J'ai certainement dû lire "Valérian" il y a plus de 20 ans, mais depuis j'ai lu tellement de BD que je ne me souvenais plus de cette série.
J'avais remarqué dans BDT que cette série était la série SF de référence pour tout amateur de ce type de BD.
Cette semaine je suis tombé sur l'intégrale volume 1 à la librairie, celle ci comprend les 3 premiers tomes ainsi que des "bonus". Je n'ai pas hésité et j'ai investi sur le champ.
Evidemment je n'ai pas attendu avant de lire ces trois histoires.
Ma première impression fut évidente : on retrouve beaucoup d'éléments de Valérian dans les séries actuelles. J'ai été même surpris en débutant l'intégrale d'apprendre (la démonstration est claire) l'influence de Valérian dans le film Star Wars.
Le dessin a pris un coup de vieux, certaines cases n'ont pas de décor, les couleurs manquent de graduation, et lorsque les personnages sont en arrière-plan, ils n'ont pas la finesse, ni même les proportions adéquates.
Mais il suffit de resituer ces BD dans l'Histoire de la BD et de se rappeler qu'elles ont été éditées il y a plus de 35 ans !!! Après lecture, on se dit que globalement elles se lisent avec grand plaisir et que l'esprit visionnaire des auteurs marche encore de nos jours.
Je continuerai à investir sur les prochaines intégrales car Valérian semble vraiment être la série de base SF pour la BD. Normalement la note basculera vers un 5, mais par principe je vais attendre la lecture des tomes suivants.
Pour résumer rapidement les 3 premiers tomes, les personnages sont bien mis en place, on remarque les progrès au niveau dessin déjà entre le tome 1 et 2.
Pour ceux qui n'ont pas cette série, la sortie des intégrales permettra de corriger le tir.
29/07/08 : après la lecture de la seconde intégrale : je ne change rien à l'avis car les tomes 4 à 6 ne tranchent pas avec les premiers tomes.
Courtney Crumrin, un comics superbe.
Avant de lire Courtney, j'ai d'abord du vaincre une (très stupide) répulsion vis à vis du noir et blanc. J'avoue que l'aspect visuel, le côté en mettre plein la vue avec des couleurs qui pètent, j'y était très sensible. Mais voilà, quand, en parcourant les rayonnages de la bibliothèque de m'a ville, je suis tombé sur les tomes de "Courtney Crumrin", je n'ai pu m'empêcher de les dévorer d'une traite, ni, lorsqu'une intégral regroupant les tome 1 a 3 est apparue chez mon libraire, de l'acheter de suite.
Le dessin de Ted Naifeh est splendide, expressif, il retranscrit parfaitement les humeurs et les ambiances de l'histoire, je suis tombé sous le charme de ce trait.
Quant à l'histoire, les aventures de cette jeune sorcière farouche, indépendante, et prompte a péter plus haut que son cul lorsqu'elle se compare a ces parents et ses camarades de classe sont attachants, magiques, ce qui est plus que normal lorsque l'on parle d'une sorcière et de tout le petit monde qui gravite autour d'elle, gobelins, chats parlants, et monstres qui finalement, font se poser la question de savoir qui sont les véritables méchants dans l'histoire. D'entrée de jeu, tout manichéisme est évité, bref, de la belle ouvrage.
J'ai été attirée par la couverture de cet album, puis j'ai aimé les dessins tout en rondeur aux couleurs très vives.
L'histoire non dénuée d'humour, est très poétique. (L'idée de la fabrique artisanale de nuages m'a vraiment plu).
Mes enfants l'ont appréciée et je la leur ai lu avec plaisir.
Première BD dont j'ai été, et dont je suis toujours, fan.
Valérian m'a fait découvrir la BD, elle m'a ouvert sur un monde au-delà de "Tintin" et Astérix, m'a fait découvrir d'autres univers, un bestiaire incroyable et une folle richesse. Certes le dessin des débuts était un peu incertain, mais quelle joie pour moi cela a été de découvrir les aventures de Valérian et Laureline par-delà la galaxie, explorant des mondes magiques de beauté.
Et quel bonheur pour moi d'apprendre que Dargaud va profiter de la sortie en dessin animé pour éditer des intégrales, qui me permettront enfin de constituer une collection homogène, je suis aux anges.
