Je connaissais chacun des auteurs dans leurs oeuvres respectives, mais c'est ici la première bande dessinée que je lis de ce couple d'auteurs père-fils. Je ne suis pas super fan du dessin, je trouve que les couleurs notamment, sur les visages du personnage, ont un côté désuet. C'est peut-être l'effet recherché.
L'histoire par contre est plutôt bien tournée. C'est vraiment le polar typique et Yves H. aurait pu en faire un scénario de film tellement c'est dense. De nombreuses pages sont surchargées de la prose du scénariste. Il a su rappeler tous les bons éléments qu'on trouve dans ces films américains d'enquête policière face à des truands. Certains pourront lui reprocher un manque d'originalité. Mais pas moi, j'aime ça. La panoplie complète est là autour d'un meurtre et d'une enquête, on croise le flic chicano consciencieux, le flic ripoux, le "parrain" etc.
Même si j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour en venir à bout car l'album est plutôt long à lire, l'ambiance fait penser à des films comme Mystic River par exemple ou Columbo. J'arrête avec mes références foireuses et je ne peux que recommander cette lecture à ceux qui aiment le genre.
Comment adapter un roman aussi noir sur la condition ouvrière en bd tout en la rendant agréable à contempler ?
Et si la solution consistait à confier le dessin de « Putain d’usine » à Efix dont la particularité est d’avoir un style tout en rondeur ?
Et ma foi, j’avoue que je suis ressorti convaincu de cette adaptation aussi bien par sa narration que par son graphisme.
A l’origine, « Putain d’usine » est en quelque sorte une autobiographie de Jean-Pierre Levaray sur sa vie professionnelle. Cet auteur travaille (encore ?) dans une grosse usine de produits chimiques (s’agit-il vraiment de la société « Total » dont j’ai aperçu le logo maintes fois dans la bd ?) dans l’agglomération de Rouen.
« Putain d’usine » est donc un témoignage de la carrière de Jean-Pierre Levaray qui a passé plus de 25 ans de sa vie dans ce complexe industriel, mais aussi de ses collègues eux aussi ouvriers.
Autant vous le dire tout de suite, Jean-Pierre Levaray n’est pas tendre envers les conditions de travail déplorables qui règnent dans cette usine… il est vrai aussi qu’il en a vu des accidents et des compagnons y laisser leur santé. Il en a vu aussi des grèves et des espoirs sans lendemain. Mais alors pourquoi n’est-il pas allé voir ailleurs pour y trouver un meilleur poste ? Telle est une des nombreuses questions dont le lecteur pourra trouver une partie des réponses en lisant cette bd.
Je me suis senti proche de Jean-Pierre Levaray en feuilletant son album. Bien que je sois loin d’occuper un poste équivalent à celui du scénariste, je n’oublie surtout pas que j’ai côtoyé le monde ouvrier pendant mes années étudiantes en tant que saisonnier dans une grosse entreprise industrielle. Je me rappelle aussi des températures élevées (proches des 50°c) , du bruit infernal (plus de 100 décibels) et de l’odeur tenace du vernis qu’il fallait y supporter comme l'a fait Jean-Pierre Levaray pendant plus de vingt ans !
L’album est découpé en plusieurs chapitres ayant un thème plus ou moins rattaché à l’usine et surtout qui rendent la plupart du temps hommage aux collègues de Jean-Pierre Levaray. Ces chapitres me sont tous apparus intéressants et touchants.
J’avoue avoir eu beaucoup de retenue avant de commencer à lire « Putain d’usine » car en feuilletant rapidement la bd, le noir et blanc de certaines planches me semblait trop envahissant et par conséquent, me laissait craindre une lecture rendue difficile par ce traitement graphique. Ce ne fut pas le cas, le graphisme d’Efix m’est apparu adapté à cette histoire. A mon avis, son parti-pris graphique, tout en douceur et agréable à regarder, a le mérite de ne pas écœurer davantage le lecteur pour lequel les récits de "Putain d'usine" sont déjà assez durs et touchants comme ça.
J’ai admiré le travail d’Efix pour cette bd, le dossier comporte un mini-dossier en fin d’album où le lecteur peut découvrir la genèse et l’évolution de « Putain d’usine ». On y apprend qu’Efix avait travaillé en tant qu’intérimaire dans des grosses sociétés industrielles, il n’a pas oublié lui aussi ce milieu et par conséquent, a voulu rendre un hommage appuyé à ces ouvriers en dessinant cet album. En tout cas, son enthousiasme et sa ténacité pour avoir réalisé « Putain d’usine » font plaisir à voir !
