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Couverture de la série Anita Blake Tueuse de Vampires
Anita Blake Tueuse de Vampires

Anita Blake Tueuse de Vampire est adapté de la série de romans éponyme par Laurell K. Hamilton. Je n’ai pas lu ces romans, mais ils semblent avoir connu un succès confirmé outre-atlantique, voire être, au moins partiellement, à l’origine de cette mode (qui m’échappe) qualifiée de fantasie urbaine, c'est-à-dire ces histoires improbables de jeunes filles insipides déchirées par leur attirance pour différentes bêtes à crocs (je ne fais que colporter des ragots de fâcheux). Après une petite vingtaine de bouquins, la donzelle se trouve donc croquée en comic (jeu de mot pitoyable). Je commente cette série, qui me semble à un moment intéressant pour le lecteur français : Milady vient de publier un premier tome francisé, mais la série existe depuis 2006, et est donc collectée en V.O. à la fois en TBP (trade paperbooks, couvertures souples) et en HC (hard covers, couvertures rigides comme chez nous), dont les prix ont par ailleurs significativement baissé. Bref, découvrable en V.O. ou en V.F. Mon opinion se base sur plusieurs tomes, en V.O. donc. Pour dire simple, je ne comprends pas bien pourquoi j’ai aimé cette BD. Pour passer en revue toutes ces choses aberrantes que je devrais honnir : Tout d’abord, je flaire des remugles de bodice-ripper, ces romans à l’eau pas rose, destinés à un public féminin qui survole distraitement le semblant de scénario pour arriver aux passage où le héros, viril comme il se doit, arrache avec les dents (les siennes de préférence) le chemisier de l’héroïne, vertueuse mais emportée comme il se doit. Pas de ça dans la BD, mais il est facile de sentir les occasions dans le roman original. Et à la vue des couvertures des romans, c’est tendance chaud-bouillant, voire léger BDSM. Outre le fait que je ne comprends pas cette fascination romantique (c’est l’euphémisme conventionnel) des jeunes femmes pour les monstres de la Hammer (franchement, la sensualité torride d’un truc poilu d’un tiers de tonne qui arrache la jambe des gens au lieu de se frotter contre), ce type de littérature (j’utilise le mot dans un sens libéral) est plus connu pour ses scénarii gravables sur un grain de riz que pour son imagination exubérante. Ensuite, Anita semble souffrir du syndrome Wismerhill : une quinzaine de niveaux dans chaque classe (sauf celles où il en a 30), en plus des pouvoirs psioniques et des compagnons démoniaques. Notre bonne Anita accumule les compétences paranormales aussi vite et surement qu’un véhicule garé dans la capitale se pare de papillons contraventionnels. Les personnages sont semi-ridicules, avec une mention spéciale pour Jean-Claude, le Chippendale à chemise à jabot, et accessoirement vampire à gros coefficient de balézitude. Enfin, là, on est en plein territoire Ricien, la femme d’entretien des vampires. Le dessin est moyen plus, mais s’améliore au fil des tomes vers un niveau franchement sympathique ; j’aime le choix des couleurs. Je ne suis pas un expert du domaine, et je laisserai d’éventuels autres disséquer plus avant. Le graphisme est réaliste, même si parfois, certains personnages ont des cuisses étonnement hypertrophiées. Au moins échappent-t-ils à cette angularité exagérée commune dans la production US, même si Anita est victime de la malédiction WonderBra. Ce qui n’est pas nécessairement déplaisant, d’autant que le dessinateur fait beaucoup d’effort pour éviter la bimboification. Amies lectrices, les mâles musclés parsèment les pages, mais pas leurs chemises. Arrivé à ce point, et je devrais avoir perdu 90% du public passé la première page, on est en droit de se demander pourquoi cette note de 4 étoiles. Et bien, j’ai aimé. J’aime cet usage du monologue interne (en même temps, j’aime Mickey Spillane malgré ses innombrables défauts), j’aime cette relation de faiblesse que l’héroïne entretient malgré tout avec son environnement (je ne parle pas non plus d’un retour aux racines de l’horreur gothique, mais juste un écart rafraichissant aux poncifs du héro costaud), j’aime les pingouins (et Anita aussi). Les scénarii sont adéquates sans être fantastiques, mais les personnages, même secondaires (c'est-à-dire tous sauf Anita), ont des points de développement intéressants, et le monde dans lequel ils évoluent à une cohérence tout à fait engageante. En bref (j’aime ce mot pour son son, j’en ignore le sens), et pour paraphraser le premier tome : Guilty Pleasures ! Anita Blake est pour moi un plaisir coupable, dont je ne recommande cependant pas l’achat : tout le monde ne partagera pas mon point de vue, mais je conseille d’y jeter un œil, on ne sait jamais.

