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Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Western
Western

Superbe BD d'un grand duo d'auteurs de BD. La notation ne se fait pas sur les noms mais bien sur l'oeuvre fournie. En l'occurrence, on a ici un très bon one shot au scénario bien ficelé et entrainant. Le dessin est aussi haut de gamme avec une colorisation très "western", c'est à dire des couleurs chaudes mais adoucies : le rendu en met plein les mirettes... Un bon moment de lecture pour tous types de lecteurs et pas seulement les fans de Western.

06/11/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Parrains - Il était une fois à New York (Ce qui est à nous)
Les Parrains - Il était une fois à New York (Ce qui est à nous)

J'ai ici eu affaire à une véritable -et grande- saga sur l'histoire de la mafia. Une saga qui en est déjà à son dixième tome en peu d'années. Et les amateurs -dont moi- sont au rendez-vous. Cette longue histoire m'a relaté la guerre des gangs la plus meurtrière de l'histoire de la mafia aux Etats-Unis. Basé sur une très solide documentation, bénéficiant d'un graphisme de très bonne tenue -au trait un peu "comme en ce temps-là"-, les histoires-au véritable contexte historique- se lisent d'une traite. Et il est plutôt rare de s'en détacher. Pas de chichis. Un mélange d'explications et d'action bien rôdé. Et quand ça pète, ça pète !... Une épopée incroyable, réelle, qui rappelle l'univers de la saga du "Parrain" ou de "Il était une fois l'Amérique" de Sergio Leone. A lire avec, comme fond sonore, une musique d'Ennio Morricone. Vraiment bien fait.

05/11/2007 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Mémoires d'outre-espace
Mémoires d'outre-espace

Après "Mémoires d'outre-temps", ces "Mémoires d'outre-espace" sont les premières vraies histoires de science-fiction de Bilal. Huit courts récits, de deux à dix pages, et autant de possibilités de rêves, de mystère, de réflexion... Et toujours cet humour si corrosif, ironique. Les amateurs reconnaîtront immédiatement le trait si particulier de Bilal, caractéristique de cette période, qu'on retrouve aussi dans le cycle des "Légendes d'aujourd'hui": un trait très précis mais paradoxalement empreint de cet aspect "brouillon" qui lui donne son caractère, le souci du détail, des trognes qui n'appartiennent qu'à lui. La colorisation a été refaite pour quatre histoires, et ça leur donne un "coup de jeune" pas déplaisant. Bilal aborde certains grands thèmes classiques de la science-fiction: les rapports avec les peuples extraterrestres, l'exploration spatiale, la colonisation, la robotique... Rien de bien révolutionnaire, mais des sujets canoniques dont Bilal utilise avec une certaine aisance les possibilités thématiques: hybridation cybernétique, maîtrise de l'intelligence artificielle (ce thème intervient dans deux récits), etc. Il n'hésite pas non plus à ciseler des récits qui flirtent davantage à la lisière du fantastique, comme "la planète du non-retour', "la mort d'Orlaon" et même "le Plitch". Quand bien même chaque histoire peut se lire indépendamment des autres, elles participent toutes à l'élaboration d'un univers commun: les voyages supra-luminiques (c'est-à-dire à une vitesse supérieure à celle de la lumière) sont possibles, curieusement les armes sont plus ou moins semblables à celles que nous connaissons (armes à feu, bombe atomique, etc), et dans quelques histoires il est fait mention de la France, et de son "présid'ordre" qui ressemble étrangement au chef d'Etat français des années 70. Ces deux derniers points montrent que, comme souvent chez Bilal, la science-fiction est l'occasion d'inscrire le récit dans le contexte historique de l'époque, et même parfois d'y apporter une connotation politique, voire géopolitique, comme dans le dernier récit où la Guerre Froide est mise clairement en avant. En outre, et l'on répondra à raison que c'est l'un des grands buts de la science-fiction en général, chaque récit -ou presque- est l'occasion de développer des thèmes plus actuels, mais aussi intemporels: le respect de l'autre, les différences culturelles, l'incommunicabilité, l'amour, la solitude, la bêtise aussi. L'humour, ironique, parfois cynique, peut agir ici comme un révélateur, et a surtout l'immense -mais simple- avantage de rendre ces histoires très plaisantes à lire. "Mémoires d'outre-espace", pas un chef-d'oeuvre certes, mais une belle réussite dans le genre de la science-fiction.

