Ce manga est, à en croire mon libraire, peu connu et peu sollicité des amateurs du genre.
Dommage car cette série (en 8 tomes) possède pour moi bien des qualités que tant d'autres mangas n'ont pas. Pour commencer, une idée de départ intéressante et riche en potentialités, mais ce n'est pas là ce qui la rend la plus remarquable.
Non, c'est plutôt le soin apporté aux personnages, qu'ils soient humains ou du type ES, et les rapports complexes qui se nouent entre eux. Et en particulier l'épaisseur inaccoutumée donnée au personnage de la jeune femme, Mine Kujô - une scientifique plus intéressée par son métier que par ses relations avec les autres et qui, confrontée à une série d'évènements dramatiques dans lesquels elle se retrouve impliquée, devra apprendre, au même titre que Shuro, à (re)définir la place qu'elle occupe dans la société.
C'est d'ailleurs le thème principal sous-jacent d'un manga où plane en permanence un sentiment de mélancolie dû à cette difficulté d'adaptation.
Là-dessus vient se greffer une intrigue de type thriller, assez proche (trop ?) de celle de Monster, avec son jeune garçon aux pouvoirs psychiques terrifiants, dépourvu d' "âme", et qui tue avec l'insouciance d'un jardinier éliminant de vulgaires pucerons. Ce qui nous vaut aussi, au passage, une réflexion dérangeante sur la valeur toute relative d'une vie.
Bref, comme on peut le constater, ce manga atypique mérite amplement le terme "adulte" (à l'instar des oeuvres de Taniguchi).
Quant au dessin de Fuyumi Soryo, dont certains déplorent le manque d'expressivité, je l'ai trouvé pour ma part très agréable, fin et précis, proche de celui d'un Urosawa. Mais c'est vrai que je ne suis pas très client du style shonen avec ses personnages aux physionomies exagérées.
J’avais vraiment apprécié le travail de l’auteur sur « son » Dracula : réalisé sur carte à gratter.
Ici, c’est à nouveau un vrai « beau livre ».
Hyppolite s’attaque ici au roman de Robert Louis Stevenson ; et ce à l’aquarelle. De par sa perception du narratif originel et son traitement graphique, j’ai « vu un roman » qui mêle drame intime et franche épopée.
Que dire : une réussite graphique –une vraie- splendidement réalisée où la narration n’est pas oubliée.
Adaptation réussie en deux très beaux tomes –tant en contenant qu’en contenu- qui ne m’ont vraiment pas laissé indifférent, réalisés par un auteur assez rare. Mais un auteur qui laissera une production d’une réelle qualité. Et ça… c’est pas tous les jours.
En 1895 à Paris, Bastien Larkos alias Bastos, voleur en mauvaise posture, est amené malgré lui à se rendre à Moscou pour y livrer une mystérieuse valise. C'est le début d'une passionnante aventure qui nous emmène aux confins de la Russie du tsar Nicolas II et dans laquelle on côtoie de nombreux personnages savoureux, dont Zakousky le Samoyède, le costaud Vénitien Paolo Barzelletta, le professeur Lakonik et sa fille Irina, la danseuse Marina Vinogradov, le tsar et j'en passe.
C'est toujours avec grand plaisir que je relis les aventures de "Bastos et Zakousky" (j'ai l'intégrale en 2 volumes). Le récit de Corteggiani est dense et bien construit et on se laisse mener dans cette Russie tumultueuse de la fin du XIXe siècle. Le dessin de Tranchand est agréable. J'y apprécie notamment ses personnages très expressifs qui tendent à laisser croire que l'on a affaire à un récit humoristique. L'histoire l'est en partie mais elle s'oriente en cours de route vers des considérations plus sombres et au final assez dramatiques.
Bref, c'est une excellente BD malheureusement méconnue.
Ah ! Voici une bonne série policière qui est vraiment noire par moment. Les scénarios sont écrits avec du génie dans ce genre. Chaque album est différent de l'autre avec un traitement différent à chaque fois. L'idée de départ est très intéressante, mais quelquefois pas assez exploitée à mon goût : Un policier se fait passer pour un prêtre auprès de sa mère qui est cardiaque et ne supporterait pas de voir son fils policier.