14/10/2011 (modifier)
Couverture de la série La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)

Voici une bd pour tous les âges, à découvrir enfant, redécouvrir une fois adulte, et que j'aurais sûrement autant de plaisir à lire une dernière fois sur mon lit de mort. Le dessin de don rosa est vraiment très bon au niveau des expressions des personnages mais aussi au niveau des détails sur lesquels on peut passer sans faire exprès un a la De Cape et de Crocs. L'histoire quant à elle est à la fois hilarante, touchante mais aussi bourrée d'action. L'univers de Barks est scrupuleusement préservé, ce qui est à mon sens la cerise sur le gâteau. Un seul gros défaut...... ce titre sort en presse.....argh! Bonne lecture.

14/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Exauce-nous
Exauce-nous

Un album qu'il m'a fallu du temps à ouvrir... la couverture ne m'inspirait pas du tout. Je me suis quand même décidée, un soir où je cherchais quoi lire, et franchement je l'ai dévoré, je ne suis pas déçue ! Une histoire très belle qui m'a vraiment émue (parfois un peu trop de bons sentiments... mais ça fait du bien de temps en temps), des personnages attachants, humains. On a vraiment envie de savoir qui est celle que recherche Léonard et on espère jusqu'au bout qu'il va la retrouver. Le dessin est tout simplement superbe avec ses couleurs chaudes, pastel qui le rendent le chaleureux. Lecture grandement recommandée et achat conseillé, surtout si on aime les beaux albums :)

14/10/2011 (modifier)
Par Anouschka
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Portugal
Portugal

Quelle ambiance dans ce Pedrosa !!! Il nous a époustouflé avec Trois ombres et bien fait rire avec Auto Bio. Il revient magistral avec une BD douce et mélancolique porté par un dessin superbe et des couleurs chaudes orangées qui collent parfaitement à l'ambiance ! Un récit semi-autobiographique très touchant et qui prend de la saveur au fur et à mesure des pages ! 200 pages qui passent trop vite. On voudrait en garder encore un peu tellement on prend du plaisir à savourer cette Bd magnifique !

14/10/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Achab
Achab

C’est la première adaptation de Melville et de son célèbre cachalot blanc que je lis. Comme mes prédécesseurs, j’ai bien apprécié ma lecture. Aux dires d’experts (Spooky en tête), le roman est pourtant difficile à s’approprier, ce qui génère bien souvent des adaptations pas à la hauteur. L’intelligence de Mallet est de positionner son récit avant que ne débute celui de Melville. Cette série est quelque part la genèse du « Moby Dick » mondialement connu. Et je dois dire que c’est une réussite. La détermination de Achab et son désir de vengeance aveugle sont particulièrement bien palpables. Mallet remonte à l’enfance d’Achab, lorsque celui-ci perdit son père tué par un cachalot blanc. Ce fut le premier d’une longue série . . . Au-delà de cette histoire de vengeance, ce récit est l’occasion d’en apprendre davantage sur la vie à bord de baleiniers et de voyager un peu, notamment chez des tribus anthropophages. A noter que cette bd, tout comme le roman, est l’occasion de s’interroger sur la personnification du bien et du mal. Tout n’est pas blanc (excepté la baleine) ou noir, mais plutôt gris. Une formidable épopée, bien que tragique . . .

