Les derniers avis (39896 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le King
Le King

Un scénario original et bien mené. J'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose avec cette BD, notamment parce que je ne suis pas particulièrement fan d'Elvis et encore moins du culte autour de sa personne. Mais j'ai été pris dès le début dans l'intrigue de cet album. Elle met en scène un journaliste sans renommée, dont la seule personnalité est d'avoir par le passé écrit des articles pour The Enquirer, journal à sensation américain, réputation dont il cherche à se défaire. Et c'est lui qui est envoyé à Las Vegas pour interviewer un homme qui se fait passer pour Elvis revenu parmi les vivants... ou peut-être serait-il vraiment Elvis ? En tout cas, des milliers de personnes sont bien tentés de le croire. Tout le récit est basé sur l'ambiguïté et le mystère sur ce personnage d'Elvis. Qui est-il vraiment ? Qui sont ces étranges disciples qui l'entourent ? Est-il vraiment Elvis ? Est-il le Dieu de la Musique qu'il estime être ? Et finalement, est-ce qu'il vaut mieux savoir vraiment qui il est ou ne vaut-il mieux pas garder le mystère ? Et alors qu'en bon lecteur blasé, à la manière du journaliste qui débarque à Végas, on croit être sûr de ses convictions et ne pas croire à la véracité du retour d'Elvis, le doute apparait, des idées nouvelles nous sont offertes, le récit sort du cadre d'une banale enquête de routine. Et ce King prend vie et surtout profondeur. De très bons personnages, une narration douce mais prenante, une enquête rondement menée avec ses nombreux mystères et ses révélations, et une ambiance de foi mystique envers le personnage d'Elvis intéressante et vraiment crédible. A cela s'ajoute un bon dessin et une bonne narration graphique. Bref, une très bonne surprise et une lecture vraiment plaisante pour moi. Seul regret, l'auteur semble chercher à faire durer le mystère jusqu'au bout mais il nous présente avant la fin la réponse la plus plausible aux questions qu'on se pose. Tant et si bien que pour moi, de mystère, il n'y en avait plus à la fin. Si ce n'était de découvrir ce que le journaliste allait vraiment finir par écrire dans son article. En tout cas, voilà une BD au scénario vraiment original que je vous conseille.

30/07/2007 (modifier)
Par Thomas B
Note: 4/5
Couverture de la série Carthago
Carthago

J'ai commencé à lire cette BD sans grande conviction et je peux vous assurer que je me félicite de m'être laissé tenter par la couverture. Les dessins d'Henninot sont très bons et la mise en couleur leur rend vraiment hommage. Le scénario est original et laisse augurer une suite sur de très bonnes perspectives. Bravo à leurs auteurs, j'attends la suite avec impatience.

29/07/2007 (modifier)
Par sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Professeur Choupsky présente Le Cafard
Professeur Choupsky présente Le Cafard