Au niveau du dessin, le résultat est franchement enthousiasmant. Efix varie les techniques de dessin avec bonheur (crayonnés, fusain, …etc.) sans que l’ensemble graphique perde de son homogénéité. La mise en page, le découpage me sont apparus excellents ! A mon avis, la narration amène le lecteur et ne le lâche pas avant la fin du livre ! On est loin de la complexité narrative de « Mon amie la Poof » du même auteur !
« Putain d’usine » est parfaitement le genre de bd que j’aime lire : un album engagé, ayant fait l’objet de nombreuses recherches aux niveaux de la narration et du graphisme, touchant, beau et dont j’ai senti de la part des auteurs beaucoup d’enthousiasme et d’engagement pour l’adapter !
Au fait, à la fin de l’album, Efix s’interroge en se demandant s’il a effectué un beau boulot sur cet album : qu’il en soit rassuré ! Moi, j’ai A-DO-RE !
Je ne suis pas fan de récits fantastiques. En fait, ce sont les chroniques positives sur "Siegfried" qui m’ont motivé à lire cette bd.
J’avais beaucoup d’appréhension avant de lire ce premier tome parce que l’auteur, Alex Alice, est le dessinateur du "Troisième testament", une série qui m’avait moyennement convaincu du fait de son glissement vers un récit ésotérique, genre que je n’affectionne pas du tout.
En feuilletant rapidement les planches et à la vue de créatures imaginaires, j’avais même l’impression que "Siegfried" avait une forte consonance d’obscurantisme.
Après lecture, s’il s’avère que ce récit possède un parfum d’ésotérisme, celle-ci m’est apparue pratiquement secondaire par rapport à l’intérêt que je portais pour le héros et à l’ambiance mystique qui se dégage dans ce premier tome.
Je viens de l’apprendre en lisant le résumé juste avant de poster mon avis ! : L’histoire s’inspire d’un opéra de R. Wagner et des mythologies vikings.
Le récit met en scène un jeune homme prénommé Siegfried issu d’une divinité autrefois immortelle qui tomba amoureuse d’un homme. A la naissance de Siegfried, sa mère mourut (pour des raisons que je vous laisse découvrir…) et il sera adopté par Mime, une créature qui possède un grand talent de forgeron. C’est le destin de ce jeune orphelin qu’Alex Alice nous propose de suivre…
Alex Alice signe avec "Siegfried" une histoire qui m’a vraiment envoûté. "Siegfried" est raconté d’une manière lente qui permet, à mon avis, aux lecteurs de s’immerger totalement dans cette histoire. L’auteur prend le temps de poser ses personnages et son ambiance. En tout cas, ce parti-pris scénaristique fut efficace sur moi car je me suis attaché aux personnages aussi bien pour Siegfried que pour Mime.
J’aime beaucoup les scènes silencieuses qui rendent ces séquences épiques. J’adore également le rapport qu’entretient Siegfried avec les animaux (à découvrir…), ces passages confèrent à cette histoire beaucoup d’émotion, d’autant plus que la narration et le découpage me sont apparus excellents !
Le traitement graphique est assez différent de ce qu'Alex Alice nous avait proposé dans Le Troisième Testament", il ne peut en être autrement au regard de la situation de "Siegfried" dans une forêt et dans un monde aux grands relents fantastiques. Si les bâtiments à l’architecture gothique sont absents, il ne demeure pas moins qu’Alex Alice s’inspire beaucoup du cinéma pour nous proposer des vues vertigineuses et plongeantes absolument magnifiques ! Les décors sont assez fouillés, les personnages et les animaux me sont apparus bien réalisés, j’ai senti de la part de l’auteur beaucoup de recherches et de travaux pour sa bd !
Les scènes d’action en particulier lors de la confrontation entre Siegfried et un animal sont franchement frissonnantes : c’est un vrai régal !
Par contre, je n’apprécie pas énormément la mise en page de certaines planches qui me donnent l’impression d’être trop dispersée.
La mise en couleurs est parfaitement adaptée au récit et au coup de crayon d’Alex Alice, elle retransmet bien les ambiances.
A mon avis, ce premier tome de "Siegfried" annonce une série qui semble bien partie pour être une référence dans le genre fantastique si les prochains tomes ne se tournent pas vers l’ésotérisme (que je déteste). En tout cas, le premier album de la série m’a envoûté par son ambiance et par sa faculté à m’attacher aux personnages. Le traitement graphique m’est apparu également excellent. A lire !
Je ne sais trop comment se situer par rapport au contenu de cette BD.
Etant ingénieur, je suis sensé être plutôt classé parmi les cadres et donc voir ici l'aspect "de l'autre côté de la lutte des classes".