Les intrigues nous prennent dès le début et l'atmosphère des scènes est bien décrite, surtout celle qui se passe à la fin. La psychologie des personnages est clairement montrée et de bonne manière. Le dessin est très bien et le trait énergique et fluide va très bien avec les scénarios.
Alors, Ken c'est toute ma jeunesse... devant la télé. Un dessin animé pas très bien réalisé, mais des histoires plutôt prenantes dans l'ensemble. Car Ken, c'est cela avant tout : l'histoire d'hommes et de femmes (surtout d'hommes d'ailleurs) au passé chargé et qui doivent vivre ou survivre dans un monde de brutes, à la Mad Max.
Ken, c'est (très) violent, mais il y a une extrême sensibilité qui se cache derrière chaque histoire et les deux enfants qui suivent Ken et sont protégés par notre héros.
Ken, c'est aussi un dessin ultra léché, parfaitement maîtrisé. Je n'ai que rarement pu admirer des planches entières aussi belles que celles des derniers tomes de cette BD. C'est d'ailleurs à ce titre que la BD a su toucher un public féminin assez large (surtout au Japon), à cause de la finesse du trait des personnages qui sont tout simplement... beaux.
Sans nul doute l'une de mes BD préférées, de celles qui procurent un très large panel de sensations différentes, chose extrêmement rare.
À choisir entre cette première série et la suivante Fist of the blue sky (qui raconte la vie du grand père de Ken), privilégiez l'originale, même si la plus récente bénéficie d'un dessin encore plus beau et monte en puissance au fil des tomes.
Si les avis positifs incitent à acquérir cette série, je dois bien avouer que j’ai été vraiment étonné de la qualité générale de ce qui nous est proposé.
Il est à noter que mon avis concerne l’édition intégrale des Editions Emmanuel Proust, regroupant les trois tomes initiaux ainsi qu’un important supplément.
La conception graphique est originale et ne ressemble en rien à ce que je connaissais des dessins du 9ème Art. C’est particulier et je pense que c’est, dans le cas présent, une "arme" à double tranchant. C’est tellement singulier que soit on accroche fortement ou assez pour entamer la lecture, soit on est rebuté et on abandonne l’idée d’achat. Il est donc conseiller de vérifier ses affinités, soit dans la galerie proposée dans ce site, soit sur le site des Editions Emmanuel Proust : www.epeditions.fr.
Les couleurs offrent un très bons rendus, compte tenu de la toile de fond utilisée : la seconde guerre mondiale.
Venons-en à l’atout principal de cette BD : son scénario. Sur ce point-là, chapeau bas à l’auteur qui nous offre une histoire passionnante d’espionnage au sein du parti nazi d’Adolf Hitler. C’est documenté et les trois parties du récit recouvrent l’ensemble de l’histoire de la seconde guerre mondiale, de la propagande et montée du parti nazi à la chute du troisième Reich, en passant par Yalta, la solution finale et d’autres opérations de cette époque. Sincèrement, pour qui s’intéresse à ces terribles événements, c’est un ouvrage excellent et le plaisir de lecture est réellement présent.
Enfin, et c’est aussi pour cela que j’attribue cette note à l’album, (en édition intégrale pour rappel) l’édition propose, à la clôture du récit, un dossier sur le personnage principal, un dossier que l’on peut qualifier de rappel historique des faits et des protagonistes, des informations sur les références bibliographiques, sur la filmographie, sur les documentaires et sur des sites internet. L’album se termine avec toute une série de planches graphiques supplémentaires.
Je trouve que l’auteur et la maison d’édition sont allés plus loin dans la conception de l’album et c’est ce genre d’ouvrage qui fait, selon moi, évoluer la BD. Allez, premier coup de coeur!
En résumé, compte tenu du prix demandé, nous ne sommes vraiment pas volés et si vous accrochez aux dessins et couleurs, si les histoires d’espionnage vous plaisent, foncez, et sans hésiter !
