couverture est en soi une page mythique de la bande dessinée "franco-belge". Si on compare ce chef-d'oeuvre à son pâle ersatz d'adaptation cinématique Astérix : Mission Cléopâtre, c'en est à pleurer. J'en ai fait l'amère expérience, après avoir visionné ledit film. Le jugeant plutôt moyen, et me demandant si la faute en était à la bande dessinée d'origine, dont je me souvenais de la trame, mais non point des détails, je suis allé la relire, en ayant en tête son adaptation filmique. Et là, ce fut un véritable choc : pourquoi diable avait-on oublié l'essentiel des scènes si percutantes, si drôles, d'un comique huilé et ciselé par un orfèvre en la matière ? Pourquoi diable alors qu'une bande dessinée est, par essence, un story-board d'un film ? Hormis quelques scènes 'pharaoniques' (et encore) qu'était-il donc qui ne fut point transposable dans un film ? A priori, rien... Si l'on excepte l'ego des scénaristes et du réalisateur, soucieux de poser leur 'patte' sur ce film, rien n'explique pourquoi l'on ait viré l'excellence, pour la remplacer par un très dispensable comique kleenex. En l'occurrence, un véritable cas d'école de presque tout ce qu'il faut éviter de faire. Oublions donc. Ceci étant, l'hommage ne serait point complet s'il n'incluait Uderzo, qui reste celui qui a donné corps à Astérix. Si l'âme de cette bande dessinée recèle dans le travail de Goscinny, il serait profondément injuste d'oublier celui qui donné corps et chair aux visions de l'orfèvre. Il a su les transcrire, il a sur leur donner chair, il a su leur conférer une patte qui est sienne, et qui fait l'indéniable charme, et l'indéniable force, de cette série mythique. Quelques furent ses errements, on ne saurait oublier qu'il est un des deux pères d'Astérix. C'est à cette aune là que je saurais lui pardonner d'autant plus facilement que s'il est libre de faire ce qu'il veut, je suis tout aussi libre de ne point l'y suivre. Un grand bravo, posthume, donc, à ces deux maîtres, pour cette merveilleuse série, inégalable, et inégalée.

30/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Cédric
Cédric

Une bonne BD, des gags simples, mais les personnages ont du fond, une histoire. C'est suffisamment rare dans ce genre de BD pour apporter un plus et rendre ces personnages attachants. Evidemment ceux qui connaissent par coeur les personnages comme Titeuf ou Le Petit Spirou pourront trouver certains sketches éculés. En tout cas cela reste l'une des meilleurs BD "cour de récré".

29/04/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Un ciel radieux
Un ciel radieux

Un ciel radieux est souvent comparé à Quartier lointain (peut-être le manga le plus apprécié et connu de Jiro Taniguchi), et pour cause : le héros se retrouve une fois de plus « coincé » dans le corps d’un autre. Par contre cette fois, plutôt que de garder le secret, il partage ce fait étrange avec ses proches, ce qui crée des situations pas très crédibles, où les gens avalent cette énormité avec un peu trop de placidité. A part ce petit souci pas forcement gênant, j’ai une fois de plus été complètement conquis. Les thèmes abordés sont très humains, et dans la continuité de ce que j’ai lu de cet auteur : relations difficile entre un père et sa famille, importance de bien profiter de la vie… Et une fois de plus, Taniguchi a réussi à m’émouvoir. C’est bien simple, dans les derniers chapitres, j’ai failli pleurer comme une madeleine. La fin est belle, et j’aime beaucoup le message très humain que Taniguchi fait passer dans ses BDs. (Même si je me doute bien que certains trouveront ça un peu cucul et larmoyant) A lire si vous avez aimé Quartier lointain et Le Journal de mon père.

29/04/2007 (modifier)
Par klod
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