Se replonger dans "l'empire des mille planètes", ou "Sur les terres truquées", quel bonheur.
BD que j'ai achetée par curiosité, je l'ai vu plusieurs fois chez mon libraire en parcourant les rayons sans jamais avoir le déclic, puis finalement, je l'ai achetée, et bien mal m'en a pris, puisqu'il a fallu que je me procure au plus vite le second tome.
Dessin à mi-chemin entre le franco-belge et le manga, vu le nom de la collection, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, et je trouve le trait de Mony Chan très plaisant justement, il retranscrit bien les scènes d'action, exprime une belle palette d'humeurs, bref rien a redire.
Le scénario est accrocheur, les cliffhangers en fin de tome contribuant a donné envie de savoir ce qu'il ce passe après, même si personnellement, l'intrigue et le sort des personnages a suffi à capter mon attention.
Excellente BD, d'entrée, je dois dire que la couverture ne m'a pas séduit plus que cela, mais l'intervention de l'auteur dans "un monde de bulles" m'a amené à m'intéresser a cette série.
N'y allons pas par quatre chemins, la note que je donne a cette BD est suffisamment éloquente, je trouve que cette BD est magnifique. Dessin froid, détaillé, décors choisis et travaillés avec soin, une pure merveille, d'autant plus remarquable pour un premier album.
Le scénario est tout aussi intriguant, mélange de modernité et de mythologie grecque, personnellement j'adore cette ambiance, une héroïne intéressante, et qui est a la hauteur de la cité d'Antés, représentation parfaite de la solitude au milieu d'une gigantesque cité.
Bref, une excellente surprise, j'attends avec impatience le tome 2, même si les auteurs souhaitent se démarquer du traditionnel format de 54 planches et viser plus long, ce qui augure d'avance d'une longue (et dure) attente.
Formidable succession d'histoires courtes qui permettent à Goscinny de prouver une fois de plus son immense talent d'auteur comique.
Comme le dit L'Ymagier, Mr Sait-Tout est une sorte de caricature de ce brave "Oncle Paul" qui officiait dans le journal Spirou. Ici, les auteurs nous rappellent à chaque dernière image de ces petit récits d'où Mr Sait-Tout nous fait profiter de son érudition, ce qui insiste bien sur le fait que son interprétation de l'Histoire n'engage que lui.
Et d'Histoire, il en est souvent question, Goscinny nous régale de ces délicieux anachronismes qu'il savait si bien employer dans Astérix, menés à un rythme trépidant et des dialogues qui font mouche, le scénariste exploite à fond chacun des thèmes abordés par son personnage principal comme ressort humoristique, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est irrésistible.
Sans aller très loin, le premier récit de l'album, l'invention de l'école par Charlemagne, est à se rouler par terre tellement il est hilarant. Chaque élément est imprévisible, la finesse d'analyse est remarquable et des détails qui appartiennent à notre quotidien donnent une épaisseur humaine et une intelligence indéniable à une oeuvre attachante et sans prétention.
Le dessin de Martial sert tout cela avec énergie et savoir-faire, d'un trait bon enfant qui reste peut-être un peu trop sage, mais se révèle toujours lisible et efficace. Vu la diversité des thèmes abordés, il ne se laisse pas aller à la facilité et il donne vie avec un certain panache à l'univers de Mr Sait-Tout.
Une oeuvre totalement oubliée dont il ne faut absolument pas se priver, pour qui peut l'avoir entre ses mains. C'est du meilleur Goscinny, associé à un dessinateur de talent, Martial, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux auteurs tiennent leurs promesses.
Une série délirante qui ressemble souvent à un cartoon. Le duo est totalement disjoncté et Mortadel est bien drôle avec ses déguisements. Le scénario est une suite de péripéties amusantes qui fait souvent rire. Les gags sont bien trouvés.
Le dessin va très bien avec la série. Dommage que ça ne soit pas très connu dans la francophonie.
Koma est un chef-d’œuvre du 9ème Art. Je n’ai que trop attendu pour en aviser, différant si souvent l’échéance, anxieux à l’idée de le malmener par mon verbe hésitant. Cette série chère à mon cœur, est une perle de tendresse et d’humour au-dessus de tout vocable. Et c’est donc fébrile, envahi d’appréhension que je vais tâcher de vous convaincre, sinon de vous insuffler un peu de mon enthousiasme.