J’ai toujours détesté les cours de sciences naturelles et leurs batteries de dissections d’œil-de-bœuf, de grenouilles ou autres trucs qui giclent et qui puent. Je haie également les blattes (mais qui les aime à part le professeur Choupsky ?) et les insectes en général. Alors quand Marion Montaigne propose une petite étude de mœurs et de psychologie de nos amis les cafards, je me sens mal barré. Pourtant, dès les premières pages, le ton est donné et je suis tout de suite pris par l’humour et la dérision qui émanent. C’est souvent du premier degré, mais vraiment très inventif et on se bidonne à suivre les aspirations ultra basiques de ces répugnantes et, par moments étonnamment charmantes, petites bestioles. Leurs burlesques virées nocturnes, quêtes irraisonnées de mets aléatoires plus dégueu les uns que les autres, sont prétextes à des gags, situations ou réflexions irrésistibles, agrémentés de succulentes parenthèses pédagogiques qui distillent infos anatomiques ou comportementales sur la bébête. En plus d'être rigolard, on est intrigué et finalement un brin plus cultivé. Sacrée gageure ! Un petit coup de cœur pour l’introduction de l’album qui conjecture sur les possibilités et conséquences d’un improbable couple: Claudia, la cousine de la prof et John, un des nuisibles ramené à des proportions humaines. Déconcertant et hilarant ! Un dessin plutôt minimaliste et quelques couleurs un peu «salies» composent un graphisme pas extraordinaire, mais sympathique, qui parvient tout à fait à restituer une ambiance délicieusement cracra. On y renifle presque les effluves de toilettes ou de poubelles. À noter, une absence de délimitation des cases qui aère l’ensemble. Une légèreté supplémentaire qui atténue et fait mieux passer (voire apprécier) le côté peu ragoûtant du propos. Comme si l'on avait ouvert la fenêtre… Cette œuvre, comme toutes les productions de cette maison d’édition, est cataloguée jeunesse. Pourtant, malgré ma trentaine allègrement dépassée, je me suis franchement bien marré et j'ai trouvé très divertissantes les pérégrinations de ces cancrelats. Pour moi, c’est du tout public. Juste un petit bémol. Neuf euros pour un album qui se lit assez vite, je trouve ça un poil trop cher, mais je pinaille, car en me vendant son cafard, l’auteure m’a ôté le mien. Ah là là ! Si tous mes cours de biologie s’étaient déroulés ainsi… En tout cas, madame la professeure, j’attends la suite avec une grande impatience.

28/07/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Les Apparitions - OVNI (Le Dossier des soucoupes volantes)
Les Apparitions - OVNI (Le Dossier des soucoupes volantes)

Que l’on y croie ou pas, le sujet des soucoupes volantes est à la mode depuis l’après-guerre. Une mode entretenue dernièrement encore par des séries TV telles que X-Files et Disparitions, mais aussi ridiculisée par des illuminés tels que Jean-Claude Bourret ou Jimmy Guieu. Pour ma part c’est un sujet qui m’intéresse depuis longtemps et qui m’interpelle toujours même si mes connaissances et compétences en la matière ne sont pas énormes. J’ai d’abord pris un grand plaisir à lire cet ouvrage. Je connaissais certaines des histoires, mais mon appréhension en était parcellaire. Jacques Lob a réalisé là un travail fantastique de collation, de tri et de synthèse parmi les milliers de témoignages recueillis. Ces récits sont restitués d’une façon très fidèle, sans toutefois verser dans le sensationnalisme propre à ce type de reportage. Robert Gigi, l’un des meilleurs artisans graphiques de son époque (et qui nous a quittés il y a quelques mois), offre une illustration qui, même si on n’apprécie pas forcément son style, est pourtant elle aussi dénuée –autant que possible- d’effets particuliers. Un seul regret : le choix des auteurs de restreindre leur champ d’investigation aux trente Glorieuses, la période 1945-1975. Certes, c’est l’époque (1972) où Lob a commencé ses recherches qui préside logiquement à ce choix. Mais il eût été très intéressant d’avoir un nouveau chapitre pour la réédition en intégrale, en 1979 ou en 1982. et depuis cette époque l’activité ufologique ne s’est pas endormie… Alors, à quand la reprise par deux courageux auteurs et un intrépide éditeur ? Les amateurs du sujet trouveront là une belle somme, les néophytes, s’ils mettent de côté leur éventuel scepticisme, y verront une approche très pédagogique et passionnante –bien qu’un peu sèche parfois- du phénomène. A noter, pour les curieux, l’ouverture récente des archives du GEIPAN (Groupement pour l’Etude et l’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) ici.

28/07/2007 (modifier)
Par bedelisse
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

J’adore ! Ce qui est formidable avec Astérix c’est que même 30 ans, 40 ans après, les scénarios ne se démodent pas. Les sujets abordés sont toujours aussi proches de notre vie quotidienne. La grande force d’Astérix est dans le scénario qui, quelque soit notre âge (enfant ou adulte) se lisent différemment. Il n’y a rien à faire je m’en lasserai jamais. Pour ma part je me suis arrêté aux Belges, non pas que je n’aime pas Mr Uderzo, bien au contraire, mais je pense que les histoires suivantes sont vraiment destinées à un public beaucoup plus jeune. Il n’y a pas cette double lecture que l’on peut avoir avec une histoire écrite par Mr Goscinny. En tous les cas merci à ces deux auteurs de nous avoir fait tant rire.