Mais en même temps, ce qui est dit dans cet album m'a vraiment touché et paru similaire à ma propre vie professionnelle par bien des aspects. Le ras-le-bol, l'ambiance qui devient délétère, l'envie de tout plaquer, les patrons qu'on se met à haïr par leur aspect si éloigné du terrain, cette flemme ou cette peur qui font que finalement vous restez dans le train-train même si ça ne vous plait pas. Tout cela, je le ressens régulièrement (et encore c'est pire dans ma boîte puisqu'on ne fait même plus les apéros maintenant que nos services ont été explosés à coup de réorganisations ;)).
A cela s'ajoutent les conditions vraiment particulières de cette putain d'usine qui est décrite ici : le véritable danger de mort rôdant à chaque instant, les anecdotes mettant en jeu la vie des employés, etc.
Bref, c'est une BD qui m'a vraiment intéressé et qui a su me toucher par bien des aspects. Elle aborde avec un véritable succès les aspects les plus sombres de la vie professionnelle d'une grande catégorie de personnes. Alors même que le scénariste est militant CGT, j'ai trouvé son récit très impartial, se bornant à raconter des faits et des anecdotes sans pousser au militantisme forcené qui a su m'agacer dans d'autres ouvrages du même genre.
Le dessin est bon, voire très bon. Son style a cependant parfois un peu de mal à se prêter à ce genre de récit, car il me fait plus penser à du style comique ce qui tranche avec l'ambiance. Il impose d'ailleurs à plusieurs moments aux personnages des expressions faciales que j'ai trouvées un peu trop soutenues.
Mais finalement, peut-être est-ce le contraste entre l'ambiance sombre du récit et ce style de dessin tout en rondeur et dynamisme qui font l'une des forces de cette BD, ou qui la font sortir d'un lot qui aurait pu être nettement plus morne graphiquement parlant.
Bref, une bonne lecture, touchante et très instructive.
Que voilà une BD jeunesse sympathique !
Le sujet : les fantômes d'un serpent amusant et de quatre enfants, issus de toutes les époques et de tous les continents, sont regroupés dans une joyeuse brigade dont les missions consistent à enquêter sur des phénomènes surnaturels, débusquer les spectres qui en sont à l'origine et régler le problème le cas échéant.
Le dessin est excellent, plein de vie et de personnalité. Ses couleurs s'accordent parfaitement à la fantaisie du trait et à l'ambiance du récit. Il nous offre en outre une mise en page assez fraiche, avec nombre d'éléments sortant des cases ou prenant véritablement leurs aises dans le cadre des planches. Une composition libérée et éclatée mais sans aucune lourdeur ni atteinte à la fluidité de la lecture.
Les personnages sont variés et très plaisants. Ils sont dotés de personnalités relativement originales à l'exemple de cet énorme garçon de Cro-Magnon qui se révèle être la tête pensante et sensible du groupe malgré son aspect farouche, ou encore à l'exemple du serpent, attachant animal zozoteur qui prend un peu le rôle du clown de service. C'est un groupe que l'on aime à aimer et que l'on suit avec plaisir.
Leurs aventures sont scindées en histoires courtes aux sujets diversifiés. Elles sont centrées sur des thèmes récurrents : la découverte d'un nouvel environnement, de nouveaux spectres à rencontrer et des réflexions sur comment résoudre les problèmes qu'ils créent la plupart du temps malgré eux.
Le ton est frais et dédié à l'aventure légère et à l'humour. Cet humour n'est pas vraiment hilarant pour un lecteur adulte mais il amène en tout cas le sourire et un véritable plaisir de lecture.
A lire pour les jeunes et les moins jeunes !
Un très bon postulat avec, en contrepoint, une solide histoire autour de personnages atypiques.
Passionnante, cette série est sans conteste à la hauteur des espérances du lecteur.
Le tout est servi par un scénario solide -mais à déguster lentement- et un style graphique, un trait, qui s'affirme de plus en plus maîtrisé.
Sans oublier le soin apporté aux couleurs. Là, je dois dire que les différentes palettes utilisées le sont à vraiment bon escient ; et m'ont plongé avec -parfois une sorte de ravissement- dans cet univers créatif.
Que c'est bien fait tout cela !...
Petit, je trouvais Mafalda rigolo, mais je ne comprenais pas le second degré de certains gags. Aujourd'hui, je le comprends et je vois à quel point c'était pessimiste face à la connerie humaine. Les gags font souvent mouche, mais sont très inégaux. Ça va du bof à l'éclat de rire, mais globalement j'adore.
Les personnages représentent chacun une part de la société : Mafalda et sa famille modeste, Manolito le commerçant pas toujours honnête, Susanita la commère qui veut devenir une mère modèle, Felipe qui se fout des problèmes du monde et préfère la fiction, etc. Le dessin est sympathique, mais je préfère le trait de Quino en noir et blanc.