Gamine facétieuse, Addidas vit dans une agglomération morose, mégapole aux mille cheminées touchant le ciel. Pour son père, âme en peine inconsolable depuis le décès de son épouse, elle est l’unique trésor d’une vie austère. Mais la petite est malade. Vaillante, en dépit de ses brefs comas inexpliqués et impromptus, elle assiste très souvent papa dans son labeur de ramoneur. C’est tellement plus facile de nettoyer les étroits boyaux avec sa taille. Malheureusement, lors d’une expédition solitaire plutôt chahutée, Addidas dégringole dans un conduit souterrain, victime d’un nouvel évanouissement. Égarée dans les profondeurs de la terre, elle va faire une rencontre étrange. Un colosse bleu, créature impressionnante mais terrifiée, banni par ses pairs parce qu’il n’a pas réussi à préserver l’intégrité mécanique de sa «machine». Une bien mystérieuse machine…
Dans un surprenant patchwork de genres, Pierre Wazem et Frederik Peeters imaginent une fable originale, une allégorie moderne et urbaine d’une Alice au pays des merveilles pour les grands. Du steampunk au fantastique en passant par l’anticipation, on vagabonde de péripéties en surprises, de rencontres en étonnements, de découvertes en ravissements. Un scénario riche et mouvementé, empreint de loufoque et d’absurde, mais qui n’en demeure pas moins bien ficelé et tout à fait cohérent. On le devine parfois teinté d'une forme d’improvisation, un «sans filet» excitant manifestement maîtrisé par des auteurs qui empruntent à tout moment les sentiers d’idées nouvelles et soudaines et nous régalent de leur géniale inspiration.
Si le fond est résolument lourd et pessimiste (mal inconnu, monde aux accents totalitaire, phénomènes angoissants…), son traitement est lui tout en subtilité. Plein de sensibilité, de poésie et non dénué d’humour, il dégage un ton frais, une sensation de légèreté. Grâce, en autre, à la présence d’Addidas, cette gentille petite fille rêveuse un peu désabusée et tellement attachante. Elle est si craquante avec ses grands yeux et son sourire ravageur, avec ses répliques irrésistibles emplies d’une belle naïveté enfantine et d’une maturité étonnante, une délicieuse répartie qui fait très souvent mouche. Accompagnée de personnages secondaires aux caractères fouillés, ils décontractent cette atmosphère plutôt pesante, gratifiant le récit d’un parfait équilibre.
Hormis le côté divertissement simple, cette bande dessinée propose également un angle de lecture plus interrogateur. Une dimension tour à tour critique, philosophique ou introspective. Notamment, ce monstre, clone antinomique et personnification du mal-être inconscient d’Addidas. Ou ces «ballades» dans les méandres lugubres du sous-sol, inquiétante métaphore de ses comas répétés. Ou encore ces réflexions sous-jacentes sur l’enfance, la différence ou la mort. Un enchantement pour l’esprit.
Graphiquement, le bonheur est également au rendez-vous. La ligne est simple et pure. Et si elle privilégie une expressivité à couper le souffle, elle n’en reste pas moins belle. La colorisation, alternant ombres, teintes «coucher de soleil» ou variations plus vives, fleure cette aventure onirique d'une dernière fragrance, une mélancolie douce et enivrante. La touche finale d’une œuvre en tous points admirable.
Même après ce dégobillage volubile, il manquera toujours des mots pour exprimer tout ce que m’inspire ce petit bijou. Alors je clos en remerciant les auteurs d'avoir su si brillamment émerveiller mes yeux, réveiller mon imaginaire d’adulte, et faire vibrer mon cœur d’enfant.
Très mignon ! J'ai vraiment été touché et amusé par cette BD jeunesse.
Le dessin est simple mais tout à fait charmant.
L'histoire est très gentille, adorable même, je dirais.
Mignon est le mot qui convient le mieux à l'ensemble. Un récit sur un amour de jeunesse où tout coule de source, tout est frais, tout amène le sourire et la tendresse.
Très bonne petite lecture pour petits et grands.