27/07/2007 (modifier)
Couverture de la série Heat
Heat

Heat est une oeuvre dans la droite lignée de Sanctuary, des mêmes auteurs, mais encore plus penchée sur le côté sombre du Japon moderne avec ses yakuzas que du côté politique. J'étais un peu sceptique il y a deux ans lorsque ce titre est paru, mais en relisant l'intégralité des 10 premiers tomes il y a peu, je trouve ça toujours très bien fichu. C'est certes viril, mais ce sont les rapports humains entre ses divers personnages charismatiques qui me subjuguent. Le scénariste Buronson est décidément très fort à ce petit jeu. Sans oublier le dessin toujours aussi sensuel d'Ikegami. Heat, c'est au final presque aussi bon Sanctuary et j'espère que cela montera encore en puissance sur les derniers tomes.

27/07/2007 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Les Cités obscures
Les Cités obscures

Avis sur "l'ombre d'un homme" Albert Chamisso est un être terne, fade, creux, plat, travaillant à faire fructifier une compagnie d’assurance versant dans l’escroquerie. Dérangé par des cauchemars de mains qui l’étouffent, il prend un médicament « 100% chimique » qui efface ses rêves mais rend son ombre en couleur. Tout le monde commence à le regarder de travers. Il perd sa femme, son appartement, son travail (sans indemnités de sa compagnie d’assurance, bien entendu). Son petit monde bourgeois s’écroule et il se retrouve dans une maison insalubre, fuyant tout le monde, fuyant même son ombre, ne rêvant que de redevenir le personnage terne et banal qu’il était. C’est alors qu’il rencontre Minna, une comédienne qui va l’aimer, lui redonner confiance en lui, et transformer son handicap en atout. Son malheur va faire un malheur sur scène. Même sa femme va adorer ce qui l’avait jadis repoussée. L’épreuve ultime arrive le jour où l’ombre redevient obscure et où Albert doit réussir à se faire aimer pour ses qualités humaines, pour sa créativité, et non plus pour son apparence extérieure – qu’elle soit terne ou haute en couleurs. Il doit réussir à dompter ses derniers démons (les mains qui l’étouffaient au début) pour pouvoir enfin vivre en harmonie avec lui-même et avec les autres. L’ombre d’un homme est un récit sur la tolérance de la différence, du handicap, sur l’être et le paraître et sur le besoin de reconnaissance sociale, entre autres choses. Les couleurs, si importantes pour l’histoire, sont superbes. François Schuiten aime changer de technique en entamant un nouvel album et a, dans ce cas-ci, fait les dessins d’abord en couleurs directes puis a finalisé les planches ne passant le trait à l’encre de chine qu’à la fin, sur les dessins en couleurs. Le résultat est époustouflant, surtout au regard des albums précédents dominés par le noir et blanc. Comme souvent dans les cités obscures, on retrouve plusieurs niveaux de lectures. Dans le cas présent, on sent que les auteurs font passer des choses plus personnelles, qu’il y a beaucoup de « vécu », et l’on peut se demander à quel point il est autobiographique, surtout que François Schuiten a pris Benoît Peeters comme modèle pour dessiner Albert Chamisso. On peut aussi lire dans cet album, en filigrane, une réflexion sur la photographie et la diapositive, avec un hommage direct au pionnier de la photographie que fut Nadar (Ardan, dans l’album). Un album différent sur la différence, à lire et à relire.