Gotlib est un auteur mythique, responsable d'une bonne partie des fous rires de ma jeunesse.
Il se fait connaître dans les années 60 avec "Gai Luron", puis les fameux Les Dingodossiers, scénarisés par Goscinny.
C'est dans les années 70 qu'il s'affirme comme un des maîtres de l'humour absurde, en imaginant la Rubrique-à-Brac, puis Superdupont -le seul super-héros en charentaises et portant le béret basque-.
Il créera un trimestriel iconoclaste : "L"écho des savanes", en complicité avec Claire Bretécher et Mandryka. L'aventure continue avec "Fluide glacial", et son dernier personnage "Pervers Pépère".
Papa de la coccinelle, ce "nom di dju d'bougre" avait encore des inédits dans ses tiroirs, de ses premières planches à ses ultimes illustrations.
Tous les nostalgiques de son immense talent se réjouiront de cette publication.
Et j'en suis !!... Bisque bisque rage !...
Dans l'épisode initial, tous les ingrédients sont réunis pour accrocher le lecteur et le tenir en haleine lors des suites prévues. Desberg utilise sa parfaite maîtrise des coulisses de la politique américaine pour peaufiner un scénario en béton, basé sur les relations tissées entre la C.I.A. et la mafia russe.
Le second opus est du niveau d'un très bon thriller et est centré sur le monde de l'espionnage.
Le scénario est très costaud : Desberg échafaude une théorie si énorme qu'elle en devient plausible : et si, en pleine guerre froide, la CIA avait infiltré la mafia russe, laissée mourante par le régime soviétique, en la renflouant financièrement afin qu'elle sabote le communisme de l'intérieur ?...
Pour narrer les nombreux méandres de cette machination, Desberg use d'ellipses et de flash-back qui plongent le lecteur, d'une scène à l'autre, dans un endroit ou une époque différents.
Soyez alors très attentifs, prenez votre temps -comme je l'ai fait- pour déguster cet opus.
La suite n'est, elle aussi, pas mal du tout. J'ai plongé -en me bouchant le nez- dans le monde de l'espionnage "made in USA".
J'ai ainsi découvert que cette bonne vieille CIA n'hésite pas à financer ses propres ennemis pour réussir ses opérations secrètes. Et cette fois ci, c'est la mafia russe qui est intervenante ; une mafia qui est devenue une redoutable force contre le pouvoir communiste en place.
Desberg et Labiano m'ont entraîné dans un véritable noeud gordien où tous les coups sont permis, un mélange de flash-back et de faits contemporains habilement tressés.
Cette sorte de chassé-croisé s'opère ainsi tout au long de ce triptyque qui ne laisse aucun répit, bénéficiant d'un rythme très soutenu qui m'a tenu attentif de bout en bout.
Bon, c'est vrai, c'est une fiction. Mais... euh... cet univers est-il VRAIMENT de la fiction ?... Je commence à en douter très fort.
Trois tomes vraiment bien "balancés". J'ai apprécié.
Lax avait mis (provisoirement) Le Choucas au repos pour retrouver un genre narratif où il excelle : le one-shot.
Féru de cyclisme, il a imaginé un très beau récit basé sur l'épopée des pionniers du Tour de France, au début du 20ème siècle. Partant d'un fait historique, il va mettre en scène un astronome passionné par cette course qui enthousiasmait les foules et avait déjà ses premiers héros.
Se liant d'amitié avec un soldat, il lui transmet sa passion. Démobilisé, ce dernier continue de grimper par tous les temps pour ravitailler la station d'où l'on étudie les étoiles. Ce travail lui permet d'épargner pour s'acheter un vélo, à l'époque de 15 kilos.
Un soir d'hiver, il fait une malencontreuse chute qui le bloque toute une nuit dans la neige. Il en réchappe par miracle mais ses pieds sont gelés. Verdict : l'amputation des dix orteils.
Comment remarcher sans béquilles en étant mutilé de la sorte ?... Et, surtout, comment imaginer pédaler ?... L'incroyable force de volonté du blessé va pourtant lui donner le courage d'aller au bout de son rêve.
Un scénario hors des sentiers battus. Un graphisme de qualité qui a fait que j'ai eu l'impression de plonger dans ces vieux journaux du début du siècle dernier. Une palette graphique aux tons "d'époque". Un véritable jeu d'idées-dessins-couleurs qui forment un véritable tout homogène pour une "grande" BD.