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Valérian
J'ai certainement dû lire "Valérian" il y a plus de 20 ans, mais depuis j'ai lu tellement de BD que je ne me souvenais plus de cette série. J'avais remarqué dans BDT que cette série était la série SF de référence pour tout amateur de ce type de BD. Cette semaine je suis tombé sur l'intégrale volume 1 à la librairie, celle ci comprend les 3 premiers tomes ainsi que des "bonus". Je n'ai pas hésité et j'ai investi sur le champ. Evidemment je n'ai pas attendu avant de lire ces trois histoires. Ma première impression fut évidente : on retrouve beaucoup d'éléments de Valérian dans les séries actuelles. J'ai été même surpris en débutant l'intégrale d'apprendre (la démonstration est claire) l'influence de Valérian dans le film Star Wars. Le dessin a pris un coup de vieux, certaines cases n'ont pas de décor, les couleurs manquent de graduation, et lorsque les personnages sont en arrière-plan, ils n'ont pas la finesse, ni même les proportions adéquates. Mais il suffit de resituer ces BD dans l'Histoire de la BD et de se rappeler qu'elles ont été éditées il y a plus de 35 ans !!! Après lecture, on se dit que globalement elles se lisent avec grand plaisir et que l'esprit visionnaire des auteurs marche encore de nos jours. Je continuerai à investir sur les prochaines intégrales car Valérian semble vraiment être la série de base SF pour la BD. Normalement la note basculera vers un 5, mais par principe je vais attendre la lecture des tomes suivants. Pour résumer rapidement les 3 premiers tomes, les personnages sont bien mis en place, on remarque les progrès au niveau dessin déjà entre le tome 1 et 2. Pour ceux qui n'ont pas cette série, la sortie des intégrales permettra de corriger le tir. 29/07/08 : après la lecture de la seconde intégrale : je ne change rien à l'avis car les tomes 4 à 6 ne tranchent pas avec les premiers tomes.
Courtney Crumrin
Courtney Crumrin, un comics superbe. Avant de lire Courtney, j'ai d'abord du vaincre une (très stupide) répulsion vis à vis du noir et blanc. J'avoue que l'aspect visuel, le côté en mettre plein la vue avec des couleurs qui pètent, j'y était très sensible. Mais voilà, quand, en parcourant les rayonnages de la bibliothèque de m'a ville, je suis tombé sur les tomes de "Courtney Crumrin", je n'ai pu m'empêcher de les dévorer d'une traite, ni, lorsqu'une intégral regroupant les tome 1 a 3 est apparue chez mon libraire, de l'acheter de suite. Le dessin de Ted Naifeh est splendide, expressif, il retranscrit parfaitement les humeurs et les ambiances de l'histoire, je suis tombé sous le charme de ce trait. Quant à l'histoire, les aventures de cette jeune sorcière farouche, indépendante, et prompte a péter plus haut que son cul lorsqu'elle se compare a ces parents et ses camarades de classe sont attachants, magiques, ce qui est plus que normal lorsque l'on parle d'une sorcière et de tout le petit monde qui gravite autour d'elle, gobelins, chats parlants, et monstres qui finalement, font se poser la question de savoir qui sont les véritables méchants dans l'histoire. D'entrée de jeu, tout manichéisme est évité, bref, de la belle ouvrage.
La Fabrique de Nuages (Les Nuages)
J'ai été attirée par la couverture de cet album, puis j'ai aimé les dessins tout en rondeur aux couleurs très vives. L'histoire non dénuée d'humour, est très poétique. (L'idée de la fabrique artisanale de nuages m'a vraiment plu). Mes enfants l'ont appréciée et je la leur ai lu avec plaisir.
Valérian
Première BD dont j'ai été, et dont je suis toujours, fan. Valérian m'a fait découvrir la BD, elle m'a ouvert sur un monde au-delà de "Tintin" et Astérix, m'a fait découvrir d'autres univers, un bestiaire incroyable et une folle richesse. Certes le dessin des débuts était un peu incertain, mais quelle joie pour moi cela a été de découvrir les aventures de Valérian et Laureline par-delà la galaxie, explorant des mondes magiques de beauté. Et quel bonheur pour moi d'apprendre que Dargaud va profiter de la sortie en dessin animé pour éditer des intégrales, qui me permettront enfin de constituer une collection homogène, je suis aux anges. Se replonger dans "l'empire des mille planètes", ou "Sur les terres truquées", quel bonheur.