12/10/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Urban
Urban

Yes ! Ahhhhh de la (très) bonne SF ! Que c'est bon, que c'est doux, que ça grince... ça vous rend un peu fou. Une absinthe en puissance, quoi ! Luc Brunschwig relance sur les rails un projet qui trainait dans ses cartons depuis 12 ans. Il faut croire que l'âge bonifie le spiritueux qui nous est ici distillé de la plus belle des manières. Car le nouveau comparse qu'il s'est attaché pour nous servir son nectar fait des merveilles ! Roberto Ricci, que je découvre avec cet album, a un réel talent qui vous saute à la gueule dès la première planche. Le trait, l'ambiance, les personnages : 3 planches et l'immersion est totale ! Monplaisir est à nous, L'Happy Hour peut commencer ! Passé la première gorgée qui rode le gosier, vos papilles en redemandent ! Va falloir huiler le coude et que le service ne laisse pas à désirer. Heureusement A.L.I.C.E., en vrai Maitresse Artificielle de Cérémonie qui se respecte, a le sens du spectacle. Ça tombe bien, Monplaisir est faite pour ça ! Et pas de demi mesure s'il vous plait ! Là c'est tournée des grands ducs ! La bougresse sait y faire, quitte à couper quelques fils des pantins qui jouent sa partition pour ajouter un peu de piment à son cocktail médiatique. Et puis y'a Zach'... Zach' et son héros imaginaire, genre Undertaker, avec qui il se tape la causette, parce que Zach' bah il débarque un peu dans cet univers de fête artificielle. Il intègre la police de Monplaisir et découvre un peu comme nous, le ciment décrépi qui sert de fondation à cette mégalopole de la jouissance où tout est régi, contrôlé et scénarisé. Reste le noyau d'olive qui tombe parfois au fond du verre... Cet imprévu improbable qui va conduire notre Zach' au devant de la scène... Mais ça, ça sera pour la prochaine tournée qu'on attend au plus vite ! En tout cas, ce premier tome est un pur régal. Espérons que la suite soit aussi belle et efficace que ce premier opus parfaitement muri et réalisé avec maestria.

12/10/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Victor Hugo et l'affaire des filles de Loth
Victor Hugo et l'affaire des filles de Loth

Chouette surprise avec ce diptyque passé plutôt inaperçu. On est d'abord convié à participer à une séance de spiritisme réunissant Hugo, Balzac, Flaubert, Dumas et d'autres. Puis on bascule, en quelque sorte, dans l'esprit de l'auteur des Contemplations, qui entame "en live" un long poème blasphématoire qui nous emmène à l'époque biblique, racontant l'histoire de Loth qui accepta d'aller à Sodome pour éviter la mort de faim à son peuple. Pour en finir [SPOILER] sur le récit de l'inceste dudit Loth -mais à l'insu de son plein gré, vu qu'il était bourré- avec ses filles. Ce récit mêle donc plusieurs genres : un huis-clos aux allures de thriller (en fin de parcours) dans les années 1840, le récit biblique et la couche érotique avec de nombreuses cases aux seins, pénis et foufounes à l'air. L'ensemble est très agréable, et pas seulement grâce au trait sensuel de Julien Barthélémy ; la relation entre la colère d'Hugo et la conclusion de la partie biblique est évidente, la toute fin du diptyque ne se justifiant finalement que peu, même si elle permet aux auteurs de mettre en scène une autre figure littéraire de l'époque, assortie d'une lettre aux accents coquins. le récit se tient bien, on est un peu ennuyé pour ce pauvre Loth qui voit tout son peuple céder aux avances lubriques de leur entourage sodomite. C'est aussi l'occasion de mettre en scène le stratagème mis sur pied par les deux cités voisines (Sodome et Gomorrhe, donc) pour amener les Hébreux dans leur piège. Le travail de Julien Barthélémy est de qualité, malgré un niveau de débutant, qui se voit essentiellement dans quelques erreurs de morphologie ou des postures un peu figées. Son style historique réaliste s'accorde bien avec le récit, et il se sort globalement bien de la contrainte de nudité quasi permanente. Intéressant, joli, bien amené, un diptyque qui vaut au moins la lecture.

11/10/2011 (modifier)
Par yOyO
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Love (Brrémaud)
Love (Brrémaud)

Cet album mérite autant son 4/5 que son prix de 15€. En effet Love est une BD magnifique sur 2 plans : la palette graphique et la mise en scène. La palette graphique : chaque case est superbement colorée, on peut voir le tigre dans toutes les positions animales qu'il soit. Le rendu de la forêt tropicale est de toute beauté. La mise en scène et les cadrages sont aussi superbes. Au niveau du scénario, j'ai fortement apprécié les aventures de ce tigre, mais aussi toutes les petites histoires entre animaux (les escargots ou les paons par exemple), qui rajoutent à cet ouvrage une saveur particulière. Je conseille vivement l'achat.