Une véritable épopée tracée par un auteur en très très grande forme.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
The Girl from Ipanema
Je connaissais chacun des auteurs dans leurs oeuvres respectives, mais c'est ici la première bande dessinée que je lis de ce couple d'auteurs père-fils. Je ne suis pas super fan du dessin, je trouve que les couleurs notamment, sur les visages du personnage, ont un côté désuet. C'est peut-être l'effet recherché. L'histoire par contre est plutôt bien tournée. C'est vraiment le polar typique et Yves H. aurait pu en faire un scénario de film tellement c'est dense. De nombreuses pages sont surchargées de la prose du scénariste. Il a su rappeler tous les bons éléments qu'on trouve dans ces films américains d'enquête policière face à des truands. Certains pourront lui reprocher un manque d'originalité. Mais pas moi, j'aime ça. La panoplie complète est là autour d'un meurtre et d'une enquête, on croise le flic chicano consciencieux, le flic ripoux, le "parrain" etc. Même si j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour en venir à bout car l'album est plutôt long à lire, l'ambiance fait penser à des films comme Mystic River par exemple ou Columbo. J'arrête avec mes références foireuses et je ne peux que recommander cette lecture à ceux qui aiment le genre.
Putain d'usine
Comment adapter un roman aussi noir sur la condition ouvrière en bd tout en la rendant agréable à contempler ? Et si la solution consistait à confier le dessin de « Putain d’usine » à Efix dont la particularité est d’avoir un style tout en rondeur ? Et ma foi, j’avoue que je suis ressorti convaincu de cette adaptation aussi bien par sa narration que par son graphisme. A l’origine, « Putain d’usine » est en quelque sorte une autobiographie de Jean-Pierre Levaray sur sa vie professionnelle. Cet auteur travaille (encore ?) dans une grosse usine de produits chimiques (s’agit-il vraiment de la société « Total » dont j’ai aperçu le logo maintes fois dans la bd ?) dans l’agglomération de Rouen. « Putain d’usine » est donc un témoignage de la carrière de Jean-Pierre Levaray qui a passé plus de 25 ans de sa vie dans ce complexe industriel, mais aussi de ses collègues eux aussi ouvriers. Autant vous le dire tout de suite, Jean-Pierre Levaray n’est pas tendre envers les conditions de travail déplorables qui règnent dans cette usine… il est vrai aussi qu’il en a vu des accidents et des compagnons y laisser leur santé. Il en a vu aussi des grèves et des espoirs sans lendemain. Mais alors pourquoi n’est-il pas allé voir ailleurs pour y trouver un meilleur poste ? Telle est une des nombreuses questions dont le lecteur pourra trouver une partie des réponses en lisant cette bd. Je me suis senti proche de Jean-Pierre Levaray en feuilletant son album. Bien que je sois loin d’occuper un poste équivalent à celui du scénariste, je n’oublie surtout pas que j’ai côtoyé le monde ouvrier pendant mes années étudiantes en tant que saisonnier dans une grosse entreprise industrielle. Je me rappelle aussi des températures élevées (proches des 50°c) , du bruit infernal (plus de 100 décibels) et de l’odeur tenace du vernis qu’il fallait y supporter comme l'a fait Jean-Pierre Levaray pendant plus de vingt ans ! L’album est découpé en plusieurs chapitres ayant un thème plus ou moins rattaché à l’usine et surtout qui rendent la plupart du temps hommage aux collègues de Jean-Pierre Levaray. Ces chapitres me sont tous apparus intéressants et touchants. J’avoue avoir eu beaucoup de retenue avant de commencer à lire « Putain d’usine » car en feuilletant rapidement la bd, le noir et blanc de certaines planches me semblait trop envahissant et par conséquent, me laissait craindre une lecture rendue difficile par ce traitement graphique. Ce ne fut pas le cas, le graphisme d’Efix m’est apparu adapté à cette histoire. A mon avis, son parti-pris graphique, tout en douceur et agréable à regarder, a le mérite de ne pas écœurer davantage le lecteur pour lequel les récits de "Putain d'usine" sont déjà assez durs et touchants comme ça. J’ai admiré le travail d’Efix pour cette bd, le dossier comporte un mini-dossier en fin d’album où le lecteur peut découvrir la genèse et l’évolution de « Putain d’usine ». On y apprend qu’Efix avait travaillé en tant qu’intérimaire dans des grosses sociétés industrielles, il n’a pas oublié lui aussi ce milieu et par conséquent, a voulu rendre un hommage appuyé à ces ouvriers en dessinant cet album. En tout cas, son enthousiasme et sa ténacité pour avoir réalisé « Putain d’usine » font plaisir à voir ! Au niveau du dessin, le résultat est franchement enthousiasmant. Efix varie les techniques de dessin avec bonheur (crayonnés, fusain, …etc.) sans que l’ensemble graphique perde de son homogénéité. La mise en page, le découpage me sont apparus excellents ! A mon avis, la narration amène le lecteur et ne le lâche pas avant la fin du livre ! On est loin de la complexité narrative de « Mon amie la Poof » du même auteur ! « Putain d’usine » est parfaitement le genre de bd que j’aime lire : un album engagé, ayant fait l’objet de nombreuses recherches aux niveaux de la narration et du graphisme, touchant, beau et dont j’ai senti de la part des auteurs beaucoup d’enthousiasme et d’engagement pour l’adapter ! Au fait, à la fin de l’album, Efix s’interroge en se demandant s’il a effectué un beau boulot sur cet album : qu’il en soit rassuré ! Moi, j’ai A-DO-RE !