05/11/2007 (MAJ le 05/11/2007) (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mac Coy
Mac Coy

Mac Coy est une série indispensable pour qui aime le western. Créée parallèlement à Cartland (de Blanc-Dumont et Harlé), cette série en est l'exact contraire : elle n'adopte pas du tout le ton pessimiste ou réaliste des westerns récents mais choisit d'exploiter un aspect picaresque digne des meilleurs films de John Ford. Ses scénarios classiques mais solides se suivent avec plaisir, grâce à un sens du dialogue hors pair qui préfère l'humour à la naïveté feuilletonesque de vulgaires plagiats de Blueberry, méchante catégorie où on a trop souvent rangé cette série. Certes, les emprunts sont nombreux (à des films comme "Jérémiah Johnson" , "Fureur Apache" , "Le Reptile" ou " Bandolero") mais le souffle est là, notamment grâce au charisme du sergent-major Alexis Mac Coy et de ses compagnons Charley et Maxi, personnages remarquablement typés et qui inspirent immédiatement la sympathie. Il faut dire qu'ils possèdent des trognes inégalables, admirablement croquées par le dessin fort et complexe de Palacios. Si Alexis Mac Coy ressemble au départ à un Robert Redford sorti tout droit de "Butch Cassidy et le kid", il tranche avec son modèle rapidement par sa barbe de plusieurs jours, sa saleté et sa peau tannée par le soleil qui déborde des cases de Palacios. La mise en couleur fait partie intégrante de l'illustration, par ces teintes chaudes, achevant l'aspect graphique singulier de cette collection. Certes, le dessin de Palacios est moins bon sur les derniers albums, mais par son trait complexe et ses choix d'angles parfois étranges, il recréé un univers fascinant dont nul ne pourra nier l'originalité. Bref, un série qui assume l'héritage de ses aînés, mais trouve aussi son ton grâce à la singularité de ses auteurs.

05/03/2007 (MAJ le 05/11/2007) (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

Je viens de lire le 3ème tome de cette série qui aurait dû être le dernier, mais les auteurs nous expliquent qu’au fur et à mesure de l’avancement de leur histoire, il s’est imposé à eux de la poursuivre sur 3 tomes supplémentaires. Ils espèrent ne pas s’être trompés, nous l’espérons également. Loisel et Tripp nous emmènent au cœur d’un petit village québécois, pendant l’entre deux guerres, dont la vie est régie par le magasin général qui fournit tous les matériels nécessaires à l’ensemble de la petite communauté et qui est maintenant tenu seul par Marie à la suite du décès de son époux, Félix. Il s’agit ici d’une sorte de chronique où les auteurs n’ont pas cherché à centrer leur récit sur une intrigue mais se sont dirigés vers la narration simple du quotidien des habitants. On retrouve alors tous les personnages qui font le charme d’un tel endroit et qui me font penser aux petits villages ruraux français tel que j’ai pu en connaître pendant mon enfance : le vétéran de guerre aveugle, le « fou » du village, le maire un peu dépassé, le curé au plus près de ses ouailles, les sœurs Gladu reines des commérages... et Marie, la femme généreuse entre force et faiblesse. Les auteurs se sont également documentés pour retranscrire toutes les activités qui rythment la vie rurale québécoise de cette époque. Alors, au final, il ne se passe pas grand-chose dans ces albums, mais c’est ce qui en fait le charme. On suit avec plaisir la vie de chacun, les petites péripéties et on s’attache à Notre-Dame-des-Lacs et à son personnage central : Marie et son Magasin Général. Le premier tome nous immerge complètement, on découvre les personnages, les affinités, les inimitiés... Le second tome est, pour moi, un peu moins intéressant, on conserve l’esprit mais j’ai moins accroché au quotidien raconté. Le 3ème tome m’a complètement reconquis et justifie pleinement que les auteurs veuillent poursuivre sur 3 tomes supplémentaires. La coopération des auteurs ne s’est pas arrêtée au scénario et aux dialogues mais s’est poursuivie pour nous servir un dessin à 4 mains (voir 6 avec la mise en couleur). Loisel fait des crayonnés assez poussés qui sont repris et approfondis par Tripp. On obtient un mélange assez intéressant : on reconnaît au final le style du premier mais l’intervention du second permet d’avoir des visages et des personnages un peu plus doux. Pour ma part, je regrette un peu que l’on perde les visages avec beaucoup de caractère de Loisel même si la douceur correspond parfaitement à la teneur du scénario et si le résultat est finalement très agréable. D’une manière générale, l’atmosphère graphique retranscrit parfaitement le lieu et le temps. On pourra apprécier quelques planches « silencieuses » où les émotions nous sont parfaitement transmises. Je suis donc finalement ravi que cette histoire se poursuivre encore, car même s’il ne se passe pas grand-chose, et que je me suis un peu ennuyé pendant le 2ème tome, les auteurs parviennent parfaitement à nous transporter au cœur de la vie de ce petit village et de ses habitants.