Un peu en dessous de la Rubrique-à-Brac (bien que plusieurs histoires sont des inédits de cette série) ou Cinémastock, mais quand même génial. On se marre du début à la fin devant ses histoires qui sont souvent des péchés de jeunesse. Où Gotlib va t-il chercher tout ça ? Il a vraiment une grande imagination comme on en fait plus. Un grand de la bande dessinée.
Cette bd est (comme dit ci-dessous) tout simplement le must de la bd !
Le meilleur de chez Soleil !
Lanfeust De Troy était déjà fabuleux mais Lanfeust des étoiles l'est plus encore : dessins très travaillés, la diversité des créatures, une grande aventure qui tient en haleine, toujours autant d'humour et pour finir en beauté : une pointe d'érotisme !^^
En conclusion pour ceux qui ne connaissent pas, achetez tous les Lanfeust aussi bien de Troy que des étoiles, pour ceux qui ne connaissent que de Troy vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Je trouve cette bande dessinée tout simplement géniale !
Elle est très prenante : déjà rien que le titre attire l'oeil dans le rayon de bd lorsqu'on a lu le tome 1 on le comprend tout de suite (en tout cas moi je l'ai compris^^), les couleurs sont superbes, on retrouve bien là l'antiquité avec ses couleurs "jaunâtres" qui montrent la chaleur de l'Italie !
J'avais une crainte avant d'entamer la lecture de ce one-shot.
Cet exercice de style n'est pas celui qui correspond le mieux à Andréas aussi doué qu'il soit.
Que nenni, je suis bien rentré dans cette BD, suivre, comprendre, apprécier, détester et voir disparaître ces personnes de tous horizons est une expérience étonnante. Un croisement entre fiction, documentaire et historique.
Au delà des drames et du contexte de guerre, on voit des gens réagir avec leurs histoires, leurs sentiments, leurs craintes, parfois avec le peu de neurones qui s'entrechoquent dans leurs cerveaux.
Une tranche de vie émouvante, bien croquée.
Une belle chronique avec des actes sanglants, honteux, mais si humains...
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ES (Eternal sabbath)
Ce manga est, à en croire mon libraire, peu connu et peu sollicité des amateurs du genre. Dommage car cette série (en 8 tomes) possède pour moi bien des qualités que tant d'autres mangas n'ont pas. Pour commencer, une idée de départ intéressante et riche en potentialités, mais ce n'est pas là ce qui la rend la plus remarquable. Non, c'est plutôt le soin apporté aux personnages, qu'ils soient humains ou du type ES, et les rapports complexes qui se nouent entre eux. Et en particulier l'épaisseur inaccoutumée donnée au personnage de la jeune femme, Mine Kujô - une scientifique plus intéressée par son métier que par ses relations avec les autres et qui, confrontée à une série d'évènements dramatiques dans lesquels elle se retrouve impliquée, devra apprendre, au même titre que Shuro, à (re)définir la place qu'elle occupe dans la société. C'est d'ailleurs le thème principal sous-jacent d'un manga où plane en permanence un sentiment de mélancolie dû à cette difficulté d'adaptation. Là-dessus vient se greffer une intrigue de type thriller, assez proche (trop ?) de celle de Monster, avec son jeune garçon aux pouvoirs psychiques terrifiants, dépourvu d' "âme", et qui tue avec l'insouciance d'un jardinier éliminant de vulgaires pucerons. Ce qui nous vaut aussi, au passage, une réflexion dérangeante sur la valeur toute relative d'une vie. Bref, comme on peut le constater, ce manga atypique mérite amplement le terme "adulte" (à l'instar des oeuvres de Taniguchi). Quant au dessin de Fuyumi Soryo, dont certains déplorent le manque d'expressivité, je l'ai trouvé pour ma part très agréable, fin et précis, proche de celui d'un Urosawa. Mais c'est vrai que je ne suis pas très client du style shonen avec ses personnages aux physionomies exagérées.