Cross Fire
BD que j'ai achetée par curiosité, je l'ai vu plusieurs fois chez mon libraire en parcourant les rayons sans jamais avoir le déclic, puis finalement, je l'ai achetée, et bien mal m'en a pris, puisqu'il a fallu que je me procure au plus vite le second tome. Dessin à mi-chemin entre le franco-belge et le manga, vu le nom de la collection, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, et je trouve le trait de Mony Chan très plaisant justement, il retranscrit bien les scènes d'action, exprime une belle palette d'humeurs, bref rien a redire. Le scénario est accrocheur, les cliffhangers en fin de tome contribuant a donné envie de savoir ce qu'il ce passe après, même si personnellement, l'intrigue et le sort des personnages a suffi à capter mon attention.
Hel
Excellente BD, d'entrée, je dois dire que la couverture ne m'a pas séduit plus que cela, mais l'intervention de l'auteur dans "un monde de bulles" m'a amené à m'intéresser a cette série. N'y allons pas par quatre chemins, la note que je donne a cette BD est suffisamment éloquente, je trouve que cette BD est magnifique. Dessin froid, détaillé, décors choisis et travaillés avec soin, une pure merveille, d'autant plus remarquable pour un premier album. Le scénario est tout aussi intriguant, mélange de modernité et de mythologie grecque, personnellement j'adore cette ambiance, une héroïne intéressante, et qui est a la hauteur de la cité d'Antés, représentation parfaite de la solitude au milieu d'une gigantesque cité. Bref, une excellente surprise, j'attends avec impatience le tome 2, même si les auteurs souhaitent se démarquer du traditionnel format de 54 planches et viser plus long, ce qui augure d'avance d'une longue (et dure) attente.
Les Divagations de Mr Sait-Tout
Formidable succession d'histoires courtes qui permettent à Goscinny de prouver une fois de plus son immense talent d'auteur comique. Comme le dit L'Ymagier, Mr Sait-Tout est une sorte de caricature de ce brave "Oncle Paul" qui officiait dans le journal Spirou. Ici, les auteurs nous rappellent à chaque dernière image de ces petit récits d'où Mr Sait-Tout nous fait profiter de son érudition, ce qui insiste bien sur le fait que son interprétation de l'Histoire n'engage que lui. Et d'Histoire, il en est souvent question, Goscinny nous régale de ces délicieux anachronismes qu'il savait si bien employer dans Astérix, menés à un rythme trépidant et des dialogues qui font mouche, le scénariste exploite à fond chacun des thèmes abordés par son personnage principal comme ressort humoristique, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est irrésistible. Sans aller très loin, le premier récit de l'album, l'invention de l'école par Charlemagne, est à se rouler par terre tellement il est hilarant. Chaque élément est imprévisible, la finesse d'analyse est remarquable et des détails qui appartiennent à notre quotidien donnent une épaisseur humaine et une intelligence indéniable à une oeuvre attachante et sans prétention. Le dessin de Martial sert tout cela avec énergie et savoir-faire, d'un trait bon enfant qui reste peut-être un peu trop sage, mais se révèle toujours lisible et efficace. Vu la diversité des thèmes abordés, il ne se laisse pas aller à la facilité et il donne vie avec un certain panache à l'univers de Mr Sait-Tout. Une oeuvre totalement oubliée dont il ne faut absolument pas se priver, pour qui peut l'avoir entre ses mains. C'est du meilleur Goscinny, associé à un dessinateur de talent, Martial, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux auteurs tiennent leurs promesses.
Mortadel et Filemon
Une série délirante qui ressemble souvent à un cartoon. Le duo est totalement disjoncté et Mortadel est bien drôle avec ses déguisements. Le scénario est une suite de péripéties amusantes qui fait souvent rire. Les gags sont bien trouvés. Le dessin va très bien avec la série. Dommage que ça ne soit pas très connu dans la francophonie.
