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Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Une histoire forte, des personnages au caractère bien trempé, des têtes brûlées plutôt attachantes en fait, un dessin froid et sombre (comme l'espace ?) mais beau (comme l'espace !), d'une beauté froide, c'est à dire qu'il faut aimer ce genre, cela dit, toutes les scènes "spatiales" ont de l'envergure, et que dire de la fin du tome 4 ?! Rien, hé hé, si ce n'est qu'elle m'a hantée longtemps après avoir refermé l'album. Je n'ai rien lu d'aussi fort depuis*. Le tome suivant, de ce point de vue, est peut-être un ton en-dessous, mais ça reste quand même de la S-F haut de gamme avec un scénario qui se joue avec brio des paradoxes temporels. En outre, dans le tome 5, apparaît un message politique des plus intéressant. Alors pourquoi seulement 3 étoiles et non, tout simplement parce que cette atmosphère froide et hostile, je ne suis pas sûre de vouloir m'y replonger. MAJ 07.05.06 : Je confirme, je n'ai TOUJOURS rien lu d'aussi fort depuis ;) Tome 6 (30.07.06): Enorme. Magistral. Un scénario intelligent et rigoureusement structuré, qui nous tient en haleine, et nous oblige à concevoir l'inconcevable. Mon seul bémol vient du dessin, qui ne s'arrange pas, je trouve, en particulier celui des personnages, mention spéciale au casque capillaire dont se trouve affublée la pauvre Kate, mais bon, mise à part cela, la série vaudrait déjà 4 étoiles, mais en plus, ce scénario minutieusement calculé, comme le prouve le passionnant cahier en post-face de la première édition, est au service d'une idée qui est mienne depuis que je suis en âge de comprendre le fonctionnement économique du monde : l'humanité va droit dans le mur, le libéralisme économique est un cauchemar pour l'homme et, accessoirement, pour le reste de la planète. Ce que dénonce Bajram, si j'ai bien compris son message, c'est cette société vers laquelle nous fonçons tête baissée, régie par la loi du plus fort (l'ultra-libéralisme, donc) dans un contexte ultra sécuritaire légitimant les pires atteintes aux libertés individuelles. Il dénonce l'irrémédiable bêtise de l'humanité qui travaille avec acharnement à son auto-destruction. D'ailleurs, au détour d'une page, un nom apparaît furtivement, Filip Squarezone, et il est difficile de ne pas immédiatement faire le rapprochement avec Philippe Squarzoni, l'auteur de Garduno, en temps de paix entre autre, et qui, d'une toute autre manière, critique lui aussi notre système socio-économique. Je ne pense pas que ce soit fortuit, et je suis confortée dans mon impression par une interview de Bajram lue sur http://purgatory.bajram.com/, dans laquelle il dit "C'est le présent qui m'inspire le futur. Je pense que la Science Fiction est un genre socio-politique avant tout. On utilise ce jeux de prédiction, ou parfois d'incongruité pour finalement offrir une loupe grossissante sur notre actualité." Alors oui, UWO, c'est vraiment de l'excellente S-F, un scénario béton, et aussi une réflexion qui donne le vertige, sur le devenir de l'humanité.

25/12/2004 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Par davoust
Note: 4/5
Couverture de la série Vic Voyage
Vic Voyage

Excellente bande dessinée, tant du point de vue dessin que du scénario où se mêlent aventure et fantastique et même un peu de sensualité. Les dessins sont criants de réalisme. Et l'histoire se déroule dans les Caraibes au départ et dans la forêt amazonienne. Cette bande dessinée est tellement plaisante à lire. Le seul défaut, c'est qu'elle n'est plus publiée. Glénat si il vous plaît publiez à nouveau les bd de Sergio Macédo !

04/11/2007 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)

Tout petit, j'achetais Picsou magazine tous les mois. J'adorais les histoires de Carl Barks, mais en grandissant je les ai trouvé très inégales et parfois enfantines. Ce n'est pas le cas de Don Rosa qui est capable de mettre de la maturité dans ses histoires (notamment dans les histoires avec Goldie). La jeunesse de Picsou est sans aucun doute son chef d'oeuvre. Don Rosa part avec comme unique indication les indices laissés dans les histoires de Barks. Il mélange aussi l'histoire en mettant parfois des personnages historiques (Buffalo Bill, Geromino, les Daltons, etc.). Les histoires sont toutes bien, mais j'ai une affection particulière pour celles avec Goldie. Quelle tendresse coule de cette relation amour-haine que ce vouent Picsou et Goldie, son unique amour. Glénat a eu la bonne idée de publier ses histoires ainsi que les autres histoires de Don Rosa et je me suis plongé avec bonheur dans ses albums. J'ai eu du plaisir à lire et relire les histoires et aussi de découvrir plusieurs plus vieilles que je ne connaissais pas. Don Rosa est vraiment le meilleur auteur Disney que je connaisse et l'un des seuls que je relis avec le même plaisir que j'avais lorsque j'étais jeune. Ce que j'aime surtout c'est comment il utilise des faits historiques pour bâtir plusieurs de ses histoires. Je trouve que c'est une façon amusante d'apprendre !