Le maître de Ballantraë
J’avais vraiment apprécié le travail de l’auteur sur « son » Dracula : réalisé sur carte à gratter. Ici, c’est à nouveau un vrai « beau livre ». Hyppolite s’attaque ici au roman de Robert Louis Stevenson ; et ce à l’aquarelle. De par sa perception du narratif originel et son traitement graphique, j’ai « vu un roman » qui mêle drame intime et franche épopée. Que dire : une réussite graphique –une vraie- splendidement réalisée où la narration n’est pas oubliée. Adaptation réussie en deux très beaux tomes –tant en contenant qu’en contenu- qui ne m’ont vraiment pas laissé indifférent, réalisés par un auteur assez rare. Mais un auteur qui laissera une production d’une réelle qualité. Et ça… c’est pas tous les jours.
Bastos et Zakousky
En 1895 à Paris, Bastien Larkos alias Bastos, voleur en mauvaise posture, est amené malgré lui à se rendre à Moscou pour y livrer une mystérieuse valise. C'est le début d'une passionnante aventure qui nous emmène aux confins de la Russie du tsar Nicolas II et dans laquelle on côtoie de nombreux personnages savoureux, dont Zakousky le Samoyède, le costaud Vénitien Paolo Barzelletta, le professeur Lakonik et sa fille Irina, la danseuse Marina Vinogradov, le tsar et j'en passe. C'est toujours avec grand plaisir que je relis les aventures de "Bastos et Zakousky" (j'ai l'intégrale en 2 volumes). Le récit de Corteggiani est dense et bien construit et on se laisse mener dans cette Russie tumultueuse de la fin du XIXe siècle. Le dessin de Tranchand est agréable. J'y apprécie notamment ses personnages très expressifs qui tendent à laisser croire que l'on a affaire à un récit humoristique. L'histoire l'est en partie mais elle s'oriente en cours de route vers des considérations plus sombres et au final assez dramatiques. Bref, c'est une excellente BD malheureusement méconnue.
Soda
Ah ! Voici une bonne série policière qui est vraiment noire par moment. Les scénarios sont écrits avec du génie dans ce genre. Chaque album est différent de l'autre avec un traitement différent à chaque fois. L'idée de départ est très intéressante, mais quelquefois pas assez exploitée à mon goût : Un policier se fait passer pour un prêtre auprès de sa mère qui est cardiaque et ne supporterait pas de voir son fils policier. Les intrigues nous prennent dès le début et l'atmosphère des scènes est bien décrite, surtout celle qui se passe à la fin. La psychologie des personnages est clairement montrée et de bonne manière. Le dessin est très bien et le trait énergique et fluide va très bien avec les scénarios.
Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)
Alors, Ken c'est toute ma jeunesse... devant la télé. Un dessin animé pas très bien réalisé, mais des histoires plutôt prenantes dans l'ensemble. Car Ken, c'est cela avant tout : l'histoire d'hommes et de femmes (surtout d'hommes d'ailleurs) au passé chargé et qui doivent vivre ou survivre dans un monde de brutes, à la Mad Max. Ken, c'est (très) violent, mais il y a une extrême sensibilité qui se cache derrière chaque histoire et les deux enfants qui suivent Ken et sont protégés par notre héros. Ken, c'est aussi un dessin ultra léché, parfaitement maîtrisé. Je n'ai que rarement pu admirer des planches entières aussi belles que celles des derniers tomes de cette BD. C'est d'ailleurs à ce titre que la BD a su toucher un public féminin assez large (surtout au Japon), à cause de la finesse du trait des personnages qui sont tout simplement... beaux. Sans nul doute l'une de mes BD préférées, de celles qui procurent un très large panel de sensations différentes, chose extrêmement rare. À choisir entre cette première série et la suivante Fist of the blue sky (qui raconte la vie du grand père de Ken), privilégiez l'originale, même si la plus récente bénéficie d'un dessin encore plus beau et monte en puissance au fil des tomes.