Siegfried
Je ne suis pas fan de récits fantastiques. En fait, ce sont les chroniques positives sur "Siegfried" qui m’ont motivé à lire cette bd. J’avais beaucoup d’appréhension avant de lire ce premier tome parce que l’auteur, Alex Alice, est le dessinateur du "Troisième testament", une série qui m’avait moyennement convaincu du fait de son glissement vers un récit ésotérique, genre que je n’affectionne pas du tout. En feuilletant rapidement les planches et à la vue de créatures imaginaires, j’avais même l’impression que "Siegfried" avait une forte consonance d’obscurantisme. Après lecture, s’il s’avère que ce récit possède un parfum d’ésotérisme, celle-ci m’est apparue pratiquement secondaire par rapport à l’intérêt que je portais pour le héros et à l’ambiance mystique qui se dégage dans ce premier tome. Je viens de l’apprendre en lisant le résumé juste avant de poster mon avis ! : L’histoire s’inspire d’un opéra de R. Wagner et des mythologies vikings. Le récit met en scène un jeune homme prénommé Siegfried issu d’une divinité autrefois immortelle qui tomba amoureuse d’un homme. A la naissance de Siegfried, sa mère mourut (pour des raisons que je vous laisse découvrir…) et il sera adopté par Mime, une créature qui possède un grand talent de forgeron. C’est le destin de ce jeune orphelin qu’Alex Alice nous propose de suivre… Alex Alice signe avec "Siegfried" une histoire qui m’a vraiment envoûté. "Siegfried" est raconté d’une manière lente qui permet, à mon avis, aux lecteurs de s’immerger totalement dans cette histoire. L’auteur prend le temps de poser ses personnages et son ambiance. En tout cas, ce parti-pris scénaristique fut efficace sur moi car je me suis attaché aux personnages aussi bien pour Siegfried que pour Mime. J’aime beaucoup les scènes silencieuses qui rendent ces séquences épiques. J’adore également le rapport qu’entretient Siegfried avec les animaux (à découvrir…), ces passages confèrent à cette histoire beaucoup d’émotion, d’autant plus que la narration et le découpage me sont apparus excellents ! Le traitement graphique est assez différent de ce qu'Alex Alice nous avait proposé dans Le Troisième Testament", il ne peut en être autrement au regard de la situation de "Siegfried" dans une forêt et dans un monde aux grands relents fantastiques. Si les bâtiments à l’architecture gothique sont absents, il ne demeure pas moins qu’Alex Alice s’inspire beaucoup du cinéma pour nous proposer des vues vertigineuses et plongeantes absolument magnifiques ! Les décors sont assez fouillés, les personnages et les animaux me sont apparus bien réalisés, j’ai senti de la part de l’auteur beaucoup de recherches et de travaux pour sa bd ! Les scènes d’action en particulier lors de la confrontation entre Siegfried et un animal sont franchement frissonnantes : c’est un vrai régal ! Par contre, je n’apprécie pas énormément la mise en page de certaines planches qui me donnent l’impression d’être trop dispersée. La mise en couleurs est parfaitement adaptée au récit et au coup de crayon d’Alex Alice, elle retransmet bien les ambiances. A mon avis, ce premier tome de "Siegfried" annonce une série qui semble bien partie pour être une référence dans le genre fantastique si les prochains tomes ne se tournent pas vers l’ésotérisme (que je déteste). En tout cas, le premier album de la série m’a envoûté par son ambiance et par sa faculté à m’attacher aux personnages. Le traitement graphique m’est apparu également excellent. A lire !