05/11/2007 (modifier)
Par Nijal
Note: 5/5
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

Si je ne devais prendre qu'une seule BD sur une île déserte, ce serait "Thorgal". "Culte" au sens non galvaudé du terme, pour moi cette oeuvre l'est assurément ; c'est la seule BD dont j'ai relu les épisodes maintes et maintes fois, celle qui a constitué un choc sans précédent dans mon adolescence, plus encore qu'Alix, et qui m'a donné envie de découvrir le monde grandiose de la bande-dessinée. Mais au-delà des accents lyriques qu'exhale toute oeuvre "fondatrice", plus objectivement et avec le recul du temps, je reconnais en "Thorgal" une oeuvre unique, un des chefs-d'oeuvres de la bande-dessinée franco-belge. C'est en quatre points que je vais tenter de cerner l'intérêt de "Thorgal": l'univers, les personnages, le symbole, la qualité globale de l'oeuvre. Un mélange des genres unique : aux croisées du mythe et de la science-fiction Comment définir "Thorgal"? Pas une simple BD d'aventure, ni d'héroïc-fantasy, ni même de science-fiction. Plutôt un amalgame unique de ces différents genres, qu'on ne voit nulle part ailleurs. Tout d'abord, c'est une plongée au pays des Vikings du Nord, leurs drakkars, leurs coutumes, les relents belliqueux qui imprègnent chaque aspect de leur existence, mais surtout, surtout, leur mythologie. Les personnages légendaires des récits d'Asgard, leurs dieux, se matérialisent pour quelques privilégiés. Mais aux mythes des peuples du Nord se superposent aussi ce qu'on peut apparenter à de la science-fiction. Vaisseaux spatiaux, armes futuristes, technologies avancées font parfois leur apparition, et sèment le trouble dans des esprits qui croient encore aux elfes et aux démons, et qui leurs donnent corps, sans pourtant jamais les voir. C'est là tout le génie de Van Hamme que d'avoir réussi à créer un univers cohérent et magistral, au carrefour de l'Histoire, des légendes et du space-opera. Une affaire de personnages Que serait "Thorgal" sans les diverses personnalités qui composent cette BD, qui lui donnent une âme ? Ils semblent se ranger dans deux catégories : les "proches" et amis de Thorgal, et ses ennemis. Van Hamme n'a pas fait de Thorgal un héros solitaire, mais l'a doté d'une famille. Aaricia, sa femme, et ses enfants qui apparaîtront au fil des épisodes, Jolan et Louve, deviendront parfois les personnages principaux, éclipsant ainsi Thorgal. Du côté des ennemis de Thorgal, plus intéressants que ses amis, les auteurs nous offrent parmi les "méchants" les plus emblématiques du 9ème art : les trois vieillards du pays d'Aran, Saxegaard, Shardar, un tyran aussi lucide et intelligent que détraqué et inquiétant, et surtout, Kriss de Valnor, un des personnages les plus complexes de la BD, dont la vanité se confronte à ses sentiments à l'égard du héros. Un homme, un symbole Thorgal fait partie de ces héros qui ne demandent pas à en être. Il a une responsabilité -veiller sur sa famille-, et un idéal -vivre en paix loin de la folie des hommes. Mais voilà, il a le malheur d'être