26/07/2007 (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Fox One
Fox One

"Fox One", La BD d’avion militaire par excellence... Et c’est un lecteur de Tanguy et Laverdure qui vous le dit ! Ayache-Vidal nous livre une histoire en trois tomes traitant d’une coalition franco-américaine luttant contre une menace terroriste visant les USA. Au menu, bug de l’an 2000, arme bactériologique, nucléaire et combat aérien. Certains passages sont assez bavards mais pas ennuyeux, techniques mais pas lourds, comme c’est souvent le cas chez d’autres. On sent que l’auteur s’est bien documenté et même si l’intrigue est finalement assez -banale-, elle respire le vrai. Enfin -Le VRAI- si on met de côté la conclusion qui s’apparente selon moi à une acrobatie aérienne... heu... scénaristique inattendue, mais gratuite et dérangeante, qui m’empêche de qualifier cette série de Culte. Pour moi l’aventure s’arrête quelques pages avant la fin. Le dessin tout en couleurs directes de Garreta est diamétralement différent de ce qu’on a l’habitude de voir sur ce genre de série. En général, les BDs d’aviation de pure tradition franco-belge sont réalistes du point de vue du trait mais pas de la couleur, mais ici, c’est TOUT qui est hyper réaliste mis à part certains visages quelques fois un peu trop grimaçants. Les vues aériennes et les avions de chasse sont exceptionnels, on en prend plein les mirettes, et les scènes d’action sont à couper le souffle. Pour les amateurs du genre, à lire de toute urgence ! :)

26/07/2007 (modifier)
Couverture de la série Cross Game
Cross Game

Cross Game est la dernière série en date de Mitsuru Adachi (encore loin d'être finie au Japon à l'heure où j'écris ces lignes). Comme à son habitude, il nous plonge dans une histoire romantique, centrée sur le baseball. Inhabituellement, par contre, le premier tome concerne la jeunesse pré-ado des personnages principaux. Bien que tout tourne autour d'enfants entre 4 et 11 ans, c'est sans doute le tome le plus dur de toutes les œuvres de Adachi. Il y a certes toujours de l'humour fin, plein de non dits et de regards tendres, mais la scène finale de ce premier tome est particulièrement cinglante et poignante. Arriver à faire passer tant d'émotions chez des enfants est tout à fait hors norme, et particulièrement remarquable. Le deuxième tome voit nos héros plus âgés et, bien que plus léger, le passé commun à tous rend certaines scènes peu avares en émotions.

25/07/2007 (modifier)
Par kalish
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sang du Dragon
Le Sang du Dragon

Franchement ça pète ce truc. Une bonne histoire de pirates en BRETAGNE et non aux caraïbes. Accompagné du capitaine Meriadec, on parcourt la côte nord de la péninsule passant par tous ses lieux mythiques ; le mont St Michel, St Malo, Morlaix, Ouessant. Ce côté authentique est très bien rendu grâce aux excellents dessins de Michel (ça ressemble un peu à du Loisel). Et bien sûr comme d'habitude dans l'excellente collection celtic de Soleil (bel effort de l'éditeur, enfin…), on revisite les légendes celtiques. L'histoire nous est très agréablement contée, pas trop d'action et plus d'intrigue, pas de temps mort même si l'histoire n'avance pas à cent à l'heure. Il est vrai que durant le tome 1, on ne sait pas trop où on va, puis le deuxième nous met sur la voie de la quête de notre héros à la sale gueule, enfin le tome 3 nous confirme la direction prise par l'auteur et on comprend enfin le titre de la série. Ca y est c'est lancé, maintenant va falloir faire des étincelles et ne pas nous saouler en faisant une série à rallonge. Pour le dessin, (presque) rien à redire, il s'adapte très bien à ce type de récit et les couleurs plutôt ternes sont bien maîtrisées. On pourra juste reprocher à Istin d'avoir voulu dessiner les femmes ; il les représente très bien attention (j'espère pour lui qu'il prend la sienne comme modèle) mais quand elles sont au second plan et que Michel reprend les crayons, ça saute aux yeux. Enfin bon c'est du détail, une très bonne série encore une fois pour ceux qui s'intéressent aux légendes celtiques que je vous engage à découvrir.

25/07/2007 (modifier)