Putain d'usine
Je ne sais trop comment se situer par rapport au contenu de cette BD. Etant ingénieur, je suis sensé être plutôt classé parmi les cadres et donc voir ici l'aspect "de l'autre côté de la lutte des classes". Mais en même temps, ce qui est dit dans cet album m'a vraiment touché et paru similaire à ma propre vie professionnelle par bien des aspects. Le ras-le-bol, l'ambiance qui devient délétère, l'envie de tout plaquer, les patrons qu'on se met à haïr par leur aspect si éloigné du terrain, cette flemme ou cette peur qui font que finalement vous restez dans le train-train même si ça ne vous plait pas. Tout cela, je le ressens régulièrement (et encore c'est pire dans ma boîte puisqu'on ne fait même plus les apéros maintenant que nos services ont été explosés à coup de réorganisations ;)). A cela s'ajoutent les conditions vraiment particulières de cette putain d'usine qui est décrite ici : le véritable danger de mort rôdant à chaque instant, les anecdotes mettant en jeu la vie des employés, etc. Bref, c'est une BD qui m'a vraiment intéressé et qui a su me toucher par bien des aspects. Elle aborde avec un véritable succès les aspects les plus sombres de la vie professionnelle d'une grande catégorie de personnes. Alors même que le scénariste est militant CGT, j'ai trouvé son récit très impartial, se bornant à raconter des faits et des anecdotes sans pousser au militantisme forcené qui a su m'agacer dans d'autres ouvrages du même genre. Le dessin est bon, voire très bon. Son style a cependant parfois un peu de mal à se prêter à ce genre de récit, car il me fait plus penser à du style comique ce qui tranche avec l'ambiance. Il impose d'ailleurs à plusieurs moments aux personnages des expressions faciales que j'ai trouvées un peu trop soutenues. Mais finalement, peut-être est-ce le contraste entre l'ambiance sombre du récit et ce style de dessin tout en rondeur et dynamisme qui font l'une des forces de cette BD, ou qui la font sortir d'un lot qui aurait pu être nettement plus morne graphiquement parlant. Bref, une bonne lecture, touchante et très instructive.
Brigade fantôme
Que voilà une BD jeunesse sympathique ! Le sujet : les fantômes d'un serpent amusant et de quatre enfants, issus de toutes les époques et de tous les continents, sont regroupés dans une joyeuse brigade dont les missions consistent à enquêter sur des phénomènes surnaturels, débusquer les spectres qui en sont à l'origine et régler le problème le cas échéant. Le dessin est excellent, plein de vie et de personnalité. Ses couleurs s'accordent parfaitement à la fantaisie du trait et à l'ambiance du récit. Il nous offre en outre une mise en page assez fraiche, avec nombre d'éléments sortant des cases ou prenant véritablement leurs aises dans le cadre des planches. Une composition libérée et éclatée mais sans aucune lourdeur ni atteinte à la fluidité de la lecture. Les personnages sont variés et très plaisants. Ils sont dotés de personnalités relativement originales à l'exemple de cet énorme garçon de Cro-Magnon qui se révèle être la tête pensante et sensible du groupe malgré son aspect farouche, ou encore à l'exemple du serpent, attachant animal zozoteur qui prend un peu le rôle du clown de service. C'est un groupe que l'on aime à aimer et que l'on suit avec plaisir. Leurs aventures sont scindées en histoires courtes aux sujets diversifiés. Elles sont centrées sur des thèmes récurrents : la découverte d'un nouvel environnement, de nouveaux spectres à rencontrer et des réflexions sur comment résoudre les problèmes qu'ils créent la plupart du temps malgré eux. Le ton est frais et dédié à l'aventure légère et à l'humour. Cet humour n'est pas vraiment hilarant pour un lecteur adulte mais il amène en tout cas le sourire et un véritable plaisir de lecture. A lire pour les jeunes et les moins jeunes !
Angus Powderhill
Un très bon postulat avec, en contrepoint, une solide histoire autour de personnages atypiques. Passionnante, cette série est sans conteste à la hauteur des espérances du lecteur. Le tout est servi par un scénario solide -mais à déguster lentement- et un style graphique, un trait, qui s'affirme de plus en plus maîtrisé. Sans oublier le soin apporté aux couleurs. Là, je dois dire que les différentes palettes utilisées le sont à vraiment bon escient ; et m'ont plongé avec -parfois une sorte de ravissement- dans cet univers créatif. Que c'est bien fait tout cela !...
Mafalda
Petit, je trouvais Mafalda rigolo, mais je ne comprenais pas le second degré de certains gags. Aujourd'hui, je le comprends et je vois à quel point c'était pessimiste face à la connerie humaine. Les gags font souvent mouche, mais sont très inégaux. Ça va du bof à l'éclat de rire, mais globalement j'adore. Les personnages représentent chacun une part de la société : Mafalda et sa famille modeste, Manolito le commerçant pas toujours honnête, Susanita la commère qui veut devenir une mère modèle, Felipe qui se fout des problèmes du monde et préfère la fiction, etc. Le dessin est sympathique, mais je préfère le trait de Quino en noir et blanc.