trop apprécié des dieux et d'être rattrapé par ses origines mystérieuses. Se demandant qui il est vraiment, il n'aura de cesse de lutter contre un destin imposé par des forces qui le dépassent. Et quand enfin il trouvera le moyen de se faire oublier des dieux, il s'oubliera lui-même. Le personnage de Thorgal dépasse celui du héros, c'est un symbole, le symbole du destin, de la fatalité écrasante, mais aussi celui de la rébellion, de la liberté, de l'honneur. C'est un personnage torturé et parfois perdu, et c'est ça qui, au-delà des abstractions qu'il revêt, nous le rend paradoxalement si profondément humain. Une oeuvre de qualité quoique ternie Rendons hommage à un dessinateur exceptionnel, Rosinski. En parcourant son oeuvre, on voit sur un quart de siècle l'évolution de son style graphique. Ce qui est étonnant, c'est qu'il parvient très vite à maturité : dès "les trois vieillards du pays d'Aran", le dessin, les couleurs atteignent une qualité remarquable, qui attendra son apogée dans "Louve". Il nous offre aussi parmi les plus belles couvertures de la bande-dessinée. Mais "Thorgal", ce sont aussi des scénarios maîtrisés, prenant le temps de développer les récits. Les épisodes fonctionnent généralement par cycle de quelques albums. Parmi les deux cycles les plus dignes d'intérêt, citons le cycle de "Shardar le puissant" (tomes 4, 5 et 6), ainsi que le célèbre "cycle de Qa" (tomes 9 à 13) où la série atteint son apogée. Les albums "solitaires" sont aussi remarquables, comme l'époustouflant huis-clos d'"Alinoë", ou les voyages dans le temps du "Maître des montagnes". A partir du tome 21, la série perd malheureusement de son intérêt, abandonnant le souffle qu'elle avait jusque-là. Sans doute la série a-t-elle duré trop longtemps... Le tome 29 a sonné le glas du "Thorgal" tel que nous le connaissions. Désormais, sans son créateur Van Hamme, la série s'attachera à décrire les aventures de Jolan. Mais il n'empêche que cette oeuvre de grande qualité a laissé une marque indélébile sur l'histoire de la bande-dessinée, et continuera longtemps, je le pense, à captiver des générations de lecteurs...

22/08/2007 (MAJ le 05/11/2007) (modifier)
Couverture de la série Les Profs
Les Profs

Cette BD traite ironiquement de la vision de la société envers les professeurs et toutes les professions qui s'y rattachent de près ou de loin tout en restant humoristique et sans être contre les professeurs (même si parfois on se le demande réellement !!) Bonne continuation, j'adore cette BD. Bizz.

04/11/2007 (modifier)
Par Kari-am
Note: 5/5
Couverture de la série Batman / Judge Dredd - Jugement à Gotham
Batman / Judge Dredd - Jugement à Gotham

Graphiquement c'est magnifique : Simon Bisley au top de sa forme, c'est comme un bon "coup de boule dans les valseuses" ! Une bonne bd décomplexée qui n'a d'autre prétention que de divertir. C'est sûr qu'elle reste à déconseiller aux amateurs de poésie et à ceux qui ne sont pas habitués aux "croisements" (ce genre de comics est toujours victime de sales préjugés en France).