10/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Après 127 avis, il me semble inutile de m'étendre sur les qualités scénaristiques et visuelles de cette superbe série. Je dirai juste, que jusqu'à présent, avec ma maigre culture de bédéphile, si je ne devais en choisir qu'une, ce serait certainement celle-là. Bien que, comme le disent certains, les scénarii sont inégaux et parfois convenus, pour ma part, "l'animalisation" des personnages confère à cette série un charme indéniable. Ceci m'a beaucoup fait penser à une série animée qui a marqué mon enfance : Sherlock Holmes dont les premiers épisodes furent dessinés par un certain Hayao Miyazaki. Il y a pire comme comparaison me direz-vous... J'ai ainsi trouvé particulièrement intéressant et innovant le choix de chaque espèce selon la nature ou la position sociale du personnage. L'ensemble est ainsi magnifiquement dessiné, que ce soit les décors, les mouvements et les mimiques des visages. Coté scénario, on retrouve effectivement une ambiance noire des polars des années 50 avec une intrigue qui tend à s'enrichir au fil des tomes, ce qui est assez rare pour être noté. Après lecture Tome 4 (09/10/11) Au niveau du dessin, la qualité est toujours là avec des personnages et des décors hauts en couleurs. L'ambiance de la Nouvelle-Orléans des années 50 est parfaitement retranscrite. Un léger bémol pour l'intrigue à laquelle j'ai légèrement moins accrochée que celle des précédents tomes mais pas de quoi baisser ma note :) Du tout bon encore ! SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 10/10 NOTE GLOBALE : 19/20

22/06/2009 (MAJ le 09/10/2011) (modifier)
Couverture de la série Batman - Un long Halloween
Batman - Un long Halloween

Ouah ! Quelle claque en pleine poire j’ai pris avec la lecture de ce Batman - Un Long Halloween. Beaucoup mieux que l’autre (soi-disant) œuvre de Franck Miller, tant au niveau du dessin que du scénario. Je me suis procuré la dernière édition, la DC Deluxe. La version « Absolute » tourne autour des 100 euros tandis que la 1ère édition sortie fin des années 90 est trouvable d’occasion sur le net, mais franchement, c’est la DC Deluxe qui vaut vraiment le coût. La bd en elle-même est excellente et mérite largement 4 étoiles mais dans sa version intégrale, ça devient bien plus que cela, c’est un objet magnifique, une couverture plastifiée superbe avec Batman dessiné façon aquarelle et avec aussi un préambule de Christopher Nolan qui a l’honnêteté de reconnaître que le comic de Sale et Loeb l’a grandement inspiré pour réaliser ses films, rien que ça ! 28 euros donc, pour un comic culte, un pavé de plus de 300 pages, oui, ça les vaut ! D’abord, le positif : L’histoire se résume a un bon thriller, somme toute assez classique (qui ne veut pas dire simple) et c’est suffisamment bien écrit pour qu’on ait envie d’aller jusqu’au bout de l’intrigue (on veut savoir qui est ce fameux tueur en série). Loeb met en avant les personnages autrefois considérés comme secondaires (à cause notamment des films de Schumacher et Burton) comme Harvey Dent ou Jeff Gordon, et à l’inverse, les vilains méchants pas beaux, ceux que tout le monde connaît comme les principaux ennemis de Batman (Joker, épouvantail…) sont rétrogradés au rang de faire valoir. Le dessin lui, n’est pas de toute beauté mais il est efficace. Disons que, parfois, c’est magnifique en double page mais c'est efficace avant tout. Mais toute œuvre culte a aussi des défauts et Un Long Halloween ne fait pas exception. Le scénario est prenant, ça c’est clair. Mais je ne suis pas du tout d’accord avec certains commentaires sur le soi-disant suspense quant à l’identité de « Holiday » (le tueur en série). Même si on n'a la réponse qu’à la fin (comme tout bon thriller), j’ai su au bout de… allez, 50 pages, qui allait être le tueur en série. Honnêtement, quand on est un peu habitué à ce genre de récit, on devine très vite qui est le tueur. Donc ce n’est pas top côté suspense. Et la « révélation finale », celle des 3 dernières pages, ne m’a pas paru crédible du tout (pour plusieurs raisons que je ne spoilerai pas mais je ne crois pas être le seul à penser comme cela). Je pense que Loeb savait que le lecteur devinerait très vite l’identité de « Holiday » et qu’il a voulu apporter une sorte de « cliffhanger » à la toute fin, histoire de dire « j’vous ai bien eu, j’suis pas si bête quand même ! » mais je n’y ai pas cru une seconde. La qualité principale de Batman est son scénario long et intense (300 pages !!!), ce qui est assez paradoxale car les rares défauts résident eux aussi dans l’histoire, notamment la révélation du tueur en série, ou bien les super méchants pas toujours très bien placés dans le récit (je n’ai pas compris l’intérêt d’intégrer le Joker ou le Pingouin). Il y a aussi la voix off de Batman, trop répétitive et trop présente à mon goût alors que pas toujours nécessaire. Mais bon tout ça ce n’est rien comparé aux points positifs, beaucoup trop longs à citer.

08/10/2011 (modifier)