Sir Arthur Benton
Si les avis positifs incitent à acquérir cette série, je dois bien avouer que j’ai été vraiment étonné de la qualité générale de ce qui nous est proposé. Il est à noter que mon avis concerne l’édition intégrale des Editions Emmanuel Proust, regroupant les trois tomes initiaux ainsi qu’un important supplément. La conception graphique est originale et ne ressemble en rien à ce que je connaissais des dessins du 9ème Art. C’est particulier et je pense que c’est, dans le cas présent, une "arme" à double tranchant. C’est tellement singulier que soit on accroche fortement ou assez pour entamer la lecture, soit on est rebuté et on abandonne l’idée d’achat. Il est donc conseiller de vérifier ses affinités, soit dans la galerie proposée dans ce site, soit sur le site des Editions Emmanuel Proust : www.epeditions.fr. Les couleurs offrent un très bons rendus, compte tenu de la toile de fond utilisée : la seconde guerre mondiale. Venons-en à l’atout principal de cette BD : son scénario. Sur ce point-là, chapeau bas à l’auteur qui nous offre une histoire passionnante d’espionnage au sein du parti nazi d’Adolf Hitler. C’est documenté et les trois parties du récit recouvrent l’ensemble de l’histoire de la seconde guerre mondiale, de la propagande et montée du parti nazi à la chute du troisième Reich, en passant par Yalta, la solution finale et d’autres opérations de cette époque. Sincèrement, pour qui s’intéresse à ces terribles événements, c’est un ouvrage excellent et le plaisir de lecture est réellement présent. Enfin, et c’est aussi pour cela que j’attribue cette note à l’album, (en édition intégrale pour rappel) l’édition propose, à la clôture du récit, un dossier sur le personnage principal, un dossier que l’on peut qualifier de rappel historique des faits et des protagonistes, des informations sur les références bibliographiques, sur la filmographie, sur les documentaires et sur des sites internet. L’album se termine avec toute une série de planches graphiques supplémentaires. Je trouve que l’auteur et la maison d’édition sont allés plus loin dans la conception de l’album et c’est ce genre d’ouvrage qui fait, selon moi, évoluer la BD. Allez, premier coup de coeur! En résumé, compte tenu du prix demandé, nous ne sommes vraiment pas volés et si vous accrochez aux dessins et couleurs, si les histoires d’espionnage vous plaisent, foncez, et sans hésiter !
Trucs-en-Vrac
Un peu en dessous de la Rubrique-à-Brac (bien que plusieurs histoires sont des inédits de cette série) ou Cinémastock, mais quand même génial. On se marre du début à la fin devant ses histoires qui sont souvent des péchés de jeunesse. Où Gotlib va t-il chercher tout ça ? Il a vraiment une grande imagination comme on en fait plus. Un grand de la bande dessinée.
Lanfeust des Etoiles
Cette bd est (comme dit ci-dessous) tout simplement le must de la bd ! Le meilleur de chez Soleil ! Lanfeust De Troy était déjà fabuleux mais Lanfeust des étoiles l'est plus encore : dessins très travaillés, la diversité des créatures, une grande aventure qui tient en haleine, toujours autant d'humour et pour finir en beauté : une pointe d'érotisme !^^ En conclusion pour ceux qui ne connaissent pas, achetez tous les Lanfeust aussi bien de Troy que des étoiles, pour ceux qui ne connaissent que de Troy vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Les Aigles de Rome
Je trouve cette bande dessinée tout simplement géniale ! Elle est très prenante : déjà rien que le titre attire l'oeil dans le rayon de bd lorsqu'on a lu le tome 1 on le comprend tout de suite (en tout cas moi je l'ai compris^^), les couleurs sont superbes, on retrouve bien là l'antiquité avec ses couleurs "jaunâtres" qui montrent la chaleur de l'Italie !
Quintos
J'avais une crainte avant d'entamer la lecture de ce one-shot. Cet exercice de style n'est pas celui qui correspond le mieux à Andréas aussi doué qu'il soit. Que nenni, je suis bien rentré dans cette BD, suivre, comprendre, apprécier, détester et voir disparaître ces personnes de tous horizons est une expérience étonnante. Un croisement entre fiction, documentaire et historique. Au delà des drames et du contexte de guerre, on voit des gens réagir avec leurs histoires, leurs sentiments, leurs craintes, parfois avec le peu de neurones qui s'entrechoquent dans leurs cerveaux. Une tranche de vie émouvante, bien croquée. Une belle chronique avec des actes sanglants, honteux, mais si humains...