04/11/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jim Cutlass
Jim Cutlass

Comparée trop souvent à Blueberry parce qu'elle partage les même créateurs, cette série possède par son cadre une originalité indéniable comparée à son aîné: son cadre, la Louisiane, la sécheresse des déserts ayant ici fait place à la moiteur des marées, décor assez peu utilisé. L'exotisme est une carte qu'a toujours su utiliser l'immense Jean-Michel Charlier pour y orchestrer toutes sortes de péripéties, il ne fait pas exception ici en mettant en scène un joueur impénitent, Jim Cutlass, qui se voit hériter d'une plantation de coton peu avant la guerre de sécession, partagée avec sa cousine Caroline. Cette dernière, possédant un caractère bien trempé, se sert de Cutlass pour se débarrasser de malfaiteurs et relancer l'activité de leur propriété avant de le déposséder par un subtil stratagème. Dégoûté, Cutlass retourne s'engager dans l'armée qu'il avait quittée après la guerre. Giraud illustre ce récit avec toute sa virtuosité, avant que la série ne connaisse une hibernation d'où la tire Christian Rossi, qui, ne s'écartant pas du trait de maître Giraud, entreprend un second tome où Charlier a juste le temps d'opposer ses héros au Ku-Kux-Klan. C'est finalement Giraud qui termine le scénario de cet album après la disparition de Charlier, respectant son complice en concoctant de solides scènes d'action remarquablement servi par le nouveau dessinateur. La nouvelle équipe poursuit les aventures de Cutlass qui lui font croiser l'alligator blanc, le dirigeant d'une secte vaudou, ce qui fait basculer la série dans le fantastique et l'ésotérique, mais sans brusque transition. Giraud a su enfoncer peu à peu Cutlass dans le surnaturel pour finir par le plonger dans des scènes grand-guignol. La qualité de son texte, et quoi qu'on veuille en dire, son sens du dialogue et du rebondissement lui permettent de mettre en scène des personnages solidement charpentés et d'emmener son lecteur là où il le souhaite. Ici, il s'éloigne des sentiers explorés par Jean-Michel Charlier, mais cela n'en témoigne justement que d'une ambition justement récompensée, et du meilleur hommage qu'il pouvait rendre à son ami en tentant de continuer à surprendre son lecteur en se basant sur une trame créée par un autre. Rossi n'est pas en reste, son trait s'épaissit, et il atteint une virtuosité hallucinante (si, si), digne héritière d'une école franco-belge du noir et blanc, avec tout de même une mise en couleur appropriée au climat lourd et humide. Bref, une série qui peut dérouter, mais qui pourrait aussi bien rallier les lecteurs amateurs d'aventures classiques que les passionnés d'ésotérisme, par son subtil mélange des deux styles.

18/04/2007 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Par Jay
Note: 4/5
Couverture de la série Punisher (Ennis/Dillon)
Punisher (Ennis/Dillon)

Je dois avouer (sans honte) que le Punisher est pour moi le meilleur personnage de l'univers Marvel. En effet voilà un "gentil" qui emploie des techniques de "méchants"... car il faut bien l'admettre le punisher reste un gentil !!! J'aime beaucoup son côté animal, celui qui en fait somnole au fond de tous, mais lui le laisse s'exprimer !! Et pourtant ce n'est pas une brute épaisse ou un gros bourrin, il n'y a qu'à voir avec quel machiavélisme et intelligence il monte certaines de ses tueries !!! Des ouvrages annexes (pas tous sortis en français je crois) expliquent la genèse du punisher : il aurait vendu son âme au diable pendant qu'il était au Vietnam (et sa famille serait le prix à payer). Un autre ouvrage nous apprend que la famille du punisher était protégée par l'ange Gabriel mais que le jour de la tuerie cet ange était absent (il buvait). Véridique !!! Bref, voilà un héros à part qui a le mérite de changer du super-héros lambda. Des histoires rarement en finesse et intelligentes mais qui détende bien, et le dessin est souvent très réussi.

04/11/2007 (modifier)