04/11/2007 (modifier)
Par kanibal
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sláine
Sláine

Pour tout dire j’ai vraiment aimé cette série. C'est une série en plusieurs cycles sur la mythologie celtique, on voyage dans le temps au début du moyen age. Tous les thèmes y sont traités (invasion romaine, l’avancée du christianisme sur l’île de grande Bretagne etc.), sans oublier le mythe arthurien. A signaler à chaque cycle un dessinateur différent ; mes préférences iront pour les 2 premiers cycles. Dans l’ensemble "Slàine" reste une œuvre plus que convenable avec son héros ni trop blanc ni trop noir, et une touche d’humour est apportée par le nain Ukko, souffre douleur de notre héros. Je conseil "Slàine" pour les fans de mythologie celtique bien barbare et ses hordes de démon en tout genre.

04/11/2007 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série De Cape et de Crocs
De Cape et de Crocs

C'est vrai que "de cape et de crocs" est une bonne BD. C'est très joli, les couleurs sont fort à propos, le rythme est prenant, les personnages sympathiques et le discours châtié (tant et si bien que les adorateurs du langage SMS d'aujourd'hui risquent de ne pas entendre un mot à cette BD et à son français littéraire suranné). Néanmoins, pas mal de défauts m'ont irrités. Tout d'abord 8 tomes, 12 années se sont écoulés et nous n'avons toujours pas l'ombre d'une fin de cycle. c'est décevant. Il aurait, je crois, été facile de faire des fins de cycle, je n'aime pas les BD qui ne finissent pas. Mais le principal défaut que je trouve à cette oeuvre c'est l'inconstance de son scénario. Dans les 3 premiers tomes -- les meilleurs --, nous avons affaire à une aventure de cape et d'épée classique dont la caractéristique réside dans les envolés lyriques du sieur De Maupertuis -- lassantes pour moi et en inadéquation avec le rythme de l'action -- et dans la représentation animalière de quelques personnages. Puis survient un virage dans l'oeuvre : plus aucun nouveau personnage sous forme animalière, plus de prose pour le sieur pré-cité (sauf dans un combat dans un bar, mais fort à propos cette fois), l'aventure ralentit et semble faire du surplace et surtout l'aventure devient fantastique. Je me suis profondément ennuyé à la lecture des tomes 4 et 5 et ce n'est qu'avec le retour des frasques épiques du tome 6 que j'ai retrouvé du plaisir à lire cette oeuvre. Pour résumer, si les 3 premiers tomes auraient pu mériter la note maximale, j'aurai du mal à mettre 3 étoiles aux tomes 4 et 5 et les suivants, bien qu'intéressants, ne valent pas les premiers. Donc 4 étoiles pour la série, mérités, mais pas culte dans son entièreté. Je déconseille enfin cette BD aux gens possédant moins de 500 mots de vocabulaire...

05/07/2007 (MAJ le 03/11/2007) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Misérables
Les Misérables

Vraiment très bon. De la bien belle ouvrage. Giffey a ici effectué une très bonne adaptation du roman de Victor Hugo, intégrant une sorte de "populisme" dans sa narration et sa réalisation graphique. Il a divisé son récit en trois tomes, en trois "vies" ; et chacun d'eux recèle bien des envolées graphiques où pointe souvent un véritable souffle romantique. Au point de vue graphique, Giffey fait montre d'un magnifique trait réaliste et -surtout- expressif ; faisant bien ressortir les ambiances dans un traitement en noir et blanc attachant. La mise en page ?... classique. Un peu trop peut-être. De nombreux découpages sont tellement structurés qu'ils paraissent être un ensemble de "strips" mis bout à bout. N'empêche : chacun de ces tomes m'a happé dès l'ouverture. Difficile de s'échapper de cette adaptation qui ne m'a vraiment pas laissé indifférent. Et pourtant ce n'est pas nouveau. Ces "Misérables" font leur apparition dans l'hebdo Tarzan de Septembre 1946 à Mai 1949 et formeront une longue histoire forte de 140 planches. Difficile de trouver les tomes originaux parus aux Editions Mondiales. Heureusement l'éditeur Transit a la bonne idée de rééditer ces volumes "comme avant" ce en 1979. Bien fait car ces Misérables -de René Giffey- ne méritent vraiment pas l'oubli dans lequel ils sont -un peu- tombés.