Koma
Koma est un chef-d’œuvre du 9ème Art. Je n’ai que trop attendu pour en aviser, différant si souvent l’échéance, anxieux à l’idée de le malmener par mon verbe hésitant. Cette série chère à mon cœur, est une perle de tendresse et d’humour au-dessus de tout vocable. Et c’est donc fébrile, envahi d’appréhension que je vais tâcher de vous convaincre, sinon de vous insuffler un peu de mon enthousiasme. Gamine facétieuse, Addidas vit dans une agglomération morose, mégapole aux mille cheminées touchant le ciel. Pour son père, âme en peine inconsolable depuis le décès de son épouse, elle est l’unique trésor d’une vie austère. Mais la petite est malade. Vaillante, en dépit de ses brefs comas inexpliqués et impromptus, elle assiste très souvent papa dans son labeur de ramoneur. C’est tellement plus facile de nettoyer les étroits boyaux avec sa taille. Malheureusement, lors d’une expédition solitaire plutôt chahutée, Addidas dégringole dans un conduit souterrain, victime d’un nouvel évanouissement. Égarée dans les profondeurs de la terre, elle va faire une rencontre étrange. Un colosse bleu, créature impressionnante mais terrifiée, banni par ses pairs parce qu’il n’a pas réussi à préserver l’intégrité mécanique de sa «machine». Une bien mystérieuse machine… Dans un surprenant patchwork de genres, Pierre Wazem et Frederik Peeters imaginent une fable originale, une allégorie moderne et urbaine d’une Alice au pays des merveilles pour les grands. Du steampunk au fantastique en passant par l’anticipation, on vagabonde de péripéties en surprises, de rencontres en étonnements, de découvertes en ravissements. Un scénario riche et mouvementé, empreint de loufoque et d’absurde, mais qui n’en demeure pas moins bien ficelé et tout à fait cohérent. On le devine parfois teinté d'une forme d’improvisation, un «sans filet» excitant manifestement maîtrisé par des auteurs qui empruntent à tout moment les sentiers d’idées nouvelles et soudaines et nous régalent de leur géniale inspiration. Si le fond est résolument lourd et pessimiste (mal inconnu, monde aux accents totalitaire, phénomènes angoissants…), son traitement est lui tout en subtilité. Plein de sensibilité, de poésie et non dénué d’humour, il dégage un ton frais, une sensation de légèreté. Grâce, en autre, à la présence d’Addidas, cette gentille petite fille rêveuse un peu désabusée et tellement attachante. Elle est si craquante avec ses grands yeux et son sourire ravageur, avec ses répliques irrésistibles emplies d’une belle naïveté enfantine et d’une maturité étonnante, une délicieuse répartie qui fait très souvent mouche. Accompagnée de personnages secondaires aux caractères fouillés, ils décontractent cette atmosphère plutôt pesante, gratifiant le récit d’un parfait équilibre. Hormis le côté divertissement simple, cette bande dessinée propose également un angle de lecture plus interrogateur. Une dimension tour à tour critique, philosophique ou introspective. Notamment, ce monstre, clone antinomique et personnification du mal-être inconscient d’Addidas. Ou ces «ballades» dans les méandres lugubres du sous-sol, inquiétante métaphore de ses comas répétés. Ou encore ces réflexions sous-jacentes sur l’enfance, la différence ou la mort. Un enchantement pour l’esprit. Graphiquement, le bonheur est également au rendez-vous. La ligne est simple et pure. Et si elle privilégie une expressivité à couper le souffle, elle n’en reste pas moins belle. La colorisation, alternant ombres, teintes «coucher de soleil» ou variations plus vives, fleure cette aventure onirique d'une dernière fragrance, une mélancolie douce et enivrante. La touche finale d’une œuvre en tous points admirable. Même après ce dégobillage volubile, il manquera toujours des mots pour exprimer tout ce que m’inspire ce petit bijou. Alors je clos en remerciant les auteurs d'avoir su si brillamment émerveiller mes yeux, réveiller mon imaginaire d’adulte, et faire vibrer mon cœur d’enfant.
Valentine et Valentin
Très mignon ! J'ai vraiment été touché et amusé par cette BD jeunesse. Le dessin est simple mais tout à fait charmant. L'histoire est très gentille, adorable même, je dirais. Mignon est le mot qui convient le mieux à l'ensemble. Un récit sur un amour de jeunesse où tout coule de source, tout est frais, tout amène le sourire et la tendresse. Très bonne petite lecture pour petits et grands.