Inédits
Gotlib est un auteur mythique, responsable d'une bonne partie des fous rires de ma jeunesse. Il se fait connaître dans les années 60 avec "Gai Luron", puis les fameux Les Dingodossiers, scénarisés par Goscinny. C'est dans les années 70 qu'il s'affirme comme un des maîtres de l'humour absurde, en imaginant la Rubrique-à-Brac, puis Superdupont -le seul super-héros en charentaises et portant le béret basque-. Il créera un trimestriel iconoclaste : "L"écho des savanes", en complicité avec Claire Bretécher et Mandryka. L'aventure continue avec "Fluide glacial", et son dernier personnage "Pervers Pépère". Papa de la coccinelle, ce "nom di dju d'bougre" avait encore des inédits dans ses tiroirs, de ses premières planches à ses ultimes illustrations. Tous les nostalgiques de son immense talent se réjouiront de cette publication. Et j'en suis !!... Bisque bisque rage !...
Black Op
Dans l'épisode initial, tous les ingrédients sont réunis pour accrocher le lecteur et le tenir en haleine lors des suites prévues. Desberg utilise sa parfaite maîtrise des coulisses de la politique américaine pour peaufiner un scénario en béton, basé sur les relations tissées entre la C.I.A. et la mafia russe. Le second opus est du niveau d'un très bon thriller et est centré sur le monde de l'espionnage. Le scénario est très costaud : Desberg échafaude une théorie si énorme qu'elle en devient plausible : et si, en pleine guerre froide, la CIA avait infiltré la mafia russe, laissée mourante par le régime soviétique, en la renflouant financièrement afin qu'elle sabote le communisme de l'intérieur ?... Pour narrer les nombreux méandres de cette machination, Desberg use d'ellipses et de flash-back qui plongent le lecteur, d'une scène à l'autre, dans un endroit ou une époque différents. Soyez alors très attentifs, prenez votre temps -comme je l'ai fait- pour déguster cet opus. La suite n'est, elle aussi, pas mal du tout. J'ai plongé -en me bouchant le nez- dans le monde de l'espionnage "made in USA". J'ai ainsi découvert que cette bonne vieille CIA n'hésite pas à financer ses propres ennemis pour réussir ses opérations secrètes. Et cette fois ci, c'est la mafia russe qui est intervenante ; une mafia qui est devenue une redoutable force contre le pouvoir communiste en place. Desberg et Labiano m'ont entraîné dans un véritable noeud gordien où tous les coups sont permis, un mélange de flash-back et de faits contemporains habilement tressés. Cette sorte de chassé-croisé s'opère ainsi tout au long de ce triptyque qui ne laisse aucun répit, bénéficiant d'un rythme très soutenu qui m'a tenu attentif de bout en bout. Bon, c'est vrai, c'est une fiction. Mais... euh... cet univers est-il VRAIMENT de la fiction ?... Je commence à en douter très fort. Trois tomes vraiment bien "balancés". J'ai apprécié.
L'Aigle sans orteils
Lax avait mis (provisoirement) Le Choucas au repos pour retrouver un genre narratif où il excelle : le one-shot. Féru de cyclisme, il a imaginé un très beau récit basé sur l'épopée des pionniers du Tour de France, au début du 20ème siècle. Partant d'un fait historique, il va mettre en scène un astronome passionné par cette course qui enthousiasmait les foules et avait déjà ses premiers héros. Se liant d'amitié avec un soldat, il lui transmet sa passion. Démobilisé, ce dernier continue de grimper par tous les temps pour ravitailler la station d'où l'on étudie les étoiles. Ce travail lui permet d'épargner pour s'acheter un vélo, à l'époque de 15 kilos. Un soir d'hiver, il fait une malencontreuse chute qui le bloque toute une nuit dans la neige. Il en réchappe par miracle mais ses pieds sont gelés. Verdict : l'amputation des dix orteils. Comment remarcher sans béquilles en étant mutilé de la sorte ?... Et, surtout, comment imaginer pédaler ?... L'incroyable force de volonté du blessé va pourtant lui donner le courage d'aller au bout de son rêve. Un scénario hors des sentiers battus. Un graphisme de qualité qui a fait que j'ai eu l'impression de plonger dans ces vieux journaux du début du siècle dernier. Une palette graphique aux tons "d'époque". Un véritable jeu d'idées-dessins-couleurs qui forment un véritable tout homogène pour une "grande" BD. Une véritable épopée tracée par un auteur en très très grande forme.