J'ai commencé à lire avec Tintin et depuis, chaque lecture est une nouvelle (re)découverte. Si j'avais un voeux à réaliser, ce serait de les effacer tous de ma mémoire pour pouvoir à nouveau les lire (et les découvrir) pour la 1ère fois ! Comme quand, gamin, à chaque passage dans un rayon BD, je rêvais sur la couverture et le titre des albums non encore lus, imaginant ce qu'il pouvait bien s'y passer, jusqu'au jour où mes parents se décidaient enfin à m'en acheter un ! Et là........... Le Bonheur ! Tintin, c'est LA BD de référence. Une des très rares que l'on peut qualifier d'oeuvre d'art. Chaque album est très différent du précédent et marque une nouvelle évolution. Si l'on y réfléchi bien, il est très difficile de raconter de mémoire le déroulement exact d'une histoire de Tintin. Bien que le scénario paraisse simple au 1er abord, il est en fait très compliqué par les innombrables rebondissement et chemin détournés que suit Tintin pour arriver au bout de l'aventure. C'est ce qu'a cherché (et réussi) à faire Hergé : créer de l'Aventure à l'état pur. Tintin est, pour ma part, une des seules séries dont même les cases, prises isolément, me restent en mémoire. Ce qui prouve qu'Hergé cherchait (et atteignait souvent) à chaque instant la perfection, dans l'équilibre du dessin, dans les mouvements, le décor, les effet de nuit, de pluie etc... Combien de BD actuelles, même très réussie par ailleurs, sont pleines de cases sans charme, non "travaillées" et qui ne servent qu'a supporter un bout de texte et s'oublient à peine quittées des yeux. Voilà quelques raisons parmi tant d'autres (que je ne citerais pas pour ne pas être trop long !) qui font que pour moi, Tintin est à la B.D. ce que les paroles de Jacques Brel et la musique de Mozart sont aux paroles et à la musique rap. Et toc ! Prends ça dans les dents le rap ! PS : En lisant les avis précédents, je m'aperçois que beaucoup de ceux qui n'aiment pas mettent en avant le racisme et l'anticommunisme de Hergé. Pour le racisme on peut se demander si vous avez déjà lu la série en entier! la plupart des albums prechent un message de tolérance et d'acceptation de l'autre. Oui, l'idéologie qui se dégage du "congo" et des "soviets" était dans l'air du temps et l'on ne peut blamer Hergé ( très jeune à l'époque ) pour ça. Il ne faisait que retranscrire bêtement les idées générales de l'époque, tout comme vous le faites actuellement en détournant la tête de tout ce qui ne prone pas l'égalité des races. Quand à l'anticommunisme! je ne vois pas pourquoi il faudrait s'en offusquer à ce point. A l'époque la Russie était en plein bolchévisme et l'on sait ce que ça a donné. Bon allez, j'espère que vous saurez ouvrir les yeux comme l'a fait Hergé à partir du Lotus bleu. amicalement.

29/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Les Cinq Conteurs de Bagdad
Les Cinq Conteurs de Bagdad

Waaah ! Alors, drôle, prenant, intelligent... Tout est particulier dans ce livre. Beaucoup plus construit qu'une "bande dessinée d'auteur à la Sfar ou Blain", beaucoup plus cohérent sur tous les points, même si de cette école on retrouve des personnages égarés, une ambiance changeante, les récits qui s'enchaînent sont tous très différents par le degré d'écoute avec lequel il faut les lire et cette multiplicité fait la force de cette histoire. L'arbre à palabres est particulièrement réussi, et l'histoire de l'homme qui reste pas autant à mon sens. Cette bd est si riche que... j'pense pas qu'elle laisse qui que ce soit indifférent.

29/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Mémoire morte
Mémoire morte

Jusque là, j’étais totalement novice en ’Marc-Anthoine Mathieu. Et j’ai vraiment accroché cet univers. J’apprécie le dessin, et le rythme donné à la Bd. On se croirait dans les vieux films de SF au scénario étrange, où à défaut d’action on prend le temps de la réflexion. Et de la réflexion, il en faut. Il faut vraiment s’accrocher si on veut tout capter à la première lecture. Le dessin noir et blanc très structuré ainsi que la mise en page mette en avant la société futuriste où travaille notre chef du cadastre. Bref je suis sous le charme, et vu les avis précédents, j’ai hâte de me retrouver devant Julius Corentin Acquefacques !!!

28/04/2007 (modifier)
Par jb
Note: 4/5
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

C'est facile de faire des louanges après tout le monde. Mais bon là on est face à l'évidence. Le dessin est extrêmement bon et personnellement j'aime beaucoup le trait. Le scénar bien que banal est traité efficacement et avec sobriété. Je connaissais pas Larcenet (ouh), je l'ai découvert il y a peu après qu'il ait remarquablement illustré l'album de Magyd Cherfi (ex Zebda). Ce qui me marque le plus, c'est manifestement une grande sensibilité et une fine analyse des rapports humains. Sous une apparence légère, Marco entretient avec tous les autres protagonistes des relations ambiguës, d'amour toujours, mais aussi de peur, de crainte... A lire et à avoir je pense (d'ailleurs je cours l'acheter).

28/04/2007 (modifier)