03/11/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série La Petite Sirène
La Petite Sirène

J'ai plutôt eu des bons échos des oeuvres de Mizuno - dont j'ai appris à la lecture que c'était une femme, étonnant pour des mangas typés gore. Je ne suis pas déçu tant cette version de La petite sirène que je n'oserai comparer à l'original, est plutôt réussie dans le genre trip bubble-gum. Les couleurs ont une grosse part dans l'ambiance, rappelons que ce manga est entièrement colorisé. Elles semblent un peu pâles parfois, ce qui peut être juste dû à l'impression par l'éditeur. On part sur une gentille histoire de sirènes partouzeuses au physique divin mais qui s'avèrent rapidement être en fait d'horribles tueuses de pêcheurs, anthropophages qui plus est. C'est marrant, original et assez gentillet à la fois avec cette histoire d'amour à l'eau de rose façon Roméo et Juliette entre deux clans ennemis. Les textes sont du même style, enfantins. Finalement cela a bien l'esprit d'un conte. A lire, je reconnais que c'est assez cher pour un manga donc faites marcher l'occase.

03/11/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

Impossible de ne pas y aller de son compliment face à cette série, une du genre dont on ne se lasse de la redécouvrir à chaque lecture, tant elle est riche, une qui vous touche chaque fois d'une façon différente, tant sa sensibilité réveille des sentiments que l'on a connu ou souligne ceux que l'on éprouve : une oeuvre magistrale et humaine. Elle s'ouvre en mer et s'achève face à la mer. Dès le départ, brutal, cruel, le verbe travaillé et réaliste (qui peut rebuter) conte une histoire qui commence dans un huis-clos sur un navire, nous entraîne vers l'Afrique en passant par les brumes anglaises, le tout avec une précision historique et un sens du détail qui font mouche. La galerie de personnages est impressionnante, nourrie de personnages bourrés de contradictions et de faiblesses, entraînée par une Isa qui compose un magnifique portrait de femme, jamais caricaturée, jamais idéalisée : un être humain, simplement. Cette galerie offre une grande maturité à ce récit à l'atmosphère particulièrement réaliste, où violence et érotisme font bon ménage, le tout pour retracer sans fard des événements peu glorieux (la traite des esclaves, notamment). Bourgeon fait toujours preuve d'un style intelligent et maîtrisé, plein de malice et d'originalité. Le dessin est lui-même précis, certaines images muettes sont plus explicites que de longs textes descriptifs, il retrace à merveille les ambitions du scénariste. Les personnages sont croqués dans des attitudes qui leur offrent beaucoup de crédibilité, ils sont typés avec talent, et le mouvement est parfaitement rendu par Bourgeon (on sent la houle dans les scènes se déroulant à bord des navires). Les couleurs ont une teinte particulière, que la patte d'un véritable auteur rend plus intemporelles qu'on ne le pense. Bref, un grand classique qui ne vole pas sa réputation. Une oeuvre si attachante que la fin en deviendrait presque décevante tant on a du mal à quitter des personnages et un univers qui sont si fascinants et humains.

02/11/2007 (modifier)
Par zazafoin
Note: 4/5
Couverture de la série Chéri-Bibi
Chéri-Bibi

Voilà une BD que je guettais depuis un bon bout de temps et que je me suis finalement décidé à acheter. C'est tout d'abord le graphisme qui m'a attiré car superbement dessiné et la mise en couleurs est de toute beauté. Pour l'histoire, il s'agit de l'adaptation du roman de Gaston Leroux mais je ne saurais dire si c'est fidèle car je n'ai jamais lu le roman. On suit donc les aventure de Chéri-bibi, homme accusé à tort d'un double meurtre dont celui du père de Cécily (qu'il aime secrètement) et qui se verra au fil du temps accusé de tous les méfaits. L'histoire débute par l'évasion de Chéri-bibi qu'on apprendra à connaître à l'aide de flash-backs. C'est une série que je conseille à l'achat car elle réunit un bon scénario, un dessin et une colorisation magnifique ainsi qu'un rythme de parution rapide. A découvrir !

02/11/2007 (modifier)
Couverture de la série La Confrérie du crabe
La Confrérie du crabe

Voilà un début de série bien intrigant et original. J'ai d'abord cru à une simple histoire d'enfants malades qui s'inventent leur univers pour pouvoir s'approprier leur maladie, pour l'apprivoiser et l'accepter. Par la suite, j'ai pensé que j'étais plutôt en présence d'un scénario façon Pandemonium en plus séduisant (humble point de vue). Mais, les toutes dernières pages me laissent perplexe. Apparemment, c'est beaucoup moins simple que ça, ou alors beaucoup plus. Toujours est-il que ce scénario déroutant est très accrocheur, j'ai vraiment envie de connaître la suite. D'autant plus envie, que cette histoire est servie par un dessin tout simplement somptueux, rehaussé par une mise en couleurs magique. Chaque double page a sa propre ambiance, chaleureuse, froide, nocturne ou glauque ; on est très loin de la palette graphique ! Je m'enflamme rarement pour un premier tome, mais là, je pense que je suis sous le charme du dessin, tout autant que du scénario, et c'est donc avec enthousiasme que je donne un 4/5 peut-être un peu généreux. Peut-être.

02/11/2007 (modifier)